Title : は虫類

Summary : Sa peau était blanche comme de l'albâtre, son corps long et fin comme celui d'un reptile, ses yeux deux orbes vermillons vibrantes et ses lèvres deux amas de chair fins qui s'incurvaient en un rictus malveillant. Sa tête se tourna alors lentement dans sa direction et elle remua lentement des lèvres. Ils s'étaient faits prisonniers de l'étreinte mortelle d'une vipère.

Disclaimer : Tous les personnages – ou presque – appartiennent à Haruichi Furudate, hormis un seul et unique qui m'est propre à moi et à moi uniquement.

Note de l'auteur : On va dire que même si j'ai de l'expérience dans le domaine de la fiction à présent, cela reste mon premier fandom sur ce thème alors restez ouverts, hm ? Je suis pour toutes critiques – constructives ou non – alors sentez-vous libres de souligner tous les défauts et ce qui ne va absolument pas dans cette histoire.

Passons un bon moment à partir de maintenant ensembles. Enjoy~


Bénéfices d'un autre soi-même.

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« C'est pathétique. »

Plantant ses mains sur ses hanches, elle lui offrit le regard le plus condescendant qu'elle pouvait. Voyant son air clairement agacé, Lev se recroquevilla un peu plus sur lui-même malgré son incapacité à se cacher due à sa taille.

« Broad-Cross. » Répéta-t-elle en détachant chaque syllabe malgré le fait qu'il ait entendu la première fois. « Ça n'a rien à voir avec ce que tu fais. »

Étirant ses lèvres en une moue boudeuse à cause du ton qu'elle employait contre lui, le russe serra la balle contre lui de la même manière qu'une peluche, croyant que ça serait suffisait à se protéger d'elle si elle décidait de lui arracher les yeux dans la seconde qui suivait.

« Montre-moi alors, puisque tu es si douée. » Grommela le bloqueur central d'un ton boudeur.

Elle le fixa sans ciller pendant quelques secondes. Puis elle fit un brusque pas en avant, faisant sursauter le premier année en voyant son visage impassible. Elle tendit les mains dans sa direction d'un air tout à fait sérieux. Incrédule, Lev renversa la tête de côté.

« Le ballon. » Siffla-t-elle d'un ton qui n'admettait aucune réplique. « Puisque tu es peu doué au point que je doive tout te montrer. »

Il écarquilla les yeux devant sa demande, clignant des yeux d'un air incrédule alors qu'elle lui arrachait presque le ballon des mains, semblant le dominer malgré les 15 centimètres qu'il avait de plus qu'elle au moins.

« Est-ce que tu as besoin que je te montre aussi comment passer la balle ?

- Je sais faire ça ! » Protesta le russe, outré qu'elle se comporte avec lui comme avec un gamin.

« Alors fais-le. »

Sans même prendre le temps d'arranger ses vêtements ou ses cheveux pour ne pas qu'ils la gênent dans ses mouvements, elle lança la balle au russe après s'être éloigné de lui de quelques pas, pivotant déjà pour prendre une position qui lui permettrait de réaliser une bonne course. Lev poussa la balle pour réaliser une passe haute, cillant en réalisant à quel point la passe était mauvaise : elle s'excentrait hors du terrain, la rendant presqu'impossible à frapper en ligne. Soufflant en observant la passe, plutôt que de sortir du terrain afin de la croiser en frappant pour être sûr qu'elle ne sorte pas du terrain, elle continua à réaliser une course standard, pliant les genoux en fronçant les sourcils alors qu'elle approchait trop près du filet. Avec une souplesse effrayante, elle fit onduler sa colonne vertébrale de façon étrange, brandissant son bras gauche dans l'alignement parfait de la balle malgré la distance qui la séparait de la balle au moment du saut. Sa main gauche rabattit la balle d'un mouvement sec, frappant le ballon en ligne droite, une attaque manquant de force qui pourrait être facilement arrêté par un défenseur adverse. Souplement, elle plia les genoux en atterrissant sur le sol puis jeta un regard perçant au bloqueur central qui se rengorgea.

