POV ELENA

-C'est une charmante petite fille!

L'infirmière tenait dans ses bras une petite chose que je ne pouvais pas voir étant donné qu'elle me tournait le dos, elle disparut de mon champ de vision emportant avec elle son petit paquet. Je laissais échappée un soupir de satisfaction, bien que l'inquiétude me gagne, quelques secondes plus tard. Je voulais voir ce que la sage-femme portait avec autant de précaution. Et, mes désirs furent exaucés, elle revint dans la chambre blanche quelques minutes après et déposa sur mon ventre le fameux petit colis qu'elle avait transporté avec prudence.

Un adorable petit bébé était allongé à côté de moi, et me regardait avec de grands yeux. MON bébé. Je fus d'ailleurs frappées par la couleur de ses yeux : ils étaient d'un bleu acier, froid et hypnotisant. Je crus voir l'enfant sourire lorsque je lui caressai la tête de mes mains encore tremblantes.

-Nous devons vérifier si elle est en bonne santé, ne vous inquiéter pas nous vous la ramenons vite déclara la nurse avec un grand sourire et un air apaisant. Elle approcha ses mains du petit corps chétif de mon bébé et le prît avec délicatesse. Mais dès qu'elle l'enleva de mon ventre celui-ci poussa un hurlement et se mit à pleurer. Comme s'il me transmettait ses émotions j'eus soudain également envie de pleurnicher envahi par une immense tristesse.

-Calme-toi ma puce disait la dame en blanc en berçant calmement le petit être qu'elle tenait au creux de ses bras.

Mais ses pleures redoublèrent de vivacité et lorsqu'elle la reposa à mes cotés, elle se calma instantanément.

-Déjà une petite maline, tu sais comment manipuler les autres ma chérie, mais je vais devoir te séparer de ta maman quelques temps.

Elle tenta de reprendre l'enfant qui reprit ses sanglots de plus belles. Elle l'emmena tout de même avec elle dans une salle voisine passant outre ses intarissables larmes.

Le médecin que j'apercevais au fond de la pièce fit un signe à une autre infirmière qui vint me voir :

- Vous voulez que je fasse entrer le papa ? Il arpente le couloir impatiemment depuis maintenant 1 bonne heure !

-Oh, euh, oui soufflai-je, m'attendant à voir Stefan débarquer plus heureux que jamais.

Un homme déboula à toute allure dans la chambre blanche et se posta à mes côtés.

-Elena mon amour, je suis si heureux, tellement euphorique, je ne me suis jamais sentit aussi joyeux s'extasia-t-il en me prenant la main. Je suis impatient de le voir, mais comment te porte tu ? ça va ? Tu n'as mal nulle part ? Ça n'a pas été trop dur ? Je n'ai pas pu rester, tu comprends pour quoi, mais j'espère vraiment que tu n'as pas trop souffert… Il me bombardait de questions et j'en fus déboussolée, mais je savais qu'il ne se souciait que de ma santé et lui répondit simplement: Je vais bien, épuisée, mais je vais bien.

Damon sourit, de son sourire qui n'était destiné qu'à moi seul. Il se pencha doucement vers moi et déposa avec tendresse un baiser sur mes lèvres.

-Je n'arrive pas à croire que je suis papa ! répéta-t-il une nouvelle fois étonnée.

-Pourtant c'est le cas.

Je ne contrôlais plus mes paroles, tous mes mots semblaient être préalablement enregistrés, j'étais contrainte de regarder les événements se déroulés devant moi sans pouvoir agir, laissant les phrases sortirent comme si c'était tout à fait normal que je dise cela.

Des pleures se firent à nouveau entendre à l'entrée de la chambre, c'était la sage femme qui revenait portant toujours le petit bébé dans ses bras, celui-ci n'ayant pas cessé de pleurer.

-Je suis désolé madame, j'ai essayé de la calmer, mais rien à faire elle s'obstine à pleurer s'excusa-t-elle désemparée par le comportement de l'enfant.

Elle la déposa pour la seconde fois sur mon ventre, et, bien entendue elle se tut immédiatement, semblant même rigoler comme s'il se moquait de la pauvre infirmière.

-Tu peux prendre ta fille, fis-je à Damon dont j'avais bien remarqué le regard curieux posé sur la petite fille emmaillotée dans une couverture rose.

Il l'attrapa maladroitement pour la caler dans ses bras. La fillette tendit une main vers le visage de Damon en souriant toujours. Le jeune homme sourit lui aussi et je remarquai tout de suite leur quasi-identique sourire. Damon passa une main sur le crâne, étonnement bien chevelu de sa fille et celle-ci gémit légèrement avant de continuer de rire.

-Elle est magnifique haleta le papa ébahis. Il fit un bisou sur le front du petit bébé qui ferma les yeux. Il les rouvrit soudainement quelques secondes plus tard et je fus choquée par leur ressemblance : Ils avaient les même yeux bleu acier, le même petit sourire, de jolies petit pommettes mais malgré le peu de cheveux du bébé on pouvait facilement deviner qu'il aurait une chevelure chatains, comme la mienne.

