Au soir du troisième jour, il fallut se rendre à l'évidence, il fallait partir chasser, et remplir les gourdes, ils avaient oublié la survie pour se consacré a se qu'ils appelaient maintenant leur vie, c'est-à-dire l'un l'autre.

-On se retrouve au lever du soleil, ici, vivants.

Il scella la promesse d'un baiser. Ondine fouilla sa poche, et au fin fond de la doublure, trouva ses bagues.

-Tiens, porte là toujours sur toi, c'est comme si j'étais avec toi. Elle enfila l'autre à son propre doigt.

Ondine prit les gourdes, et après un dernier baiser s'en fut en courant, dans le désert en pleine nuit, elle savait qu'elle devait courir toujours tout droit, que l'oasis n'était pas loin, qu'elle serrait bientôt de nouveau dans les bras d'Apollon. Cette pensée éclipsé tout le danger semblait absent de son esprit, au même titre que son envie de quitter l'arène. Elle voulait juste rester avec lui, pourquoi gagner les Hunger Games si c'était pour vivre riche et célèbre, mais sans lui ? Elle préférait mourir de sa main, au dernier instant, et le savoir vainqueur. La lune fit finalement son apparition, lui permettant de voir approcher les premiers palmiers.

Elle entra en trombe dans l'îlot d'humidité, sans peur, oubliant qu'il y avait encore des tributs prêts à lui faire la peau, elle remplit les gourdes tout en faisait attention a ne pas tomber dans l'eau, la nuit trop fraiche et l'eau pouvait la rendre malade. Elle fit le tour du bassin quand elle aperçut sur l'autre rive un poignard abandonner sur le sable. Elle le ramassât, cherchant dans sa mémoire qui avait bien pus laisser son arme là.

Ses comptes des morts n'était plus à jour, car du fond du terrier on n'entendait pas le canon, et c'est aussi ce qu'elle aimait, elle avait oublié la mort. Mais une fois l'arme en main, elle s'inquiéta de l'avancer de la compétition.

Le dernier coup de canon qu'elle avait entendu, c'était celui du gamin tué dans la corne, qui ne laissait que 8 tribut en vie, dont elle et Apollon.

Un sentiment d'urgence la pris, quand elle se rendit compte que les tributs restant avaient sans doute pris quartier dans la forêt. Forêt où son amour était seul, armé certes, mais pas suffisamment pour être efficace face à l'alliance.

Un coup de canon dans la nuit, et elle s'élançât, avec la conviction qu'Apollon était vivant mais en grand danger. Elle mourrait de peur.

C'est seulement au lever du soleil qu'un second coup de canon se fit entendre, Ondine arrivait en lisière de la forêt, plus inquiète que jamais, alors que le désert fermait ses portes en se couvrant d'une tempête de sable.

Le producteur réduisait volontairement le champ de possibilité, signe qu'il restait bien peu de monde en vie.

Un troisième coup de canon accueillit Ondine, qui plongeât dans le terrier, espérant sincèrement que son homme était là, et que les coups de canon ne soldé aucun combat le comportant.

Mais il n'y était pas.

Quand Ondine ressortit de son trou, c'est-à-dire quinze secondes après y être entré, le ciel se couvrait tout à coup de nuage noir au reflet violet sombre, signe d'un très fort orage. On approchait du grand final.

Un silence pesant, sans cris d'oiseau, d'animaux ni même un bourdonnement d'insecte emplit l'air.

Ondine fit tourner sa bague sur son doigt, tout en buvant. Elle attentait un signe, un mouvement, et devant l'absence totale de vie, elle décidât de partir à la recherche de son homme.

Le poignard dans la main, un sac sur le dos, elle partait, laissant trace sur son passage et faisant beaucoup de bruit. Elle n'était pas une bonne tribut, et l'illustrait bien.

Elle marchât presque deux heures avant de trouver quelque chose le corps de la fille du 1. Elle se demandât même pourquoi il n'avait pas été ramassé, vu qu'elle lui attribuât le premier coup de canon. Aucune piste n'étant visible elle continuât à se perdre, espérant trouver ce qu'elle cherchait ainsi.

