Hello !

Je ne dirais qu'une chose... Jack Frost est en train de s'amuser par chez moi, je ne vois que ça tellement il caille là XD En prime, il neigeait ce matin ! Pourtant, j'ai eu beau zieuter partout, j'ai pas pu le voir... prochain coup, peut être XD.

Sinon, pour ce chapitre, c'est un point de vue (oui, encore) d'un autre personnage qui sera présent dans la fiction plus que d'autres et pour un coup, j'ai choisi Pansy. Je prévilégie souvent Blaise, mais j'ai préféré Pansy là, une note de féminité dans ce monde de brute :P J'aurais pu, il est vrai, choisir Hermione mais... non.

Encore une fois, merci pour vos review, c'est super agréable de savoir que cette fiction plaise.

Bonne lecture ;)


Pansy Parkinson


Pansy Parkinson était une jeune femme raisonnable et – normalement – sensée. Elle aimait ses amis pour qui elle pourrait tout donner, tout faire.

Elle connaissait Draco Malfoy depuis qu'elle avait six ans. Ils avaient tout traversé ensemble : de l'apprentissage du parfait sorcier Sang-Pur aux découvertes hormonales assez gênantes pour l'un comme pour l'autre. Elle le connaissait sur le bout des ongles et depuis toute petite, savait qu'un seul être pouvait faire baisser la garde de Draco. Cet être à la fois fragile et fort, à la fois téméraire et enfantin…

Harry Potter.

Pansy ne s'était jamais vraiment entendue avec Harry Potter, mais n'avait presque jamais parlé avec lui non plus. Il était trop… Gryffondorien pour elle, faisait les choses sans réfléchir, sans penser aux conséquences possibles pour lui ou ses proches. Il n'y avait pas d'atomes crochus entre eux, mais par solidarité envers Draco, Pansy n'aimait pas Harry Potter.

Seulement, Pansy n'était pas aveugle. Elle ne disait rien mais voyait beaucoup de choses que son ami ignorait.

Comme le fait que Draco s'arrangeait toujours pour être face à Potty pendant les repas.

Comme le fait que Draco suivait machinalement des yeux le brun lorsqu'ils étaient en interclasse.

Comme le fait que son ami devenait de plus en plus perdu depuis le réveil de Potter, quelques semaines auparavant.

Pansy n'avait pas désiré ce genre de sommeil sorcier pour Potter. Si sa magie était devenue presque incontrôlable au point de le faire régresser, c'est que Potter avait un manque en lui qui devait être comblé pour qu'il soit de nouveau lui-même. Elle n'avait pas voulu cette situation pour le brun… mais aussi et surtout pour Draco.

La jeune fille pensait parfois que le bonheur de l'un orientait le bonheur de l'autre. Comme s'ils étaient un « tout » magique. Si les recherches sur les âmes sœurs avaient encore pu être possibles, elle se serait lancée dans cette voie avec la certitude du résultat.

Ce jour-là, quand Draco les avait amenés dehors, dans le froid de l'hiver pour « parler », Pansy s'était demandé ce qu'il désirait réellement. Elle avait remarqué que « Harry » se trouvait non loin avec ses amis et les yeux du blond étaient posés sur lui. Plusieurs fois, elle avait constaté que Draco appelait Potter : « Harry » dans son discours. Depuis son réveil, il ne semblait plus être capable de le nommer par son nom, comme s'il était bloqué d'une quelconque façon et, en voyant l'état mental rajeuni de Potter, Pansy pouvait le comprendre.

C'est pourquoi elle s'était mise à étudier en silence le brun, en écoutant d'une oreille ses amis qui déclamaient contre le froid, souriant mentalement en songeant aux légendes que sa tante Calliope lui racontait enfant et qui les passionnaient Draco et elle. Des légendes sur le Père Noël, le Croquemitaine ou encore, l'esprit de l'hiver. Pansy avait grandi en se disant « et pourquoi pas ? », ils étaient dans un monde sorcier qui avait vu naître Merlin et Morgane, des fantômes voyageaient librement parmi eux et les tableaux parlaient et bougeaient alors… pourquoi pas.