-C'est ton portrait craché déclarai-je

-Il vous ressemble beaucoup également intervint aimablement l'infirmière, elle a, malgré son jeune âge, l'exacte même couleur de cheveux que vous et la même forme des yeux bien qu'ils aient la couleur de ceux de son père.Effectivement en examinant l'enfant de plus près je remarquai qu'il était un savant mélange de Damon et moi. La petite s'était maintenant endormis dans les bras du vampire en suçant son pouce. Et le jeune homme passa une partie de la nuit assis sur une chaise à mes côtés, servant de berceau à sa fille qui ne voulait dormir autre part que dans ses bras, il finit lui aussi par s'endormir et j'admirais les deux personnes qui comptait le plus dans ma vie désormais paisiblement assoupis.

Mais alors que c'était le bonheur complait un homme pénétra en trombe dans ma chambre munis d'un morceau de bois : c'était Stefan Salvatore.

Damon sursauta et supplia son frère : Stefan que fais-tu, pose ce pieu je t'en prie ne fais pas de mal au bébé !

Mais il n'eut pas le temps de se défendre vu qu'il tenait toujours la fillette dont il n'avait pas pût se délester dans ses bras et son cadet enfonça sans hésitation le pieu dans le cœur de son aîné. La petit fille hurla et se mit à pleurer sans jamais s'arrêter. Je fis de même, sanglotant et hurlant en même temps sur Stefan : Pourquoi as-tu fais ça ? POURQUOI ! Le tuer ici, devant sa fille, notre fille ! Alors qu'il était vulnérable, tu n'es qu'un salopard Stefan !

Je me serai bien lever pour le gifler mais mon accouchement m'avait trop fatigué et m'empêchait de bouger. Il parut insensible à mes mots et son regard se fixa sur le petit être maintenant allongé sur un tas de chair morte en décomposition.

-Non Stefan, je t'en prie ne lui fais pas de mal !

Il prît le bébé dans ses bras et l'examina avec dégout s'attardant surtout sur ses yeux.

- Laisse-le, ce n'est qu'un bébé, AU SECOURS A L AIDE ! J'espérais pouvoir attirer des médecins et appuyait frénétiquement sur la sonnette mais personne ne vint.

Il posa l'enfant dans son berceau et s'échappa dans la nuit noire, me laissant seule sans aucun moyen de bouger. Le bébé continuait de pleurer et ne s'arrêta pas…jamais ...cette fois-ci il ne pleurait pas pour faire son intéressant mais pleurait à coup sûr la mort de son père. Je sanglotais également essayant d'éviter de tourner la tête vers le cadavre de mon aimé. Je préférais me focaliser sur son sosie vivant, sur sa fille allongée dans le berceau. Alors que je fixais ses yeux bleus, ils se changèrent soudainement en vert émeraude.

Le bébé était désormais le portrait craché de Stefan et celui-ci se tenait joyeusement à la place qu'occupait Damon juste avant. La chambre était encore éclairé par un soleil de fin d'après-midi et une infirmière s'affairait à débarrasser les draps sales qu'elle venait d'enlever du lit.

Stefan m'embrassa passionnément en soufflant : Notre fille est superbe, aussi belle que toi !

Je butai sur le « notre » fille, mais le scénario continua son chemin s'en que je puisse intervenir.

Cette fois-ci ce fût Damon qui déboula dans la chambre fou de rage ! Et exactement la même histoire se déroula devant mes yeux effarés. Il tua son cadet de sang froid et scruta l'enfant avec dégout sauf que cette fois-ci il s'approcha de moi, menaçant : Voilà ce que ça fait d'enfanter un monstre ! Siffla-t-il. Il approcha le pieu en bois de ma poitrine et s'apprêta à l'enfoncer quand soudain…

POV externe

Elena se réveilla en sursaut, couverte de sueur. Tout ceci n'était qu'un cauchemar… elle fut soulagée immédiatement bien que la peur l'envahissait toujours. Elle jeta un œil à son compagnon qui dormait calmement à ses côtés, elle soupira et se blotti à nouveaux contre son vampire, vérifiant tout de même si, dans l'ombre de la chambre obscur n'était pas dissimulé Damon muni d'un pieu en bois, d'ailleurs elle ne comprenait pas pourquoi son cauchemar avait débuté par la naissance du fils de Damon et Elle, elle n'avait jamais été avec Damon, il n'était qu'ami et pourtant dans son rêve, c'était lui le père de son enfant et Stefan le meurtrier ! Mais la fatigue la gagnait de nouveau et elle se rendormit rapidement et continua la nuit sans aucuns autres rêves.


Petit chapitre intermédiaire j'espère qu'il vous a plut. La suite très bientôt, Elena va avoir quelques discutions avec les Cullen...