Coucou tout le monde !
Naomipy : Thank you.
S : Contente que tu aimes toujours Tsuki et Shadows and Sunshine ^^ Tes idées sont bonnes et j'adore quand on me donne des suggestions alors n'hésites pas si tu en as d'autres. Merci encore et j'espère que ce chapitre te plaira !
Guest : Bonne année et bonne santé à toi aussi ^^ Merci beaucoup, j'espère que tu aimeras ce chapitre également.
Disclaimer : Vous connaissez le refrain.
VII
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-Observes le mur…penses comme le mur…soit le mur…
Avec un cri de guerre qui venait des tréfonds de mon désespoir, je me jetais à la manière Inuzuka (tête la première, en priant pour que cette fois, ça marche) vers le mur de ma chambre.
Un pas, deux pas, et je retombais avec toute la grâce d'une pomme de terre, sur mon pauvre derrière meurtri.
Je restais par terre quelques secondes à m'apitoyer sur mon sort. Pourquoi, pourquoi n'aurais-je pas pu renaître dans le monde de Harry Potter ? Les sorciers étaient fainéants et pouvaient s'entraîner à la magie tout en restant assis. J'aurais été une sorcière fabuleuse ! Mais non, il avait fallu que je naisse parmi ces cinglés de shinobis qui s'entraînent à défier les lois de la physique et de la gravité tous les jours de leurs vies…
Pour ma défense, l'exercice de l'escalade de l'arbre était beaucoup plus difficile qu'il n'en avait l'air.
Albert Einstein a dit : « La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent ».
Alors, je devrais peut-être essayer une autre manière de réaliser cet exercice mais je n'avais aucune idée de comment procéder. Je ne pouvais pas exactement demander de l'aide à mes parents ou à mon clan, étant donné que personne si ce n'est Ren, mon loup, ne savait que je m'entraînais à contrôler mon chakra pour commencer.
Je me relevais péniblement, tout en caressant mon pauvre derrière.
Peut-être que je n'avais pas assez de chakra pour réaliser cet exercice ? C'était la seule explication qui me venait à l'esprit. Je n'avais que trois ans, après tout. Mais j'avais réussis à accéder à mon chakra et coller une feuille sur mon front ne m'avait posé aucun problème, j'ai donc bêtement cru que je réussirais l'exercice de l'escalade de l'arbre sans problème…grossière erreur. C'était la dernière fois que je ferais preuve d'arrogance.
Je me traînais jusqu'à mon lit ou Ren m'observait avec ses yeux intelligents et m'allongeais enfin.
Quand mes parents avaient décidé qu'il était temps pour Hana-chan et moi d'avoir des chambres séparées il y a un peu plus d'un an, j'avais d'abord protesté. Piquer une crise serait le terme le plus approprié, mais ça, ce n'était qu'un détail. Hana-chan et moi voulions rester ensemble mais ça n'aurait pas été possible bien longtemps de toute façon. Hana-chan avait trois chiots qui allaient un jour prendre trop de place, quant à moi, j'avais déjà un énorme loup comme compagnon et il allait continuer de grandir.
Au final, ça m'avait arrangé d'avoir ma propre chambre.
J'avais oublié ce que c'était d'avoir un peu d'intimité.
Pour en revenir à l'exercice de l'escalade de l'arbre, je n'avais pas d'autre choix que de réessayer le lendemain. J'essaierais peut-être même avec un arbre comme son nom l'indiquait, au lieu de maltraiter les murs de ma cha…
-Tu n'as pas assez de Yang chakra.
-Huh ?
Je tournais la tête vers Ren tellement vite que ma nuque fit un « crac » sonore.
-Tu n'as pas assez de Yang chakra, répéta-t-il comme si de rien était et comme si ce n'était pas les premiers mots qu'il ait daigné m'adresser.
Je restais à l'observer avec la mâchoire pendante et un air particulièrement stupide sur le visage.