Une heure plus tard elle trouvât le corps du garçon du 1. Il semblait bien plus frais que celui de son homologue, et surtout, portait des traces de lutte, là où la jeune fille n'avait qu'une blessure franche et nette, cause de la mort.

Une voix au loin attirât finalement l'attention d'Ondine, une voix lointaine, une voix de fille.

La 11 ou la 2.

Ondine partit dans cette direction, après tout. Apollon allait peut être pensait que c'était elle qui parlait et tenterait de la rejoindre.

La voix ne discontinuait pas, elle avait des éclats de rire, nerveux ou plus vrai, des phrases dites avec plus de conviction que d'autre, mais rien de bien interprétable.

Ondine suivait toujours cette piste sonore, se rapprochant de plus en plus de la source.

Source qui fut bientôt en vu. La fille du 2.

Ondine se demanda si celle-ci n'était pas folle, a parler seule ainsi depuis une bonne heure.

-Tu m'as mentit !

Ondine se baissa, sur ces gardes, conforter dans son idée que l'autre avait perdus la tête.

-Tu disais qu'elle t'aimait, mais regarde, enfin… regarde, ricana-t-elle, elle n'est pas venus te chercher ! Elle doit bien rigoler, dans son trou ou planquer dans une oasis, de t'avoir utilisé.

Ondine releva la tête.

La fille du 2 n'était pas seule, mais bien assez folle pour parler à un mort. Un mort qui gisait a ces pieds. Un mort dont la vue arrêta le cœur d'Ondine. La folle parlait à Apollon.

Ondine sans s'en rendre compte avait saisit son poignard a pleine main, et s'étais élancer a pleine vitesse vers ce qui était maintenant la chose la plus détestable au monde. Elle percuta la folle avant même que celle-ci n'est compris d'où cela venait. Le premier coup de poignard ne fut pas mortel, mais des plus douloureux. Ondine avait largement le dessus, ivre de rage, de haine, et pleine d'une force que lui inspiré ces deux sentiments négatifs.

L'orage éclata finalement, alors qu'il pleuvait des coups de poignard sur l'infâme assassin. Ondine ne s'arrêta que quand la folle n'eut plus rien de dangereux, transpercée de part en part, les mains coupées, le visage méconnaissable et le cœur en proie aux plus grandes difficultés pour battre.

Ondine, vidés de toutes ces forces, rampât vers le corps d'Apollon. Il avait les yeux ouvert, elle les ferma. Accroché a son sac, il y a avait un oiseau, ce qui aurait dut être leurs repas. Il avait encore son épée à la main, des traces de lutte sur le visage et les bras, mais surtout un drôle de petit sourire. Le canon retentit alors que l'orage se dispersait. Ondine avait finalement tué la folle, mais il était temps pour elle de mourir aussi.

Les premières notes de musique des annonces du capitole percèrent le silence.

Elle attrapa l'épée, et ouvrant sa veste, visa entre deux côtes, et ce d'un ample geste, elle ramenât la garde de l'épée contre sa peau. La lame ressortait dans son dos, traversant le sac. Elle se lassa tomber, la tête contre l'épaule de celui qu'elle aimait, son sang rejoignant celui d'Apollon dans la terre.

Alors que la voix du présentateur annonçait sa victoire.

Pourquoi gagner les Hunger Games si c'était pour vivre riche et célèbre, mais sans lui ?

Elle était déjà morte quand les pacificateurs et les médecins arrivèrent.

Cette 19ème éditions des Hunger Games avaient était spéciale, bien spéciale.

La première note de 0 de l'Histoire, la première romance au sein de l'arène de l'Histoire, et la première édition sans vainqueur acclamé.

Le démon rouge n'est plus, depuis cette année, une sirène dangereuse, qui séduit et tue par pure cruauté.

Aujourd'hui, on vous racontera que c'est un fantôme qui pleure son amour perdu, et ne tue que ceux et celles qui osent rire ou se moquer des jeunes filles folles d'amour.