Chapitre 7
Un petit chapitre léger cette semaine pour égayer un peu les choses. Comme on dit le calme avant la tempête.
Damien Dark reviendra dans le prochain.
Bonne lectureJ'espère que vous allez prendre plaisir à le lire. :D
Ce matin, Felicity se réveilla à l'appel de son réveil.
Encore deux minutes…ronchonna-t-elle en écrasant l'instrument de torture en question.
Elle ne se souvenait pas comment elle était arrivée dans son lit. Après encore quelques minutes à traîner dans le lit, c'est en voulant se lever qu'elle comprit.
Elle ressentit une douleur fulgurante au genou. Lorsqu'elle mit ses lunettes sur le nez, elle remarqua sur la table de nuit des comprimés et un verre d'eau sous lequel était glissée une note.
La note était signée de la main d'Oliver.
« Felicity,
J'espère que tu as bien dormi malgré notre tour aux urgences.
Prends bien les antidouleurs que j'ai laissés sur la table de nuit. Je me suis permis de t'emprunter ton double de clé pour fermer ta maison.
Digg passera voir et soigner ton genou, Ray te laisse un jour de libre.
Donne-moi de tes nouvelles.
Oliver. »
Et là, la mémoire lui revint subitement. Le câble, le sang sur le genou, les mains de l'archer sur son genou, les urgences et…plus rien !
Elle se dit qu'elle avait dû s'endormir sur le trajet. Oliver l'a ramené apparemment.
En y songeant, Felicity se souvint d'avoir été dans les bras d'Oliver…oh mon dieu !
Reprenant un peu ses esprits, au lieu de se comporter comme une groupie^^, elle prit ses cachets et se dirigea non sans peine dans la salle de bain.
La douche lui avait fait un bien fou. Une fois changée dans un grand T-Shirt de Nerd qui lui couvrait un minimum les jambes, elle mit la cafetière en marche et entendit la sonnette retentir.
"J'arrive ! Elle ouvrit à John, qui la regarda d'un air amusé.
- Alors comme ça, on traîne ses pieds n'importe où^^dit-il avec un sourire moqueur.
- Pff, je devrais surtout arrêter de porter des talons hauts dans se repère ouais ! dit-elle agacée.
Digg rigola. Felicity servit le café et ils s'installèrent sur le canapé.
- Fais-moi voir ce genou.
Il retira délicatement le pansement du médecin, appliqua la crème prescrite aux urgences et alla chercher quelque chose de froid au congèle.
Une fois la jeune femme installée confortablement, l'ancien soldat lui lança :
- Alors, Oliver t'a accompagné aux urgences.
Felicity détourna la tête en essayant de se contrôler pour ne pas rougir : trop tard^^
- Oui, répondit-elle timidement.
- Ça s'est bien passé à ce que je vois.
- Oui John, tu connais Oliver : protecteur, inquiet, musclé…euh protecteur ! Bordel, mon filtre de paroles me lâche encore^^ dit-elle en se couvrant le visage avec ses mains de honte.
John éclata de rire.
- Ça ne change pas depuis que vous vous êtes rencontré.
- Je crois qu'il m'a mise au lit…oh…3…2…1…enfin tu vois ce que je veux dire !
- Oui il me l'a dit quand je l'ai eu au téléphone.
Felicity lui pris les bras de surprise.
- Ah bon ?! Il te l'a dit ? Il t'a dit quoi d'autre ?!
- Tu es bien curieuse. Ok ok ! reprit-il sous le regard menaçant de la belle blonde. Rien de particulier, votre expédition aux urgences, que tu t'es endormie dans ses bras en sortant de là-bas et… le soldat regarda Felicity, l'air soucieux.
- Et quoi ?
- Que tu étais tendue là-bas à cause de la dernière fois.
La jeune femme lui lâcha le bras et jeta son regard dans le vague, son sourire s'effaçant un peu.
- Oui je n'ai pas beaucoup de souvenirs heureux là-bas.
Puis elle se tourna vers lui en reprenant son sourire.
- Mais bon, le passé ne peut être changé… à moins d'avoir une machine à remonter le temps… peut être que Cisco et Barry peuvent en fabriquer une à central City… ça se serait drôle… bizarre mais… elle s'interrompit quand Digg éclata de rire et se joint à lui.
Après des minutes à discuter, Digg avant de partir lui lança :
- Cela fait du bien de te voir aussi toi-même, souriante, sans filtre^^ils rigolèrent à nouveau.
- Oui c'est vrai que ça fait du bien.
- Je suis content qu'Oliver et toi vous entendiez à nouveau. Dit-il avec précaution. Felicity lui répondit avec un sourire.