-Tu as plus de Yin chakra que de Yang et c'est ce déséquilibre qui t'empêche d'utiliser convenablement ton chakra. Ton énergie spirituelle est trop avancée par rapport à ton énergie physique, expliqua le loup avec patience.
-Tu parles ! M'exclamais-je avec l'éloquence…et bien, avec l'éloquence d'une enfant de trois ans.
J'aurais tout le temps d'être mortifiée un autre jour, en attendant…
-Depuis plus d'un an que je te supplie presque de parler… !
-N'exagérons rien, marmonna Ren tout en reposant sa tête sur ses pattes.
Je restais à le regarder d'un air choqué pendant quelques secondes.
J'adorais Ren. Nous n'avions peut-être pas la même relation que Hana-chan entretenait avec ses Ninkens qui l'adoraient tellement que j'en étais un peu jalouse, mais je n'échangerais Ren pour rien au monde. Il était mon compagnon, et ce pour la vie. Néanmoins, j'aurais aimé que nous soyons plus proches. Nous étions peut-être constamment ensemble, jusqu'à ce jour, Ren ne m'avait jamais adressé le moindre mot. Et j'étais…blessée.
-Pourquoi est-ce que tu ne m'as jamais répondu ! Je savais que tu comprenais tout ce que je disais mais tu n'as jamais essayé de répondre…
Ren était…il était différent des autres Ninkens du clan. Tout d'abord, ce n'était même pas un Ninken à proprement dit. C'était un loup géant sauvage qui m'avait choisi pour être son humaine. Il était intelligent, et m'écoutait toujours avec patience, il était loyale et beaucoup plus discipliné que beaucoup de membres de ma famille, il me laissait le monter comme un cheval sans jamais protester et me suivait partout, mais…mais je voulais plus. Je voulais être son amie.
-Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Demandais-je timidement.
Ren releva la tête. Il semblait sonder mon âme à cet instant.
-Non, tu n'as rien fait de mal, répondit-il au bout d'un moment. Disons juste que je ne suis pas très sociable.
Je restais à contempler Ren quelques secondes avant de tendre une petite main vers lui.
-Je m'appelle Tsuki Inuzuka, j'ai trois ans, j'aime ma famille, je n'aime pas la cuisine de Kaa-chan, mes hobbies sont dessiner et jouer avec Hana-chan, mon rêve pour le futur…je n'en ai pas encore.
Ren me tendit une patte que je serais délicatement.
-Mon nom est Ren…j'aime…ma partenaire. Je n'aime pas quand les frères Haimaru veulent jouer et je n'ai pas de pas rêve.
-Tout le monde a un rêve, tu ne l'as juste pas encore trouver.
Je lui souris avant de m'installer sous ma couverture.
-Bonne nuit, Ren.
-Bonne nuit, Tsuki.
C'était peut-être stupide mais j'étais incroyablement heureuse qu'il m'ait parlé. Qu'il m'ait fait confiance. Je dormis le sourire aux lèvres.
Le lendemain, par contre, je souriais beaucoup moins.
Je n'avais pas oublié ce que m'avait dit Ren au sujet de mon chakra et je comptais bien me concentrer là-dessus et améliorer ma condition physique.
Je me levais donc plus tôt que d'habitude et au lieu d'étudier mes kanjis comme je le faisais tous les matins, je décidais d'aller faire du jogging.
Mieux valait commencer petit.
Il faut que vous sachiez une chose sur moi. Durant ma première vie, j'étais potelée et fainéante. Je détestais toute mention d'activité physique, j'étais du genre à souffler et à transpirer rien qu'en montant des escaliers, je n'avais jamais mis les pieds en Education Physique et mes pantalons de jogging me servaient de pyjama. Vous comprenez mon choque quand j'ai réalisé ou j'avais été réincarnée ?
J'étais différente à présent.