« Ce n'était pas assez fort ! » Fanfaronna-t-il d'un air supérieur. « Ça signifie que–

- Ça ne signifie rien du tout, Lev. Évidemment ça manquait de force – je ne suis pas à l'aise en position attaquante – mais techniquement parlant, ça valait 100 fois mieux que tes attaques aléatoires à toi. La vitesse d'exécution était parfaite et le mouvement assez réussi compte-tenu de la piètre passe. En définitif, c'est une Broad-Cross malgré cette passe. Ce que tu es incapable de faire même avec de bonnes passes. »

Elle le fixa d'un air désapprobateur pendant plusieurs longues secondes, assez longues pour que le russe finisse par baisser la tête comme un enfant en faute. Elle fit alors disparaître l'air sévère affiché sur son visage qui ne lui allait pas du tout, étirant ses lèvres en un rictus amusé. Plantant sa main droite sur sa hanche droite, elle leva la main gauche jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec son épaule, chose peu aisée compte-tenu de leur différence non-négligeable de taille.

« Ça va aller. Lorsque tu aurais maîtrisé ça, je t'apprendrais un coup de grâce spécial. Je ne l'ai jamais montré à personne, pas même à Ji-chan. Les américaines avec qui je jouais me l'ont appris.

- Aah ? Kuro-senpai tu jouais avec des– »

Elle se détourna de lui alors qu'il débitait à toute vitesse tout un tas d'exclamations, lui faisant signe de lui emboîter le pas. Peu importe tout ce qu'elle avait essayé, s'il s'améliorait de façon significative dans ses attaques instinctives, il restait terriblement mauvais en réception. A croire qu'il faisait exprès de rater les balles. Elle était consciente de ne pouvoir rien tirer de lui tant qu'il ne retrouvait pas cet état – agaçant – enthousiaste et avait décidé de lui offrir une petite récompense pour son travail acharné depuis un peu plus d'une heure. Elle soupira légèrement alors que l'air nocturne de Tokyo les frappait tous les deux. Le temps s'était vite rafraîchit. Son sourire s'agrandit alors qu'ils approchaient du gymnase encore illuminés et elle tendit son doigt dans sa direction.

« Kei-chan, Tetsuroo et Bokuto-kun s'entraînent – encore – tous les trois en secrets ici. Et Shoyo-chan est – encore – avec eux. »

La réponse du russe fut immédiate. Il la dépassa à toute vitesse, filant vers le gymnase – manquant de percuter Hinata dans le processus qui se dirigeait au même endroit que lui. Elle marcha sur ses pas avec modération, arquant un sourcil en pénétrant dans le gymnase tandis que les 6 joueurs présents – le passeur de Fukurodani était là aussi – formaient deux équipes clairement désavantageuse pour l'une. Restant un instant dans l'embrasure de la porte pour observer le 3-contre-3, ses sourcils s'arquèrent légèrement. Finalement, ils étaient meilleurs qu'elle le pensait, les joueurs de Fukurodani. Bons. Vraiment bons. Elle écarquilla légèrement les yeux alors que Lev tentait ce qu'ils avaient pratiqué durant la demi-heure précédente. Il apprenait à une vitesse folle. Même si ça manquait encore de technique et de précision, le mouvement était bien là.

« Puisque je t'ai dit… tordre de corps dans la diagonale de la balle est complètement inutile. Si tu ne frappes pas complètement à la verticale, ton bras qui arme perdra l'élan qu'il aura amassé durant ta course. »

Sursautant en entendant le reproche qui avait tourné en boucle durant la dernière demi-heure, Lev tourna vivement la tête vers elle, surpris de la voir encore ici, puis se mit au garde à vous comme si elle allait se mettre à lui arracher les yeux d'une seconde à l'autre.

« Kuro-senpai ! » S'exclama Shoyo avec enthousiasme. « Tu es encore là ? Attends… Tu apprends des trucs secrets à Lev ! Apprends-moi à moi aussi ! S'il-te plaît, s'il-te plaît ! »

Elle poussa un long soupir devant son enthousiasme débordant. Parfois, il réussissait à l'épuiser simplement avec ses paroles. Elle esquissa un vague geste de la main dans la direction du russe, étirant ses bras derrière elle jusqu'à ce que tous les muscles de son dos craquent.

