Hello Hello Everybody :)

Ca fait longtemps longtemps, je sais.. Mais bon, voilà !

J'espère que vous aller toute bien, moi je fais allé en ce moment..

Avant toute chose, on remercie Julie qui a bien voulu relire et corriger :)

Après je vous remercie du fond du coeur pour vos encouragement au brevet, pour mon anniversaire et aussi pour votre fidelité qui m'est si chère. 68 Reviews au chapitre précédent, je dois dire que je suis agréablement scotchée ^^

Je n'aurais jamais penser que cette histoire plairait autant :)

Réponses aux reviews des non-inscrites:

Polaris93: Hello Miss :) Okay Okay! Merci de me suivre alors :) J'espère que tout tes exams ce sont bien passés ;) Bisous et prends soin de toi, à la prochaine !

Cream: Hey Coucou ! Heureuse que cette fanfic' te plaise :D Merci pour tout, j'espère que tes exams ce sont bien passés :) Bisous et prends soin de toi Miss ! :D

Lyllou: Merci beaucoup Miss :) J'espère ne pas m'être loupée même si j'ai bonne espoir que non! Prends soin de toi Miss et peut être à la prochaine, Bisous!

Marion: Bonsoir Miss :) Oui, la conseillère est une cxnasse ! Oui, elle va lui dire que c'est sa soeur, mais pas tout de suite, même si c'est dans pas longtemps :) Voici les militaires ;) Prends soin de toi Miss! Bisou-Bisou :)

Petitefilledusud: Hey Miss :) Merci de me suivre :D Oui, voici les militaires, mais ne t'inquiètes pas, aucun quiproquo :) A bientôt Miss, et prends soin de toi ;)

Alicia: Salut Mam'zell :) Alors, ce bac? Voici les militaires :) Je pense ne pas m'être trop loupée au brevet, je saurais ça demain ! En attendant prends soin de toi et Bonne lecture :)

Gogom: Coucou Miss ! Heureuse que cette histoire te plaise! Oui, Jasper et Edward sont adorables avec Bella. Les trois filles sont bagarreuses, donc voilà pour Irina et Mike :D Bisous Miss et prends soin de toi !

Mia1411: Salut Miss :) Haha, alors ton bac? Merci Miss, ça fait vraiment plaisir :) Bisous et prend soin de toi, peut être à une prochaine :D

Jene: Coucou ! Contente que ça te plaise! Tu verras bien pour ce qui est de la réaction de Renée et d'Emmett, c'est pas pour tout de suite Miss :) Bisous et prends soin de toi !

0000: Hey ! Ta review m'a fait super plaisir, vraiment! J'espère que la suite te plaira tout autant :) Bisous Miss et prends soin de toi!

Fanny: Salut Miss :) Merci de tout ces encouragement Miss :) Merci pour la patience :D Bisous et prends soin de toi!

Memette: Hey :D Maintenant tu répond en tant qu'inscrit hein! Ou Franasse est une vraie pxtasse! Le théoreme d'Emmett, j'ai bien aimé l'écrire. Mais elle lui dira pas tout de suite. Jacob t'as dit? Hum.. Tu vas voir! Bisous Miss et prends soin de toi!

Warewolves: Bonsoir Miss :) Oui c'est vrai que même moi j'aime les chapitres où Edward console Bella :) Voici les mystérieux arrivants :P Bisous et prends soin de toi Miss !

Mlanie: Darliing (L) Bon, je t'ai déjà répondu mais bon.. J'espère que tu aimeras ce chapitre :D Bisous Ma Darling Chérie :) Msn (Y) x3

BonaVenture: Coucou ! :) Heureuse que cette histoire te plaise, vraiment!J'espère que la suite te plaira ;) Bisous Miss, à la prochaine peut etre! Prends soin de toi :)

Une certaine Mle T: Madame, votre review m'a touchée plus que vous ne pourriez l'imaginer. Bien que je ne pense pas que vous continuerez à lire cette histoire, merci de m'avoir lu. Comme je vous l'ai déjà dit, mon seul regret a été de ne vous avoir qu'une seule et unique année. Vous m'avez redonné le goût à l'écriture, l'envie de plaire et l'amour des mots. Vous êtes quelqu'un d'extarordinaire Madame et je ne vous oublierez pas. Ces cours avec vous étaient des moments de plaisir et d'évasion dans mon emploi du temps. Merci, Merci pour tout Madame, tout ça, c'est grâce à vous...

Ashura: Coucou Miss :) ! Heureuse que cette histoire te plaise ! :) On va bien voir par la suite ce que ça donnera ^^ Bisous Miss et prends soin de toi!

Didi: Ha.. Désolée Miss ^^' Oui, c'était une fausse alerte :) Mais voilà, le VRAI chapitre :) En espérant qu'il te plaise ;) Prends soin de toi, Bisous !

Léa: Miss! Je dois dire que tu m'as fait rire avec tout ces messages désespérés :D Voilà le chapitre tant attendu, désolée pour l'attente :/ Bisous et prends bien soin de toi Miss ;)

Voilàà pour les non-inscrites :)

Alors un gros merci à Ninie, Laurie, Charlotte, ma Darling, Julie, Marie, la Miss-Aurore & bien d'autres encore, pour m'encourager et me faire garder le sourire ..

Un merci à vous toutes, vous êtes géniales!

Je tiens à prévenir que le langage dans ce chapitre tient du registre familier, mais ne m'en voulais pas, c'est les personnages !

Donc je vous laisse les Miss :)

En vous rappelant que ce ne sont pas mes personnages mais ceux de Stéphenie Meyer !

Bonne Lecture :D


** Les militaire viennent d'arriver et Bella leur sautent dans les bras, on en était là ;) **

Point de vue Edward :

Ma princesse.

Je crois vraiment que j'ai loupé un épisode.

Bella était là, au milieu de ce groupe de jeunes, dans les bras de ce militaire, ou plutôt de ces militaires. Elle embrassait la joue d'un grand blond tandis qu'un autre à la peau brune lui embrassait le front en souriant.

-Qui est-ce ?demanda Alice.

-Aucune idée, avouai-je.

-Bah moi je vais voir, dit-elle.

J'essayais de la retenir mais elle m'esquiva facilement. Je vis le lutin passait entre les gens, passant sous leurs bras. Comme quoi être petit peut servir. Elle arriva finalement près de Bella et sans aucune gêne lui tapota l'épaule alors qu'elle était en pleine discussion avec ce blond. Je vis ma belle se retourner et expliquer rapidement quelque chose à Alice, le lutin sourit et commença à sautiller. Elle serra la main du grand blond ainsi que celle du gars à la peau cuivrée. Elle parla ensuite à Bella, puis aux deux autres et ensemble ils vinrent vers nous. Les deux gars étaient sapés militaires, treillis, t-shirt blanc et chemises kakis. Bella s'approcha de moi et me fit un sourire radieux auquel je répondis.

-Les amis, je vous présente James, dit-elle en désignant le blond.

Ce dernier nous salua d'un hochement de tête et d'un sourire en coin. Il avait des yeux dorés, perçants.

-Et voici, Jacob, dit-elle en désignant le second.

Celui-ci était mâte, les cheveux bruns, les yeux foncés mais arborait un sourire éclatant.

-James et Jacob sont mes frères en quelque sorte. Nous nous connaissons depuis tout petit, nous avons grandi ensemble à l'orphelinat, sourit ma Princesse.

-Enchanté, dis-je en leur serrant la main.

-James, Jake, voici Alice, Jasper, Rosalie, Emmett et Edward, mon petit ami, annonça Bella.

James se tourna vers moi et me scruta quelques instants avant de reporter son attention sur ma belle. Elle lui fit un sourire radieux et il ne releva pas.

-Pourquoi les militaires viennent jusqu'ici ? demanda Jasper.

-Et bien, nous venons de rentrer d'Irak et on nous a donné pour mission de présenter l'armée et la guerre aux lycéens. Jacob et moi avons voulu commencer ici, pour voir Bella, expliqua James.

Jasper hocha la tête.

-Ca vous dit de venir à l'entraînement ? On pourra faire plus ample connaissance là-haut, proposa Emmett.

-L'entraînement ? répéta Jacob.

-Oui, les garçons jouent au basket et les filles sont pom-pom girls, dit Bella.

-Ha oui, et toi aussi tu vas me faire une danse avec des pom-poms ? se moqua Jacob.

-Rêve ! dit Bella en lui mettant une tape joueuse sur l'épaule.

Il rigola.

-Bon allez, on se retrouve d'ici une heure et demi ici, okay ? proposa Emmett.

-Yep !

Bella vint m'embrasser et je la serrais dans mes bras sous le regard de ses « frères ». Elle s'éloigna et se dirigea vers sa voiture en s'amusant avec James.

[…]

Point de vue Bella :

Je montais derrière le volant tandis que James prenait place côté passager et Jake à l'arrière. Une fois que j'eu prit la route, James lança la conversation.

-Alors comme ça tu as un petit ami ?

Il fallait s'y attendre…

-Exact, Edward est mon petit ami, répondis-je.

Je sentais son regard sur moi, je le connaissais, il était en train de se poser un millier de questions.

