Réponses aux reviews : Je réponds d'abord à la personne qui m'a écrit une review pour Roman Photo (hourra ! Il existe un être humain dans cette galaxie qui puisse taper une review pour cette histoire. Nous sommes sauvés...) : non, je " n'oublie " pas mes histoires, je tiens à toutes (plus à certaines, bien sûr, mais à toutes), mais je trouve moyennement motivant d'updater pour trois pelés et un tondu qui ne sont même pas f... d'écrire deux lignes pour dire ce qu'ils pensent du chapitre. Comme je l'ai expliqué dans ma page, je n'ai pas de temps à perdre avec les histoires qui n'intéressent personne, ou alors un lecteur parmi les dizaines qui gravitent ici (je parle des francophones ; les anglophones sont plusieurs milliers). A partir de maintenant, une histoire qui ne recevra pas au moins deux reviews par chapitre (ou une review particulièrement enthousiaste) sera mise en attente.
Lou-la-Vénusienne : "Bonjour, je viens de te découvrir en tant qu'auteur... En fait, je cherchais des fics sur "les experts" à lire, et je suis tombée sur une de tes fics... résultat: j'ai passé tout mon après-midi à lire ce que tu avais écris ou traduit, aussi bien sur les experts que sur les x-men Et je dois dire que j'aime beaucoup les traductions des fics de Maelstrom, je me suis donc dit que je devais te laisser une review. J'aime beaucoup cette histoire, avec la rencontre entre les mutants et des extra-terrestres. Pauvre Kurt quand même! C'est souvent lui qui a des crasses. Allez, je te souhaite bonne chance pour la suite, que j'espère bientôt lire. Lou."
Réponse : C'est vrai que pour trouver de bonnes fics sur les experts, tu ne peux quasiment compter que sur moi... Pour Kurt, je pense que c'est parce que c'est un personnage important. Tu n'as qu'à voir toutes les crasses qui arrivent à Logan. Et puis ça donne l'occasion de plein de scènes pour le consoler en caressant sa douce fourrure de nounours et... bon, je me calme.
LonnyChan "Vraiment génial ! J'ai hâte de lire la suite. Mais je n'arrive pas à voir à quoi ressemblent les créatures «serres». Un peu de précision stp ?"
Réponse : Ah ! C'est toi la seule personne qui m'ait envoyé une review pour Roman-Photo (mon histoire X-Men préférée, mais je suis aparemment la seule). Je ne sais pas si je dois vénérer ton nom pour l'éternité ou maudire tous les autres lecteurs. Pour les serres, ben, en fait, moi non plus je vois pas trop. Enfin si, j'aurais un exemple, mais je sais pas si tu connais Harry Potter... Et encore moins si tu as acheté le "Monstreux Livre des Monstres". Ça doit ressembler à un Quintaped. Bon, en gros, imagine une araignée assez dodue qui n'aurait que cinq pattes.
Ambre Kingsword : "Pôvre Kurt
tout seul avec une grosse bêbete...
Je me demande qui j'aime le plus : Kurt ou Hank ?
hum...plouitch, plouitch (bave)
Cela dit tu dois également avoir avalé un dico : c'est pas humain de pouvoir traduire tout ce texte aussi bien!
Et pendant ce temps je déchiquète mon tapis de souris dans l'attente du prochain chapitre.
P.S :j'ai commencé à lire certaines de tes autres fics (j'adore Aragornchelor)
Au fait dans ma review je parlais de Lorna.
A+"
Réponse : Oui, j'avais reconnu Lorna. Tu trouves que j'ai avalé un dico ? Non, j'ai juste grandi dans un milieu socioculturel élevé, je ne vois pas où est l'anormalité... Tu as vu Hank dans X-Men 3 ? Ils l'ont pas trop mal réussi, non ? (Je trouve que le film est une vraie à part ça... violence insoutenable, scénario irréaliste, heureusement que c'était le dernier volet !)
Natycat : "C'est vraiment une bonne histoire, et ce serait tellement dommage de l'arrêter ! J'attends le prochain chapitre avec impatience (j'ai trop de difficultées à la comprendre en anglais, je ne sais pas pourquoi). Bonne soirée"
Réponse : Ah ! Toi, tu es celle qui me force à continuer Justice Immanente alors que j'espérais en être enfin débarassée (cela dit, il ne reste qu'un chapitre). Moi aussi, je trouve dommage d'arrêter, mais si personne ne reviewe, je dois bien en conclure que personne ne lit...