Kaa-chan nous faisait faire des exercices de souplesse et de dextérité tous les jours depuis plus de sept mois, j'avais beaucoup d'énergie à dépenser contrairement à quand j'étais ado et l'idée de courir ne me donnait pas envie de pleurer comme ça avait été le cas autrefois. Au contraire, j'étais même excitée à l'idée de courir.
C'est donc ce que je fis. Accompagné de Ren, je décidais de faire au moins dix tours du district Inuzuka…
Le problème, c'est que je n'avais jamais réalisé à quel point notre district était grand. Quand on comptait notre terrain d'entrainement, nos habitations, notre clinique vétérinaire, nos dojos et notre chenil, nous obtenions un district plutôt large…
Je réussis à faire quatre tours avant de m'écrouler sur Ren.
-Je meurs, gémis-je contre la fourrure de mon compagnon alors qu'il me portait jusqu'à la maison.
Je ne m'attendais pas à ce qu'il réponde malgré le fait qu'il m'ait parlé la veille.
-Tu exagères.
-Moi, exagérer ?! Jamais !
Ren fit un bruit sceptique et si mes côtes ne me faisaient pas autant souffrir, j'en aurais été vexée.
-Je n'exagère jamais, marmonnais-je.
-Humph…
-Je ne mens pas…
Je grimaçais.
-Chaque fois que tu mens, tu dis ça, répondit Ren avec la patience d'un moine. Tu dois être la seule kunoichi de tout le village à ne pas savoir mentir.
-D'abord, je ne suis pas encore une kunoichi, ensuite…
Je ne trouvais rien à rajouter. J'étais honnêtement une menteuse pitoyable. Un soupir m'échappa. Je ne savais pas mentir et je ne pouvais même pas faire dix malheureux tours de course autour du district sans m'effondrer…ma future carrière s'annonçait très mal.
-Tadaima ! Dis-je en entrant à la maison.
Je restais perchée sur Ren, ne voyant aucune raison de marcher si je pouvais l'éviter (c'était ma philosophie lors de ma précédente vie).
-Okaeri, Tsuki, répondit Hana.
Nous étions seules à la maison.
Depuis quelques semaines, la famille semblait penser que nous étions suffisamment grandes pour rester seules à la maison. Tou-chan pensait que nous étions matures, Kaa-chan pensait que tant que nous ne connaissions aucun katon jutsu, la maison ne risquait rien, quant à Kimi-chan, elle était occupée à l'hôpital et avait de moins en moins de temps à nous accorder.
Il y avait de la nourriture au réfrigérateur et nous pouvions toujours aller chez Misaki-baachan si nous avions besoin de quelque chose.
Une part de moi était sidérée par la culture shinobi…quand j'étais Luna, mes parents ne m'avaient jamais laissés seule jusqu'à mes treize ans. Mais une autre part de moi était juste soulagée. Je n'avais jamais tentée de cacher quoique ce soit à mes parents ou à Kimi-chan, mais j'étais toujours plus à l'aise quand j'étais uniquement avec Hana-chan. C'était ma jumelle, après tout. La personne que j'aimais le plus au monde.
-Ou tu étais ? Demanda Hana-chan en relevant les yeux de son dessin.
-J'étais en train de courir, Ren m'a dit que j'avais besoin d'améliorer ma condition physique.
-Ren a parlé ? Demanda Hana-chan en ouvrant des yeux rond.
-Yep. Apparemment, il parle très bien notre langue, il est juste timide.
Ren se secoua et je me retrouvais sur le dos par terre.
-Ce que tu es susceptible, grognais-je.
Le loup me lança un regard très peu amusé tandis que Hana-chan gloussait sans aucune pitié pour ma pauvre petite personne.
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Les jours qui suivirent furent douloureux. Pour mon corps et ma dignité.