« Malheureusement Shoyo-chan, ce n'est pas quelque chose que je peux t'apprendre. Tu es plus rapide que Lev-chan, indéniablement, mais pas aussi souple. Et de toute façon, je ne suis pas sûre de réussir à ne pas lui briser la colonne vertébrale. Les garçons sont si rigides… »

Un large sourire étira ses lèvres alors que le bloqueur central de première année écarquillait les yeux, croisant soudainement ses bras sur sa poitrine dans un geste dérisoire pour protéger son corps. Elle croisa les bras sur sa nuque, ignorant Hinata qui la suppliait de lui apprendre à lui aussi peu importe que tous les os de son corps y passent, faisant quelques pas à l'intérieur du gymnase de façon paresseuse.

« Si tu réussis à placer tes pieds sur tes épaules, je t'apprendrais Shoyo-chan. »

Ni une ni deux, le joueur de Karasuno se jeta parterre, tentant vainement de ne serait-ce que rapprocher ses jambes de ses oreilles. Hinata était souple, c'était certain. Mais beaucoup moins que Lev, son corps était beaucoup plus court et possédait beaucoup moins de flexibilité. Elle tourna la tête en direction du russe.

« Tu devras faire ça, toi aussi.

- H-Ha ! Mais je risque de me casser le dos !

- Probablement. »

Elle pinça les lèvres pour s'empêcher de rire en voyant son visage épouvanté. Elle avait l'impression de ne côtoyer que des simples d'esprits. Mais ça rendait les choses d'autant plus amusantes. Elle avait toujours eu un faible pour les imbéciles.

« J-Je parie que tu n'es pas si souple que ça, Kuroka-senpai ! » S'écria vivement Hinata en sautant sur ses pieds, excédé d'échouer à chacune de ses tentatives.

« Je le suis. »

Elle souffla légèrement devant son regard dubitatif puis s'accroupit légèrement, étendant ses deux jambes jusqu'à former un grand écart parfait qui le laissa cois. Elle se redressa ensuite tranquillement, affichant un sourire qui découvrit ses dents.

« Tu n'as pas idée de tout ce qu'on peut faire avec un corps aussi flexible. Dans n'importe quelle position je peu–

- Ça s'arrête là. » La coupa Kuroo d'un air amusé, lui qui avait conservé le silence jusque-là. « Je crois qu'on a compris l'idée.

- Je suis impressionnée. » Soupira-t-elle d'un ton solennel. « De jeunes adolescents en pleine croissance et dans la fleur de l'âge ne réagissant pas aux avances d'une jeune femme… »

Elle croisa à nouveau les bras sur sa nuque, s'éloignant en murmurant quelque chose comme « les adolescents de nos jours… » laissant derrière elle 6 desdits adolescents dont la plupart venaient de saisir ce qu'elle insinuait et dont les joues brûlaient furieusement. Elle s'immobilisa cependant, leur jetant un regard curieux.

« Par ailleurs, l'un d'entre vous ne saurait pas où est Kenma-kun ? J'ai envie de le saluer avant de partir ~ !

- Il était dehors il y'a quelques instants ! » Hurla presque Bokuto comme s'il s'agissait d'une information capitale.

Elle cligna des yeux d'un air interloqué, puis renversa la tête de côté en affichant un sourire reconnaissant, lâchant un « Arigato' » qui résonna silencieusement dans le gymnase. Elle s'éclipsa ensuite rapidement, ignorant l'explosion de joie de Bokuto.

« Kenma-kun ~ ! »

S'immobilisant en reconnaissant cette voix si familière qui l'interpellait, le passeur de Nekoma se tourna d'un air mal à l'aise vers la jeune femme qui s'approcha de lui avec un large sourire. Il n'avait aucune idée de la raison, mais l'attention qu'elle lui portait lui faisait froid dans le dos.

« Kuroka-senpai. » Marmonna le passeur de deuxième année en détournant le regard.

