Désolée du Retard. Encore et Toujours. Je ne sais pas trop si vous suivez encore cette histoire mais je poste encore. Doucement mais Surement ^^
Bonne Lecture !
]Chapitre Septième[
Pov Edward.
Je restais collé contre la porte, pensant avec fébrilité que c'était le seul moyen d'échapper à cette plaisanterie. Je ne pouvais pas me convaincre que j'avais réellement entendu ce rire. En revanche, je constatais l'étrange souffle qui respirait derrière la porte comme si la personne en question avait couru un marathon toute la journée. Bizarrement cette image ne réussit pas à me rassurer, et j'avais même eu l'illusion d'imaginer Envy en baskets sur un terrain de quatre cents mètres. Je ne fis que froncer les sourcils, le cœur battant la chamade et les mains plaqués contre la porte.
Envy était mort. Et il était improbable qu'il fasse ceci surtout que...
Mais la question n'était pas là !
Je me décidais à fermer la bouche et inspirer un bon coup alors que subitement, plus aucun bruit ne filtrait derrière la porte.
Je me retournais doucement...Les mains collées au bois ciré, et me baissais avec vigueur pour regarder dans le trou de la serrure. Je perdis tout mon calme en voyant une pupille immense et noire
de bout à bout à travers celle-ci, et me redressais, la peur palpable en foutant un coup de pied tremblant dans la porte. Celle-ci sortit de ses gongs et tomba comme une pierre.
Personne derrière.
Silence.
Seule ma respiration saccadée faisait office de bruitage.
J'avançais suffisamment pour poser mes doigts contre l'interrupteur et allumait le lampion de la chambre. Mon regard se promenait dans les environs, n'épargnant ni le plafond, ni le trou d'une souris, et pas même mes propres mains que je baladais contre le mur. Le couloir sombre en face de moi ne m'aidait pas à me rassurer sur la situation. Mais je n'osais plus appeler.
Soudain, des pas lourds couraient dans l'escalier. Pour une raison encore inconnue, je fermais les yeux et mon dos vint se plaquer contre le mur.
Plus un bruit. Seul un souffle en face de moi.
« - Edward... »
Je rouvrais les yeux, découvrant le grand brun qui m'observait avec inquiétude et incompréhension.
Je clignais doucement des yeux, et passait mon regard sur la porte à terre.
« - Y'avait quelqu'un... »
Comme pour exprimer mes dires, je tendais le doigt vers la porte en répétant dans un murmure incertain;
« - Il y avait quelqu'un... Il y avait quelqu'un... Il y avait quelqu'un ! »
Roy balaya le couloir des yeux et ne m'épargna pas d'une expression sévère en répondant simplement;
« - Il n'y a avait personne. Je l'aurais vu sinon. Je l'aurais vu monter les escaliers. »
Comme si moi-même j'avais couru, je n'arrivais pas à calmer ma respiration. Comme pour le convaincre, je m'approchais de lui et rajoutais plus fort;
« - Il... y avait quelqu'un derrière cette... PUTAIN de porte ! »
Il ferma les yeux et soupira. Me prenait-il pour un fou ? Un menteur ? Malgré tout, ma colère était éveillée... Nous n'en parlâmes même pas. Ni au dîner, ni près du feu...
Il semblait perdu dans ses pensées, et sa colère. Moi dans la mienne. Et ma peur.
L'heure de dormir approchait...
Je ne monterais pas dans cette chambre. Pas même en rêve !
C'est assis sur le canapé, la tête reposée contre son dossier que je fermais les yeux.
Roy était dans la cuisine. L'eau coulait. Il devait surement être en train de faire la vaisselle. Ça ne lui ferait pas de mal tiens...
J'inspirais à fond et consentit à trouver le repos...
Peu à peu, le bruit de l'eau devint monotone. Habituel. Je n'entendais ni les voitures passées dans la rue, ni le crépitement du feu dans la cheminée. Mais... Le ronronnement au dessus de ma tête me gênait.
Le...
J'ouvrais soudainement les yeux et... Me retrouvais face à la lame pointue d'un couteau de cuisine.
Frôlant la syncope, je restais immobile, attentif et apeuré. Le propriétaire de cette lame se trouvait juste devant moi; les yeux aussi noirs que la nuit, et le sourire indescriptible. Sa tête me disait quelque chose mais je n'étais guère d'envie de méditer la-dessus...
« - Ne bouge pas, petit intrus, murmura t-il dans un zeste d'ironie »
Les bras le long du corps, je m'exécutais sans trop d'efforts, mais je jetais un regard en direction de la cuisine. La silhouette de Roy me parvenait, mais il était de dos.
« - Pas même tes yeux, petit camarade... entendis-je alors que je le fixais de nouveau, ...Ne bouge pas... »
Court, certes...