-Depuis combien de temps ?

-Une semaine.

-Et tu le connais depuis ?

-Deux semaines ?

Bon d'accord, ça ressemblait plus à une question mais bon.

-Hé bin, c'est un vrai fast-food de l'amour ici, se moqua Jacob.

-Deux semaines ? Et ça fait une semaine que vous êtes ensemble ? Tu ne trouves pas que c'est un peu rapide Bella ?

-Ferme la, Jake. James, écoute j'ai l'impression de le connaître depuis toujours, il me défend, je l'aime, et apparemment c'est réciproque.

-Il te défend de quoi ?

-Des connards d'ici ! D'Irina, Mike et les autres ! m'emportai-je.

-Quoi ? Quoi ? Quoi ? Attends, tu m'as parlé d'Irina, mais c'est qui ce Mike ?

Merde !

-Bin moi je suis pas au courant, c'est qui Irina ? demanda Jacob en passant la tête entre les deux sièges.

-Toi t'avais qu'à m'écrire et tu serais au courant ! James…

-Bella, dis moi tout de suite et essaye pas de me baratiner !

-C'est un pauvre gars qui cherchait les embrouilles, mais les garçons s'en sont occupés.

-Il t'a cherché quoi comme embrouilles ?

-Rien de spécial, insultes c'est tout, mentis-je.

-Belli-Bells, est ce que le fait que je sois partis au combat pendant plus d'un an nous a éloigné ?

-Quoi ? Nan, bien sur que nan ! Pourquoi ?

-Alors pourquoi tu me mens ?

-James…

-Bella tu rougis quand tu mens, tu ferais pas une bonne militaire, dit Jacob en appuyant sur ma joue.

-Mais…

-Très bien, mens moi, je demanderai à tes amis, dit James.

Je soupirais. Les connaissant, y'en a bien un qui allait balancer. Je me garais en bas de mon bâtiment et descendis de la Mini cooper.

-Au faite Bella, elle vient d'où cette caisse ? me demanda Jacob en fermant la portière.

-C'est Béa qui me l'a acheté, pour mes dix huit ans.

Il ne dit rien et baissa les yeux. Je n'étais pas la seule à être affectée par la mort de Béa.

-Quel étage ? me demanda James.

-Cinquième !

Il prit son sac dans mon coffre ainsi que Jacob et nous fîmes la course jusqu'au cinquième. J'arrivais à la seconde place, après Jacob, qui faisait des bonds de trois mètres à chaque enjambée et avant James qui avait prit mon sac d'école. Je sortis les clés de ma poche et nous fit entrer dans l'appartement. Je pris mon sac et allais rapidement le posais dans ma chambre.

-Vous dormez ici ? demandai-je en revenant.

-T'as assez de chambre ?

-Ouais, une chacun.

-Alors ouais. Dis voir Pitchoune, je dis pas que t'as pas de goût mais qui a refait cet appart' ? Parce que, avouons-le, je suis sûr que c'est pas toi, me dit James.

Je souris.

-Non, Alice et Rosalie m'ont beaucoup aidé, avouais-je.

-Alice c'est le petit lutin surexcité de tout à l'heure ? Et Rosalie c'est la belle blonde ?

-Ouais…

-Rosalie est célibataire ? s'enquit James.

-Non, elle est avec mon fr… Elle est avec Emmett ! Alors pas touche !

James me lança un regard suspicieux. Je savais qu'il n'aimait pas que je lui cache des choses mais je ne me voyais pas lui écrire que j'avais retrouvé ma mère, mon frère et peut-être mon père sur une lettre. Non, je lui avais simplement dit que je faisais des recherches sur ma famille. Je lui en parlerais ce week-end.

-Vous restez combien de temps ? demandai-je.

-Jusqu'à vendredi prochain, après nous devrons partir faire les autres lycées, on en a pour deux mois, et une fois ça de fait, nous passerons en jugement pour savoir si nous pouvons quitter l'armée ou si nous sommes renvoyés au combat.

Je grimaçais.

-A ton avis, ça va donner quoi ?

-Je ne sais pas, je ne préfère pas me donner d'idée, comme ça je ne me donne pas espoir non plus.

Je le regardais longtemps, il m'avait tellement manqué. Même Jacob, cela faisait plus d'un an que je ne les avais pas vu.

-Comme je te l'ai dit, on va devoir présenter l'armée et la guerre à ton lycée. Nous sommes allés voir ton directeur tout à l'heure et il nous a dit de prendre un élève et d'intégrer sa classe et son emploi du temps. Tu veux bien qu'on te prenne toi ?

-Carrément ! Oh ouais c'est même trop bien ! dis-je en les prenant dans mes bras.

Ils sourirent et je décidais d'aller me changer tandis qu'ils s'installaient dans leur chambre et se changeaient aussi. Je passais donc un bas de survêtement noir et un débardeur blanc. J'attachais mes cheveux en un chignon lâche et enfilais une petite veste noire avant de retourner dans la cuisine. Jacob y était. Comme moi, il avait un bas de survêtement, blanc pour lui et un débardeur de la même couleur. Je me servis un verre de jus d'orange et je le vis me regarder avec insistance.

-Oui ? questionnai-je.

-Non rien, c'est simplement, que tu as changé depuis la dernière fois que je t'ai vu, dit-il.

Je le regardais bizarrement.

-Tu es plus belle Bella, tu es devenue ravissante, encore plus que tu ne l'étais il y a un an.

Je souris en rougissant et il me sourit en retour.

-T'as encore grandit Jake, et t'as prit du muscle aussi, dis-je en touchant ses bras.

-Tu sais, avec James on se faisait souvent punir et les pompes on en a mangé, sourit-il.

Je rigolais doucement.

-Alors t'as pas intérêt de m'embêter ou sinon je te fais faire des pompes moi aussi !

James sortit de sa chambre à ce moment là, tout de blanc vêtu. Il me sourit avant de se servir dans le frigo. Je bus de mon jus de fruits, ça me faisait tellement de bien de les avoir avec moi, de les revoir, surtout après la façon dont ils nous ont quittés, Béa et moi, bien que je les voyais après, mais ce n'était pas pareil. Je me rappelle encore de ce jour horrible, où ils ont quittés l'orphelinat pour de bon, comme si c'était hier. Ca remonte à trois ans. Je me souviens pourquoi ils ont été obligés de me quitter.

« Flash Back »

-James tu sais que j'aime pas la vitesse ! me plaignis-je.

-Allez Pitchoune, tu viens d'avoir quinze ans, ça se fête ! Je sais conduire, j'ai le permis, j'ai 17 ans et demi tu te souviens ?

-Oui mais non, je préfère regarder.

-Isabella…

-Essayes pas de m'appeler Isabella juste pour faire style, je viens pas, je viens pas, point c'est tout !

Il rigola, je le connaissais trop bien. Il embrassa mon front et partit vers la voiture de course.

-Crasseux ! Tu montes avec moi ? dit-il.

-Je suis pas un crasseux, répliqua Jacob.

-T'as vu les crasseuses que tu te payes ? Ca te vaut bien un petit surnom, nan ?

-Ouais allez tais-toi et ouvre moi la porte, débile !

James éclata de rire et lui et Jake montèrent dans la voiture. Je souris. James avait décidé que pour mes quinze ans, il m'emmènerait à une course de voiture où il courait. C'était illégal, James n'était pas très sage. Donc je me retrouvais en compagnie de mes deux frères à une heure du matin sur un parking illuminait de quelques tonneaux enflammés et de phares de voitures. La musique était forte, chaque conducteur voulant montrer la sono de son véhicule. James avait prit une voiture, une Aston Martin, une volée sûrement, pour courir. Il voulait que je monte sur le siège passager mais j'avais trop peur de la vitesse.

Je regardais donc la voiture de James grondait, attendant le signal pour démarrer. Une fois le signal donné les deux voitures partirent en trombe, laissant de la fumée sur leur passage. Je frappais des mains comme tout le monde. Soudain je sentis deux bras se refermaient sur ma taille et une respiration erratique dans mon cou. Je me figeais quand j'entendis :

-Alors chérie, tu aimes la vitesse ?

Je ne répondis rien.

-Viens, je vais te montrer ma voiture.

La main de ce gars emprisonna mon bras avec force, m'arrachant un cri de souffrance. J'essayais d'appeler à l'aide mais la plupart des personnes présentes étaient droguées et complètement ivres, plus la musique, ce qui n'arrangeait rien. Je vis le visage de celui qui me tenait par le bras, un grand brun aux yeux marrons. Il me traîna jusqu'à une voiture, un Hummer jaune, il l'ouvrit à distance et je tentais de m'échapper. Je récoltais un coup et je sentis le sang couler de ma tempe. L'homme me poussa à l'arrière de la voiture et grimpa à ma suite, il claqua ma portière, la ferma de l'intérieur et se tourna vers moi. Il arracha ma chemise blanche en m'embrassant grossièrement, me laissant pour seul haut mon sous vêtement.

-James ! criai-je.

