Salut à tous !
J'espère que l'attente n'aura pas été trop longue! Ce chapitre m'a particulièrement donné du fil à retordre. Car bien qu'il s'agisse d'une traduction et que je tienne à la respecter autant que possible, j'y ajoute malgré-tout ma petite touche perso, en enrichissant le texte afin de rendre hommage à l'univers de Tolkien, et ce par le biais des descriptions géographiques, afin que cette traduction soit à la fois plus le plus immersif possible, et surtout crédible.
Un travail de longue haleine, qui j'espère vous plaira !
Quand vous aimez une personne, toute peur disparaît. Et quand vous avez peur, tout amour disparaît- Osho
Un brouillard épais flottait dans la pièce. Au grès des courants d'air, des cendre rougeoyantes voletait et pour quiconque serait entré, aurait été assaillit par l'odeur de chaire brûlée.
« Que s'est-il passé ? toussa Gandalf, agitant sa main afin de disperser la fumée.
- Je pense que Dumbeldore s'est surestimé », répondit Saroumane. Le magicien blanc se trouvait au centre de la pièce et observait calmement les alentours. «Je ne le vois pas, où est-il ?
- Içi » répondit Gandalf, apercevant le corps du premier sorcier qui gisait au sol, inconscient. Ils se précipitèrent sur lui et le retournèrent. Le vieil homme était vivant et semblait intact. Du moins, jusqu'à ce qu'ils aperçurent sa main droite, laquelle avait noircie, comme desséchée, ayant perdue toute vie. « Sa main ! » s'exclama Gandalf avec horreur. Pour sa part, Saroumane esquissa un simple rictus.
« Dumbeldore est puissant mais il semblerait bien qu'il vienne de dépasser quelque peu ses limites..»
Interloqué par une telle réflexion, Gandalf leva les yeux vers lui. Cependant, il se reprit bien vite. De tout temps et malgré le respect qu'il portait au sorcier, Saroumane avait toujours été quelque peu envieux des connaissances et du pouvoir que semblait détenir Dumbeldore. Et le voir pour la première fois échouer semblait particulièrement le divertir.
« Alors, que faisons-nous ?» demanda le magicien gris, fronçant ses sourcils broussailleux.
La tentative d'unir leurs pouvoir venait d'échouer. La baguette de Dumbeldore avait été devenue instable, incapable de supporter et de contenir le flots immense de magie qu'eux trois représentaient. Elle avait littéralement explosée dans la main de son propriétaire, et sans doute valait-il mieux d'utiliser leurs propres bâtons, plus aptes à canaliser leurs forces afin de lancer le sortilège d'unification d'âmes.
«Puisque Dumbeldore est pour l'instant inconscient, nous attendons. Pour ce qui est de Morwen, je vais m'en occuper personnellement !»
Après avoir passé le gué de Tharbad, la compagnie pénétra dans l'Eregion, une région de plaines grisâtres passementées de vieux houx, qu'ils traversèrent durant plusieurs jours jusqu'à atteindre finalement les versant ouest des Monts Brumeux. Là, alors qu'ils s'engageaient sur le sentier de la Porte du Rubicorne qui permettait de passer col de Caradhras, sommet le plus élevé des Monts Brumeux, ils eurent la surprise d'être attendu par un marcheur solitaire.
«Boromir ! » s'exclama Aragorn, reconnaissant l'individu. Le rôdeur s'avança à sa rencontre afin de de l'accueillir : «Mon ami, comment nous avez-vous trouvés ?
- Eomer » répondit le Gondorien. C'était un homme de haute taille, et bien que ses vêtements paraissaient être de qualité, ils étaient cependant défraîchis par un long voyage. «Il y a quatre jours de cela, alors que j'étais en visite à Edoras, il m'a mit au fait des dernières nouvelles ainsi que de la route que vous comptiez prendre. Aussi ais-je voulu vous rejoindre. Il est heureux que nos routes se soient croisés ou sinon je vous aurais manqué…»
Son noble visage était encadré par des cheveux châtains coupés à hauteur d'épaules tandis que son regard gris, était à la fois fier et sévère. Il observa un court instant les hobbits, ainsi que les trois sorciers, s'attardant plus particulièrement sur Hermione.
« Ainsi il s'agirait d'eux ? Ils me paraissent bien jeunes...»
Aragorn tourna la tête et suivit son regard, croisant au passage celui de la jeune sorcière.
«Je sais» répondit-il. Et disant cela, il eut du mal à contenir la légère amertume qui l'étreignait depuis plusieurs jours. «Mais ils ont le mal du pays et aspirent simplement à rentrer chez eux... »
À ces mots, l'expression de Boromir se fit songeuse, comprenant aisément le problème.
«Je vois, murmura-t-il. Et bien, si nous en avons les moyens, nous essayerons de les aider...»
