Hop hop hop, désolée pour le retard ... L'inspiration m'avait quitté mais là revoilà (pour longtemps j'espère)
La quasi-totalité de ce chapitre est complétement crétin, mais bon, c'est l'un des derniers chapitres où je pouvais être totalement barrée xD La suite n'est pas rose ... Bref.
Bonne lecture!
Notre Monde
Stuttgart, Allemagne
5h00
La vie est pourrie.
Enfin c'est ce qu'Ed pensait quand il est rentré dans le bar. Plutôt bien tenu, s'étonna-t-il. L'endroit était propre, dans des teintes de bleus, et équipé pour accueillir confortablement les clients, bien qu'il soit pas très grand. Et rempli à majorité de jeunes hommes de son âge, mais quelques femmes et hommes plus âgés étaient aussi présents.
Au fur et à mesure de sa descente de boissons, c'était son moral qui remontait en flèche… Il avait eu du mal à se lâcher au début, les boissons alcoolisées n'étaient pas son fort. Mais suite à une remarque du barman (« Hey petit, t'es sur d'avoir l'âge pour entrer dans ce bar ? ») Edward avait pris le verre du client assis à côté de lui sans le regarder et sans écouter ses protestations, et l'avait bu cul-sec. Manque de bol, c'était de la vodka.
Quelques secondes plus tard, William frappait quelques coups inquiets sur la porte des toilettes.
« - Ed ? ça va ?
« …
« Ed ! Réponds !
« Il est vraiment peu résistant votre ami, commenta le patron.
« Oh vous, taisez-vous ! EDWARD ! Ouvre !
« ….
« Ou je défonce la porte !
« Il est ptête tombé dans le lavabo, vu sa petite taille, ricana l'homme à qui Edward avait prit le verre (enfin son contenu …)
BAM !
La porte s'ouvrit d'un coup, faisant valser William contre le mur. Un Edward en bonne santé bien qu'un peu rouge sortit précipitamment, se dirigea vers l'homme qui avait osé, lui prit des mains le deuxième verre qu'il venait de se faire resservir, et le finit encore une fois cul-sec.
« OH NON PAS ENCORE ! s'indigna l'homme, sous les rires de toute la salle.
« FALLAIT PAS ME CHERc…
Edward stoppa net en fixant le visage de sa victime. Des cheveux sombres, des yeux noirs profonds, un sourire sardonique sur le visage … Pas possible, c'était lui ! Enfin son double, rectifia aussitôt mentalement Ed.
RAH MAIS C'EST PAS VRAI CA, IL ME POURRIRA VRAIMENT LA VIE OU QUE J'AILLE ! CRETIN DE COLONEL ! Pendant qu'Ed continuait de le traiter de tous les noms mentalement, Roy', et oui c'était lui, ayant remarqué la soudaine immobilité de son interlocuteur, reprit la parole :
« Un problème, jeune homme ?
« Nnnn … réussit à grommeler Ed.
« On dirait que tu as vu un fantôme…
T'es pas si loin de la vérité, crétin, pensa Ed
« Enfin bon, voilà que tu as perdu ta voix ! Je t'intimide c'est ça ? mon charme naturel sans doute …
Edward vira instantanément au rouge brique.
« PREND PAS TES RËVES POUR LA REALITE, VIEUX CROULANT !
« Tu me plais toi ! s'exclama le double de Roy puis il se tourna vers l'assistance .Allez, j'offre à boire pour tout le monde !
L'enthousiasme qui déferla à ce moment-là désorienta Edward, qui se retrouva en deux temps trois mouvements assis, une dizaine de verres de divers alcools en face de lui et des inconnus déjà bien imbibés lui tapant dans le dos en riant.
« Hey c'est gentil mais …
« Mais quoi ? s'exclama Roy', assis pas très loin de lui.
« J'ai pas soif !
« Rooh allez Ed, défoules-toi ! lui lança William d'un ton joyeux et qui tenait déjà deux verres vides à la main.