Il rigola en embrassant mes poignets qu'il avait emprisonnés. Je sentis ses mains s'aventuraient vers mon jeans et le bouton se défaire. Inévitablement, les larmes roulèrent sur mes joues. L'homme était en train de jouer avec le rebord de mon boxer quand la vitre éclata en mille morceaux. Une main emprisonna le col de la chemise de l'homme et il fut tiré en arrière violement. Je me figeais en éclatant en sanglot. Je regardais dehors par la fenêtre brisée et vis James jeter son pied de biche à terre et frapper l'homme avec démence. L'homme tomba à terre et James le releva.

Une seule règle : on ne frappe jamais quelqu'un qui est à terre.

James le roua de coup et je vis le sang éclaboussait la chemise de l'homme qui était maintenant assommé. Mon frère le releva à nouveau et lui mit un coup de tête. Il avait cette expression effrayante sur le visage, je savais que s'il ne s'arrêtait pas, il allait le tuer. Il était en transe.

-James !

Tout mouvement fut stoppé et James tourna son visage à l'expression effrayante vers moi. Il lui fallut quelques secondes avant de me remettre. Il lâcha le col de la chemise de l'homme qui alla s'écraser contre le sol. Il passa une main dans ses cheveux courts et secoua la tête. Mon frère accourut vers moi, ouvrit la portière de l'intérieur et me prit dans ses bras.

-Pitchoune, ça va ? Tu saignes.

Je ne dis rien, me contentant de calmais mes larmes dans son cou. Il retira sa veste et me la mis.

-Jake ?

Je vis Jacob arriver et se poster derrière.

-Prends tes affaires, la tune et on rentre.

-Ok !

James me prit dans ses bras et me mit sur le siège avant, côté passager. Il repartit rapidement, fouilla dans les poches de l'homme qui était toujours KO et en sortit les clés. Il prit place derrière le volant et démarra, une fois que Jacob nous eu rejoins, nous partîmes avec le Hummer. James roulait très vite, et, bizarrement, je n'avais pas peur, car pour la première fois de ma vie, je voulais aller vite, m'éloigner vite. James se gara dans un terrain vague à un ou deux kilomètres de l'orphelinat.

-Descendez, dit-il en sortant.

Je m'exécutais et il ouvrit le coffre. Il prit deux des trois bouteilles de whisky qui s'y trouvait et referma. Il dévissa les bouchons et en aspergea partout sur les sièges.

-Jacob, éloigne-la un peu, dit-il.

Jacob me prit par la taille et nous emmena un peu plus loin. Je regardais James s'éloigner de quelques pas avant de jeter un briquet dans la voiture. Le feu fit une course folle dans le véhicule et la voiture sauta par l'arrière juste au moment où James nous rejoignait.

-C'est pas une pauvre bouteille de 'sky qui peut faire ça, dit Jacob.

-Il y'avait un bidon d'essence aussi, avoua James.

Il me prit dans ses bras quelques instants.

-Désolé ma chérie, c'est raté pour le joyeux anniversaire. On ira se faire un tatouage à la place, chuchota-t-il.

Je rigolais doucement.

-T'es complètement taré, tu le sais ça ?

-Ouais, mais c'est pas pour ça que tu m'aimes ? sourit-il.

-Bien vu.

Nous faisions quelques pas et prenions la direction de l'orphelinat.

-Hé crasseux, si tu crois m'arnaquer tu rêves. Je me rappelles très bien que t'as la tune de la récompense, dit James de but en blanc.

-Je l'ai laissé dans la voiture, répliqua Jake.

-C'est ça allez dépêche !

Jacob passa l'argent à James et ce dernier lui en laissa un bon tiers.

-C'est bien, dit James en lui assenant une claque joueuse derrière la tête. Tiens Belli-Bells, ça c'est pour toi, ajouta-t-il en me tendant un petit tas de billets. Et ça, bin c'est pour les tatouages !

-Ha mais parce que t'es sérieux ?

-Mais carrément, tiens on y va demain !

J'éclatais de rire et il embrassa ma joue bruyamment.

« Fin du Flash Back »

Quelques jours après cette soirée, James avait été convoqué au tribunal. Royce King, le gars qui m'avait agressé, avait porté plainte pour vol et destruction de bien personnel ainsi que pour coups et blessures. James et moi n'avions pas porté plainte, pour plusieurs raisons. Je ne voulais pas en parler, Béa n'était pas au courant, c'était une course illégale, Royce King était quelqu'un de connu, nous, nous étions connu des services de police pour nos antécédents judiciaires et nos casiers étaient loin d'être vierges.

James est donc passé au tribunal, son casier comportait beaucoup d'affaires de ce type, c'était la limite, et ils lui ont donc laissé le choix entre la prison et l'armée. James a préféré l'armée. Jacob n'a pas voulu le laisser partir et pour pouvoir le suivre il a frappé l'avocat des King, et Royce en pleine audience, il a été à l'armée aussi. Nous laissant seules, Béa et moi.

Je revenais à l'instant présent et mes yeux se posèrent sur le tatouage de James. C'était une sorte de tribal noir qui partait du haut de son épaule et allait jusqu'à l'intérieur de son poignet. Jacob, lui, avait fait une espèce de signe sur le haut de son bras. Moi, et bien…

-Princesse !

Je sautais sur mes pieds et courais jusqu'au balcon. Edward était en bas.

-J'peux monter ?

-Bien sûr, quelle question !

Il sourit et disparut dans l'entrée.

-Princesse ? Où qu'il voit une princesse lui, se moqua Jacob.

-La ferme, crasseux !

Il me lança un regard mauvais et je rigolais. Edward entra et salua mes frères avant de m'embrasser.

-Joli tatouage, dit-il à James.

-Oh merci ! Tu en as un toi ?

-Non aucun, mais j'aime bien.

-C'était pour fêter les 15 ans de Bella, expliqua James.

-C'est les 15 ans de Bella et c'est toi qui te fais un tatouage ? demanda Edward en souriant.

Je mis un coup de pied significatif à James.

-Apparemment, répondit-il.

-On y va ? proposai-je en coupant court à la conversation.

-Ouais !

Je pris mon portable et mes clés et ouvris la porte. Sur le chemin, James m'interrogea discrètement.

-Est-ce que je dois être content qu'il ne sache pas que tu as un tatouage ?

-La ferme James, si c'est ça que tu veux savoir, il ne l'a jamais vu, grognai-je.

-Bien, le contraire m'aurait mis en colère, avoua-t-il.

Je levais les yeux au ciel tandis qu'il se rapprochait d'Edward. N'importe quoi ! Il me prenait pour qui ?

Nous arrivions devant le gymnase et j'en fus heureuse, j'allais pouvoir m'évader un peu avec mon frère. Enfin, mes frères. Nous entrâmes donc et Edward alla se changer dans les vestiaires. J'allais vers Alec.

-Hey ! Alec !

Il se retourna en souriant et me prit dans ses bras. Il embrassa mon front avant de poser ses mains sur le bas de mon dos et de me regarder.

-Ca va ?

-Bien et toi ?

-Ca va…

Un raclement de gorge se fit entendre et je fis les présentations.

-Alec, je te présente James et Jacob, ce sont un peu mes frères.

Alec se tourna vers James et Jacob et ils se saluèrent d'une poignée de main.

-Les gars, voici Alec, c'est un peu mon frère aussi…

James me regarda mais ne dit rien, il savait que j'étais comme ça, aussi attachée et tarée sur les bords.

-Orphelin ? demanda-t-il à Alec.

-Adopté, sourit celui-ci.

-Je vois.

Je les laissais discuter et allais voir Jasper qui dribblait un peu plus loin.

-Jazz, saluai-je.

Il me sourit et me lança le ballon, nous faisions quelques passes.

-Pour ce soir, laisse tomber, je ne pense pas que je m'entraînerai tant qu'ils seront là, avouai-je.

-Oui, je m'en doutais. Ils restent combien de temps ?

-Une semaine, ils repartent vendredi prochain.

-Dans ce cas, on s'entraîne samedi soir…

-Non pas possible, intervint Emmett en arrivant derrière moi. Samedi prochain y'a un match !

-Ha bon ? Contre qui ? demanda Jasper.

-Des joueurs de Caroline du Nord, de Dobson Comer exactement, sourit Emmett.

Jasper sourit et mon frère me lança le ballon en pleine tête.

-Aïe Emmett !

-Je dois avouer que c'était tentant, rigola-t-il.

Je me frottais le front en levant les yeux au ciel, ne pouvant m'empêcher de sourire en entendant la mélodie agréable de son rire. Jasper récupéra le ballon en souriant puis se reconcentra sur son jeu. Emmett passa un bras autour de mes épaules et me dit :

-Tu devrais faire se présenter James et Jacob, tout le monde ici se pose des questions et je n'ai pas envie que ça gâche un entraînement, surtout en sachant que le match est si proche.

Je le regardais et opinais, ma main alla prendre la sienne, celle qui était près de mon cou et ensemble nous allions voir mes frères, qui étaient toujours avec Alec.

-Les gars, Emmett à quelque chose à vous demander, dis-je en souriant.

Je mis un petit coup de coude à Emmett et ce dernier ne se laissa même pas impressionner, il avait un bon bagou et parler à des personnes quasi-inconnues ne le dérangeait aucunement. Je ne lui ressemblais pas sur ce point.