Rencontre d'Esprits
Serres
Chapitre 7
Le Professeur utilisait Cérébro depuis une heure, cherchant Kurt. Dire que c'était fastidieux était en dessous de la vérité. Cérébro n'était pas conçu pour être utilisé plus de dix minutes à la fois. Charles n'avait pas osé se brancher sur le réseau principal de Wetchester, le drainage aurait été repéré. Il ne pouvait utiliser que les capacités du Manoir, ce qui l'obligeait à attendre le temps du chargement. Dix minutes en action, dix minutes de chargement, dix minutes en action, dix minutes de chargement.
Jusque là, il n'avait pas trouvé Kurt
Charles attendit avec une impatience grandissante que l'indicateur de puissance passe au vert. Il tapota des doigts l'appareil, comme si ça allait accélérer les choses. Il n'avait pas pris la peine d'enlever le casque ; il regardait simplement l'immense pièce. Attendant. Attendre était tout ce qu'il semblait possible de faire pour le moment.
L'indicateur passa au vert. Charles ferma les yeux et se détendit. Peut-être, cette fois, aurait-il plus de chance. La pièce s'assombrit, puis se remplit d'un nombre incalculable de points rouges. Charles traversa mentalement des dizaines de points, qui se transformaient un instant en hommes, femmes ou adolescents sur son passage. Des milliers de mutants, et, comme d'habitude, il n'en cherchait qu'un.
A sa grande surprise, il trouva Kurt presque immédiatement. Il était tout près, à moins de soixante-dix kilomètres du manoir. Charles observa plus attentivement l'image, puis serra les dents. Kurt souffrait. Charles le sentait même à travers le faible lien du Cérébro. Il était allongé sur le sol... traçant quelque chose dans la poussière avec son doigt ? Comme Charles regardait autour de lui, examinant l'endroit, il trouva une autre présence. Quelque chose de si étrange que Cérébro ne pouvait pas définir son identité. Quoi que ce fût, il se trouvait tout près de Kurt, qui ne faisait aucun mouvement pour s'échapper. Kurt était très agité, mais était-ce de douleur ou de peur ?
Il ne pouvait le savoir que d'une seule manière.
Si lui et " Kh't'kh " voulaient parler, Kurt ne pouvait songer qu'à un langage vraiment universel. Quel que soit votre culture, un et un faisaient toujours deux. Il écrivit l'équation dans la poussière avec sa main valide, la gauche, d'abord en symboles, puis en chiffres arabes :
1 + 1 2
Kh't'kh étendit un membre vers les deux équations, ses bouches cliquetant. Il dessina un étrange symbole sous les chiffres de Kurt. Le sol commençait à ressembler à une pierre de Rosette.
Kh't'kh dessina ensuite une autre formule, utilisant le même signe que Kurt :
1 + 1 + 1
Il retira son bras, attendant visiblement que Kurt écrive le chiffre trois. Kurt le fit.
C'est parfait, mais comment je vais dire " Bonjour, je m'appelle Kurt, pourquoi au juste nous avez-vous attaqués ? " avec des chiffres ? pensa-t-il.
La douleur de ses oreilles empirait. Il serra les dents et commença une nouvelle ligne de chiffres. Ça lui donnait quelque chose sur quoi se concentrer en dehors de la douleur.
Kurt.
Kurt sursauta et se figea. Professeur ?
Kurt, es-tu en danger ?
A cause de mes blessures, peut-être. A cause de mon nouvel ami, non.
" Nouvel ami " ? Je suppose que c'est la personne qui est avec toi ?
Oui.
Kurt faisait maintenant une liste de chiffres, de zéro à douze, avec les points qui allaient avec. Ça serait plus simple de faire un " dictionnaire " mathématique pour Kh't'kh que de rester aux additions.
Tu essaies de communiquer avec cette créature, pensa Charles. Et ça semble réciproque, d'après ce que je vois.
Les autres voulaient capturer ou tuer, mais pas lui. Je ne sais pas plus, mais lui est pacifique, et blessé.
D'après Tornade, ton " kidnappeur " a été blessé alors qu'il s'enfuyait avec toi. Je me demande si nous n'avons pas été pris au milieu d'un conflit. Il va nous falloir un moment pour démêler ça. Reste où tu es. Je viens vous chercher avec Tornade et Colossus.
Rester, ça va, Professeur. C'est bouger que je ne peux pas faire.
La douleur devint encore plus intense. Kurt grimaça et appuya ses mains sur ses oreilles, un gémissement étranglé lui échappant. Pendant un moment, il fut totalement seul, avec juste la compagnie des sifflements, des vertiges et de la douleur. Quand les aiguilles chauffées à blanc sortirent de ses oreilles, il perçut à nouveau le Professeur, puis le sol, l'obscurité apaisante, et Kh't'kh.
S'il vous plaît... faites vite pensa faiblement Kurt.