Accompagnée à présent de Boromir, la compagnie commença donc son ascension dans les montagnes et au troisième jour suivant leur rencontre, le Caradhras se dressa devant eux dans toute sa splendeur. Éreintés, mais soulagés de voir leur but à portée de main, ils décidèrent finalement de s'arrêter en fin d'après-midi pour se reposer.
Assis sur des rochets, les trois sorciers observaient Merry et Pippin, qui s'entraînaient à l'épée sous la houlette de Boromir. Le Gondorien était entrain de leur enseigner quelques rudiments de la parade, et les hobbits faisaient de leurs mieux afin de bloquer ses attaques.
«Bougez vos pieds» commenta Aragorn, lorsque Pippin enchaîna plusieurs estoques. Le rôdeur était assi à distance des sorciers, fumant distraitement sa pipe.
« À ton tour » annonça finalement Pippin à l'intention de Merry, qui leva aussitôt son épée en direction de Boromir et enchaîna quelques coups avec aisance.
«Pas mal ! » Complimenta Pippin, voyant que son cousin semblait plus l'aise qu'au début de la session.
«Pas mal ? Il n'y a pas meilleur que moi ! » Se vanta Merry.
Autres spectateurs, Frodon et Sam, assis à distance du petit groupes et qui étaient entrain de manger. Voir leurs amis se battre ainsi contre un homme qui avait clairement plus d'expérience en matière de combat et qui faisait le double de leur taille, les amusaient beaucoup. Surtout lorsque par mégarde, Boromir blessa malencontreusement la main de Pippin.
«Oh, désolé ! » s'exclama le Gondorien.
Une excuse inutile, car en réponse, Pippin lui envoya aussitôt son pied dans le tibia, suivi de Merry qui le frappa à son tour avec le plat de son épée. L'instant d'après, l'homme se retrouva plaqué au sol, sous les cris des deux hobbits surexcités, et se retrouva incapable de les repousser tant il se mit à rire lui aussi. Un rire auquel se joignirent de bon cœur Hermione, Harry et Ron. Aragorn pour sa part esquissa un sourire amusé. Le premier sourire sincère qu'elle voyait, nota Hermione. Cependant, le rôdeur retrouva bien vite son sérieux, puis se redressa afin de venir à la rescousse de Boromir.
«Allez, ça suffit...»
Il attrapa les hobbits afin de les éloigner, mais les hobbits, encore d'humeur à en découdre, le saisir soudainement chacun à une cheville et le renversèrent brusquement en arrière, provoquant la stupeur de tous, ainsi qu'une nouvelle vague de rire à travers le groupe. Une légèreté que ne partageait cependant pas Legolas, à l'affût, et dont le regard perçant se porta en direction du Sud, où dans le ciel flottait un étrange nuage. Ce dernier semblait avancer dans leur direction, à une vitesse qui n'avait rien d'ordinaire. Sentant un mauvais pressentiment l'envahir, le visage jusqu'alors impassible de l'elfe se mua en une expression subitement inquiète, qui attira l'attention de Sam.
«Qu'est ce que c'est ça ? Demanda le hobbit.
- C'est rien, ce n'est qu'un petit nuage ! Tempera Gimly.
- Il avance vite, et contre le vent », nota Boromir qui était parvenu à se redresser, faisant comprendre aux hobbits que la plaisanterie étaient terminée.
Tout le monde observa alors l'étrange nuage, jusqu'à ce tous puissent voir qu'il s'agissait en réalité d'une centaine d'oiseaux.
«Des Crebain du Pays de Dun ! s'exclama Legolas.
- Cachez-vous ! » ordonna aussitôt Aragorn dans un cri, se redressant et courant ramasser son manteau ainsi que ses armes. Une injonction à laquelle tout le monde obéit vivement et dans la mêlée, Aragorn lança un regard soucieux à Hermione.
«Vite, dépêche-toi! » La jeune sorcière tira par le bras Harry, et chercha du regard Ron qui s'était déjà dissimulé sous un buisson. La sorcière ne tarda pas à faire de même, poussant Harry devant elle afin de se réfugier sous un rocher. Elle vit Aragorn aider les hobbits à dissimuler les dernière traces de leur campement et puis se jeter lui aussi sous un rocher.
À temps puisque l'instant d'après, la nuée d'oiseaux jaillit de toute part, volant tout autour des rochers et des buissons où le groupe s'était caché. L'inspection dura quelques secondes, puis ils repartir tout aussi soudainement qu'ils étaient venus.
Quelques secondes passèrent et le danger écarté, la compagnie émergea finalement peu à peu. Cependant l'ombre de la menace planait désormais sur tout les visages, car le passage vers le Col de Caradhras semblait surveillé.
«Nous devons emprunter un autre chemin, conclu Aragorn.
- Mais par où ? s'interrogea Boromir. Passer le sud, nous rapprocherait beaucoup trop d'Isengard...
