C'est bientôt le weekend et je reviens en force ! Merci merci merci à tous mes lecteurs et revieweurs ! Je ne m'attendais pas à ce que mes petites histoires aient autant de succès ! ^^ Vos reviews illuminent ma journée ! Si, si !

Je voulais publier mon prochain chapitre demain mais j'ai lu que s-damon-s ne seraient pas là et étant donné qu'elle supporte toutes mes terribles reviews, je ne pouvais pas lui faire ça ! ;) Donc, je suis en avance sur le créneau ! Merci dämon ! D'ailleurs, spéciale dédicace à ton petit chiot de La Faille ^^

Très heureuse que "Relations longue distance" ait eu autant de succès, j'ai adoré l'écrire. Oui, je sais que j'ai dit que c'était fastidieux, mais au final, je suis aux anges. Pour ce nouvel OS, vous aurez une petite surprise (non, ne lisez pas la fin tout de suite !). Et il est différent de ce que j'écris d'habitude, à savoir des textes plutôt humoristiques, mais j'espère que vous aimerez quand même ! [Croise les doigts très très fort]

Voili-Voil : Salut à toi ! Merci d'avoir lu mon OS même si tu appréhendais, ça me fait vraiment plaisir ! ^^ Pour le "elle" que Jane prononce, c'était fait exprès pour embrouiller Lisbon. Au début, j'avais plutôt dans l'idée que ce serait le moment où il se rendrait compte que Lisbon et lui ne parlaient pas de la même chose, mais j'ai abandonné ;) Et effectivement, le "respire" était un clin d'oeil à Bosco, que j'aimais beaucoup =) Mille mercis pour ta review bienveillante =D Et ça aurait pu être la tasse de thé aussi ;)

Enjoy : Le but était de te piéger ! Mais la tasse de thé était bien vue également ^^ C'est juste qu'au point de vue "logistique", déplacer un canapé c'est quand même moins facile... =) Et pour la réaction de Lisbon, il l'a bien mérité à mon sens ! Oui, je suis cruelle avec Jane X) Mais imagine si Lisbon en avait dit plus... ;) Merci pour ta review =D

Calypsoh : Hey ! Encore une nouvelle lectrice ! ^^ Et oui, Jane est un petit joueur et en plus, il repousse les limites de la bêtise ;) Très très contente de t'avoir fait rire, je ne savais pas si ça serait trop "lourd" ou pas ^^ Merci pour ta review et j'espère que tu apprécieras le prochain chapitre ! =D

Spécial PS à Pasca : Je veux bien t'aider pour ta fic, mais tu as désactivé tes MP !


Bouh !

- Bouh !

Soigneusement caché dans la pénombre, il attendit le dernier moment pour surgir, écoutant attentivement le poids de ses pas. Au moment voulu, il sauta comme une ressort sur son chemin en criant. En la voyant sursauter, il eut immédiatement envie de ricaner de sa bêtise mais il n'avait pas prévu cette réaction là… Lisbon, après une seconde entière de surprise, dégaina son pistolet et le pointa devant elle, arrachant à Jane un cri étranglé.

- Aaaah Lisbon ! C'est moi, ne tirez pas ! la conjura-t-il paniqué en levant instinctivement les mains en l'air.

- Jane ? lui parvint sa voix étonnée. Mais qu'est-ce que vous faites là ? le sermonna-t-elle ensuite, sans baisser son arme.

- Je voulais vous faire une farce, répondit le consultant qui ne souriait plus vraiment. Vous pourriez baisser ce truc, s'il vous plaît ?

Lisbon rangea à contrecœur son arme et Jane baissa les mains en soupirant de soulagement. Ils étaient toujours plongés dans le noir : seule la lampe de bureau de l'agent était allumée – mais étant dans le couloir entre la kitchenette et l'open space, ce n'était pas très efficace – et la seule autre source de lumière provenait des grandes fenêtres industrielles. La lumière pâle de la lune éclairait à peine les lieux, juste assez pour savoir approximativement où on posait les pieds. Mais elle avait tellement l'habitude de rester tard qu'elle connaissait les lieux mieux que son propre appartement !

Le consultant entendit plus qu'il ne vit Lisbon soupirer. Il ne distinguait que sa fine silhouette et ses yeux qui reflétaient la lumière extérieure. Il pouvait également sentir son parfum si caractéristique de cannelle, très léger – elle était agent du CBI pas pot de fleur – mais assez prononcé pour qu'il puisse respirer son odeur dès qu'elle se tenait près de lui.

