Note de l'auteur: Coucou !!!!!!! Merci pour les reviews ! Désolé d'avoir mis du temps à poster mais j'étais dans le Sud, alors, vacances obliges, j'ai un peu zappé la fic'. Mais c'est pour mieux vous retrouver ! Avec une nouvelle fic, qui viendra dès que celle ci sera terminée : "C.I.R.C.U.S" ou les tribulations d'un couple explosif. Je reviens en POV Hermy, ça m'as trop manqué !

A votre plaisir,

AZAAZEAL

Un con comme les autres

Chapitre 7. Pas belle maman.

Ma mère, feu Narcissa Malfoy était une femme d'une grande dignité. Tellement grande qu'elle ne l'as quittait jamais, pas mêmes aux toilettes. Je n'ai connu d'elle qu'une sorte de photographie en noir et blanc, permanente. Présente auprès de moi en apparence mais complètement ailleurs, insaisissable. Comme si elle avait toujours été là sans l'être. Sans avis, sans opinion. Une image lui aurait été semblable en tout point.

Oui, vous pouvez me plaindre, je n'ai pas eu de mère. Allez, faites le, perso j'ai pas que ça à foutre.

Bref.

Elle est morte et ça se remarque à peine, je dirais que la maison est en tout point pareille à ce qu'elle à toujours été. Je ne suis pas méchant, ou ingrat, je suis réaliste. Nous avons les parents que nous avons, on ne choisit pas, on assume, enfin, on vit avec. Je suis seulement pas tombé sur une perle. Juste sur un roc et ça me fait même pas mal.

Ah si, j'oubliais un léger, minuscule, microscopique et insignifiant détail. Le testament de l'ancêtre. Ma mère hors service, la fortune familiale me revient dans son intégralité. Autant vous dire que son montant pousserait le Moldu le plus riche du monde à aller trouver une corde.

Ainsi, vu que le paternel n'est pas près d'avoir d'autres héritiers, je suis officiellement riche.

Passons.

Je m'en allais, un après midi, faire semblant de vaquer à mes occupations officielles de préfet en chef, d'un ennui trop mortel pour que je m'y plie réellement, quand je tombais nez à nez, ou presque, avec le diable.

Satan se tenait droite, assise impeccablement au centre d'un petit groupe bien lisse de Gryffondor. Auprès d'elle Potter et Weasley. Le rouquin n'avait de cesse que de la lorgner en diagonale quand celle-ci avait le dos tourné, et ne manquait pas de devenir aussi cramoisi que sa cravate dès que ceci était fait.

Pathétique.

Je me fiche pas mal du sujet de la conversation qu'ils tinrent pendant X temps, avant que Cruelle ne se retrouve seule.

- Allez au diable !

J'approchais.

- Si seulement ils savaient que ce dernier se tient près d'eux. Toute belle sur ses Jimmy Choo hors de prix.

- Va te faire foutre Malfoy.

Elle entama une marche.

L'occasion était trop bonne.

- Comment va ton père ?

- Je sais pas. Mais il me semble, à la vue des récents évènements que tu en sais plus long sur son emploi du temps que moi.

Elle s'arrêta. Un truc avait changé. Je ne sais pas quoi. Mais ça avait changé.

- C'est pas faux.

Et repris. Je la suivais.

- Tu vas jouer longtemps au chien-chien ou tu vas finir par comprendre que tu pollue mon air ?

- Sois pas si vilaine « belle maman ».

Ceci m'écorcha autant la langue que ça vous abîme les yeux. Mais ce fut distrayant.

Néanmoins, Granger se stoppa net, raide comme un sexe en érection, se tourna vers moi, et croisa son regard sombre avec le mien. Puis, eu un sourire.

- Tu n'imagine pas Drago, à quel point, parfois, tu vise juste.

- Comment ça ?

- T'occupe.

- Je veux savoir !

La Gryffondor repris une marche rapide, je la suivais jusque devant une porte, sans lâcher le morceau.

- Alors Granger ?

Elle me toisa. Ennuyée, elle répondit :

- J'ai envie de faire l'amour, ça te dit ? ou tu compte rester là à jacasser dans le vide ?

Tic, tac, tic….

- Moi au dessus.

Granger sourit et ouvrit la porte, j'entrais le premier.

Nous restions ainsi près de 3 heures dans la salle sur demande, à tester la résistance de tous les coins et recoins de la pièce, et ce, plusieurs fois de suite, pour venir terminer notre inspection au centre de cette dernière, sur un tapis plutôt confortable.

- A ce rythme là, tu vas me tuer…

- Si seulement c'était vrai !

- Quoi ?

- Je plaisante Drago, calme toi.

Plus flemmard qu'épuisé, je l'avais laissé prendre le dessus quelque fois, et l'instant présent en faisait partit. Granger s'afférait sur moi pendant que j'essayais de me rappeler de mon patronyme en entier. C'est qu'elle sait y faire pour vous rendre fou.

Et Merlin que c'était bon !

Je la haie cette garce, je ne peux pas la voir en peinture et la supporter chaque jours est une torture qui n'as de cesse d'être de plus en plus désagréable. Tout en elle me pousse à la détester. Je voudrais tant la voire morte. Plantée au fond d'un trou boueux à se faire dévorer par les insectes, jusqu'à plus faim.

Oui, je hais Hermione Granger.

Seulement, il y à cette chose, ce je ne sais pas quoi qui me pousse à aller vers elle. Ca doit être ça l'attraction de Satan, l'appel du diable. La tentation de l'enfer.