- Il y en un autre chemin » annonça sombrement Gimli. Et malgré l'air sinistre de son visage, un feu étrange couvait dans ses yeux. Un route qui mène aux Mines de la Moria... »
À ces mots, Aragorn et Legolas échangèrent un regard lourd de sens. Quant aux hobbits et à Boromir, la seule mention de ce nom suffit à éveiller en eux, crainte et effroi. Sentant que quelque chose n'allait pas, les trois sorciers échangèrent entre eux une œillade inquiète. Conscient d'avoir jeter une ombre sur le groupe, Gimli soupira alors.
«Nous ne pouvons franchir les montagne, ni même les contourner, expliqua-t-il. Nous n'avons donc pas le choix ; il nous faudra les passer par en dessous... »
Du haut de la tour d'Orthanc, Saroumane observait les jardins luxuriant d'Isengard. Ces derniers n'étaient en réalité que tromperie, car sous couverts des arbres, d'immense plaies sillonnaient le domaine. De profondes failles qui s'enfonçaient dans les entrailles de la terre, pour déboucher sur de gigantesque cavernes qui abritaient les machineries de la guerres, ainsi qu'une armée d'Orques immondes. Une création qui rendait le magicien particulièrement fier, ses pensées faites de métal et de rouage, se délectant du bruits des nombreuses forges ainsi que des cris voraces des créatures qui avaient su terrifier la Terre du Milieu toute entière.
Lorsqu'il leva les yeux en direction des Montbrumeux, il aperçut avec satisfaction la nuée de Crebain revenir. Dans un seul mouvement, les oiseaux fondirent dans sa direction et volèrent tout autour de lui, essaim de piaillements aigus et sinistres, délivrant le fruit de leurs observations.
Ainsi ils pensent pouvoir nous échapper, songea le magicien blanc, ses yeux noirs suivant la centaines d'oiseaux qui se dispersèrent aussitôt et s'envolèrent au loin. Un sourire sinistre s'étira sur son visage. C'est ce que nous verrons… Et sur ces pensées, Saroumane se détourna afin de revenir à ses appartements, où l'attendaient les deux autres magiciens.
«Les Crebains m'ont rapporté que les sorciers et Aragorn tentaient de franchir le col du Caradhras. » annonça-t-il en franchissant les portes de son bureau avec force. «Cependant, sous la menace de notre ombre, ils changeront bien assez tôt de route. Je veux savoir où est-ce qu'ils comptent se rendre ! »
Disant cela, il se rapprocha de ses homologues. Dumbeldore était assit sur un fauteuil, le visage blême et le regard absent.
«Je ne pense pas qu'il soit suffisamment rétabli pour tenter quoique ce soit» rétorqua sombrement Gandalf.
« Cela m'est égale, nous devons les trouver maintenant ! Ou bien il sera trop tard ! »
Le magicien gris soupira. Il était inutile de lui rappeler combien le temps était compté ; qu'ils devaient tuer Morwen et ses compagnons avant qu'elle n'ait le temps de découvrir l'étendue de ses pouvoirs et ne soulève la Terre du Milieu dans une nouvelle guerre.
De son coté, Dumbeldore sans prononcer le moindre mot, se leva lentement et d'un pas quelque peu chancelant, se dirigea en direction de la vasque de pierre. Là, après plusieurs minutes à laisser son regard se perdre dans les volutes argentées, il leva finalement les yeux en direction de ses compagnons.
«Et bien ? s'impatienta Saroumane. Où iront-ils ?
- J'ai vu l'obscurité. Une Ombre, loin sous les montagnes, où nul espoir ne peut perdurer…
- Les Mines de la Moria » devina Gandalf, non sans une certaine crainte.
À ces mots, le regard obsidienne du magicien blanc étincela quant à lui d'un lueur froide, où se lisait une folie sans nom.
« Alors nous les accueillerons comme il se doit... »
«Sommes-nous bientôt arrivés ? » demanda avec impatience Pippin, qui marchait à l'arrière de la compagnie.
Cela faisait deux jours qu'ils marchaient dans la montagne, suivant l'ancienne route qui menait jusqu'aux murs de la Moria. Une avancée sinistre, où leurs pas résonnaient étrangement dans ces paysages minérales et escarpés, désert de toute vie. Et tandis que la nuit commençait à tomber et que l'obscurité fondit sur eux tel une ombre malfaisante, ils se sentirent plus égarés que jamais.
Cependant, le faible éclat des premières étoiles et la lune rendirent les ténèbres moins menaçantes, et malgré la fatigue qui alourdissait leurs pas, la compagnie continua d'avancer.
«Cela ne devrait plus être très loin » répondit Gimli, en tête du groupe et qui les guidait à travers l'obscurité. Néanmoins il s'immobilisa, et les regardant gravement, il ajouta : « Mais le plus dur sera de trouver l'entrée, car les portes naines ne sont pas faites pour être vues quand elle sont fermées. Elles sont invisibles, et leurs propres maîtres ne peuvent les trouver ni les ouvrir quand le secret en est oublié..*
- Ça ne va vraiment pas nous aider, chuchota Ron à l'adresse d'Harry et d'Hermione.