Kotoko regarda avec une réelle pitié Khhhtt se rouler à nouveau en boule, émettant des sons de souffrance. Cette fois, il ne se déroula pas. Il resta recroquevillé, serrant ses membres contre chaque côté de son extrémité, le corps crispé de douleur. Il recommença à parler, d'une voix basse et rapide, les mots se répétant comme un chant.
Kotoko étendit un membre et le posa sur le flanc de Khhhtt pour lui apporter un peu de réconfort.
" On fait peine à voir, hein, petit bonhomme ? " dit-il doucement. " Aucun de nous ne peut bouger, alors nous restons juste là à essayer de nous apprendre des maths. Je me demande si tu es un guerrier ? Tu te débrouilles bien pour gérer la douleur, pour l'instant. "
Comme les minutes passaient, il sentit quelque chose de bizarre. Un étrange fourmillement dans le fond de son esprit. Que se passait-il ? Est-ce que quelqu'un était là ? Il n'y avait personne à part Khhhtt et lui dans cet endroit.
... Ami...
Une voix ? Une voix dépourvue de corps, si nette, et n'émanant pourtant d'aucun endroit précis. C'était comme si elle venait de sa propre tête. Kotoko se redressa lentement sur ses extrémités.
... Pas de mal...En difficulté... donner de l'aide...
" Où êtes-vous ? " demanda Kotoko à voix haute.
... Regardez dedans...
Kotoko s'avança vers Khhhtt et s'accroupit au dessus de lui, offrant à la vulnérable créature la protection qu'il pouvait lui donner.
" Je ne vous vois pas ici ! " cria Kotoko. " Montrez-vous, maintenant ! Baissez votre camouflage ! "
La voix sourit. Vous avez bougé pour protéger votre camarade. Ce n'est pas nécessaire, mais cela me fait plaisir.
Les mots étaient plus fluides, maintenant. Kotoko eut l'impression d'entendre un individu éduqué, un professeur.
Je suis le professeur de Kurt, Charles Xavier. Je viens avec d'autre pour vous ramener. Kurt me dit que vous êtes également blessé.
" Vous... parlez avec lui ? C'est comme ça que votre espèce communique ? "
Ce que je fais est très rare, en fait. Je ne pense pas que vous rencontrerez un jour quelqu'un d'autre qui puisse vous parler ainsi. M'autorisez-vous à approcher d'avantage ?
Kotoko s'écarta de Khhhtt (ou était-ce Kurt ?) et se roula en boule à côté, à seulement quelques centimètres. Il avait souhaité un moyen de communiquer avec ces créatures, et ce moyen lui était présenté.
Oui, pensa Kotoko. Venez parler avec moi, Charles Xavier, professeur de Kurt. Je suis Kotoko, Eclaireur de Première Classe des peuples de la rébellion. Je dois vous expliquer certaines choses. Je ne sais pas de combien de temps nous disposons avant que Ceux du Roi nous trouvent à nouveau.
Physiquement, Charles était calmement assis dans son fauteuil, que Colossus installait dans le Blackbird. Mais alors que Tornade faisait à la hâte le check-up de décollage, l'esprit de Charles était ailleurs. Il se tenait dans un espace bleu sombre, écoutant les pensées d'un extraterrestre.
Oui, pensa la créature. Venez parler avec moi, Charles Xavier, professeur de Kurt. Je suis Kotoko, Eclaireur de Première Classe des peuples de la rébellion. Je dois vous expliquer certaines choses. Je ne sais pas de combien de temps nous disposons avant que Ceux du Roi nous trouvent à nouveau.
La scène changea. Un champ transparent et mouvant s'éleva tout autour de Charles, un filtre mental qui rendrait plus familières leurs apparences respectives. De l'autre côté du champ, quelqu'un apparut, comme sortant d'un épais brouillard. La personne se révéla être un Asiatique dans la fleur de l'âge. Le choix inconscient que Charles avait opéré pour la race venait sans doute de la consonance japonaise du nom Kotoko. Il portait l'uniforme des Bérets Verts, recouvert d'une blouse blanche, de la poche de laquelle sortaient quelques stylos. Il se considérait comme un soldat en même temps qu'un scientifique.
Kurt pouvait tenir encore un peu, d'après l'estimation de Charles. Kotoko était blessé et épuisé. Ses vêtements, uniforme et blouse, étaient tachés de sang, et il boitait légèrement. Cependant, il approchait avec calme et détermination. Pour quelqu'un dans un tel état, il faisait montre d'une impressionnante discipline.
Les yeux de Kotoko s'arrondit quand il vit Charles à travers le filtre. Il tendit timidement la main. Charles fit de même. Kotoko prit sa main avec stupéfaction.
