Bonjour ou plutôt bonsoir vu l'heure.
Me voici de retour après plus d'une semaine d'absence et vous m'avez manqué.
Je vous remercie tous pour vos review, favori et suivi. Cela fait chaud au coeur et est encourageant pour moi qui ait tendance à douter. Vos commentaires me sont également précieux car vos remarques et étonnements m'inspirent parfois, comme c'est le cas de certains review sur Souviens-toi de moi qui m'ont donnée des idées pour la suite de celle-ci.
Ayant plusieurs fics en cours et une muse capricieuse et débauchée (et si si Lori, c'est TA muse qui a débauché la mienne et pas l'inverse) je vous conseille, si vous voulez connaître la suite, à la mettre en suivi pour être averti des prochaines publications, car je ne pense pas pouvoir maitenir le rythme d'un chapitre par semaine.
Je cède maintenant la place à nos chers chevaliers, dieux et autres et vous souhaite une bonne lecture.
Chapitre 5 : Divines Manigances
- Alors là Humain, tu es vexant ! Je suis Hermès, dieu messager et l'un des douze Olympiens. Proclama fièrement le visiteur.
- Tu souhaites voir Athéna ?
- Perdu ! C'est toi que je viens voir. Si ça avait été Athéna, je me serais matérialisé directement au palais. Les restrictions des sanctuaires ne s'appliquent pas pour moi, ajouta-t-il alors qu'Aphrodite allait l'interrompre.
- Moi ? Mais pourquoi ? Tu as un message pour moi ? S'étonna le chevalier que l'apparence juvénile du dieu incitait au tutoiement.
Hermès se pinça le nez en secouant la tête avec consternation.
- Et c'est l'élite de la chevalerie ! Bah oui j'ai un message ! Tu as essayé de contacter Minos... Donc vu qu'il est quelque peu indisponible, je viens prendre le message pour lui apporter.
Indisponible ! Le cœur d'Aphrodite rata un battement, Hadès avait-il encore fait des siennes sur son amour ? Le chevalier blêmit en se souvenant de l'époque où, lui Albafica l'avait soigné. Cependant, s'il lui avait fait transmettre un message c'était qu'il était conscient.
- Shun va être l'émissaire d'Athéna et je m'inquiète. J'aurais aimé qu'on puisse se rencontrer pour en discuter. Mais quel est le message de Minos ? Il va bien ?
- Quel message ?
- Tu as dit que tu avais un message de Minos pour moi.
- Je n'ai pas de message de Minos.
- Oh mais si ! S'impatienta le Suédois. Je t'ai demandé si tu avais un message pour moi et tu m'as dit que oui.
- Mais je n'ai jamais dit qu'il était de Minos ! S'amusa Hermès en lévitant de quelques centimètres. Je suis le messager des dieux, pas des moitiés de dieux.
- Alors quel est le message et de qui est-il ? Interrogea le douzième gardien qui conservait difficilement son calme.
L'adolescent divin disparu et réapparu à côté d'Aphrodite. Il passa le bras autour de ses épaules et lui tapota le torse.
- Allons... allons... Du calme. Faut pas s'énerver comme ça. Moi je fais juste ce qu'on me dit. On me dit de trouver le chevalier des Poissons parce qu'il a un message à transmettre alors je le fais. Comme si j'avais le choix ! T'as pas idée de ce que c'est toi ! Hermès fais-ci ! Hermès va là ! Je dois jouer les coursiers à longueur de temps et j'ai pas mon mot à dire, et v'là que maintenant faut que je joue les facteurs pour les humains !
- Donc un dieu t'as envoyé pour que je puisse communiquer avec Minos ? Se radoucit le chevalier qui avait cependant l'impression de se faire embobiner. Qui est-ce ?
- Oui ! C'est exactement ça l'ami ! Fit Hermès en lui tapant l'épaule. Et je n'ai pas le droit de te dire qui m'envoie. Alors ? A part ce rendez-vous ? Rien d'autre ?
- Dis-lui que je l'aime et que j'ai hâte de le voir.
- Ok ! Ah et pour le petit Shunny, t'inquiète mon commanditaire veillera sur lui.
Le dieu disparu avec un petit air satisfait. Aphrodite soupira pour évacuer la tension et eut finalement un sourire amusé. Sacré numéro ce dieu, un vrai gamin, agaçant mais quand même sympathique, et puis volontairement ou non, il lui apprit qu'un dieu veillait sur son amour et qu'il en ferait autant pour Shun. Qui cela pouvait-il être ? Machinalement, le Poissons porta la main à son cou pour jouer avec le pendentif que le juge lui avait donné lorsqu'ils s'étaient retrouvés.
