Mot de l'auteur : Un chapitre exceptionnellement posté avant mon bac blanc! Je crois que ce sera le seul, mais il est assez long, non ? (D'ailleurs la longueur est normale, je ne pouvais enlever aucun des éléments qui s'y trouvent).
Je ne pensais pas du tout l'écrire ce soir (dimanche) mais l'inspiration m'est venue comme ça, à 21h00, alors que je l'ai attendu toute la journée (pourtant je pensais que la neige - Oui ! il neige chez moi ! Miracle !- m'aurait aidé.
J'espère qu'il vous plaira...
Bonne lecture !
Ps : le titre du chapitre est nul mais j'ai rien trouvé d'autre.
Chapitre 7 - Début des vacances
Seamus rit et leva sa main par-dessus son épaule.
-Oui, oui, je viendrais te dire au revoir ! T'inquiète, répondit-il à Ron.
Il finit de gravir les quelques marches qui lui restait pour atteindre la porte de son dortoir et soupira.
Les vacances, il les avait redoutés. Nous étions le samedi matin 20 décembre et aujourd'hui, à cette heure-ci précisément, tous les élèves de Poudlard étaient dans le grand hall, valises en main, prêts à rentrer chez eux pour les fêtes de fin d'année. Tous sauf lui, Harry, et quelques autres orphelins qui restaient à Poudlard.
Perdu dans ses pensées, il posa mollement sa main sur la poignée et ouvrit la porte de son dortoir.
Là, devant lui, face à face, il vit Dean qui parlait - ou plutôt se disputait - avec une fille qu'il ne connaissait absolument pas. Elle avait de longs cheveux châtains, un petit nez rond et des yeux semblables en tout point à ceux de Luna Lovegood. Ses vêtements, une jupe à demi longue, un chemisier blanc et une cravate aux couleurs de Poufsouffle, lui donnait en plus l'air d'être une poupée - assez snobinarde, pensa Seamus.
Coupés court dans leur conversation, Dean et elle le regardèrent sans un mot. Le silence se prolongea encore quelques instants entre eux puis il le brisa :
-Bonjour, à qui ai-je l'honneur ? Demanda-t-il poliment à l'inconnue.
La jeune fille le regarda avec des yeux ronds, étonnée et choquée qu'il s'adresse ainsi à elle, et ne répondit rien. Ce fût Dean qui la présenta :
-Hum, Seamus, voici Cécile Solange. Elle est à poufsouffle.
-Seamus ? Répéta Cécile Solange, une pointe d'ironie dans sa voix.
L'irlandais n'y fit pas attention et, bien que cela semblait le répugner (il n'aimait pas les filles et, il ne savait pas encore pourquoi, il détestait celle-ci), il fit quelques pas, main tendue, pour la saluer plus 'officiellement'.
La jeune poufsouffle esquiva son geste et se rapprocha de Dean, passant un bras autour de sa taille.
Le visage de Seamus se durcit à ce moment là et il abaissa son bras, attendant la suite.
-Je suis enchantée de te rencontrer ! Dean m'a beaucoup parlé de toi !
-Ah ouais ? Répliqua sèchement l'irlandais, soudainement très en colère contre elle.
Non mais c'est vrai ! Qui était-elle pour être aussi familière avec son Dean ?
-Et pourquoi ça ? Reprit-il plus durement encore.
-Oh ! Il te ne l'a pas dit ? Je suis sa fiancée !
Bien que choqué et surtout écoeuré, Seamus ne bougea pas. Le souffle court, il grinça des dents et siffla entre elles un "Félicitation" aux deux importuns, avant de faire demi-tour et de revenir sur ses pas, oubliant complètement de prévenir Dean que le professeur Mac Gonagall le cherchait partout.
-Tu feras bien attention à toi, hein ?
-Hermione que veux-tu qu'il m'arrive ? Je resterais dans l'enceinte de Poudlard et Dumbledore sera là pendant toutes les vacances, à surveiller mes moindres faits et gestes.
-Oui, mais on ne sait jamais ! Et puis si tu déprimes, n'hésite pas à nous envoyer Hedwige ! Ajouta la jeune gryffondor en plissant anxieusement le col de chemise de son ami.
-De toute façon Remus à dit qu'il viendrait me rendre visite. Et je ne serais pas seul, Seamus reste ici lui aussi. Et il y a Hagrid.
-Oui.