- Alors Lisbon, on a eu une peur bleue, hein ? la taquina le blondinet en souriant jusqu'aux oreilles.

- N'importe quoi ! se défendit la jeune femme avec véhémence.

- Vous avez sursauté et avez dégainé votre flingue. C'est de la peur à la Teresa Lisbon, insista Jane. Vous puisez votre sentiment de sécurité dans votre arme.

Il ne pouvait malheureusement pas le voir, mais il savait qu'elle venait de lever les yeux au ciel. Son sourire s'agrandit.

- Ne me psychanalysez pas, Jane, répliqua sa supérieure. Vous m'avez sauté dessus en hurlant. N'importe quel autre agent aurait réagi de la même façon. Essayez avec Cho, un de ces quatre.

- De un, je ne vous ai pas sauté dessus, j'ai sauté devant vous, corrigea Jane en brandissant son index d'un air Monsieur-Je-Sais-Tout. De deux, je n'ai pas hurlé, j'ai crié : « Bouh ! ».

- Ok, c'est après que vous avez hurlé alors, se moqua Lisbon en faisant référence à sa réaction quand elle avait pointé son glock sur lui. C'était très… viril, dit-elle après un faux instant de réflexion.

Elle partit dans un éclat de rire sous les yeux vexés de Jane et entra dans la cuisine. Le blond la suivit en boudant comme un enfant. Dans le noir presque complet de la petite pièce, il réussit à voir Lisbon se pencher vers l'un des comptoirs pour actionner les veilleuses bleutés. Et oui, le CBI était rentré dans la modernité ! Les lueurs faibles donnaient une ambiance fantomatique à la scène et Jane se fit la réflexion que la brunette avait l'air encore plus pâle que d'ordinaire.

Elle tourna brièvement la tête vers lui et son grand sourire moqueur était toujours bien présent sur son visage. Même si c'était de lui qu'elle riait, Jane ne parvint pas à rester sans sourire très longtemps. Il devait avouer qu'il avait pas mal paniqué devant sa réaction… Mais jamais il ne le dirait à voix haute !

Lisbon entreprit de recharger la machine à café, mais juste assez pour remplir sa tasse. Etant les dernières personnes demeurant dans les locaux, le prochain rush café serait pour le lendemain. Pas de gaspillage… Jane l'observa faire en s'appuyant nonchalamment contre le mur. La brune mit ensuite la cafetière en marche et se retourna vers lui.

- Jane, j'espère quand même que vous n'avez pas attendu tout ce temps dans le noir simplement pour m'effrayer, dit-elle soudain en haussant les sourcils.

- Voyons Lisbon, vous n'êtes pas le centre du monde, répliqua en retour le consultant d'un ton moralisateur.

- Bien sûr que non, je m'en voudrais de piquer votre place, riposta sa supérieure.

Ils se sourirent mutuellement, appréciant toujours leurs moments de chamaillerie. En réalité, il ne l'avait pas attendu derrière cette cloison pendant tout ce temps. Quand même ! Il avait d'autres occupations ! Il avait discuté un peu avec l'équipe avant que les agents ne partent, était allé se faire un thé, s'était accordé une sieste de trois quart d'heures bien méritée, avait été se chercher une nouvelle tasse de thé à son réveil, puis s'était rallongé sur son canapé en songeant à ce qu'il pourrait bien faire ensuite. Son esprit avait gambadé d'idées en idées, jusqu'à ce qu'il se souvienne que Lisbon n'était pas encore venue faire provision de sa boisson monstrueuse… euh, préférée. Il fallait qu'il lui fasse une farce ! Et non, attendre une demi heure accroupi derrière une cloison n'était pas si long que ça ! Ce n'est pas comme s'il l'avait attendu toute la soirée, si ?

Avant que le silence ne s'installe pour de bon, Lisbon détourna les yeux et se réintéressa à la cafetière. Comme si elle allait délivrer le précieux breuvage en l'espace de deux minutes ! Typique. Elle essayait d'anticiper la gêne que le silence installerait en feignant de s'intéresser à autre chose. En règle générale, elle utilisait l'enquête en cours pour changer de sujet ou s'enfuir vers son équipe. Pas de chance : ils avaient résolu leur enquête et ils étaient seuls. Jane rit en l'observant se concentrer sur la machine à café et elle se retourna vers lui en haussant les sourcils.