-Ouais, alors, étant donné que Forks est une petite ville surpeuplée de commères, tout le monde se pose des questions à votre sujet. Est-ce que vous pourriez vous présenter aux personnes qui sont ici ? Nous avons un match d'ici une semaine et je ne voudrais pas que les gens soient inattentifs.

James me regarda un instant puis répondit avec autant de facilité qu'Emmett :

-Ouais sans problèmes vieux, tu veux qu'on fasse ça tout de suite ? Moi je m'en fous et puis je pense que pour Jake c'est la même, nan ?

-Moi je m'en fous aussi, répondit Jacob.

-Bien, merci. Dans ce cas, je fais se rassembler tout le monde dans les gradins, dit Emmett.

Il partit vers Rosalie et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Celle-ci appela les pom-pom girls tandis qu'Emmett rassemblait ses joueurs avec Edward.

Tout le monde s'assit dans les gradins, et je pris place sur les genoux d'Edward. Mes frères étaient en bas, et attendaient le silence pour pouvoir s'exprimer. Au bout de quelques minutes, Emmett annonça :

-Bien, alors comme tout le monde se pose des questions sur les nouveaux venus, je vais leur laisser la parole pour qu'ils puissent éclaircir le sujet ! Alors vous la mettez tous en veilleuse !

Je souris et Emmett prit place à ma droite alors que James prenait la parole à son tour :

-Bonjour à tous ! Déjà, je me présente, je m'appelle James Adamson, et voici mon demi-frère, Jacob, Jacob Black. Nous sommes tout les deux militaires et venons tout juste de rentrer au pays après plus d'un an en Irak. Si nous sommes dans votre lycée, c'est que l'armée nous demande pendant toute une semaine de vous expliquer les bases de notre métier et de répondre à vos éventuelles questions. Nous nous sommes arrangés avec votre directeur et nous devons, moi et mon frère, suivre un élève et intégrer sa classe cette semaine. Nous avons donc…

-Vous pouvez intégrer ma classe si vous voulez !

Je soupirais fortement et levais les yeux au ciel avant de poser mon regard sur cette blondasse d'Irina. James lui lança un regard mi-irrité, mi-curieux.

-Oh, merci c'est sympa… ?

-Irina, je m'appelle Irina. J'ai beaucoup de contact dans ce lycée, tout le monde me parle, donc ça devrait aller, vous serez bien avec moi, dit-elle d'une voix aguicheuse.

Malheureusement pour cette pauvre conne, James et Jacob avait tiqué sur le « Irina ». Tout deux me regardaient avec des regards compréhensifs, le genre de regard traduisible par un « T'as raison de pas l'aimer, c'est une pauvre meuf' ».

-Bien, reprit James les dents serrées. Merci de cette proposition Irina, mais en faite nous avons déjà choisis quelqu'un. Je tiens à vous présenter ma petite sœur, peut être pas de sang, mais c'est ma petite sœur à bien des titres. Pitchoune…

Il tendit une main dans ma direction et je ne bougeais pas, les joues rouges. Je sentis Emmett me pousser brusquement et je me levais sous la puissance du geste.

Frère indigne !

J'allais donc vers James et ce dernier me prit par la main avant de m'attirer vers lui en entourant ses bras sur ma taille.

-C'est donc Bella que nous suivrons cette semaine.

Je me retins de sourire en voyant le regard outré d'Irina et le sourire diaboliquement satisfait de mes amis.

-Des questions ? demanda Jacob en me prenant la main.

-Oui, moi ! Vous êtes sûrs de vouloir traîner avec elle ? Je veux pas vous blesser dans vos liens soit disant familiaux mais… C'est une pauvre fille !

Aux dernières paroles de cette pouffe, je voulu lui sauter dessus. C'était sans compter sur les bras de James autour de ma taille et la facilité qu'il avait à me retenir, c'était presque humiliant.

-Dit la fille qui s'est fait humilier dans les toilettes, cita sarcastiquement Rosalie.

Irina vira au rouge et un sourire satisfait traversa mon visage.

-Je ne te conseille pas de recommencer, la prévint cependant Jacob. De recommencer à blesser ma petite sœur de quelques manières que ce soit, c'est comprit ?

Elle hocha piteusement la tête et James essayait de m'apaiser, en vain. Edward descendit des gradins et me prit dans ses bras. Je vis James nous regarder un instant, il affichait ce genre de sourire, celui qui montre à quel point vous êtes impuissant face à certaines situations.

-Bien, maintenant reprenons les entraînements, on a un match dans une semaine, reprit Emmett en se levant.

Tout le monde partit et je me retrouvais avec James dans les gradins, Jacob jouait au basket avec les garçons. James se tourna vers moi et me dit :

-Tu l'aimes, hein ?

-Plus que je ne pourrais te le décrire, avouai-je.

Il soupira, attira ma tête sur son épaule et caressa mes cheveux distraitement.

-Bien…

[…]

Je me séchais les mains. Nous venions de manger, les garçons et moi, et nous venions de finir la vaisselle. Je regardais l'heure : 22h05.

-On fait quoi ?demandai-je.

-Allez vous habiller, on va aller faire un tour, dit James.

-Où ?

-T'occupes et vas te saper, pas trop aguicheur et pas trop vieux, dit-il.

Je soupirais. Pourquoi, je m'habillais comme ça d'habitude ? Pff... ! Je mis donc un jeans slim clair avec un débardeur blanc et des escarpins noirs, confortables. Je me recoiffais rapidement avant de me remaquiller légèrement, je mis un grand collier en argent, le médaillon en cœur atterrissait au niveau de mon estomac. Je mis ma petite veste en cuir noire et sortit de la salle de bain pour rejoindre James et Jacob. Tout deux étaient habillés d'un jeans foncé, d'un débardeur clair et d'une veste en cuir.

-Fini ?

-Ouais…

-Bien, alors on y va, dit James.

J'attrapais mon sac à main et refermais l'appartement derrière nous, une fois arrivée au parking souterrain, James me dit :

-Les clés Pitchoune, c'est moi qui conduis !

-Han t'abuses !

-Mais oui je sais, allez donnes les clés…

Je lui lançais les clés qu'il rattrapa d'un réflexe habile. Je grimpais dans la Mini Cooper et une fois tout le monde installé, James démarra en vitesse. Il ne me fallut qu'une vingtaine de minutes pour comprendre que nous allions à Seattle.

-Elle roule vite ta voiture ? me demanda James.

-Hum… je n'ai pas à me plaindre, pourquoi ?

-Hé tu sais bien la conduire ?

-Bah oui, quand même !

-Attends c'est normal, c'est moi qui lui ai apprit à conduire, intervint Jacob.

-Justement… Non je rigole, bon bin dans ce cas, Belli-Bells, passe moi ton téléphone.

-Mais t'es en train de conduire, répliquai-je.

-Et alors ? Allez fais pas ta petite fille gentille, comme si tu l'avais jamais fait. C'est pas une fille tatouée qui peut faire sa petite fille sage.

Je levais les yeux au ciel et lui passais mon téléphone. Il pianota rapidement sur le clavier et porta le téléphone à son oreille.

-Tyler ?

-…

-Ouais je sais que ça fait longtemps, je viens seulement de rentrer au pays.

-…

-C'est à ma petite sœur.

-…

-Va te faire foutre, même pas t'essayes de garder ce numéro. J'te préviens Ty', je guette ton répertoire tout à l'heure.

-…

-A 1h30 ? Ouais, je pense qu'on sera là…

-…

-Okay à toute !

Il raccrocha et me rendit mon téléphone.

-On sera où à 1h30 ?demandai-je.

-Hum... En train de s'éclater ?

Je souris et il regarda la route.

-Donc, je vais retirer de la tune, on va se faire un fast-food et on s'occupe au ciné jusqu'à 1h.

-J'ai le droit d'émettre une objection ?

-Non.

-Pff !

Il rigola et m'ébouriffa les cheveux d'un geste tendre, je souris, il m'avait tellement manqué.

[…]

Une heure et demie après ça, nous avions mangé et nous nous retrouvions devant le cinéma de Seattle. James prit la direction de la porte de derrière et j'intervins :

-James, pour les entrées c'est là bas.

-Je sais, mais j'ai pas besoin de billet pour rentrer au cinéma, sourit-il. On rentre et pis voilà, ce sera pas la première fois.

-James, mais t'es un militaire maintenant, et la loi t'y penses ?

-Oh Pitchoune, tu vas pas me faire la moral. Tu reprends simplement les bonnes vieilles habitudes et on rentre dans ce ciné en douce, on le connaît par cœur. Tu te souviens combien de fois on s'est fait des films gratos ici ?

-Ouais…

-Bin voilà... Allez viens et tais-toi, tu voudrais pas qu'on se fasse chopper, on est militaire quand même, dit-il en me prenant la main.

Lui et Jacob me firent un petit sourire en coin et je secouais la tête.

Quels gamins...

[…]

On avait squatté le ciné une bonne partie de la soirée, attendant une heure du matin. Nous étions maintenant sur la route, James n'avait rien dit sur notre destination, bien que je crois l'avoir vu le dire à Jake.

-Où va-t-on James ? questionnai-je encore une fois.