Peu rassurer, Hermione finit d'ajuster sa chemise et leva les yeux vers Harry.
-Promets-moi quand même de ne pas... enfin, de ne plus réessayer de...
Harry la regarda intensément. Il savait ce qui la tracassait. Et il savait aussi que si il ne répondait pas vite, elle se mettrait à pleurer, comme les dernières fois.
-Je te le promets, dit-il alors.
Tous deux se serrèrent dans leurs bras pour se dire au revoir.
-Oh mais c'est pas bientôt finit ! On dirait une mère qui ne veut pas que son fils parte à la guerre ! On ne part qu'une semaine, 'mione ! Lâche-le un peu ! S'exclama Ron, de retour.
Pourtant, autour d'eux, bien d'autres personnes se disaient au revoir de cette façon. La guerre avait rapprochée beaucoup de monde, et tous, même si Voldemort était mort, restaient inquiets quant à leur sécurité et celle de leur proche.
Harry regarda autour de lui. L'école était en ébullition. Il vit Neville et Ginny s'échanger des présents; une fille de Poufsouffle serrer son petit ami dans ses bras; une autre de Serdaigle donner une accolade à une de ses amies sans valise; Cho Chang, au bras de son petit ami du moment, qui parlait gaiement à un professeur; le professeur Mac Gonagall, courant dans tous les sens; le professeur Rogue qui discutait calmement avec Dumbledore... .
Quand son regard croisa celui du directeur, ce dernier lui sourit gentiment.
-On a vraiment l'impression que Noël approche, dit Harry, pensivement.
Hermione et Ron acquiescèrent.
-Vous ne serez pas beaucoup cette année à rester à...
-Mr Weasley ? Avez-vous trouvé Mr Thomas ?
Ron s'interrompit dans sa phrase et se tourna vers la directrice de sa maison pour lui répondre, alors qu'Hermione, se rendant compte de la disparition de son chat Pattenrond, poussait des cris, alarmés.
-Je remonte le chercher !
Harry rit doucement puis continua à regarder les élèves qui commençaient maintenant à sortir du château.
Ses yeux ne tardèrent pas à identifier la fine silhouette de Malfoy, devant la grande porte, accompagnée de Pansy Parkinson et de Blaise Zabini. Ces deux derniers semblaient se disputer. Harry vit le serpentard blond souffler, les yeux levés vers le ciel, et leur faire un signe de la main, avant de les quitter... pour retourner à l'intérieur du château !
-Tiens, Malfoy reste ici pendant les vacances ! Dit une voix dans le dos de l'attrapeur de Gryffondor.
Harry sursauta et se retourna.
-Seamus ! Tu as trouvé Dean ?
-Mouais.
-Tous les voyageurs, dehors ! Le Poudlard Express part dans dix minutes ! Hurla Rusard.
Harry et Seamus suivirent Ron, Hermione (Pattenrond dans les bras), Neville et Ginny à l'extérieur mais s'arrêtèrent au bas de la porte: il faisait trop froid dehors, et la neige tombait drue.
Formant une ligne parfaite et assez courte, tous ceux qui restaient à Poudlard saluèrent une dernière fois les voyageurs. Ils étaient huit ; Harry, Dumbledore, Seamus, Mac Gonagall, Rogue, un élève de poufsouffle, et deux autres de Serdaigles, à rester au château. Sans compter Malfoy, et Rusard et Hagrid qui accompagnaient les élèves au train.
A la grille du château, Ron et Hermione se retournèrent une dernière fois pour les saluer, avant de disparaître derrière elle. Leurs traces de pas, qui formaient un chemin onduleux dans la neige, restèrent les seules marques de leur départ.
Harry inspira profondément. Il se sentait libre tout un coup. Il s'étira, bras levés au-dessus de sa tête, et se retourna vers son compagnon de chambre qui avait déjà entamé la montée des marches du grand escalier. Très vite il le rejoignit.
-Que fait-on ? Un tour en balai au-dessus du château ça te dit ? Ou tu préfère aller manger tout de suite ? Proposa-t-il.
L'irlandais ne lui répondit pas aussitôt. Sa tête baissée ne laissait pas apparaître l'expression de son visage mais Harry le sentit tendu. Sa réponse confirma son impression :
-Non. Je préfère finir mon devoir de potion à la bibliothèque aujourd'hui. Et je n'ai pas faim. On se voit ce soir.