Enfin toutes ses esquives stupides et purement humaines qui n'existent que pour nous donner une excuse dans le but d'éviter à tout prix de parler d'amour. Aimer est un concept qui m'échappe et auquel je ne veux pas avoir affaire. C'est, pour moi, un produit de consommation comme un autre, il nous sert mais n'est pas essentiel, on vit très bien sans.

Je vis très bien sans.

Alors, c'est peut être de la haine, une forme d'amour sadomasochiste, profondément pervers et malsain, mais, dans le fond, cette relation me plais.

Ce qui, en soit n'enlève rien au fait que je crève d'envie de la voire morte. La garce.

Les moldus on raison, c'est vache l'amour…

Je la regardais. C'est qu'elle était loin d'être moche Cruella. Plutôt divine même, ce genre de beauté sombre et diabolique qu'on ne retrouve que dans les bons bouquins, un visage poupin cachant certains dessous très peu catholiques. J'aime ça.

Je crois qu'au départ, j'ai simplement été surpris. A présent, cette nana m'intrigue, à un point que je n'imagine pas moi-même. Je n'agis plus que par instinct et elle s'en accommode. Elle me maîtrise, je la maitrise et vice versa.

Je lui fais mal, elle me fait mal.

Je ne cherche pas à être avec elle, sans pouvoir en être éloigné trop longtemps. De là à prétendre qu'elle serait comme une drogue pour moi serait exagéré. Enfin je pense. Je ne sais pas. Tout cela m'intrigue.

Pas vous ?

Bref.

- Je fais une pause.

- Pourquoi ?

- Fou moi la paix Malfoy.

Granger se leva. Et se dirigea en courant vers la salle d'eau et ne revint pas.

- Granger ?

- …

Je m'approchais.

- Granger ?

- …

- Hé !

- …

- Répond moi.

J'arrivais à l'entrée, la porte n'était pas close, elle n'avait pas eu le temps de la fermer. J'entrais.

- Ca va ?

Je la trouvais assise, le cul au sol, dos contre le mur, les bras penchés sur la cuvette des toilettes.

- Je suis en pleine forme, ça se voit nan ?

- Sois pas si dure, je fais au moins semblant de m'intéresser à toi, tu pourrais éviter d'être ingrate.

- Tu sais quoi Malfoy ? Tu as raison.

- De ?

Elle se leva. Me fit face.

- Je suis ingrate. Avec tout ce que tu as fait pour moi tu mérite d'être le premier au courant.

- Au courant de ?

- Je suis enceinte.

Tic, tac, tic…

- Hein ?

- Tu as très bien entendu. Je suis enceinte.

- De qui ?

- Toi ou ton père…en fait, peu importe, ça revient à peu près au même…

- QUOI ?

Je saisis alors son poignet. Moi ou mon père ? Mais c'est dégeu…

- Lâche-moi !

Ce que je ne fis pas, évidemment.

- NON !

- Je t'ai dit de me lâcher Drago.

De son bras libre elle m'assena un crochet plutôt impressionnant, que je reçu en plein visage. Je lâchais la prise.

Je portais ma main à mon visage, je saignais du nez.

- Qui ?

Granger répondit.

- Ton père. Appelle-moi belle maman, mon amour…tu va sme faire un sermon maintenant ?

- A quoi ça servirait ?

- A rien.

Elle sortit. Je sortais. Me dirigeais vers l'entrée de Poudlard. Poussais les lourdes grilles de l'entrée du domaine, ce, malgré les protestations de Rusard. Et, une fois dehors, mécaniquement, transplanais.

Ma mère, avait toujours pris grand soin de son manoir. Elle avait fait en sorte qu'il soit aussi austère qu'elle avait pu l'être et que l'avait été son éducation envers moi. Je n'aimais pas spécialement l'endroit, autant que je n'aimais pas spécialement celle qui avait eu le malheur de me mettre au monde.

Mais c'était chez moi.

J'entrais.

Le bureau de mon père était l'un des rares endroits où ni moi, ni ma mère n'avions le droit d'entrer. Je n'y avais jamais mis les pieds auparavant. Non sans avoir jamais essayer. J'ai du rester des journées entières à rôder près de la grande porte en chêne, sans jamais l'ouvrir, pour être franc.

Mon père ne m'aurait jamais fait a moindre réflexion si j'y avais mis les pieds. Loin de tout ce que l'on peut penser de lui. Il est dur mais pas cruel. Il l'est seulement envers les autres en fait. Il est exigent mais pas castrateur. Il sait se faire obéir sans avoir à lever le petit doigt, et je l'admire pour ça. Et sachez que, contrairement à ce que peut balancer cette abrutie de Patil, il n'as jamais levé la main sur moi. Jamais.

Il avait probablement trop peur de se salir. Ses amis s'en chargeaient à sa place. Décidément, pauvre de moi…

Enfin. Pour la première fois depuis tant d'années, je poussais la porte, et entrait.

Le paternel était là. Assis derrière son immense bureau sombre. Je ne pris pas la peine d'admirer le paysage. L'ancêtre leva la tête.

- Drago ? N'est tu pas sensé être en trin de faire semblant d'étudier dans ton école ?

Je ne répondais pas et continuais ma route vers le dit meuble.

- Drago je t'ai posé une question !

J'ignorais toujours. Et avançais. Je fus rapidement devant lui. Il me regarda. Je le regardais. Et mon poing droit termina sur le coin de son œil.

- Cela père, c'est pour Granger.

Et réitérait l'exploit.

- Et ça, c'est juste pour le plaisir.

Je disparaissais de là, aussi rapidement que j'y étais entré.

Bon d'accord, je l'aime peut être un petit peu Cruella. Mais juste un petit peu.