" Êtes-vous un des nôtres ? " demanda-t-il, sidéré.
" Non, c'est une simple image pour vous mettre à l'aise. " répondit Charles. " Moi, je vous vois comme un soldat d'élite, ainsi qu'un scientifique. "
" Et pour moi, vous êtes un professeur. " répondit Kotoko " Un homme instruit et expérimenté... " Sa main suivit une ligne sur le visage de Charles, son doigt touchant presque la peau. " Des expériences pas toujours plaisantes, si j'en juge par les cicatrices. "
Intéressant. Charles ne s'était jamais vu comme portant dans cicatrices, personne non plus, d'ailleurs. Alkali Lake l'avait-il affecté à ce point, ou Kotoko était-il hypersensible ? Kotoko recula pour se tenir à une distance plus respectueuse et s'inclina, comme devant un supérieur.
" Professeur Xavier, votre peuple est en grand danger. " dit-il. " Votre monde a attiré l'attention de Ceux du Roi. " Des images apparurent derrière Kotoko alors qu'il parlait. Les images étaient floues, marquées par l'émotion. Les premières scènes montraient ses compagnons de troupe, que Charles vit comme des soldats en treillis, riant et jouant aux cartes dans une tente de l'armée. Il y eut aussi des moments de joie, quand Kotoko explorait différents mondes. Il était en partie éclaireur, en partie explorateur, et quand l'occasion se présentait, en partie anthropologue. Il avait rencontré plusieurs espèces différentes de la sienne, et une part de lui voulait toujours continuer à observer.
Mais les images changèrent. Charles plissa les yeux. La haine de Kotoko envers Ceux du Roi était si forte que cela réveilla les souvenirs les plus sombres de Charles. " Ceux du Roi " prenaient la forme de nazis, et le roi était Hitler. Il y avait des camps, comme des camps staliniens, où le peuple de Kotoko périssait par millions. Il y avait des salles de torture. Des enfants étaient jetés sur les champs de bataille. La seule horreur à laquelle Kotoko n'avait pas assistée, encore moins imaginée, était le viol. Apparemment, cette forme de violence et de domination ne s'appliquait pas à sa race.
" Pour autant que l'on en sache " continua Kotoko " ils envoient des équipes de reconnaissance ici depuis près de deux ans. Jusque là, ils envoyaient des scientifiques observer la population, cherchant ce qu'ils pouvaient en faire. Mais maintenant, la guerre est allée si loin que le parti du despote cherche désespérément un endroit où se replier. Votre monde est le plus proche, et le plus utilisable, et je crains qu'ils n'aient installé un camp. "
Charles vit des images de soldats recueillant des plantes, des échantillons d'eau, de terre, d'air, et capturant de petits animaux, tout cela dans des endroits loin de toute habitation. Et puis il vit quelque chose qui le fit sursauter, surpris. Quand Kotoko mentionna le " camp ", il montra une image non filtrée, trop familière, des trois camions qui avaient attaqué l'Institut.
" Attendez. " dit Charles. " Ces véhicules. Quand les avez-vous vus ? "
" A l'aube. J'ai repéré des signaux typiques de Ceux du Roi tout près d'ici, mais le temps que j'arrive, ils étaient partis depuis des heures. Ce sont vos véhicules ? "
" Ces véhicules nous ont attaqués la nuit dernière. Ils utilisaient un armement très avancé, avec des exosquelettes, et utilisaient des pilotes de mon espèce pour les manipuler. "
" Votre espèce ? Je... Je ne comprends pas. Ceux du Roi ne peuvent sûrement pas être là depuis assez longtemps pour avoir mené des expériences sur... votre peuple ! "
La voix de Kotoko s'éteignit, teintée d'horreur. Des images jaillirent autour d'eux, vues abstraites d'hommes mêlés à des machines, exposés à des agents biologiques et chimiques. En bref, utilisés comme sujets d'expériences non consentants. Charles comprit que Kotoko n'avait pas vu ces atrocités, mais en avait entendu parler.
La voix de Tornade entra dans l'esprit de Charles. " Professeur, nous avons atterri. "
Charles posa la main sur l'épaule de Kotoko. " Kotoko, deux autres membres de mon espèce arrivent. Ils viennent vous aider vous et Kurt. "
Kotoko hocha la tête, mais son attitude calme avait disparu. Il tremblait, respirait vite, la peau pâle. L'idée que Ceux du Roi se soient établis ici lui semblait plus atroce que le spectre de sa défaire. Charles lui serra doucement l'épaule.
" Kotoko, faites-nous confiance. Comme vous avez dû le remarquer, nous ne sommes pas sans défense. "