Son ton était morne et sans appel. Harry n'insista pas et le laissa finir sa montée tout seul. Immobile, il le regarda tourner au coin d'un couloir, vers la bibliothèque, un peu inquiet.
Mais il n'eut pas le temps de se poser plus de question. Quelque chose de dur et froid venait de frapper son dos. En se retournant son regard croisa celui gris acier d'un certain serpentard blond. Malfoy ne s'était pas absenté trop longtemps : il était certainement retourné vite fait dans sa chambre car il portait à présent une cape, une écharpe et des gants.
Une de ses mains jonglait patiemment avec une boule de neige.
-Une promenade au bord du Lac ça te dit Potter ? Dit-il alors, un sourire fleurissant sur ses lèvres.
Harry se surpris à accepter sa demande.
-Attends moi je vais m'habiller, répondit-il.
Une fois dans son dortoir, Harry enserra l'écharpe blanche que lui avait offert Hermione autour de son cou, mit sa cape sur ses épaules et attrapa ses gants sur son oreiller ainsi que... une lettre ? C'était un morceau de parchemin déchiré et écrit à la hâte semblait-il. Et cette écriture... Harry la connaissait. Car il avait reçu le même mot le jour précédent, en cours d'Astrologie. Le contenu était presque le même par ailleurs :
Harry Potter, je te préviens une dernière fois, fais attention à toi ! Crois-tu que ce soit une coïncidence si Malfoy à décider de rester ici pour les vacances ? Il te veut. Ce n'est qu'un mangemort pervers et sans âme qui n'a eu aucun scrupule à tuer son propre père !
En espérant qu'il ne t'arrive rien, je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.
Harry fronça des sourcils et chiffonna la lettre pour la mettre dans son tiroir. Cela devenait inquiétant. D'après cette personne Malfoy était vraiment quelqu'un de terrible. Pourtant ce dernier lui avait affirmé l'aimer. Et Harry voulait croire en Draco. Son amour lui importait peu pour le moment, mais pas son amitié. Il ne savait pas trop pourquoi, peut-être parce que ce dernier lui avait sauvé la vie, parce qu'il l'avait empêché de commettre une grosse bêtise.
Son regard se dirigea vaguement vers la fenêtre de sa chambre. Il ne savait pas si lors de la bataille il lui aurait resté assez de force pour se défendre. Il avait essayer mais sans vraiment d'efforts... et même si il lui en restait, Harry avait décidé de ne plus bouger. Il avait décidé de mourir, là, sous la baguette de son pire ennemi, se disant que de toute façon les autres finiraient le travail derrière lui. Il ne suffisait que d'un coup pour que le Lord des ténèbres s'effondre.
Revenant brusquement à la réalité, Harry secoua la tête et sortit en trombe de sa chambre, ne voulant pas faire plus attendre le serpentard.
-Désolé du retard. Tu lis quoi ?
Draco sursauta et rangea précipitamment son parchemin dans sa poche, un sourire en coin.
-Rien du tout, on y va ?
Le gryffondor acquiesça et ils sortirent.
Au dehors la neige s'était calmée, laissant place au soleil. Les deux jeunes hommes marchèrent tranquillement vers le Lac, leurs pieds s'enfonçant profondément dans l'épaisseur blanche.
-Pfiou, enfin les vacances, ça va nous faire du bien ! Dit Draco, engageant la conversation.
-Pourquoi, tu es fatigué ?
-Disons que le comportement de certaines personnes me tape sur les nerfs, répondit du tac au tac le serpentard blond.
Harry se remémora sa dispute avec Blaise et Pansy une heure plus tôt et n'ajouta rien.
-Et puis je vais pouvoir passer du temps avec toi sans qu'on vienne nous embêter, continua Draco.
A la suite de cette phrase Harry se sentit rougir juste un peu et acquiesça silencieusement.
Ce petit moment de gêne passé il se reprit :
-Je ne veux pas que Seamus soit au courant par contre.
-Très bien.
-Mais de toute façon je ne serais pas tout le temps avec lui !
-Je l'espère.
Le brun regarda le serpentard. Ses réponses étaient on ne peut plus sincères mais ses yeux brillants lui laissaient comprendre qu'il ne disait pas tout ce qu'il voulait dire.
Sentant la pente glissante, Harry préféra changer de sujet.
-Tu ne m'as jamais dit pourquoi tu avais tué ton père, dit-il tranquillement.