Il me désigna dehors de la tête et je regardais. Une auréole orangée apparaissait sur la droite, une auréole que je reconnaîtrais entre mille. Je voyais de là, les pleins phares allumés et les tonneaux enflammés, la sono criant la musique à l'unisson. Une course de voiture.

-James, ça aussi c'est illégal...

-Et alors ?

-Bin, je sais pas, on devrait pas faire ça, bafouillai-je.

-Oh pitié Bella, les flics ne seront pas là et puis c'est juste pour s'amuser. J'ai des tas d'amis ici que je n'ai pas vus depuis un baille.

-James…

-Allez Pitchoune, pour me faire plaisir, dit-il en me faisant les yeux du chat potté.

Jacob se pencha vers moi et me chuchota à l'oreille.

-Il croit qu'on ne peut rien lui refuser avec ce regard, ne lui fais pas de peine, laisse-le croire.

Je retins mon rire et acceptais. James sembla heureux et bomba le torse en prenant la route pour la course.

-Hé attends ! On va faire ça avec ma Mini ? m'exclamai-je.

James appuya férocement sur l'accélérateur, avec l'élan je fus projetée contre mon siège. Il ralentit doucement et dit :

-Ouais, elle roule bien. A moins que tu veuilles en voler une pour moi ?

-T'y fais attention hein… ?

-Mais oui t'inquiètes, sourit-il.

Nous arrivions sur le parking illuminé, comme je m'y attendais les tonneaux enflammés éclairaient le parking d'un magasin. C'était un supermarché éloigné du reste de Seattle. Il y avait un monde fou, des voitures de sport un peu partout.

-Je sens qu'on va se faire un petit billet ce soir, dit Jacob.

-Vous avez de quoi miser ?

-Ouais, tu crois quoi, qu'un militaire c'est pauvre ? Même toi t'as de l'argent pour miser.

-Ha, nan, moi j'ai rien retiré...

-Tiens, c'est pour toi ! dit-il en me fourrant des billets dans les mains.

Je comptais par reflex, $1000 !

-Non mais t'as pété un câble, j'en veux pas de ce frique ! Garde ça pour toi !

-Oh tu vas pas recommencer hein ! Ca me manqué pas ça ! Tu prends cette tune et tu tais !

-Mais…

-Chut ! Je suis plus grand que toi, je suis ton grand frère, on ré-specte, m'interrompit-il en articulant exagérément sur le dernier mot.

-James, dis quelque chose ! me plaignis-je.

-Tiens prends ça, dit-il en me fourrant à son tour un paquet de billet dans les mains.

J'allais crier.

-Tatata, on ré-specte, dit-il.

-Mais j'ai pas besoin de cet argent !

-Considère que c'est ton cadeau de bienvenue, dit Jacob.

-C'est toi qui vient d'arriver, fis-je remarquer.

James mit une claque derrière la tête à Jake.

-Quel nul !

-Non, mais considère que c'est ton cadeau de notre bienvenue, ou quelque chose comme ça quoi, essaya-t-il de se rattraper.

-En gros, tu prends cette oseille et tu tais ! Dit James en sortant de la voiture.

Je comptais rapidement l'argent : $2500. Je sortis de la voiture et essayais de glisser discrètement quelques billets dans la poche arrière du jeans de Jacob. Il se tourna vers moi.

Grillée…

-Tu veux arrêter de me toucher les fesses s'il te plait ? Bien que ce soit agréable mais t'es ma petite sœur !

Je levais les yeux au ciel alors qu'il s'esclaffait. Il me prit dans ses bras devant mon air boudeur et fourra les billets dans la poche de ma veste. Il embrassa mon front et ensemble nous suivions James. Ce dernier se dirigea vers un petit groupe de personnes et nous le suivions. Un homme nous remarqua.

-Hey mais regardez qui voilà ! James Adamson ! Vieux frère, ça va ?

Je regardais l'homme donner une accolade à James. Il était brun, la peau mate, couleur chocolat au lait et les yeux bleus clairs. James souriait.

-Ty', donc voici Jacob, que tu connais déjà...

-Hey Jake ! Comment tu vas vieux ?

Il donna une accolade à Jacob.

-Et voici Bella, finit James. Bella voici Tyler.

-Charmante la petite sœur, dit Tyler.

-Même pas t'essayes, prévint James. D'ailleurs, passe moi ton téléphone…

-Quoi ? Mais pourquoi ? demanda Tyler en déscotchant son regard de sur moi pour regarder James.

-File moi ton téléphone, je regarde si t'as gardé le numéro.

-Non, j'te promet que je l'ai supprimé, dit Tyler en farfouillant sur son téléphone.

James lui prit des mains et lui mit une claque derrière la tête en serrant les dents.

-Putain, t'as pas changé toi ! Se plaignit Tyler en se frottant l'arrière du crâne.

J'éclatais de rire et nous décidions de faire un petit tour. A peine trois voitures plus loin, quelqu'un me sauta dessus en criant :

-Bell's !

-Tiaaa !

-Mais qu'est ce que tu fous ici ? Je croyais que t'avais arrêter de courir ?

Je lui lançais un regard significatif pour qu'elle se taise.

-Arrêter de courir ? répéta James.

-Bah oui, Bell's a beaucoup gagné ici ! Elle détient le record d'ailleurs ! Dix-huit victoires successives et encore, je suis sûre que tu aurais fait plus si tu n'avais pas déménagé, expliqua Tia.

Qu'est-ce qu'elle a pas comprit dans regard significatif ?

James croisa les bras en me questionnant du regard.

-Il semblerait que j'ai oublié de te le dire dans mes lettres ? Bafouillai-je.

-Il semblerait en effet…

-Mais attends, tu vas courir ? Viens on va miser sur toi ! Continua mon amie.

-A vrai dire, je ne comptais pas participer ce soir, avouai-je. C'est plutôt James et Jake.

-Moi je veux voir la petite fille sage faire quelque chose d'illégal, dit Jake.

-Pourquoi tu t'es mise à courir ? me demanda James en nous suivant, Tia et moi.

-J'avais besoin d'adrénaline, d'un défouloir et puis quand t'es parti, j'avais plus d'argent alors je m'en suis fait moi-même.

James eu un petit sourire triste. C'était généralement lui qui me donnait de l'argent, dès que j'en avais besoin. Il avait toujours eu cette habitude, et je m'y étais fait, mais quand il est partit, je suis vite tombée en rade. Pour ne pas en demander à Béa, je partais discrètement de l'orphelinat tout les vendredi et samedi soir.

-Mais, t'avais quelle voiture ? questionna James.

Ouch, question dangereuse…

-Heu… Je m'en procurais une chaque semaine ?

-Comment ça, tu t'en procurer une ?

-Je t'interdis de m'engueuler, c'est toi qui m'a appris à ouvrir les voitures et à casser un neiman (NdA : Un neiman est un dispositif antivol installé sur la colonne de direction des voitures.).

-Mais Pitchoune, tu me l'aurais dit, je t'aurais fait un peu de tune et je te l'aurais envoyé, dit James.

-Bon de toute façon c'est du passé, alors on en parle plus…

Il ne dit rien et nous allions miser, sur moi, pour la première course, $1000 chacun. Je courais apparemment contre Jessy la flèche. James vérifiait l'état de la Mini Cooper tandis que je parlais un peu avec Tia. Quand la course fut annoncée, je montais dans ma voiture et James prit place sur le siège passager.

-Prête ?

-Pas vraiment, mais bon. Elle a quoi comme voiture l'autre ?

-Une golf, retouchée apparemment. Ta voiture est d'origine ou elle a était améliorée ? me questionna-t-il.

-Bin disons qu'elle allait pas assez vite alors…

Il rigola doucement et je guettais la fille qui devait donner le signal avec attention. Le parcours était simple, ligne droite, il fallait qu'on fasse demi tour en bout du parking et la première revenue avait gagné. La fille qui courait contre moi s'amusait à faire gronder son moteur, pendant que je parlais avec James. Je me remis sur mon siège.

-Mets ta ceinture, prévins-je.

-Oui capitaine !

Dehors nous entendions :

-Trois ! Deux ! Un !

Le signal fut donné et j'enfonçais la pédale de l'accélérateur. Elle avait de l'avance, bien vingt cinq mètres.

Aurais-je perdu la main ? Et 1000 dollars par la même occasion ?

Mais non, bien sûr que non. Elle arriva au mur qui délimité le parking et commença sa manœuvre pour faire demi tour. Moi, j'accélérais.

-Bella qu'est ce que tu fais ? s'exclama James.

Je ne répondis pas et allais plus vite encore, quelques mètres avant le mur, je m'y un coup de frein à main et nous faisions un 180° rapide et, sans problème, reprenions la route en sens inverse sous les applaudissements de tout le monde, la fille était encore en train de manœuvrer à l'arrière.

-Pitchoune ? Comment t'as fait ça ? me demanda James, ahuris en regardant derrière nous.

-Tu croyais tout de même pas que j'allais foncer dans le mur avec ma Mini Cooper chérie ? De plus, tu étais dans la voiture, donc deuxième truc pour ne pas s'exploser la tête, dis-je.