- Alors Lisbon, on commence à se sentir mal à l'aise ? se moqua le consultant.

- Pas du tout, répliqua la brune d'un air blasé.

Il sourit en se décollant du mur et se rapprocha d'elle, notant au passage le spasme qui agita sa main devant son mouvement. Il allait s'amuser… Il avança de quelque pas et la vit se tendre devant la cafetière. Elle devait être en train de prier de toutes ses forces pour qu'elle déverse le café au plus vite… Le sourire de Jane attint ses oreilles. Il se pencha au-dessus du comptoir et appuya sur l'interrupteur que la jeune femme avait actionné quelques minutes auparavant, les plongeant dans le noir complet. La lumière des fenêtres ne suffisait plus à les éclairer et Jane eut l'impression de redevenir aveugle. En attendant de laisser ses yeux s'habituer à l'obscurité, il se concentra sur Lisbon. Il pouvait sentir sa présence à quelques pas et surtout, son souffle qui s'était accéléré sous le coup de la surprise et de l'appréhension.

- Jane, qu'est-ce que vous faites ? s'éleva sa voix, un peu moins ferme qu'elle ne l'aurait voulu.

Elle plissa les yeux en essayant de distinguer le consultant mais elle ne voyait vraiment rien. Et il ne répondait pas. Elle essaya de calmer sa respiration et son cœur, qui s'étaient immédiatement affolés quand la nuit avait reprit ses droits. Soudain, elle sentit quelque chose effleurer sa hanche et elle poussa un petit cri de frayeur. Elle ne voyait rien et elle ne pouvait rien anticiper. Tout pouvait arriver sans qu'elle y soit préparée et voilà que Jane jouait avec elle !

- Jane ! s'écria-t-elle en reculant d'un pas.

Du moins, essaya car une main glissa sur sa taille et l'en empêcha, la ramenant même vers son propriétaire.

- Jane, dit une nouvelle fois Lisbon en plaçant les deux mains sur son torse pour le repousser.

- Shh… fit le blond en la serrant un peu plus fort contre lui.

Le bras qui enveloppait sa taille la tenait fermement en place mais le geste en lui-même était doux, tendre… Teresa, fais quelque chose, ne te laisse pas faire ! lui intima sa conscience alors qu'elle rougissait devant ses pensées déplacées. Au moins, il ne pouvait pas la voir…

Anticipant sa résistance, Jane leva son autre main à hauteur de son visage et frôla la joue de la jeune femme. Sa brusque inspiration ne lui échappa pas et il sourit dans le noir. Son parfum l'intoxiquait, son corps chaud et fin contre lui menaçait de lui faire perdre la tête… Il ne savait plus s'il s'agissait d'un jeu ou non. Son cœur se mit à battre plus fort, juste sous les mains de Lisbon, qui reposaient toujours sur sa poitrine. Il sentit ses doigts délicats se refermer sur les pans de son veston puis essayer le repousser, mais avec beaucoup moins de conviction que la première fois.

- Jane, ce n'est pas drôle, lâchez moi, lui intima Lisbon d'une voix qui sonnait étrangement fragile.

- Arrêtez de vous accrocher à moi et je verrai ce que je peux faire, ne put-il s'empêcher de la taquiner.

Lisbon lâcha immédiatement le tissu qu'elle avait entre les mains. Une partie d'elle se demanda pourquoi elle ne le frappait pas pour son audace. C'est vrai, elle n'hésitait pas d'habitude. Et elle ne savait pas pourquoi. Bien sûr que si, tu sais pourquoi, lui souffla une petite voix. Elle était presque plaquée contre lui, sentait les battements rapides de son cœur sous ses doigts, était envahie par la douce odeur de son eau de toilette et pouvait presque sentir sa respiration contre son visage… Etait-ce la situation ou l'homme ? Elle se mordit les lèvres en découvrant la réponse à cette question.

Comme s'il avait deviné ce qu'il se passait dans la tête de la brunette, Jane posa doucement la main sur la joue de Lisbon et caressa délicatement sa peau, sentant l'endroit répandre graduellement une agréable chaleur. Il sourit en comprenant qu'elle venait de rougir. Il inclina la tête et laissa son nez glisser lentement le long de sa mâchoire, puis vers son cou, son parfum se faisant encore plus présent… Non, ce n'était plus un jeu.