Le comportement de Draco changea aussitôt. C'était toujours comme ça quand on lui parlait de son père.
-Parce que tu ne me l'as jamais demandé.
-Maintenant je te le demande.
Il hésita un instant puis répondit:
-Je l'ai fait parce que je le détestais et parce qu'à cause de lui mère a failli être tuer et que maintenant elle est en prison.
-Alors ça n'a rien à voir avec le fait qu'il était près à appeler les dragons noirs pour exterminer l'Ordre à la fin de la bataille ?
-Rien du tout.
Harry s'assit dans la neige et forma une boule avec ses mains, observant songeusement le Lac.
-Tu mens mal.
Il sentit le blond réagir à sa réplique
-Je ne mens pas, affirma cependant Draco en s'asseyant à ses côtés.
-Tu veux que je te dise ce que je pense ? Je pense que dès le départ tu n'as pas choisit ton camp, que ton père t'a forcé. Je pense que par conséquent tu as suivit superficiellement les ordres que l'on t'a donnés, et je pense qu'effectivement tu as tué ton père par haine et pour sauver ta mère. Et pour l'empêcher de nous faire perdre la bataille.
Le blond eu un rictus à cette tirade.
-Touché. Tu as visé juste. Et que penses-tu encore ?
-Que tu aimes la neige car elle te va très bien et que j'ai envie de m'allonger.
Draco leva un sourcil. Il ne savait pas si c'était un compliment qu'il venait de lui faire ou non.
Ne voulant pas se prendre la tête avec cela, il observa le gryffondor s'étendre de tout son long dans la neige. Ses cheveux noirs juraient avec la blancheur de la neige. Mais il avait l'air d'un ange ou d'un enfant ainsi étalé. Dans ses yeux verts, Draco voyait les quelques nuages au-dessus d'eux et le soleil.
Il sourie en repensant à la lettre qu'il avait trouvée dans sa chambre. M.D.R avait vraisemblablement tenu à lui rappeler son existence avait de quitter Poudlard. Pourtant ses mots étaient dans l'intérêt seul de l'attrapeur de Gryffondor. L'anonyme lui avait juré que si il ne prenait pas soin d'Harry pendant les vacances, il aurait à faire à lui.
Un avertissement que Draco avait trouvé plus que révélateur.
Tu ne me fais pas peur ma petite M.D.R., tu es trop prévisible. Et je te connais à présent.
-Tu as décidé de devenir muet ou ma remarque t'a blessée ? Demanda soudainement Harry.
Draco sursauta, sortant de ses pensées.
-Non, je me disais juste que tu allais attraper froid si tu restes ainsi et que ça ne plairait pas à une certaine personne si tu tombais malade.
Les traits du visage du Gryffondor se durcirent.
-La seule personne à qui ça ne va pas plaire c'est Hermione et si elle n'est pas contente ce n'est pas mon problème.
-Pourtant vous aviez l'air très proche tout à l'heure.
-Hermione a toujours agit comme une mère pour moi, soupira Harry. Sévère quand je ne faisais pas mes devoirs, inquiète quand j'étais en danger, douce quand je n'avais pas le moral. Mais elle me couve un peu trop. Je l'aime beaucoup mais j'ai besoin d'air, de solitude. Je ne veux plus qu'on me suive partout comme un chien. Je lui ai déjà fait une promesse, après ça elle ne devrait plus s'inquiéter.
-Oh, je vois. Mais tu sais, ce n'était pas d'elle dont je parlais. C'était de moi.
Harry le regarda, surpris. Draco lui sourit doucement. Il rougit.
-Bon ce n'est pas tout mais j'ai faim moi ! On va au cuisine ? Dit Harry brusquement en se relevant.
-Je te suis mais avant... pourrais-je savoir quelle promesse tu as faite à Granger ?
-Je lui ai promis de ne plus essayer de me suicider.
-Coucou.
Harry posa sa main sur l'épaule de son ami tout en enjambant le banc pour s'assoire à ses côtés.
-Alors, ces devoirs ? Demanda-t-il en se servant des tomates et de l'omelette.
Seamus lui passa les plats et lui répondit :
-Pas fini. J'ai eu la flemme.
-Oh. Et tu... tu ne t'es pas ennuyé tout seul ? Tu aurais pu me prévenir je serais venu m'ennuyer avec toi, dit Harry.