Il rigola inexplicablement. Il avait cru à ce point là que je foncerais dans ce mur ?

Quoi qu'il en soit, nous arrivions les premiers sous un tonnerre d'applaudissement. Je descendis de la Mini Cooper et Jake me félicita par un :

-Comme quoi je t'ai bien apprit à conduire p'tite sœur !

Je souris et Benjamin, un vieil ami et aussi celui qui prenait les mises de chacun, vint me voir en souriant.

-Bell's, heureux de t'avoir parmi nous, ça faisait longtemps !

Je le pris dans mes bras.

-Tu veux récupérer tes mises au fur et à mesure ou à la fin de la soirée ? Me demanda-t-il.

-Reprenons les bonnes vieilles habitudes, on se voit à la fin de la soirée.

Il me sourit et repartit dans sa voiture pour les prochaines mises. James et Jacob participèrent à trois courses chacun, et ils gagnèrent contre toutes. Je refis moi-même la course plusieurs fois, gagnant à chaque fois.

Alors que la fin de la soirée s'annonçait, un Hummer noir vint se placer sur la ligne de départ.

-Qui est ce ? Demandai-je à Tia.

-C'est le p'tit pété de tune qui vient nous faire chier ici tout les week-ends ! Cet abruti gagne toutes les courses avec son Hummer retouché, cracha-t-elle.

J'allais demander le prénom de cette personne quand il descendit de voiture. Royce. Il portait des lunettes trop grosses et horribles. Dans un jeans tellement serré qu'on aurait pu croire qu'on lui avait directement cousu dessus et qu'il n'avait pas pu l'enfiler. Il s'approcha de nous en souriant de ce sourire débile.

-Hey les ratés, ça va ?

-Ca allé pédale, et toi ? rétorqua Jacob.

Jacob était de loin le plus impulsif comparé à James, mais ce n'était rien comparé à moi et mon sale caractère.

-Ca va, je vois que la ville à atteint son cotât d'incapable…

-Pourquoi t'as fait des gosses ? Demandai-je, mauvaise.

Il y'eu quelques rires et Royce serra les dents en se tournant vers moi.

-Oh mais qui voilà ! La sale petite traînée de Bella !

James commença un mouvement en serrant les poings mais je glissais ma main dans la sienne, le retenant.

-Et toi James, toujours aussi moche à ce que je vois, dit-il en se tournant vers mon frère.

-Non Royce, c'est simplement le reflet de toi que tes affreuses lunettes te renvois car elles sont trop grosses et vraiment ridicules, répondit James.

Ha la répartie…

-Bon, avant que les insultes ne sortent vraiment, j'ai un défi pour toi Bella. J'ai vu que t'as raflé tout le monde ce soir, une dernière course te plairait-elle ?

Je n'eu pas à réfléchir longtemps…

-Combien mise-t-on ? demandai-je.

-Disons, pourquoi pas… tout ?

-Benjamin, mise tout sur cette course, dis-je.

-Tu ne devrais pas Bella, tu vas perdre une sacrée somme si il gagne, me dit Benji'.

-Mise tout…

-Et rajoute ma tune, dit James.

-La mienne aussi, ajouta Jacob.

-Tiens, dit Royce en tendant une liasse de billets à Benjamin. Je reviens dans cinq minutes.

Je regardais James, il embrassa mon front et me demanda :

-Tu es sûre de vouloir faire ça ?

-Sûre et certaine…

-Bien.

Je pris place dans la Mini Cooper, et mis ma ceinture. Jacob vint me voir et caressa mes cheveux à travers la vitre ouverte.

-Allez Bell's, je sais que tu peux gagner. Après tout, c'est moi qui t'ai apprit à conduire, nan ?

Je rigolais doucement et il partit avec James. Royce se plaça à côté de moi et fit grogner son moteur. Je ne dis rien et remis mes cheveux en place. La fille donnant le signal se plaça entre nos deux véhicules et le compte à rebours commença :

-Trois, Deux…

Royce démarra avant le un ! Quel tricheur ! J'enfonçais la pédale de l'accélérateur et la Mini Cooper partit en trombe, je ne réussis pas à le rattraper, dix mètres nous séparaient. Il commença sa manœuvre à la vitesse de l'éclair tandis que je fonçais droit dans le mur. J'attrapais le frein à main et freinais d'un coup brusque. Un 180° rapide, contrôlé et magnifique. Je repris la route en même temps que Royce, nous laissant côté à côté, il me klaxonna et je lui montrais mon plus beau majeur tout en ne quittant pas la route des yeux. J'enfonçais la pédale encore plus et passais une vitesse. La voiture partit comme une flèche et je passais la ligne d'arrivée en première avec deux mètres d'avantage. Je refis un 180° et arrêtais la voiture fumante. C'est James qui m'ouvrit la porte et il me prit dans ses bras avec force. La foule était hystérique autour de nous. Jacob me prit sur ses épaules, me faisant voir la Terre depuis plus de deux mètres cinquante de hauteur. Royce sortit de la voiture et claqua la portière comme une furie. Il alla directement vers Benjamin et lui cracha :

-Redonne moi ma tune ! C'est de la triche !

-Aucune chance vieux, y'a aucune magouille là dedans…

-Si, cette catin a sucé qui pour pouvoir gagné hein ? Hurla-t-il en me montrant du doigt.

Je serrais les dents et Jacob me fit descendre de sur lui. Je m'avançais vers Royce et lui en décrochais une en pleine tête. Un filet de sang coulait le long de sa bouche.

-Je vais porter plainte !

-Super ! Tu diras bien à ton avocat que tu étais sur une course illégale de voiture, ça nous fera plaisir de le revoir, dit James.

-Qu'est ce qui prouve que j'étais là ?

-Et bien disons, la cinquantaine de témoins qu'il y'a ici, la putain de pince à billets où tes initiales de bourges sont gravées et puis... ha oui ! La vidéo qui montre que tu es en train de te faire ridiculiser par Bella, tu sais là où on voit ta voiture, son immatriculation et ta tronche de chien galleux ? S'énerva Tia.

Elle détestait autant que moi Royce, si ce n'est pas plus.

-Maintenant casse-toi ! Continua Benjamin.

-Vous aurez de mes nouvelles ! lâcha Royce en partant vers sa voiture.

-Oh oui, et j'espère que ce sera dans la rubrique nécrologique de mon quotidien ! Cria Tia.

Royce partit et je souris, j'avais gagné, après tout ce temps.

-Bell's, t'as une belle somme à récupérer, me dit Benjamin après quelques minutes.

Je m'approchais de lui, et il me tendit un gros paquet de billets.

-Il y'a $45,000, t'as fait péter tous les compteurs ce soir.

Je regardais tout cet argent, ahurie.

En une seule soirée ?

-Mer... Merci, bafouillai-je.

-Oh mais je n'y suis pour rien, sourit-il.

-Et toi, tu n'as rien ? demandai-je.

-Non, enfin si. Tia et moi prenons dix pourcent de chaque mise, d'office.

Je souris et fourrais cet argent dans mes poches. Après une bonne heure les garçons et moi décidions de partir. Je saluais nos amis et pris place derrière le volant. Je n'avais pas envie de refaire la route Seattle-Forks. Je souris et pris le chemin qui me manquait tant. James comprit très vite.

-Pitchoune, on va pas rentrer par effraction dans l'orphelinat, dit-il.

-Qui a parlé d'effraction, on rentre chez nous c'est tout.

-Bella…

Je ne lui laissais pas l'occasion de répondre et descendis de la voiture. Je pris mon trousseau de clés et pris celle qui correspondait à la serrure de la porte. James et Jacob étaient restés dans la voiture, ne s'attendant pas à ce que j'ouvre la porte de façon légale. J'ouvris la porte en bois doucement et les odeurs de mon passé vinrent envahir mon esprit. L'odeur de lilas de Béa était présente plus que nulle part ailleurs ici. J'entendis les portières de la Mini Cooper et mes frères arrivèrent derrière moi.

-Tu as les clés ?

-Entrez, on verra ça à l'intérieur, dis-je en fermant la voiture de loin.

Ils s'exécutèrent et je refermais la porte derrière nous. Je déposais ma veste sur le canapé, à côté de celles des garçons. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas mit les pieds ici. Rien n'avait bougé, j'avais tout laissé en place. Les garçons explorèrent quelques instants et je me laissais tomber sur le canapé poussiéreux. James m'y rejoint quelques minutes plus tard, suivit de Jacob. Aucun de nous ne parla pendant un petit moment. Se remémorant les souvenirs affluant à nos esprits, heureux ou malheureux, Béa était sûrement là à chaque fois. Elle me manquait tellement…

-A qui appartient l'orphelinat à présent ? demanda James.

-A moi, soufflai-je.

Il se tourna vers moi, étonné.

-Il est à toi ?

-Tout ce que Béa possédait m'appartient désormais, elle m'a tout légué…

Il médita mes paroles quelques instants avant de me demander :

-Tu comptes en faire quoi ?

-Je ne sais pas, j'y réfléchis…

-Pourquoi ne vis-tu pas ici, si cette maison t'appartient ?

Emmett…

-Parce que j'ai trop de souvenir ici, mentis-je.

James me regarda bizarrement.