- Je ne suis jamais entré dans une cité naine, commenta pour sa part Legolas. L'idée de vivre sous terre, coupé du monde et des cieux, m'est quelque peu effrayant. Cela doit être bien sinistre...
- Bien sur que non ! s'indigna Gimli. Nos mines ne sont pas des trous sombres et humides. Sachez maître Elfe, que nos mines sont des lieux de lumière et de splendeur, où étincellent l'or et l'argent. Où les murs et plafonds sont sertis de joyaux si brillants, qu'ils sont capable de rivaliser avec la voûte céleste que vous, les elfes, vénéraient tant. De plus, en ces lieux, il y fait toujours bon vivre et l'hospitalité des nains n'est plus à prouver ! C'est avec de la musique, des tonneaux de bière et de la bonne chaire qu'ils vous accueilleront !
- Pourtant j'avais cru comprendre que les Mines de la Moria avaient été abandonnée, répliqua Boromir.
- Sornettes que cela ! Balin fils de Fundïn y a mené, il y a dix ans de cela, une expédition afin de la recoloniser. Nous n'avons guère de nouvelles depuis plusieurs années, mais sans doute sont-ils encore en vie, et si c'est le cas, sachez que Balin nous y accueillerait royalement ! Et là vous verrez si vraiment le royaume de la Moria est aussi désert qu'on le prétends! »
Hermione qui écoutait la conversation, ne s'empêcher de sourire. Elle ne s'imaginait pas les mines ainsi. Pas plus que Ron et Harry, qui échangèrent entre eux un rire discret face au discourt passionné de Gimli. Cependant, la jeune sorcière espérait qu'aussi accueillants soient les nains, qu'ils les laisseraient se reposer en paix. Épuisée comme elle l'était, elle s'imaginait mal festoyer pendant des heures et se languissait plutôt d'un bon lit où elle pourrait dormir à ne plus s'en réveiller. Cela faisait désormais tellement longtemps qu'ils marchaient!
La compagnie s'immobilisa soudainement. Devant eux, s'étendait un lac sombre et dormant. Ni la lune et les étoile ne se reflétaient à sa surface. Et au-delà de l'eau sinistre, s'élevaient de hautes falaises, escarpées et infranchissables.
«Voilà les Murs de Moria ! annonça Gimli. Et quelque part se trouvent les portes de Khazad-dûm...
- Où ça ? » Demanda Merry, quelque peu confus.
À sa question, le nain garda quelque secondes le silence. Un silence embarrassé.
«Je l'ignore, avoua finalement le nain. Comme je l'ai dit plutôt, les portes sont invisibles lorsqu'elles sont fermées.
- Alors comment ferons-nous, si nous ne pouvons voir les portes ? » Demanda Pippin.
Une question que tous semblèrent se poser. Cependant, tous décidèrent de chercher l'entrée, longeant avec attention les hautes parois à la recherche d'une anfractuosité ou d'une rainure quelconque. Chacun tâtant et sondant la falaise à sa manière jusqu'à ce que doucement, la lune se mit à éclairer les berges du lac et caresser de ses rayons les hautes parois de pierres.
«Regardez, il y a quelque chose là bas ! » s'exclama vivement Frodon. Joignant le geste à la parole, le Hobbit pointa du doigts un espace lisse entre deux arbres et sur lequel apparaissaient peu à peu des lignes, semblables à des veines d'argents. Des filaments qui s'élargirent peu à peu sous l'éclat de la lune, dessinant un motif lumineux et complexe sur la pierre, surmonté de caractères elfiques.
«Les emblèmes de Durïn ! » s'écria Gimli, reconnaissant les armoiries du père fondateur de la Moria.
- C'est écrit en elfique, commenta pour sa part Sam.
- Et qu'est-ce que ça dit ? Demanda Harry. Comment on fait pour entrer ?
- Il s'agit d'une langue elfique très ancienne, répondit Legolas, étudiant attentivement les caractères. Et il est écrit ceci : Les portes de Durïn, Seigneur de la Moria. Parlez, amis, et entrez.
- Est-ce que quelqu'un sait ce que cela veut dire ? Demanda Merry, lançant des regards interrogatif tout autour de lui.
- C'est assez clair, fit Gimli. Si vous êtes un ami et que vous donniez le mot de passe, les portes s'ouvriront et alors vous pourrez entrer…
- Or nous ignorons malheureusement le mot de passe » souleva Boromir.
À ces mots, Gimli se tourna vers Legolas et Aragorn avec espoir. Cependant, aucun d'eux n'eurent la réponse, et malgré les nombreuses tentatives à essayer plusieurs mots ou incantations, nul de parvint à faire bouger les portes. Pas même les différents sortilèges de déverrouillage que connaissaient Harry, Ron et Hermione.
«On dirait bien que nous sommes coincés, commenta finalement Pippin avec une ironie mordante.