Malgré mes bleues et mes courbatures, je continuai de courir autour de mon district régulièrement jusqu'à l'épuisement. Je le faisais très tôt dans la matinée pour éviter que mes cousins ne me voient. Ils avaient tous déjà entamé leurs entraînement et étaient plus âgés que moi, mais les connaissant, ils ne manqueraient pas de se moquer de moi, juste par principe. Tous les jours pendant trois semaines, Ren dû me porter jusqu'à la maison après chaque séance. Hana-chan ne comprenait pas pourquoi je m'acharnais ainsi sans aucun résultat pour prouver que cela valait le coup. Pour être tout à fait honnête, moi non plus, je ne le comprenais pas. Rien ne pressait, après tout, je pouvais prendre mon temps avec mon entraînement…mais malgré la douleur et la fatigue, il y avait quelque chose dans le fait de courir qui me plaisait. Courir auprès de Ren me procurait un sentiment de liberté et de puissance que je n'avais jamais eu. Le vent qui caressait mon visage et mes cheveux était agréable. J'appris même à apprécié la douleur dans mes jambes au bout de quelques temps. C'était peut-être masochiste de ma part mais ça prouvait que j'avais fait un pas de plus dans la bonne direction.
Je revenais constamment à la maison sale et essoufflée mais satisfaite d'avoir accompli quelque chose. Même si ça paraissait insignifiant sur le moment, c'était quand même gratifiant.
Quelques semaines plus tard je réussis à tripler le nombre de tours que j'étais capable de faire et c'était peut-être rien par rapport à ce que mes cousins étaient capable de faire, je restais incroyablement fière de moi-même.
Les jours s'écoulèrent lentement mais sûrement. Je courrais le matin avant de rentrer me doucher et de prendre le petit-déjeuner avec Hana-chan. Ensuite, je passais une heure ou deux à dessiner avant de compléter les exercices de dextérité et de souplesse que Kaa-chan nous avait enseigné. Je continuais à apprendre mes kanijis et à m'entraîner à la calligraphie tout en jouant avec ma sœur et les triplets Haimaru. De temps à autre, nos cousins venaient passer du temps avec nous mais la plupart du temps, ce n'était que ma sœur et moi à la maison…
Ma relation avec Ren n'avait pas énormément changé. Il ne me parlait qu'en privée et ne parlait toujours pas beaucoup à ma plus grande frustration mais il était toujours le même loup sage, patient et solennel qu'il était depuis son arrivé dans ma vie. De temps à autre, j'essayais de le faire rire, mais jusqu'à présent, j'avais toujours lamentablement échoué.
Lorsque courir autour du district devint un peu trop facile, je décidais de monter la barre un peu plus haut et défiais Ren à la course… Inutile de préciser que j'ai perdu lamentablement.
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C'était l'automne quand Kaa-chan rentra enfin à la maison.
Elle était seule, Tou-chan n'était toujours pas rentré.
Kaa-chan avait une expression lugubre sur le visage et nous serra tellement fort contre elle que je sentis mes os protestaient contre ce traitement. Ce n'est que le lendemain que Kuromaru nous expliqua que Kei-ojisan était mort.
Hana ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. Elle savait juste que Kaa-chan était triste et voulait la réconforter à sa manière. Elle et les triplets lui firent plein de câlins tout en essayant de la faire sourire sans grand résultat. Quant à moi, j'étais triste. Je n'avais jamais rencontré le troisième frère de Kaa-chan mais je savais qu'il était celui dont elle était le plus proche et j'aurais aimé le rencontrer.
J'appris que Kaa-chan n'avait que vingt-et-un ans et que Kei-ojisan n'en avait eu vingt-deux.
J'eu envie de pleurer pour ma mère. Ma mère qui ne versa aucune larme et qui semblait juste tristement résigné à l'idée que son frère préféré n'était plus là.
Les deux nuits qui suivirent, nous dormîmes toutes les trois ensembles, Hana-chan, Kaa-chan et moi accompagné de nos Ninkens. C'est comme ça que Tou-chan nous trouva à son retour. Il ne fit aucun commentaire et s'installa juste de l'autre côté d'Hana-chan, offrant lui aussi son soutient par sa simple présence.
Tadam !
J'espère que vous aurez aimé.
Bises,
LS.