Ses yeux croisèrent à cet instant ceux offensés du préfet serpentard. Il eut un bref sourire et reporta son regard sur son assiette.
-Non, je suis allé dormir un peu.
C'était un mensonge, bien sûr. Mais Seamus ne pouvait se résoudre à lui dire la vérité. A lui dire qu'en fait il avait passé son après-midi à se morfondre et à pleurer comme un gamin.
Voyant que son ami n'avait pas le moral, Harry se tue.
Il tendit le bras vers le sel. Ce fut Dumbledore qui le lui passa.
Comme ils étaient très peu à rester au château, le directeur avait invité ses élèves à manger avec eux, à la table professorales. Tous étaient donc répartis autour de la table (réduite pour l'occasion) pour partager le dîner.
Sans grand étonnement, Rogue et Rusard manquaient à l'appel.
-Merci professeur, dit poliment Harry.
-De rien Harry. Alors de quoi voulez-vous parler ? Je vous voit tous silencieux, se justifia le directeur.
Harry observa ses yeux bienveillants derrière ses lunettes en demi-lune et sourit. Cela ne faisait aucun doute qu'il voulait remonter le moral de son voisin. Et peut-être aussi, c'était vrai, couper le silence pesant qu'il y avait entre les autres élèves restants.
La discussion s'orienta alors sur le Quidditch. Elle plut d'ailleurs à tous. Même à Hagrid et au professeur Mc Gonagall. (Seul Draco parla très peu). Et elle dura jusqu'au désert (des poires au chocolat avec des bonbons à la fraise, cadeaux de Dumbledore).
A la fin du repas, tous repartirent égaillés dans leur dortoir respectif.
Harry remercia discrètement Dumbledore : Seamus ne déprimait plus du tout.
Quand ils arrivèrent tous deux dans la salle commune de leur maison, il se mit à en faire le tour en courant, heureux qu'il n'y est personne 'pour une fois !', avant de s'effondrer dans un fauteuil près du feu.
Leur soirée se passa tout aussi gaiement : ils firent de nombreuses parties d'échec auxquels Harry perdit presque à chaque fois.
-Ah ah ! Qui l'aurait cru ? Battre le célèbre Harry Potter à un simple jeu d'échec ! Franchement, et sans vouloir te vexer Harry, avec un professeur comme Ron et un pouvoir combatif de magie comme le tien, tu es vraiment nul ! Rit Seamus à la fin de leur dixième partie.
-Oui j'avoue ! Tu as gagné, je suis mort et j'en ai marre. J'abandonne, dit sur le même ton le survivant, les joues rougies par leur fou rire.
-N'empêche je ne pensais pas que tu pouvais être aussi marrant. Ca fait plaisir, reprit plus sérieusement l'irlandais en rangeant les pièces du jeu dans leur boîte.
Harry n'ajouta rien, la réponse étant évidente. Avant, il était trop angoissé par la guerre et son combat pour oser ne serais-ce que sourire. Et juste après son triomphe, il était encore beaucoup trop fatigué et apeuré pour rire.
-Je suis content que tu es retrouvé le moral, toi ! Je me suis dit tout à l'heure que je n'y arriverais jamais ! Seul Dean sait le faire. Heureusement que Dumbledore était là ! Seamus ?
Au nom de Dean, Seamus avait perdu son sourire.
Et merde j'ai encore fait une boulette !
-Ouais, Dean, finit par souffler l'irlandais.
Harry l'incita du regard à s'expliquer.
-Je... ce matin je l'ai trouvé avec une fille, dans le dortoir.
-Quand Ron et Mc Gonagall le cherchait ?
-Oui. Ron m'avait dit de regarder là-bas lorsqu'il à débarquer ici, pendant que lui irait voir au wc. Et je l'ai trouvé. Il était avec cette fille...
Harry se souvenait très bien de son coming out, il y a une semaine environ. Seamus avait avoué haut et fort à toute l'école qu'il était gay, puis à ses amis qu'il aimait Dean.
Harry comprit alors ce qui avait dû se passer dans le dortoir ce matin.
-Elle a dit... elle a dit qu'elle était sa fiancée. L'enfoiré. Il s'est foutu de moi, vraiment.
-Mais, euh... vous ne... vous ne sortiez pas ensemble ? Demanda Harry, un peu surpris.