« Pas envie ! bouda Edward, déjà fatigué du tapage ambiant.
« Dis plutôt que tu est trop PETIT pour supporter l'alcool … lança Roy' avec son sourire moqueur.
« La fatigue d'Ed s'évanouit aussitôt.
« PASSEZ-MOI CES BOUTEILLES !
C'est comme ça que ça avait commencé. Et ça aurait sûrement duré plus longtemps, si les voisins du dessus n'étaient pas soudain descendu. Le patron, bien qu'éméché lui aussi, réussit à mettre à peu près tout le monde dehors, sauf ceux qui s'étaient effondrés à terre.
Roy, William et Edward étaient sortis du bar ensemble dans un état … lamentable.
« Oh baaaah zuuut, pleurnicha Roy', pour une f…fois, qu'on s'am … s'amusait, hic ! biennn !
« Ccccc'pa grave ! le consola Edward en penchant dangereusement vers la gauche.
« Onn s'en re...refera une un de ces qua..qua…quatres ! continua William dont le centre de gravité semblait avoir migré vers le sol.
« Ces quat'quoiiii ? s'enquit le double du colonel d'une voix pâteuse.
« Sais pââs. Répondit William après un temps de silence. Jtee re…re..rediras cccca dmâin! Tziens, tappelles co co comment déjaaa ?
Dans le brouillard qui embrumait son cerveau, Edward eut tout de même un éclair de lucidité et d'ironie. Et là je lui fais le coup du devin : vous vous appelez Roy Mustang, vous avez 34 ans et des poussières ..
Pendant ce temps, Roy' réfléchissait tellement fort pour trouver son nom qu'il devint tout rouge.
« Roooy Mustang !
« Enchhhhhhhhhhanté ! Moi c'est … Williâam … Sten …sten …bauer, et luiiii c'est Edwââârd Elriiic!
« Enchhhhanté ! Mais je vais devoir partirrrrrr, ou mes amiiiis vont me tuer.
« Au revoâr ! lui lancèrent les deux jeunes hommes, pendant que Roy s'éloignait d'un pas très PEU assuré, mais en rythme sur la chanson qu'il (tentait de) chantait.
« Lundi des pataaaaates, mâââârdii des patz … pâtates, mercr, mercredi des patââtes aussiii…
William et Edward se regardèrent puis se détournèrent en riant très fort.
« On est cooooomplétement bou…bourés hein ? s'enquit Edward , avant de s'affaler sur le pavé, une fois que la voix mélodieuse de Roy se soit évanouie dans la nuit.
« Ououh Ed ! Je te vois plus ! s'inquiéta William en regardant en l'air.
« Chuis par terre, crétin. Je crois qu'il … est temmmps de rentrer làààà.
« T'as raison ! acquiesce William tout en se mettant en marche. Mais je sais pluuus c'est oùùùù.
« Moi je sais ! Allez let's go !
Suite à un effort surhumain, Edward se releva et tira son ami par la manche. Ils se mirent en marche, mais quelques mètres plus loin, William se détourna pour vomir contre un réverbère.
Puis il reprit sa marche comme si de rien n'était :
« Un régiment de fromaaaages blaaaaaanc, déclare la gueeerre au camembeeert…
« Attends-moi ! s'exclama Edward avant de le suivre à petits pas rapides mais très peu assurés.
Edward s'arrêta quelques secondes pour souffler, et se mettre un peu d'eau sur le visage d'une fontaine qui coulait à proximité.
Il savait qu'il venait de faire une bêtise, mais il se sentait tellement heureux, tellement détendu … Pour une fois, l'avenir ne lui semblait pas noir et déprimant. Non. Il lui apparaissait à travers les brumes de l'alcool, flou, et c'était mieux comme ça.
La vie est merveilleuse.
Puis il rejoint vite fait son camarade, déjà plus loin devant.
Et n'oubliez pas que les review, ca fait travailler les auteurs plus vite xD
