Merci de prendre le temps de commer cette fic Ali-Chan. l'histoire est terminée, alors ne t'inquiète pas je la posterais en entier.
Chap. 6 :
Don les avait libérés assez tôt pour qu'il ait le temps de passer se doucher avant de rejoindre Matt à l'Odyssée. Matt faisait partie de ces hommes desquels il avait été séparé par l'armée et qu'il avait fini par oublier parce que c'était plus simple comme ça. Leur relation avait toujours été facile, peut être parce qu'elle ne se basait sur rien d'autre que le sexe, mais plus facile que celle qui venait de se finir avec le mathématicien.
Matt était déjà là, il l'attendait au bar. C'était Marc qui était de service, et ce dernier l'avait bien sûr reconnu du premier coup d'œil.
« Vous buvez pendant le service agent spécial Granger ? » Demanda-t-il alors que Colby prenait la bière que Matt lui offrait.
« Je ne suis plus en service. Je me demandais, elle en pense quoi votre femme de ce boulot ? »
« Elle préfère que je me fasse draguer par des mecs que des blondes décolorées avec un décolleté plus profond que le grand canyon. Vous l'avez retrouvé, le type qui a tué Ross ? »
« Il est en prison. Bonne soirée. »
Colby suivit Matt vers une table un peu éloignée.
« Alors, qu'est ce que tu deviens ? » Matt lui montra sa main, une alliance dorée l'ornait.
« Félicitation ! Et moi qui pensais que c'était un rencard. »
« Non, je suis fidèle à mon mari. Il est pilote de ligne, c'est un ancien soldat. Je travaille au LAX (aéroport de L.A.), dans la sécurité. Et toi, tu as choisi le FBI ? »
« Oui, pas question pour moi d'arrêter le terrain. Pas encore en tout cas. »
« Et tu ne vois personne si tu t'attendais à un rencard. »
« En fait, c'est plus compliqué. Je voyais quelqu'un, un type qui ne s'assumait pas et qui a rompu quand c'est devenu sérieux. J'aurais du m'y attendre, mais voilà. »
« Désolé. Tu me racontes. »
Colby aurait préféré parler d'autre chose, mais il avait besoin de se confier et il ne voyait pas à qui d'autre il pourrait le faire. Alors, il lui raconta son histoire, dans les grandes lignes en tout cas. Matt était différent du sergent un peu barge et complètement insouciant qu'il avait connu. Peut être l'amour avait-il ce pouvoir, en plus de celui d'être compliqué.
Un peu plus tard dans la soirée, alors que les deux anciens soldats se remémoraient leur souvenir commun, un énième coup de téléphone de la part de Charlie fit vibrer le portable de Colby. Il décida de prendre l'appel, jouer à la politique de l'autruche n'avait pas que du bon.
Il s'excusa auprès de son ami, et décrocha. Charlie commença à parler à peine eut-il décroché.
« Colby, je voulais te dire que c'est fini avec Amita, je lui ai dit qu'il n'y avait plus d'avenir pour elle et moi parce que j'aimais quelqu'un d'autre. Je sais que je n'ai pas été honnête avec toi mais ce qui s'est passé aujourd'hui, ta façon d'être avec moi, je me suis dit que c'était comme ça que les choses devaient être,… »
Charlie s'embrouillait dans ses propres paroles, comme à chaque fois qu'il était nerveux et qu'il ne parlait pas de mathématiques.
« Où tu veux en venir ? » Demanda Colby, tout en ayant peur d'entendre la réponse.
« Colby, je t'aime et j'aimerais, si tu veux bien, qu'on essaie à nouveau, de sortir ensemble et »
« Non Charlie, je suis désolé. Il faut que tu passes à autre chose, on a déjà essayé deux fois et ça n'a rien donné. Les choses ne seront pas différentes cette fois ci, on peut tout simplement rester amis. Maintenant je vais te laisser, je suis avec quelqu'un. »
Il raccrocha sans laisser à Charlie le temps de parler plus. Matt s'avança vers lui, il avait entendu la conversation.
« C'est courageux, mais stupide. Tu sais, si vous vous aimez, alors vous êtes déjà un couple. »
« Très spirituel, c'est de qui ? »
« Mon conseiller conjugal, avant le mariage, on a fait une thérapie pour être bien sûrs de nous. »
« Merci Matt. Il est tard, je vais rentrer. Content de t'avoir revu, on reste en contact. »
« Il y a intérêt. Bonne soirée. »
En s'allongeant sur son lit, Colby regarda encore son téléphone, le doigt sur le bouton rappel, mais sans arriver à appuyer dessus. Il finit par jeter son portable à l'autre bout la pièce et il essaya de s'endormir.
Bien sûr, son portable n'avait pas survécu au choc et ce fut des miettes qu'il récupéra le lendemain. Il espéra que personne n'avait essayé de le joindre et se promis de passer le changer dans des délais assez bref. Mais pas avant un bon petit déjeuner. Machinalement, il mit en route sa machine à café, et voulu sortir une tasse du placard. Celle de la veille était encore dans l'évier, ses doigts se posèrent donc sur celle que Charlie avait l'habitude d'utiliser. Il la regarda, puis la remis à sa place et décida de laver l'autre. Il se demanda s'il avait vraiment bien fait d'envoyer balader Charlie, parce que l'idée ne lui semblait plus aussi bonne alors qu'il buvait son café, seul dans sa cuisine.
Don hésita avant d'appuyer finalement sur la sonnette. Il était là pour avoir le point de vue de Colby sur une histoire qui ne le regardait même pas au final : celle que son agent et son frère avaient ensemble.
« Don. Qu'est ce qui se passe ? Il y a un problème ? »
« Non Colby, j'aimerais juste te parler. Si c'est possible. »
« Entre. Qu'est ce que tu veux ? »
« C'est à propos de Charlie en fait. Il m'a raconté votre histoire, et son coup de téléphone d'hier. »
« Tu perds ton temps Don, ce qu'il y a entre Charlie et moi, ça ne regarde que nous. Et en plus, s'il t'a réellement tout dit alors tu sauras que c'est lui qui à voulu qu'on se sépare, deux fois déjà. »
« Il a laissé tomber Amita pour toi, et les maths parce qu'il n'y croit plus. Il a dit que ça n'avait plus d'importance. »
« Charlie ne peut pas vivre sans les mathématiques, ça lui passera. »
Colby montra à Don la direction, pour lui la conversation était terminée.