Une perle en or où était peint un chèvrefeuille rose. Minos comptait lui offrir lorsqu'il se donna à lui pour la toute première fois. Hélas trahi par un garde, ils furent séparés par Hadès avant qu'il en ait eu l'occasion. La peau nue que rencontra sa main mit brutalement fin à sa rêverie. Il ne l'avait plus ! Le cadeau de Minos ! Il ne pouvait pas l'avoir perdu ! Soudain un éclair de compréhension se fit dans son esprit.
- Hermès ! Espèce de sale petit voleur ! Rends-le-moi Hurla Aphrodite.
Le dit Hermès avançait dans les couloirs de la Giudecca en sifflotant et en jouant avec son larcin lorsqu'il fut agrippé avec autorité.
- A qui as-tu encore volé ça ? Oh et puis non ! Je ne veux pas le savoir. Tu vas le rendre et t'excuser.
- Mais oncle Hadès ! Bougonna le délinquant céleste.
- Je crois que Cerbère serait ravi de se dégourdir les pattes... Et peut-être qu'un petit toilettage... Fit innocemment le souverain.
Le dieu des voleurs avala sa salive avec difficulté et fila obéir sans demander son reste sous le sourire satisfait de Seigneur des enfers. Il se retourna en entendant rire derrière lui.
- Quelle autorité ! Zeus va être jaloux qu'Hermès t'obéisse davantage qu'à lui.
- Disons que j'ai des arguments plus convaincant, rit le maitre des lieux. Je te remercie d'être venu Asclépios.
- C'est ma mission tu sais. Qui est-ce cette fois ?
Bien que le dieu médecin eut parlé avec douceur, Hadès se crispa à ce qu'il ressentit comme un reproche.
- Minos, répondit-il tristement.
- Et toi ? S'inquiéta son petit-neveu.
- Je vais bien, lâcha la déité sans grande conviction.
- Hadès, soupira le fils d'Apollon laisses-moi t'examiner, je...
- Inutile ! Répliqua-t-il plus rudement qu'il ne l'aurait voulu.
Puis il secoua la tête et repris sans espoir.
- Tu ne peux rien pour moi, je suis une âme damnée depuis bien trop longtemps.
- Hadès... Ne dis pas cela, je t'en prie. Laisses-moi t'aider.
Le dieu secoua à nouveau la tête avec tristesse et lança en partant.
- Prends soin de Minos.
Asclépios le regarda partir et s'adossa au mur en soupirant, puis il prit la direction des appartements du juge.
oooOOOooo
Lorsqu'Athéna pénétra dans la grande salle accompagnée des jumeaux, Poséidon siégeait majestueusement sur son trône, entouré de ses six généraux, au grand désespoir de Kanon. L'ex-Gémeaux aurait, en effet, préféré reprendre ses fonctions de façon moins solennelle. La déesse sentant elle aussi, un coup fourré raffermit la main sur son sceptre. Et tandis que ses deux chevaliers s'agenouillaient pour saluer respectueusement le dieu, elle lança d'une voix joyeuse pour tenter de désamorcer la tension ambiante.
- Bonjour mon oncle, je...
- Bonjour ma chère nièce, coupa Poséidon avant de poursuivre d'une voix mielleuse aux intonations presque déçu à l'attention du Dragon. Je m'étonne mon cher Kanon, je pensais que tu viendrais seul.
L'interpelé se crispa de façon imperceptible, du moins le crut-il. Toujours agenouillé, le marina n'osait relever la tête. Il se concentra sur sa respiration pour empêcher son self-control de le fuir, ne pas trembler, ne pas croiser le regard de ses anciens-futurs compagnons d'armes qui devaient guetter la moindre de ses réactions face à cette attaque à peine voilée.
- Je tenais à accompagner Kanon pour te rappeler ta promesse, répliqua Athéna au grand soulagement du cadet.
- Ton manque de confiance me vexe ma petite caille ! Et ce cher Saga vous accompagne pour dire au revoir à son petit frère ! Comme c'est touchant ! Vraiment adorable ! Contrattaqua le maitre des lieux d'un ton faussement attendri en détachant bien les syllabes du dernier mot.