- Ayez patience, souffla Aragorn. Nous finirons bien par trouver le véritable mot de passe... »
Harry et Ron, de leur cotés, avaient fini par s'asseoir sur les berges de l'étang, jouant non sans morosité à pierre, papier, ciseaux. Un jeu puéril qu'Hermione ne pouvait s'empêcher de regarder avec lassitude, elle-même assise à même le sol, mains en coupe à soutenir son menton.
«J'ai encore gagné, soupira Ron. Tu utilises pierre trop souvent Harry, c'est presque trop facile!
- Peut être que je fais ça, uniquement pour te laisser gagner... »
La jeune sorcière détourna le regard, et observa les hobbits. Pippin et Merry s'amusaient à lancer des cailloux dans l'étang, lesquels disparaissaient dans un léger claquement, tandis que Sam était entrain de parler à Bill le poney, dont il s'était particulièrement attaché au fil des jours. Toutefois les mines n'étaient pas faites pour le vieux poney qu'il était, et le groupe était donc forcé de s'en séparer. Il n'y avait qu'à espérer qu'il parvienne à rentrer chez lui sans encombres, ce dont il était tout a fait capable, le poney étant d'une vive intelligence. Du moins, était-ce qu'avait dit Aragorn à l'adresse du hobbit afin de le rassurer. Voyant Sam enserrer une dernière fois son ami à quatre pattes, Hermione ne sentit désolée pour lui, connaissant elle-même les effets d'un telle séparation, Pattenrond, lui manquant particulièrement à cet instant.
«Ne dérangez pas cet étang ! Ordonna ensuite Aragorn, arrêtant la main de Pippin qui s'apprêtait à relancer une pierre. Nous ne savons pas ce qui s'y dissimule. »
Sa voix était à peine plus basse qu'un murmure. Néanmoins tous l'entendirent et à ses mots les hobbits observèrent alors attentivement l'étang, de même que le rôdeur et Boromir, où de grandes ondulations circulaires se formèrent à la surface, au-delà de l'endroit où les hobbits jetaient les pierres. Les apercevant également, Hermione sentit un frisson lui remonter le long de la nuque, tel un mauvais pressentiment. Quelque chose qui se tapissait sous la surface venait de bouger. Elle en était quasiment certaine et espéra que quelqu'un ne se décide à trouver ce maudit mot de passe afin de quitter cet endroit le plus vite possible.
«Attendez...» Fit Frodon en fronçant subitement les sourcils. Le hobbit n'avait cessé d'observer attentivement les glyphes. «C'est une énigme ; Parlez, amis, et entrez. » Il se tourna vers l'ensemble du groupe. «Quel est le mot elfique pour amis ?
- Mellon » répondit aussitôt Legolas, dont le visage s'éclaira soudainement de compréhension.
À ces mots, la gravure toute entière luisit brièvement, puis dans un raclement sourd les portes s'ouvrirent alors lentement. Incrédule, la compagnie contempla l'entrée dont elle avait tant peiné à percer le mystère. Mystère qui finalement, s'était dévoilé être d'une simplicité étonnante, songea Hermione, agacée de ne pas y avoir penser elle-même.
La surprise passée, Aragorn, Boromir et Legolas commencèrent à s'avancer. Toutefois, à peine eurent-ils approcher le seuil, qu'en retrait, Hermione se sentit soudainement saisie par la cheville et avant même qu'elle ne réalise ce qui se passait, la jeune femme s'effondra au sol. À son cris, tous se retournèrent alors, et aperçurent avec effroi un long tentacule l'entraîner avec force en direction de l'étang.
«Harry ! » Cria-t-elle, incapable de résister.
- Hermione ! »
Le jeune sorcier se précipita en avant, suivit de Ron, mais ils furent brusquement renversé au sol. Car de nouveaux tentacules avaient surgît des eaux. L'instant d'après, dans un cris, Frodon fut saisi à son tour.
« Aragorn ! » hurla aussitôt Sam en bondissant dans l'eau, un couteau à la main.
Le rôdeur le rejoignit aussitôt, le visage livide, et armé de son épée commença à taillader les tentacules à sa portée. Derrière-lui, Boromir se mit à faire de même tandis que Legolas en retrait, se servait de son arc.
Harry et Ron, quand à eux, accoururent à leur tour, armés de leurs baguette. Toutefois, ils ne purent exécuter le moindre maléfice tant le monstre était agité, secouant violemment Hermione et Frodon dans tout les sens. Il y avait trop de risques de les atteindre par erreur. Aussi ne purent-ils qu'observer la scène avec impuissance et effroi, avant de voir la tête du monstre émerger finalement des eaux.
La prise autour de la taille d'Hermione se resserra et la jeune sorcière se sentit suffoquer. Puis aperçut dans le chao total, le monstre déployer sa bouche afin d'avaler Frodon. En bas, la hargne des deux homme s'intensifia. Plusieurs tentacules furent tranchés. La jeune sorcière et le hobbit furent brusquement relâchés. Une chute vertigineuse où l'espace d'une seconde, voyant Aragorn étendre les bras afin de la rattraper, elle se cru définitivement libre. Avant d'être rattrapée en plein vol par un tentacule.