Elle se planta devant Kenma, se pencha légèrement dans sa direction et resta figée dans sa position à tel point que le passeur releva timidement la tête, frémissant en croisant son regard, ses deux iris carmins fixées sur lui. Plus effrayé que gêné par cette attention soudaine, il fit immédiatement un léger pas en arrière pour s'arracher à cet espèce d'étau qu'elle faisait se resserrer autour de lui par leur simple proximité.

« Je me posais la question mais… Pourquoi es-tu si effrayée par moi, Kenma ? »

C'était la première fois qu'il entendait son nom avec tant de sérieux venant d'elle. En quelque sorte, ça faisait encore plus froid dans le dos que lorsqu'elle s'adressait à lui avec cet enthousiasme exubérant, cet amusement feint.

« Est-ce parce que… »

Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle s'emparait doucement de son poignet, pressant sa paume de main contre sa poitrine. Combattant en vain le feu qui lui brûlait les joues, le jeune homme ne tenta même pas d'essayer de la regarder dans les yeux.

« …tu as compris que ce qui battait à l'intérieur n'avait rien avoir avec un cœur ? Que les serpents sont dépourvus de sentiments et qu'ils se contentent de charmer leurs proies en s'adaptant au milieu de celles-ci ? »

Dire qu'il ne s'était pas méfié d'elle dès le moment où ses yeux s'étaient posés sur sa silhouette aurait été un mensonge. Bien-sûr, c'était une réaction naturelle. Mais contrairement à tous les autres, son corps continuait à lui envoyer des signaux d'alertes, son cœur continuait à le mettre en garde contre cette espèce de gentillesse creuse qu'elle faisait mine de cacher derrière un masque plein d'amusement. Il était convaincu qu'il n'y avait absolument rien chez cette personne qui pouvait être qualifié de bon. Absolument rien.

« C'est pour ça que tu es mon préféré, Kenma-kun. Parce que contrairement à tous les autres – tous ces inutiles – tu es capable de voir par-delà cette Hebishiro-là. Tu es capable de voir celle que je suis réellement. Et ça… »

Kenma releva soudainement la tête, une alarme interne le prévenant que ce ton était bien trop dangereux pour qu'il continue à fixer le sol. D'un mouvement presque paresseux, elle laissa retomber son poignet, se penchant un peu plus dans sa direction pour passer ses bras par-dessus ses épaules, approchant son visage du sien jusqu'à ce que ses lèvres ne se retrouvent qu'à un seul centimètre des siennes.

« …ça, c'est le genre de chose qui attise ma convoitise. Nekoma n'est qu'un passe-temps. Ce que je veux, c'est toi, Kenma-kun. Pas Tetsuroo ni personne d'autre. La seule raison pour laquelle je suis encore ici, c'est parce que je te veux toi. Et je ne partirai pas d'ici avant de t'avoir eu. »

Les yeux du garçon s'écarquillèrent tandis que les lèvres de l'adulte découvraient un sourire qui n'avait rien à voir avec les rictus qu'elle affichait jusqu'à présent. Elle était sérieuse. Elle était prête à aller aussi loin, à attendre si longtemps simplement pour lui. Et pour la première fois depuis longtemps, Kenma se retrouva incapable de deviner les pensées d'une personne. Ce sourire était tout bonnement terrifiant, sérieux, mais c'était tout ce qu'il était capable de dire. Il ne comprenait pas la signification de la lueur étrange qui brillait dans son regard, du tic nerveux qui agitait le coin de sa bouche. Il ne comprenait pas. Et ça le terrifiait presqu'autant que cette personne en face de lui.

« Ne crois pas pouvoir te dérober ou t'échapper. Je te tiens déjà dans le creux de ma main. »

Un violent frisson traversa le dos du jeune homme tandis qu'il continuait à la fixer avec hébètement, ce sourire effrayant qui s'était mué en ce masque d'impassibilité bien plus dangereux que le moindre ses sourires. Elle semblait passive, calme, inaccessible. Ses pensées l'étaient. Son cœur l'était. Et toute forme de sentiment autre que l'amusement que ses petits jeux lui procuraient aussi. Elle n'était… que la peau écailleuse, dure, froide et lisse d'un serpent. Kenma ne bougea toujours pas alors qu'elle se penchait un peu plus en avant, effleurant ses lèvres d'un mouvement tout sauf innocent. Elle se redressa ensuite, conservant ce manque d'expression certain tout en le fixant, puis se détacha de lui et tourna les talons, disparaissant du centre sportif pour se diriger chez-elle. Figé, Kenma eut tout de même la décence d'esprit de porter ses doigts à ses lèvres, ses sourcils se fronçant malgré lui. Il l'avait enfin percée à jour. Il avait enfin réussi à l'atteindre.