- Oui moi aussi. Je lui ai dit quand je suis revenue dans l'équipe, que je ne pouvais pas le rayer de ma vie.
- Vous avez vécu tellement de choses ensemble, je ne suis pas surpris. Vous serez toujours présents l'un pour l'autre quel que soit votre relation.
Felicity rougit fortement et mis un peu de temps avant de répondre.
- Tu sais jusqu'à il y a quelques jours, je ne pensais vouloir le revoir après l'enfer que l'on avait subi, mais… j'ai accepté de le voir pour un café. Il a pris sur lui et s'est confié sur ce qu'il a traversé… et j'ai pris conscience que lui aussi a vraiment souffert de cette situation.
Digg resta un peu silencieux puis sortit de ce silence.
- C'est clair que cette période tout le monde voudrait l'oublier. Moi aussi j'ai parlé avec lui. Je suis resté clair : je ne sais vraiment pas si je pourrais lui pardonner un jour pour ce qu'il vous a fait endurer à Lyla, Sarah et toi. Je lui ai dit que notre amitié était assez forte pour y survivre mais qu'il faudra du temps pour s'en remettre… en tout cas il sait que s'il vous refait du mal, je le tuerai et je ferai disparaître son corps !
- Je ne m'en doute pas ! dit la jeune femme en rigolant, même si John avait l'air de plaisanter à moitié…
- Bon je t'appellerai ce soir, si tu as besoin d'ici là tu n'hésites pas. Et puis, connaissant Oliver, il va pas tarder à t'appeler !
- Merci John ».
La jeune femme n'avait pas voulu relever le commentaire de son ami car elle savait au fond d'elle que l'archer n'allait pas tarder à prendre de ses nouvelles, voir débarquer s'il n'en aurait pas vite.
Elle fut tirée de ses pensées par la sonnette. John avait dû surement oublié quelque chose. En ouvrant la porte, elle commença à parler :
« John, tu as oubli… elle s'arrêta net en voyant Oliver sur le seuil de sa porte.
Il était habillé avec un simple t-Shirt gris clair (lui dessinant bien les muscles) et un jean noir. Il avait un sourire renversant. Plus sexy tu meurs !
- J'espère que tu ne vas pas mourir. C'est moi qui devrais m'occuper de ma santé, dit-il en la regardant de la tête au pied avec un sourire et un regard charmeur.
- Quoi ? Oh non j'ai dit ça à voix haute encore ! John m'a bien dit que mon filtre est cassé^^ dit-elle en se couvrant le visage de ses mains d'embarras, puis tira sur le bas de son T-Shirt.
- Je peux rentrer ? demanda Oliver en la taquinant.
En effet, elle l'avait laissé sur le pas de la porte tellement qu'elle était surprise de le voir là.
- Oui bien sûr !
Il s'installa sur le canapé tandis qu'elle servait deux tasses de café. Une fois les tasses posées, elle s'assit sur le canapé un peu à distance de lui. Il lui tendit un paquet marron.
- Je venais prendre de tes nouvelles, vu que je n'ai rien reçu ce matin et je suis venu te rendre tes clefs et je me suis dit que ça serait sympa de petit déjeuner ensemble, dit-il timidement. Enfin si tu veux !
- Avec plaisir, dit la jeune femme avec un sourire.
- Commet vas ton genou ?demanda le jeune homme inquiet.
- Ça va légèrement mieux depuis tout à l'heure grâce aux cachets que tu avais posé sur ma table de nuit…au fait merci de m'avoir mise au lit…euh…déposé sur mon lit…bref…merci !
- Je t'en prie.
- John est passé.
- C'est ce que j'ai cru comprendre. Je préférai qu'il vienne jeter un coup d'œil à ta blessure.
- Merci. Tu as toujours était super protecteur, je me doutais que tu allais venir.
Voyant le regard confus du jeune homme, Felicity repris :
- Désolé je ne disais pas ça en mal.
- Si tu veux que je te laisse de l'espace, dis le moi. Je ne veux pas être un poids pour toi, dit-il abattu.
- Non, non ! dit-elle en prenant les mains du jeune homme dans les siennes. Il leva les yeux sur elle. Alors on le prend ce petit déjeuner ?!
Oliver resta jusqu'à la fin de la matinée. Les deux parlaient tellement qu'ils n'avaient pas vu le temps passer.
Felicity était surprise de voir à quel point les choses devenaient plus faciles entre eux. Elle était finalement sereine quand il était près d'elle. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas ressenti ça avec l'archer.
C'est Oliver qui la tira de ses pensées.
- Je vais devoir y aller. Le club n'attend pas, enfin, Théa n'attend pas !