«Non ! » hurla le rôdeur avec colère, tandis que Frodon était réceptionné par Boromir. Maintenu à nouveau par la taille, la jeune femme tenta cette fois de trouver sa baguette. En vain. La violence avec laquelle elle était secouée, ne lui permettait que de s'accrocher fermement à son ravisseur. Voyant la tête du monstre se rapprocher dangereusement, et la bouche béante s'ouvrir à nouveau, elle hurla, terrorisée à l'idée de finir avaler par cette chose.
Puis chuta de nouveau. Et cette fois fut rattrapée pour de bon par Aragorn, qui sitôt la sorcière récupérée, recula aussitôt afin de sortir de l'eau. Hors de portée du kraken, il la relâcha et la poussa vivement en arrière.
« À l'intérieur ! » hurla-t-il.
Un ordre auquel tous s'exécutèrent et fermant la marche, Legolas visa alors avec dextérité les yeux du monstre. Subitement aveuglé le kraken poussa un terriblement grondement, puis plus féroce que jamais, prit d'assaut les portes de la Moria. Heurtant de son corps immense la falaise, ses tentacule tâtonnant les parois de pierre tandis que tous se précipitaient à l'intérieur. Puis finalement dans un écho fracassant, la montagne et l'entrée s'effondrèrent sous le poids du monstre. La compagnie eut juste le temps de se retourner pour voir les blocs immenses sceller définitivement l'entrée, et faire disparaître toute lumière.
Plongé dans l'obscurité, le groupe resta ainsi quelques secondes immobile. Écoutant les derniers échos de l'éboulement qui résonnait encore à l'extérieur, puis enfin le silence. Un silence paisible, où tous tentèrent de de reprendre leur esprits, malgré les respirations saccadées et les cœurs qui frappaient violemment dans les poitrines.
«Lumos Maxima » essaya de formuler Hermione, lorsqu'elle eut retrouver son calme et avec un certain soulagement sa baguette.
Lorsque la lumière éclaira finalement le groupe, tous purent alors s'observer.
«Bon sang, qu'est ce que c'était, ça ? demanda aussitôt Ron.
- Je l'ignore, répondit avec sincérité Aragorn. Une chose issue des profondeurs du monde, des eaux sombres du dessous de la montagne sans aucun doute…
- Et certainement très ancienne » murmura Legolas à mi-voix.
Ces mots laissèrent un silence pesant. Cependant, ne souhaitant pas se laisser submerger par le souvenir du Kraken, Hermione s'éloigna de quelques pas, plus en avant, sous le regard d'Aragorn. Malgré ce qu'elle venait de subir, la jeune femme faisait preuve d'un étonnant sang-froid, et ne paraissait pas être aussi secouée que ne l'était Frodon, lequel était d'une pâleur inquiétante. Cependant, le rôdeur pensait l'avoir suffisamment observé ces dernier jours, pour deviner à travers son visage tendu et crispé qu'elle était néanmoins plongée dans la tourmente. L'attaque du lac ne laissait personne indifférent, mais il savait que pour la jeune femme, cette épreuve avait été sans doute bien plus éprouvante qu'elle ne le laissait paraître. De plus son instinct lui soufflait que le hasard n'avait été pour rien du fait que ce soit elle, et non une autre personne, qui ait été happé en tout premier. Une réflexion qu'il préféra garder pour lui-même, se contentant de suivre la jeune sorcière du regard, qui observait à présent les alentours d'un air étrange.
Une expression remplie d'une angoisse nouvelle et d'une frayeur muette qui l'alerta aussitôt, et suivant son
regard, il vit alors au-delà de la pièce un large escalier, où étaient étendus des silhouettes poussiéreuses et squelettiques. Alarmé, il se tourna en direction de Gimli, qui ne semblait rien avoir remarqué.
«Et ils appellent ça une mine ! s'exclama le nain avec force. Une mine ! »
- Ce n'est pas une mine, le contra Boromir, qui avait lui aussi remarqué les nombreux ossements. C'est un tombeau ! »
À ces mots, les autres regardèrent alors les alentours, apercevant de toute part nombre de squelettes étendus, percés de flèches et d'épées.
«Non ! cria Gimly avec douleur. Nooon ! »
Se saisissant d'une flèche à l'empannage de plumes noirs qui traversait la cage thoracique d'un squelette, Legolas en observa la pointe, avant de la jeter ensuite au loin avec dureté. «Gobelin » annonça-t-il tout en bandant son arc. Aussitôt, Aragorn et Boromir se saisirent de leur épées.
«C'est l'œuvre de Saroumane, fulmina Boromir. Nous n'aurions jamais du venir içi ! »
Aragorn acquiesça et lança un coup d'œil aux sorciers.