-Jake, passes moi mon manteau s'il te plait…

Jacob me tendit ma veste et je la pris. J'en sortis mon butin.

-On partage en trois, dis-je.

Je fis trois piles de 15,000$ sur la table basse. James déplaça les billets et du coup il ne restait que 12,500$ sur deux tas tandis que le troisième en comptait 20,000.

-Gardes-en un peu plus pour toi, on a déjà de l'argent de côté Pitchoune.

Je ne répliquais pas, trop fatiguée pour débattre inutilement. Nous prîmes donc notre somme et j'enlevais mes chaussures.

-On dort ici ? me demanda Jacob.

-Ouais…

-Je vais chercher ce qu'il faut, dit-il en se levant.

Il partit à l'étage, suivit de James. Je regardais les lieux autour de moi.

Qu'allais-je faire de cet orphelinat ?

Mes deux frères revinrent avec deux matelas, trois oreillers et trois couvertures. James me donna un oreiller et une couverture et je m'allongeais sur le canapé. Une fois que tout le monde fut installé, j'essayais de m'endormir. Les minutes passèrent et Jacob se mit à ronfler…

-Pitchoune, tu dors ?

Je me tournais vers James.

-Impossible avec cette locomotive !

Il sourit. Mais ce sourire s'effaça rapidement, laissant place à une réelle tristesse.

-Si tu savais comme elle me manque, murmura-t-il.

Je n'eu pas besoin de poser la question pour savoir de qui il voulait parler.

-Elle me manque à moi aussi, avouai-je.

-Elle était notre seule famille et maintenant elle n'est plus là, souffla-t-il en se tournant vers moi.

Je ne dis rien. J'avais trouvé une famille en Emmett ainsi qu'en Edward.

-Qu'est-ce que tu me caches Isabella ? me demanda James.

-Rien pourquoi ?

-Arrête de me mentir, tu n'arrêtes pas depuis tout à l'heure. Je croyais qu'on ne se cachait rien ? Tu as oublié tout ça ?

-Non, bien sûr que non...

-Alors pourquoi tu me mens ?

-Je ne te mens pas…

-Dans ce cas dis-moi pourquoi tu n'habites pas ici ? Pourquoi es-tu partit à Forks ? Alors que tu n'as aucune attache là-haut.

-Il y a… Il y a mon frère là-haut, soufflai-je.

-Qu…Quoi ?

-Emmett, Emmett est mon frère, on a la même mère, c'est mon frère, mon frère de sang…

-Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ?

-Tu voulais que je te le dise quand ? T'es arrivé tout à l'heure !

-Il le sait ?

-Non, y a qu'Edward qui est au courant…

-Pourquoi tu ne lui dit pas ?

-Parce que je ne veux pas qu'il se sente obligé à quoi que ce soit ou qu'il me rejette, avouai-je.

James soupira mais ne dit rien.

-C'est Béa qui t'as informé n'est-ce pas ?

-Oui…

-Elle a parlé de mes parents aussi, ils sont morts dans un accident de voiture, avoua-t-il.

Je le vis tripoter un papier dans sa poche de blouson.

-Qu'est-ce que c'est ? demandai-je.

Il me tendit le papier et j'y découvris une lettre, l'écriture de Béa recouvrait le papier.

James,

Si tu reçois cette lettre, c'est que je ne suis plus de ce monde.

J'ai demandé à mon notaire de bien vouloir te l'envoyer quand ce moment viendrait. Et ce moment est venu...

Ne sois pas triste, tu sais ce que c'est, et on y peut rien. Je laisse donc derrière moi mes trois grands enfants. Jacob, Isabella et toi. Je pense avoir fait tout ce que j'avais à faire avec vous, vous êtes adultes maintenant. Tu as 21 ans, tu es un beau jeune homme, tu es devenu quelqu'un de bien.

Quand je pense que tu es au combat depuis presque un an maintenant.

Tu es fort James, tu as un moral sans limite et une vision de la vie très différente des autres. Je sais que tu comprendras.

J'aime à croire quelque fois que si c'est le cas, c'est un peu grâce à moi.

Tes parents seraient fiers de l'homme que tu es devenu, ils seraient au moins aussi fiers que moi.

Je laisse derrière moi Isabella, elle n'a peut être que 18 ans mais elle s'en sortira, tu la connais, elle est forte. Elle a apprit beaucoup de toi et Jacob, elle trouvera la voix qui lui conviendra.

Ne l'oublie pas, ces prochains mois vont être difficiles pour elle, elle aura besoin de toi, elle est ta petite sœur et elle t'aime.

Tu comprendras que je lui ai laissé presque tout, elle en a plus besoin que vous. Mais je vous ai laissé beaucoup à vous aussi, c'est sur votre compte, à toi et à Jacob. De quoi vous assurer un avenir heureux et tranquille pendant quelques temps.

Pour en revenir au sujet initial de cette lettre. Je voulais simplement te dire que je t'aime James, je t'aime d'un amour que j'éprouverais pour un fils, pour mon fils, et c'est ce que tu es pour moi. Tu es ce fils qui a fait des bêtises, qui en fera encore mais qui apprend de ces erreurs. Ce fils intelligent et responsable, ce fils qui a le sens de la famille avec des personnes qui ne sont pas réellement la sienne.

Tu es quelqu'un de bien James.

Mon plus grand regret est que je ne puisse pas te serrer dans mes bras une dernière fois et te murmurer des paroles réconfortantes et aimantes. Cette lettre se chargera de ça.

Prends soin de toi James. Prends soin de toi et sois heureux. N'oublie pas ta vie, ta famille, ne m'oublie pas. Quoi qu'il arrive tu resteras dans mon cœur, dans ce cœur qui t'a tant aimé et qui t'aimera toujours.

Avec tout l'amour que j'éprouve pour toi,

Béa.

Je repliais la lettre et essuyais mes larmes.

-Elle me manque tellement, sanglotai-je.

James me prit dans ses bras et me fit descendre sur le matelas à côté de lui.

-Elle me manque aussi Pitchoune, tellement, tellement fort, souffla-t-il.

Je calais ma tête dans son cou et il rabattit les couvertures sur nous. C'est dans cette position, dans le cou de James sur ce matelas d'une place, que je trouvais le sommeil.

[…]

( Le lendemain matin.. )

Je payais les fleurs et sortis de boutique. Je grimpais sur le siège passager de la Mini et James reprit la route. Nous nous garâmes à proximité et je descendis de voiture. Jacob attrapa ma main, cherchant le réconfort dont il avait besoin, tout comme moi. Nous passions le portail, tout les trois silencieux. Je les guidais à travers les allées verdoyantes et désertes. Nous nous arrêtions après quelques minutes et je fixais cette pierre :

Béatrice Grey,

Une femme extraordinaire…

Je lâchais la main de Jacob et m'accroupis, je déposais le bouquet de freesia sur l'herbe, c'était ses fleurs préférées, blanches et roses. Je caressais les pétales du bout des doigts, les larmes roulaient sur mes joues, doucement. James s'assit à ma droite et posa une main sur mon épaule. Je posais ma main sur la sienne et m'assis à mon tour, Jacob nous imita et s'assit en tailleur à ma gauche. Nous ne parlions pas, regardant seulement cette pierre. James posa sa main à plat sur l'herbe et je l'entendis murmurer :

-Je t'avais dit que je reviendrais, je te l'avais promis, ils sont avec moi. Je t'aime, tu me manques tellement… Maman…

Mes larmes roulaient sur mes joues, instinctivement, telle la rosée du matin se frayant un chemin sur les feuilles verdoyantes. Jacob aussi pleurait, je le sentais, je lui pris la main, et James prit la mienne. Doucement, James souffla ces paroles :

J'ai pas eu besoin d'enlever la mer de la Côte d'Azur
Je m'assiérai plutôt au bord en l'admirant c'est sûr
J'envie à l'être d'avoir avec lui ce qu'il a de plus cher
Sans chercher à lui prendre car je sais ce que ça vaut
L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent attiseur
Eteins le petit allume le grand tu me manques ah

J'ai cherché à comprendre on m'a dit c'est ça la vie
Envie de toi envie d'émois parfois je me sens trahi
Je suis cet arbre sans feuille ce stylo sans encre
C'est la sécheresse en moi-même en saison de pluie
Je ne peux rien cultiver d'autre si ce n'est la tristesse
Christ est-ce une manière de me dire
Que je n'ai pas droit à tout
C'est le coeur qui parle la main qui tremble
Sur des feuilles mortes
Et une tête qui pense toujours si t'étais en vie
Si t'étais en vie

Si loin de toi, je suis si seul
Tu me manques
Si loin de toi je suis si seul
Tu me manques maman

Un soir tu m'as pris dans tes bras
En me disant je t'aime fils
J'ai plissé les yeux, collé ma tête sur ton torse
Qui sait ce que j'ai ressenti au moment

Où du bruit au balcon me réveilla en fait
Ce n'était qu'un rêve
A l'intérieur c'est grève d'une minute
Ville morte à minuit heure noire
Pour une nuit blanche où je voyais rouge
Dois-je en vouloir à la vie ou à Dieu
Vu que c'est lui qui la propose et en dispose

La vie me fait rire me fait pleurer me fait même pleurer de rire
C'est juste un rêve dont la mort nous réveille

Tu me manques maman

Si loin de toi, je suis si seul
Tu me manques
Si loin de toi je suis si seul
Tu me manques maman..