C'était peut-être pour ça qu'elle n'avait pas réagi plus que ça à la boule de neige arrivée de nulle part qui avait frappé Draco. Positionnée face à Blaise et lui, elle avait bien vu l'innocence de son ami mais ne l'avait pas défendu non plus. Si cette andouille était assez téméraire pour rire de Draco, qu'il assume les conséquences. Elle s'était reculée légèrement, observant toujours Harry en silence, essayant de deviner ce qu'il voyait sans pouvoir l'apercevoir.

Pansy avait grimaçé quand Weasley avait crié sur l' « enfant » qu'était devenu le Gryffondor. Pourquoi les « adultes » dénigraient toujours l'imagination parfois débordante d'un enfant ? Cela semblait terriblement injuste pour la jeune Serpentard qui ne pouvait s'empêcher de penser que Harry était si mignon avec cet air perdu sur le visage alors qu'il essayait de s'expliquer.

Elle avait jeté un coup d'œil vers Draco pour le voir froncer les sourcils et s'approcher peu à peu quand le Duo d'imbécile Gryffondorien était parti en laissant Harry seul. Certes, le brun parlait tout seul, avait un comportement inquiétant à glousser et s'amuser avec un « lui » invisible, mais s'il les voyait… fallait-il réellement briser ses espérances ou entrer dans son jeu ?

Elle se souvint avoir souri quand le blond avait pris part à la conversation, accueilli par un « Draco ?! » à la fois joyeux et surprenant venant de Harry. Pansy n'aurait jamais pensé que le brun – prévenu par ses soi-disant amis – accepte la venue du Serpentard si facilement. Elle avait laissé échapper un gloussement à la fois amusé et un peu triste en remarquant sur le visage de son ami la lutte par laquelle il passait. Devait-il réellement faire comme s'il « le » voyait aussi. Puis, au grand soulagement de Pansy, il avait fait le bon choix. Elle l'avait compris en voyant le sourire de Harry s'élargir rapidement, à la facilité avec laquelle le brun avait permis à Draco de lui prendre la main par la suite et à l'entraîner vers le château.

Ce soir-là, quand Draco avait tiré Harry jusqu'à la table des Serpentard, cela s'était déroulé sous le silence choqué de la Grande Salle. Puis celui-ci fut vite troublé par des râles de colère en provenance de la tablée des Gryffondor, sous l'ignorance joyeuse du brun, et rapidement calmés par un geste de Dumbledore qui souriait doucement dans sa barbe, les yeux étincelants. Pansy s'était assise face à Harry et son ami, observant leurs interactions et écoutant leur conversation, cette « promesse » d'aller jouer le lendemain avec « Jack » dans la neige.

C'est d'ailleurs ce prénom et la situation qui orientèrent la jeune fille qui avait pris part, malgré elle, à la conversation.

- Jack ? Vous parlez de Jack Frost ? avait-elle demandé avec intérêt.

- Oui ! Tu le connais ? lui avait répondu Harry en la regardant, ses yeux écarquillés derrières ses lunettes rondes comme un hibou ébouriffé.

- Bien sûr, c'est une légende, comme le Père Noël ou le Lapin de Pâques… Oh, j'en reviens pas que vous ayez pu voir Jack et pas moi.

- Tu ne l'as pas vu ?

Harry avait froncé les sourcils, devenant méfiant face à sa réponse maladroite. Pansy s'était mordue la lèvre inférieure en échangeant un regard avec Draco qui avait enchaîné doucement, attirant à lui l'attention du brun.

- Harry, Pansy était trop loin pour voir Jack… C'est normal qu'elle ne l'ait pas vu !

- Ah oui… c'est vrai ! répondit Harry avec un sourire tremblant.

Puis la conversation s'était poursuivie. La description, faite par le jeune homme, de ce Jack Frost était tellement pointue, allant de son regard de glace à son expression intriguée ou sa voix grave… comment pouvait-il imaginer tant de détails… mais les imaginait-il vraiment ?

Après tout… qui pouvait réellement savoir ce que voyait ou avait vu Harry ?


A demain les gens