- Jane, souffla la jeune femme, on ne peut pas faire ça.

L'intéressé nota avec satisfaction l'emploi du verbe. Les choses auraient été différentes si elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas aller plus loin. Il posa tendrement les lèvres sur son cou et sourit contre sa peau frissonnante avant de remonter vers son visage. Il aurait aimé pouvoir la voir, regarder droit dans ses magnifiques yeux verts toutes les émotions qu'elle cachait mais l'obscurité donnait toute la magie à ce moment. Elle en était la raison.

- Détendez-vous, Lisbon. Il fait nuit, personne ne peut nous voir. On peut faire ce que l'on veut, dire ce que l'ont veut, être qui l'on veut. Et lorsque la lumière reviendra, vous choisirez ce que vous voulez faire de ce moment…

Sa voix est incroyablement douce et leurs respirations se mêlent. La sienne, erratique alors que lui semble parfaitement mettre de ses émotions… En apparence seulement, lui rappellent les battements sourds qu'elle sent contre ses mains.

Elle ne sait pas ce qu'elle compte faire une fois qu'ils rallumeront la lumière. Pour le moment, elle veut juste être près de lui et sentir sa peau contre la sienne. Elle ferme les yeux, fait remonter ses mains jusqu'à ses épaules puis les noue derrière sa nuque se mettant sur la pointe des pieds. Il penche doucement la tête alors qu'elle lève son visage vers lui et le temps semble se figer alors qu'elle se demande si elle pourra enfin goûter ses lèvres…

Et enfin, avec toute la tendresse du monde, ils s'embrassèrent. Elle ne résista que quelques secondes avant d'enfouir les doigts dans ses boucles blondes et il posa les deux mains dans le creux de son dos en retour, l'attirant plus près de lui. Elle sentit une douce chaleur se répandre en elle et se serra plus fort contre lui. Le baiser était chaste, reflétant difficilement les violentes émotions qui les traversaient à cet instant et pourtant, ils n'auraient pas pu rêver mieux. Ils se détachèrent finalement mais restèrent dans les bras l'un de l'autre.

Lisbon ouvrit les yeux pour rencontrer l'obscurité, elle avait totalement oublié où elle était. Mais elle n'avait pas besoin de le voir pour savoir que Jane était en train de sourire en face d'elle. Son grand et vrai sourire joyeux, celui qu'il ne montrait que rarement.

Jane inspira profondément, profitant encore de son parfum, puis ouvrit les yeux. Il sourit, sincèrement heureux et caressa sa joue, sentant la fossette qui trahissait son sourire. Il ferma de nouveau les yeux et posa les lèvres sur les siennes. Elle ne s'y attendait pas mais répondit tout de suite à ce nouveau baiser, plus insistant que le premier. Il remonta les mains le long de ses bras – savourant les frissons qui couraient sur sa peau à son toucher – et dénoua les siennes, toujours occupées à se balader dans ses cheveux. Les lèvres de la jeune femme s'entrouvrirent sur un soupir et elle s'attendait à ce qu'il en profite… mais il n'en fut rien. Jane la libéra de son étreinte et en un instant, elle ne sentit plus sa présence.

Surprise par son abrupt changement de comportement, elle resta figée sur place. Quand enfin elle commença à retrouver ses esprits, elle sentit une vague d'humiliation l'envahir. Il s'était joué d'elle ! Elle maudit l'homme et se jura de le tuer dès qu'elle en aurait l'occasion. Il allait – Aaah ! La lumière s'alluma brusquement – non pas les veilleuses – et elle fut momentanément aveuglée. Se protégeant les yeux d'une main et cherchant son arme de l'autre, Lisbon batailla un moment avant de se rendre compte qu'il n'y avait pas de danger. Les yeux plissés, elle réussit à reconnaître le nouvel arrivant.

- Agent Laroche ?

- Agent Lisbon, Monsieur Jane, salua en retour l'intéressé.


Tadaaa ! Cliffchanger ! Non, ne me haïssez pas ! Vous aurez la suite lundi... Si vous êtes sage ! X)

Et, si vous aimez, parce que sinon... =(

Bon weekend à tous ! =D