La jeune femme rigola en voyant le jeune homme agacé.
- Oh voyez-vous ça ! Green Arrow mis à l'amende par sa petite sœur ! Effrayant !
- Crois-moi, elle peut vraiment se montrer effrayante quand elle veut.
Elle continua de rire et posa sa main sur la cuisse du jeune homme. A ce contact, Oliver se raidit, puis fixa intensément la belle informaticienne. D'instinct, il posa sa main sur celle de Felicity. Un grand silence gêné s'installa entre eux. Puis Felicity voulu s'avancer un peu plus vers le beau jeune homme mais fut arrêter par son genou.
- Ça va ? dit-il d'un ton inquiet, en ôtant sa main de celle de la jeune femme et la posant sur sa joue. Felicity appuya sa joue contre lui, ravie de ce contact.
- Oui arrête de t'inquiéter, ce n'est pas grave, dans un jour ou deux ça ira beaucoup mieux.
Elle mit sa main sur la sienne et leva son regard vers Oliver. Ils étaient si près l'un de l'autre. Elle pouvait lire dans les yeux bleus de cet homme tout l'amour qu'il lui portait, comme cette nuit partagée et elle se mit à l'embrasser et oublia tout le reste.
Oliver fut surpris de ce baiser mais elle lui avait tellement manqué qu'il lui rendit d'abord timidement, puis, emporté par les sentiments qu'il gardait pour lui depuis des mois, embrassa la jeune femme plus avidement, plein de désir.
Et c'est là que le portable de Felicity se mit à sonner. Ils s'écartèrent l'un de l'autre à bout de souffle.
« Allo !, répondit la jeune femme un peu frustrée d'avoir été dérangée. Non ça va Théa, tu ne me dérange pas…ça va mieux merci…oui il est là, dit-elle en regardant Oliver qui était toujours sur le canapé, lui aussi un peu frustré, surtout quand le prénom de sa sœur fut prononcé. Il n'allait pas tarder à partir… oui je t'assure que ça va, je me suis juste dépêcher de traversé le salon pour te répondre… oui si tu veux, à ce soir. La jeune femme raccrocha.
- Je parie que je dois aller bosser, dit Oliver en soupirant.
- Oui, ta sœur ne rigole pas. Ça change de toi qui étais toujours en retard au boulot ! dit-elle d'un air taquin. Oliver rigola puis se leva.
- Je ferais mieux d'y aller avant que ma sœur débarque…
- Elle vient me rendre visite ce soir avec Laurel avant qu'on aille patrouiller, dit-elle en l'accompagnant à la porte.
- Tu dois te reposer.
- Je suis encore très agile de mes doigts je te signale, dit-elle déterminée puis rougissant en voyant le sourcil levé d'Oliver qui s'approcha à nouveau d'elle et lui murmura à l'oreille.
- Ça je ne l'ai jamais oublié, dit-il avec une voix de charmeur. Felicity déglutit. Elle était déstabilisée par lui. Elle avait encore le gout de ses lèvres sur les siennes.
- Je prendrais de tes nouvelles dans la soirée. Repose-toi bien, dit-il en s'approchant, hésitant à l'embrasser encore fougueusement. Il décida de l'embrasser sur le front avec tendresse. Elle se serra un bref instant contre lui, puis se détacha.
- A plus tard Oliver ».
Felicity regagna le canapé, la main sur ses lèvres. Elle n'en revenait pas ! C'est tellement facile d'être au côté de cet homme. Et ce baiser passionné, des flash encore de leur nuit torride lui revient à l'esprit. Ses baisers pleins de désirs, ses caresses, son corps…l'informaticienne eu un coup de chaud d'un seul coup.
Elle perd totalement les pédales quand elle est près de lui et ce depuis le début. Elle n'a jamais vécu cela avec les hommes qui avait partagé un bref instant sa vie. Il était le seul à pouvoir lui faire ressentir autant de choses et cela lui faisait un peu peur. C'est la première fois qu'elle sentait autant le besoin d'être au côté d'un homme, de ne plus vivre seule.
Mais la vie de l'archer était compliquée et elle avait encore des doutes quant au fait qu'Oliver puisse enfin comprendre qu'il peut lui aussi gouter au bonheur d'avoir quelqu'un qui l'aime. Ce qu'il avait mis dans son journal avait l'air sincère mais son devoir de sauver la ville lui tenait vraiment à cœur.
Felicity tourna sa tête, si Oliver décidait de franchir le pas, elle sera là et sinon, elle avancera comme l'a toujours fait dans la vie. Elle décida de se concentrer sur le beau moment qu'elle venait de partager avec l'homme qu'elle aime.