-Non. Je ne sais pas ce qu'il éprouve pour moi... ou plutôt je ne savais pas. Maintenant je l'ai bien compris. Il me considère juste comme un ami, voir moins que ça. Quel idiot je fais.
Harry ne répondit pas. Il ne savait pas comment le réconforter. Il n'avait jamais réconforté personne. C'était toujours les autres qui, des fois, par leur simple présence, le réconfortaient.
L'ambiance était devenue tendue à présent. Et seul le bruit du feu crépitant venait rompre le silence de la pièce.
-Si un jour tu tombes amoureux Harry, je te souhaite de ne jamais vivre ça. Un amour a sens unique, c'est moche. Choisis bien ton petit ami.
-Seamus je...
-Ne me dis pas que tu n'es pas gay car ce serait un mensonge ! Le coupa le Gryffondor brun en souriant.
-Comment... ?
-... je le sais ? Quand toi-même tu es gay, ça se voit comme le nez au milieu de la figure, Harry ! J'en suis convaincu à 100 !
Harry sourit et n'osa pas le contredire. Car lui même n'en était pas sûr.
Enfin, l'important était que Seamus est retrouvé son beau sourire.
Harry convoqua Dobby pour qu'il leur apporte des boissons et des biscuits, et bientôt la conversation tourna vers un sujet un peu plus «chaud ».
Seul, allongé dans un fauteuil, lui aussi près d'une cheminée, le prince des serpentards écrivait silencieusement.
Le calme qui régnait dans la maison des serpentards aurait dû l'apaiser, mais l'attrapeur blond était en proie à une foule de question.
Il passa son crayon entre ses lèvres et s'appliqua à déboutonner sa chemise alors que ses yeux relisaient les mots qu'il venait de coucher sur le papier.
Samedi 20 décembre, 22h30.
Aujourd'hui fut une journée assez chargée. Tout d'abord j'ai eu à supporter le départ de toute l'école (ces imbéciles ne se rendent pas compte à quel point ils sont bruyants ! - j'ai horreur du bruit) et surtout de Blaise et de Pansy. Blaise m'a bien fait comprendre, encore une fois, qu'il attendait de mes nouvelles au plus vite pendant les vacances à propos de notre pari, et Pansy m'a avertit une nouvelle fois du danger qu'il représentait. Elle n'a jamais aimé Blaise, même quand ils se battaient ensemble, côte à côté, au front. Je me demande pourquoi... peut-être qu'elle est frustrée, il lui a refusé pas mal d'avance il faut dire.
Mais quelque part elle a raison, je ne passe pas assez de temps avec elle... je vais devoir me rattraper et lui acheter la peluche qu'elle voulait tant à Pré au lard.
Ensuite il y a eu cette lettre de M.D.R (rira bien qui rira le dernier!) dans ma chambre et la sortit avec Ha... Potter. C'est étrange mais ce moment passé à ses côtés m'a apaisé. Pas que je sois stressé... un peu, d'accord, je le confesse.
Et il y a cette réponse...merde j'ai beau la tourner dans tous les sens, je n'arrive pas à l'assimiler : Potter a essayer de se suicider ? Oui, remarque, pas si étonnant que ça, avec ce qu'il a vécu mais... non. En plus, si j'ai bien compris il n'a pas essayé une fois mais plusieurs... pourquoi ? Quel gâchis. Et dire qu'il ne se rend pas compte à quel point il peut être beau et sexy. Il est fort, puissant, mature, son corps est finement musclé, soit délicieusement masculin,... et pourtant il ressemble à un enfant par moment.
Et ses lèvres... je n'arrive pas à ne plus penser au baiser que nous avons échangé la dernière fois quand je suis avec lui... je me retiens tout ce que je peux mais... il faut absolument que je l'embrasse, encore une fois. Peut-être est-ce parce que je suis en manque (ils sont tous partis ici et hors de question que j'aille voir ceux des autres maisons !) ou parce que... quoi ?
Mot de l'auteur : Alors ? Reviews ? ç.ç
Bon ok il n'y avait rien de très alléchant mais si vous avez bien suivit il y a eu quelques révélations ou indices qui laissent présagés une suite plus... mouvementée ! ;)
Et si vous êtes patient et que vous attentez la fin de mes exams (dans 3 semaines) je vous promet une au moins trois (pas d'un coup, hein ! mais quand même) merveilleux chapitres pleins de 'rebondissements'.
Bises à tous,
Lyj, morte de rire.