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X~#Hachurui#~X

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« C'est une enfant timide. Elle est intelligente, mais c'est tout ce qu'on peut attendre d'elle. »

« Ne vous faîtes pas trop d'illusion. Son intelligence est la seule chose qu'elle peut se targuer d'avoir. »

« C'est une enfant inutile. Elle est incapable de prendre des décisions. »

« Réaliser de grandes choses ? Je vous en prie, elle est incapable de réfléchir par elle-même. »

« Tout ce qu'elle a réellement, c'est son intelligence. Rien d'autre. »

« Pauvre enfant… »

Elle pressa ses mains contre ses oreilles, gémissant, priant pour que ça s'arrêter, pour que toutes ces voix disparaissent. Elle en avait assez… elle en avait assez ! Elle voulait seulement que ça cesse, elle voulait… elle voulait simplement qu'on la laisse tranquille.

« J'ai entendu dire qu'elle voyait un psychologue. Quelle tristesse. »

« On ne peut pas blâmer les parents, ils ont tout fait pour qu'elle ne manque de rien. »

« Quelle enfant ingrate, et dire que c'est comme ça qu'elle les remercie. »

« C'est une enfant dérangée voilà tout, les parents n'ont rien à voir avec ça. »

« Pauvres parents… »

Elle se recroquevilla un peu plus sur elle-même, sanglotant sans bruit. Qu'ils s'en aillent, qu'ils la laissent tranquille. Elle ne voulait plus les entendre, plus les voir. Ce n'était que des hypocrites, tous autant qu'ils étaient. Comme ses parents.

« J'ai entendu dire que son grand-père veut la prendre à sa charge. »

« N'est-il pas déjà occupé avec son équipe de football ou peu importe de quel sport il s'agit ? »

« Pauvre grand-père, il ne sait pas à quoi il s'expose. »

« Il approche de la retraite, il est beaucoup trop vieux pour une enfant si turbulente. »

« Pauvre vieil homme… »

Elle se saisit de son t-shirt, accrochant l'espace au-niveau de sa poitrine pour vainement tenter de faire disparaître cette douleur qui n'avait rien de physique. Pourquoi s'acharnaient-ils autant à détruire sa vie, tout ce qu'elle possédait ? Tout ce qu'elle voulait c'était… la liberté.

« Quand je lui ai demandé ce qu'elle envisageait pour son futur, elle m'a simplement dévisagée sans réagir. Quelle enfant terrifiante. »

« Une fois, alors que je prenais le thé avec sa mère, elle m'a fixée des minutes durant, debout, sans bouger. Quelle enfant effrayante. »

« Son regard est aussi acéré que ceux des personnes qui finiront par mal tourner. Quelle enfant perturbante. »

« Elle est capable de vivre sans parler des jours durant. Quelle enfant inquiétante. »

« Sa voix est aussi dure que de l'acier, froide que les glaçons. Quelle enfant alarmante. »

« Quelle enfant sinistre… »

Elle tenta de se recroqueviller un peu plus sur elle-même, cela étant impossible étant donné qu'elle était déjà roulée en boule. Ses dents percèrent la chaire de sa lèvre inférieure, ses doigts se mirent à trembler comme ils ne l'avaient jamais fait. « C'est bon. Si les gens te font souffrir, s'ils te font du mal, je te protégerais. Je leur ferais autant de mal qu'ils t'en ont fait, je leur rendrais au centuple, je haïrais le monde entier. Tu n'as plus besoin de pleurer. Laisse-moi m'occuper de tout. Laisse-moi... te protéger. »Elle n'était âgée que de 15 ans lorsque l'autre Hebishiro était née. は虫類. Hachurui.