« Super ! Moi qui espérait pouvoir souffler un peu ! Murmura cyniquement Ron. Après le calamar, maintenant ça... »
Ce monde était définitivement pire que le leur; un danger écarté, et voila qu'un nouveau se dressait aussitôt devant eux, ne leur laissant aucun répit ! Amer, le garçon s'avança de quelque pas et s'arrêta face à ce qui semblait être le cadavre d'un monstre. Un dragon ? s'étonna-t-il en avisant l'étrange forme reptilienne du crâne ainsi que de la longe colonne qui serpentait parmi les ossements. Plus impression encore, était la mâchoire béante, pourvue de crochets si acérés qu'il était facile d'imaginer le type de morsure que cette bête avait du infliger de son vivant. Avec curiosité, le rouquin empoigna une des nombreuses dents.
«Ron ! Ne touche pas ça ! » le prévint Harry. «Ne touche à rien du tout !
- En souvenir ! se justifia le rouquin avec cynisme, arrachant le crochet de son interstice buccale. Regarde un peu ça, ils sont énormes ! »
Le voyant ensuite ranger son trophée dans l'une des poches de sa veste, Hermione secoua la tête ; Ron ne changerait décidément jamais !
«Nous ne devrions pas rester içi » déclara pour sa part Legolas.
À ces mots, tous l'approuvèrent et après un court moment d'organisation, ils se mirent en marche, s'enfonçant le plus silencieusement dans les ténèbres glaciales de la Moria. Cette dernière se révéla être d'une étendue et d'une complexité qui dépassait leur entendement, et Hermione n'aurait cru qu'un pareil lieu puisse exister. À ce constat, Gringotts et son vaste dédale de galeries souterraines, longues de plusieurs kilomètres lui sembla bien dérisoire. Ils errèrent ainsi durant plusieurs heures, déroutés devant la multitude de chemins et par le nombre de squelettes qui ne dégrossissait pas.
Gimli avait prit la tête du groupe, suivi par Ron, Harry et Hermione qui brandissaient leur baguettes éclairées. Derrière eux, suivaient ensuite Legolas et Boromir, qui encadraient les hobbits tandis qu' Aragorn fermait la marche d'un pas ferme et décidé. Lors qu'Hermione trébucha soudainement, son visage jusqu'alors impassible se durcît. La sorcière semblait à bout de force, et elle n'était guère la seule. À ce constat, le rôdeur soupira, réticent à l'idée de s'arrêter. Cependant, il ne pouvait les forcer à marcher plus longtemps.
«Arrêtons-nous pour quelques heures, déclara-t-il simplement.
Ce quoi, Hermione lui jeta un regard reconnaissant et sans avoir à se le faire répéter deux fois, elle se laissa tomber avec soulagement sur le premier rocher à sa portée. Harry et Ron en firent tout autant, et tandis qu'Aragorn et Gimli se saisissaient de leur pipe, Boromir expliqua aux hobbits qu'il n'était guère prudent de faire du feu.
«Mais nous sommes affamés, s'indigna Sam.
- Nous le sommes tous, rétorqua doucement Boromir. Et pourtant nous attendront d'avoir quitter cet endroit infernal »
D'autant plus qu'ils n'avaient de toute manière aucun combustible sous la main, puisque la moitié de leurs affaires avaient été abandonnées suite à la tentative désespérée d'échapper au kraken.
«Rappelez-moi qui a eut l'idée stupide de venir içi ? Lança Pippin d'un air désinvolte.
- Pippin !» Le rabroua aussitôt Merry.
Pour sa part Gimli se contenta simplement de lui lancer un regard peu amène. Il n'avait de toute façon pas décoché un mot depuis qu'ils avaient découvert le massacre, se contentant de les guider dans un silence douloureux que tous avaient respecté.
Malgré son épuisement, Hermione ne parvenait pas à trouver le sommeil. La jeune femme se sentait oppressée par l'obscurité et par l'immensité de la Moria. Chaque fois qu'elle se sentait sur le point de s'endormir, la peur que quelque chose ne surgisse soudainement de l'obscurité l'enveloppait et la réveillait aussitôt. Chaque fois qu'elle ouvrait les yeux, elle apercevait Aragorn, assit aux cotés de Boromir, qui fumait sa pipe en scrutant les ténèbres. Une vision qu'elle ne pouvait s'empêcher de trouver rassurante, et ce, en dépit de la méfiance qu'elle éprouvait pour le rôdeur. Non pas qu'elle ne lui faisait pas confiance, mais elle savait que malgré leurs désaccord, il la protégerait malgré tout. Tout comme il s'était acharné à la sauver du kraken. Finalement, c'est sur cette étrange certitude que la jeune sorcière parvint à s'endormir.
Avant d'être à nouveau réveillée, cette fois-ci par une main ferme sur son épaule, qui la secouait doucement.
«Levez-vous, murmura Aragorn. Nous repartons... »
Avec difficulté, Hermione ouvrit les yeux.
«J'ai dormi combien de temps ? Demanda-t-elle en se redressant sur coude.