Je regardais James, les larmes coulaient sur ses joues.

Quelque soit notre nature, notre caractère, chacun pouvait pleurer, chacun pouvait souffrir.

James. Je n'ai jamais vu James pleurer auparavant, il était toujours celui qui ne pleurait pas, même quand il souffrait le martyre physiquement. Non, James ne pleurait jamais quand il avait mal, jusqu'à présent. Car, comme pour moi et Jake, Béa avait changé et élevé James, et ça, James ne l'oubliera jamais…

[…]

( Le lundi suivant, en fin de journée, après les cours )

J'étais dans les bras d'Edward, sur le parking, nous étions adossés à ma voiture. James parlait avec mon frère, ce dernier était énervé inexplicablement. Même sa conversation avec Rosalie n'avait abouti à rien. James et Jacob étaient sapés militaire, pour leur première journée. James revint en haussant les épaules.

-Pitchoune, au fait, ça c'est bien passé ton entretien avec la conseillère d'orientation ? changea-t-il de sujet.

Je grimaçais.

-Pas vraiment, avouai-je.

-Qu'est ce qu'il y'a eu ?

-Elle n'aime pas les orphelins, ni les orphelins qui ont un casier judiciaire, expliquai-je.

-Mais qu'est-ce qu'elle a était foutre dans ton casier ?

-Aucune idée. Mais cette vieille m'a rabaissé ! Elle a clairement insinué que je ne ferais rien dans ma vie, que les orphelins ne valaient rien !

-Oh je vois…

Il fut interrompu par… Madame-je-suis-une-vielle-peau-Franasse !

-Bonjour messieurs, j'ai appris votre visite récemment et je voulais vous féliciter de votre courage et de vos capacités hors du commun, bava-t-elle.

-Oh… Et vous êtes ? Demanda James.

-Je suis Madame Franasse, la conseillère d'orientation du lycée, sourit-elle.

Grillée morue !

James grinça des dents et je me retins de sourire.

-Oh vous êtes la femme qui n'aime pas les orphelins, qui trouve que ce sont des incapables et qui aime les rabaisser ? Oh oui, ma petite sœur, Bella, m'a beaucoup parlé de vous, dit James.

Le regard de la vieille peau se posa sur moi un bref instant et un sourire hypocrite fendit son visage usé.

-Il doit y avoir un malentendu, je n'ai jamais tenu de tels propos. Vous avez du mal comprendre Mademoiselle McCarthy…

-S'il vous plait Madame, partez. Partez avant que mon casier judiciaire ne s'alourdisse à nouveau, murmura James.

La conseillère d'orientation vira au rouge puis partit en hochant la tête piteusement.

-Je crois que tu l'as scotché là, dit Alice.

James eu un petit sourire en coin et nous décidions de rentrer dans le gymnase. James tenta à nouveau de tirer les vers du nez à Emmett. Et apparemment, ce dernier se confia…

-Bella !

Je me retournais et regardais James.

-Pourquoi tu ne m'as rien dis ? demanda-t-il, énervé.

-Pour ?

-Pour ce connard de Mike !

Oups...

-James...

-Non non non ! Je vais le tuer, l'étriper, le noyer, le découper en morceaux et le jeter au feu !

Dans une autre situation, ça aurait pu être comique…

Je ne dis plus rien, me contentant de m'asseoir dans les gradins et de regarder les garçons jouer. Nous restions plus tard que d'habitude, les autres, pom-pom girls et tous les joueurs de basket, sauf Alec, étaient repartis. Je regardais Edward quand les portes du gymnase s'ouvrir.

Oh nan pas lui…

-Putain ! Qu'est ce que tu fous là ? S'énerva Jasper.

-Je vais te tuer, s'énerva Alec.

James le retint par le bras.

-Qui est ce ?

-Mike Newton, dit Edward d'un ton calme, menaçant et... effrayant.

James lâcha instantanément le bras d'Alec et avança vers Mike.

-Qu'est ce que tu veux ? Demanda Alice en se postant devant Alec.

-Reprendre mon poste dans l'équipe, dit Mike.

-Allons en parler dehors, dit Emmett en empoignant Newton par le bras.

James, Jacob, Jasper, Alec et Edward suivirent. Je grimaçais.

-Ca sent pas bon pour lui, dis-je.

-Tant mieux, il ne mérite que ça, dit Rosalie.

-Bella ? m'appela Alice.

-Ouais ?

-J'ai reçu les nouvelles tenues de pom-pom girls et y'en a une en plus, sourit-elle.

-Ca sent pas bon pour moi non plus…

[…]

-Alice je peux pas sortir comme ça !

-Mais si tu peux !

-Mais cette jupe recouvre autant mon corps que mon boxer !

-Bella c'est une jupe short alors sors de cette cabine !

Je regardais la jupe une nouvelle fois. Elle était noire aux bordures dorées, j'avais un haut sans manches, à bretelles, décolleté, et il s'arrêtait au niveau de mon estomac, noir aux bordures dorées lui aussi. J'inspirai un bon coup et sortis de la cabine. Alice m'examina longuement avant de crier.

-Quelle bombasse !

J'éclatais de rire et soudain Alice et Rosalie se figèrent et d'une seule voix, j'entendis :

-T'as un tatouage ?

Le feu me monta instantanément aux joues alors que je regardais l'intérieur du haut de ma cuisse. Oh merde… On voyait mon tatouage. Un simple cœur rouge bordeaux au contour noir, en haut de ma cuisse. Cette jupe était vraiment trop courte !

-C'est… James… Anniversaire… 15 ans...

Elles sourirent devant mon bégayement.

-Hé mais c'est pas grave, au contraire ça te va très bien, dit Rosalie.

Je rougis et elles se changèrent à leur tour.

-Les garçons sont revenus ? demandai-je.

-Ouais et sans Mike…

-Allez, on y va, dit Alice.

Elle attrapa ma main avant que je n'ai pu me renfermer dans ma cabine et me traîna jusqu'au gymnase.

-Hey ! Regardez qui voilà ! Cria Rosalie.

-Je te déteste, lâchai-je.

Elle rigola et tous les regards se posèrent sur moi. Je rougis encore plus si c'était possible.

Emmett, je le regardais en premier par reflex, souriait largement et me fit un clin d'œil.

Alec souriait lui aussi avec un regard bienveillant.

Jacob tirait la langue tel un clebs pour se moquer de moi avant d'éclater de rire.

Jasper sourit et m'adressa un signe de tête en faisant mine de retirer un chapeau imaginaire.

James sourit avant de se tourner vers Edward avec un regard méfiant.

Edward ne bougeait pas, un magnifique sourire sur son visage, il ne dit rien et plongea ses yeux dans les miens.

-Je veux pas dénoncer, mais Bella a un tatouage ! Lança Alice.

Je lui lançais le pompon dans la tête et elle éclata de rire. Tout le monde me reluqua et je vis Edward s'attardait longtemps sur ma cuisse.

-Au faite, où est Mike ? demanda Rosalie en manipulant la stéréo.

-Hum… disons qu'il s'est barré, lança Emmett.

-Il s'est barré plus vite qu'un baba au rhume à une réunion d'alcoolique anonyme même ! Ajouta James.

Je m'esclaffais, à l'instar de tous mes amis.

La musique commença, Waka Waka de Shakira. Quel fut mon bonheur quand Emmett me prit par la taille pour danser. Il chantait, faux, mais en rigolant. Une main sur ma taille, l'autre dans la mienne, nous rigolions. J'étais tellement bien.

J'allais ensuite dans les bras d'Alec qui me fit voltiger à plusieurs reprises en s'esclaffant.

-Met la musique plus forte Darling ! dis-je à Rosalie.

La musique augmenta tandis que tout le monde danser. Je finis dans les bras d'Edward qui dansait sur un rythme endiablé, je reconnus rapidement quelques pas de zouk. Il me regardait droit dans les yeux en souriant, comme moi. Il me fit basculer en arrière et me releva en chuchotant les dernières paroles à mon oreille, tout en modifiant quelques mots :

Zamina mina hé hé

(Viens viens hé hé )

Waka waka hé hé

(Tu le fais, tu le fais hé hé)
Zamina mina Zangaléwa

(Viens viens, qui t'as appelé ?)
This time for my Bella

(C'est le tour de ma Bella )

C'est sur ces paroles, qu'il m'embrassa fougueusement…


Voilàà :)

Ce chapitre est assez long, mais personne ne va s'en plaindre, si ?

J'ai beaucoup aimé le personnage de Tia, elle est celle qui m'a fait rigoler dans ce chapitre :)

Alors, ces militaires?

Bella vous plait ainsi?

En faite, est ce que le chapitre vous a plu? ^^

Reviews, Reviews.. Vous êtes 143 à me lire, y'a de quoi faire, nan? :D

Je réponds à tout ;)

Bisous Les Miss, prenez soin de vous, bonne vacances et à la prochaine :)

Lisaa..*