- Un peu plus d'une heure, répondit le rôdeur.
Il se leva et lui tendit la main, afin de l'aider à se lever. Une aide qu'accepta la jeune femme, mais à peine fut-elle debout qu'elle vacilla un instant. Aragorn la rattrapa de justesse, la maintenant par les épaules afin qu'elle se reprenne. Finalement dans un bâillement, elle hocha la tête en guise de remerciements puis se dirigea vers Ron et Harry qui l'attendaient déjà, et lorsque tout le monde fut suffisamment réveillé, la compagnie se remit en route.
Ils marchèrent durant plus de deux heures, gravissant une multitude d'escaliers, et chemins qui serpentaient toujours plus haut. Au bout d'un certains temps, ils en atteignirent un, qui devint étonnamment large et qui s'avéra être une ancienne route, au sol dallé de marbre. Cet constat leur redonna subitement confiance, car cela voulait dire qu'ils avaient probablement bien avancé. Forte de cette bonne nouvelle, la compagnie continua donc marcher, jusqu'à finalement déboucher sur une immense salle.
Lorsque les trois sorciers levèrent leur baguettes, tous purent voir alors au-dessus de leur têtes une vaste voûte soutenue par de nombreux et puissants piliers taillés dans la pierre. Devant eux, de part et d'autre, s'étendait une immense salle vide ; les murs noirs, lisses et polis étincelaient et scintillaient, reflétant la lumière argentée de leur baguettes.
«Pour sûr c'est artistique, il y a pas d'erreur !» Commenta Sam avec béatitude. Un émerveillement que partagèrent sans peine les autres.
- Non ! » cria soudainement Gimli.
À la surprise de tous, il se mit à courir en direction d'une ouverture de l'autre coté de la salle.
«Gimli, attendez ! » Cria aussitôt Legolas.
Mais le nain l'ignora, atteignant à présent l'ouverture qui s'avéra être la porte d'une vaste pièce. Elle était éclairé par un puits de lumière, creusé à même le mur et au travers duquel on percevait un carré de ciel bleu. La lumière tombait sur une grande dalle de marbre blanc, sur laquelle était gravé des runes naines. L'apercevant, Gimli s'en approcha et s'effondra à genoux.
«Non, non, non ! s'écria-t-il.
- On dirait un tombeau » constata Frodon.
Il s'approcha et observa silencieusement les runes naines.
- Balin...gémit Gimli.
- Ainsi les rumeurs étaient-t-elle donc vraies » murmura Boromir, le visage sombre.
À ces mots, tous se tirent silencieusement auprès de Gimli, partageant sa peine. Plusieurs minutes passèrent ainsi et lorsque le nain parvint à sécher ses pleurs, il se détourna du tombeau, observant la pièce avec émotion. Dans celle-ci, gisaient de nombreux ossements, armes et boucliers, sur lequel le regard du nain s'attarda douloureusement. Y reconnaissait-il des amis ? s'interrogea tristement Hermione.
«Aragorn, nous devrions nous remettre en marche, souffla Legolas. Nous ne pouvons nous attarder...»
Le rôdeur hocha la tête et s'apprêta à répondre, lorsque soudainement un vacarme de tout les diables retentit soudainement, lorsque la tête d'un squelette qui était appuyé sur les margelles d'un puits, y bascula après que Pippin poussé par une curiosité morbide, s'était mit en tête de tourner la flèche qui lui perçait la poitrine. Le reste de la dépouille ne tarda pas à suivre la tête, rebondissant contre les parois et entraînant dans son sillage armes, chaines et bouclier.
À chaque rebond fracassant, qui fut répété et amplifié dans la toute la mine, le hobbit se ratatinait sur lui-même tandis que les autres s'étaient soudainement raidit, jetant des regards de toute part comme si la mine toute entière menaçait de s'effondrer sur leurs tête. Finalement, au bout de plusieurs seconde, le tintamarre se tut, laissant place à un silence des plus pesants. Finalement, voyant que rien ne se passait, tous soufflèrent alors de soulagement.
« Espèce d'abrutit ! siffla cependant Merrin à l'adresse de son cousin. La prochaine fois, jette-toi y dedans, ça nous débarrassera de ta stupidité ! »
Penaud, Pippin baissa les yeux. Puis se figea. Car des profondeurs du puits émergea de faibles coups. Tom-tap, tap-tom. L'échos résonna brièvement, puis le bruit se renouvela -tap-tom, tom-tap, tap-tom tom- résonnant cette fois comme une réponse. À ce bruit, Hermione se mordit subitement la lèvre et sentit la peur l'envahir définitivement lorsque soudainement, retentit une explosion de cri strident et de tambour, faisant vibrer la pierre sous leurs pieds. D'un geste rapide, Frodon dégaina son arme, laquelle brillait d'une lueurs bleutée. À sa vue, tous blêmirent alors.
Car les orques arrivaient.
* les phrases en italique sont tirés du livre "La Communauté de l'anneau" .
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