Poséidon était bien décidé à humilier Kanon sans en avoir l'air, et pour sa plus grande satisfaction, cela fonctionnait. Malgré le calme légendaire que celui-ci affichait, la déité pouvait le percevoir. La proie se sentait humiliée, humiliée et apeurée. Et cerise sur le gâteau, Athéna l'avait démasqué et désapprouvait, mais elle ne pouvait le défendre sans rabaisser davantage son protégé. Elle répondit néanmoins avec calme.
- Saga est mon escorte, je doute que toi-même tu ne te déplace sans au moins un garde.
- Heureuse coïncidence que tu aies choisi le Gémeaux. Ou peut-être t'en a-t-il fait la requête ? Fit le dieu d'une voix doucereuse en fixant avec insistance l'être qu'il avait décidé de tourmenter. Tu es si attentionnée avec tes chevaliers ma douce, que tu ne lui aurais pas refusé une telle faveur.
Un sourire satisfait aux lèvres, Poseidon jouissait littéralement de ce qu'il déchiffrait dans le cosmos des présents. Kanon se sentait insulté, mais également au bord de la panique. Saga et Athéna tentait de contenir leur colère. Quand à ses généraux, certains appréciait le spectacle alors que d'autres était mal à l'aise et navrés.
- Bien ! Reprit le souverain avant que la déesse ne réplique. Laissons là ces ennuyeuses mondanités. Relevez vous messieurs et je propose que pour fêter dignement le retour de ce cher Kanon nous déjeunions tous ensembles.
- Je te remercie mon oncle, mais...
- Oh non ! Ne me dit pas que tu as déjà déjeuné, s'attrista Poseidon en enlaçant Athéna comme un oncle bienveillant.
- Non, mais...
- Dans ce cas, c'est réglé ! Répliqua-t-il en faisant apparaître une table dressée pour dix convives. Mes généraux et moi avons si peu l'occasion de déjeuner tous ensemble, qui plus est, cela permettra à ton... Escorte de profiter un peu plus de son petit frère, fit-il en frictionnant la tête de Kanon comme il l'aurait fait à un enfant. Et puis, tu ne veux pas savoir ce que je réserve à ton petit protégé.
Machinalement, le second Gémeaux porta un regard inquiet vers Sorrento, celui-ci détourna tristement la tête. Il n'eut cependant pas le loisir de s'interroger davantage, Poseidon avait affectueusement passé le bras autour de ses épaules.
- Tu l'aurais vu à la réunion, une vrai tigresse qui défend ses petits. Ma nièce craignait que je ne veuille te récupérer pour te punir en te faisant subir des atrocités. Lui expliqua le dieu d'un ton paternel. Mais elle va vite être rassuré... Et toi aussi mon petit chou. Allez viens, tu vas t'assoir à côté de moi, c'est là qu'est ta place.
Le souverain l'emmena à la table donnant ainsi aux autres le signal pour prendre place. Derrière l'ambiance bon enfant du repas, était tapi un malaise angoissant qui alourdissait l'atmosphère tel un orage qui tarde à éclater, et Poseidon s'en délectait. Il en savourait chaque atome jusqu'à son apogée qui eut lieu au dessert. Le dieu se leva pour énoncer une voix claire et enjouée.
- Mes chers amis, je vous annonce que Kanon est dès à présent réintégré dans ses anciennes fonctions. Non seulement il reprend l'écaille de Dragon des mers, mais il redevient mon conseiller et commandant de mon armée. Tu vois que je ne lui veux pas de mal à ton poussin, ajouta-t-il à l'intention d'Athéna.
La nouvelle fit l'effet d'un coup de massue non seulement pour Kanon, mais également pour Sorrento qui se voyait ainsi rétrogradé. Poseidon laissa, avec jubilation, le temps à chacun d'assimiler l'événement et reprit.
- De plus, pour vous prouver davantage ma bonne foi, j'invite cordialement Saga à séjourner chez son petit frère jusqu'à demain matin. Cela le rassurera sur son sort. Tes anciens appartements t'attendent Dragon des mers ! Lança le dieu mettant ainsi fin au supplice. Il ajouta pour sa nièce avant de prendre congé, à propos des ambassadeurs, nous verrons cela plus tard. Kanon connaissant mes généraux et tes chevaliers j'en discuterai demain avec lui avant de prendre une décision.
N'ayant pas été invitée à rester Athéna fit ses au-revoir à l'ex-second Gémeaux, tandis que les gardiens des océans sortaient. Elle lui rappela avant de disparaître qu'il serait toujours le bienvenu au sanctuaire. Alors que Sorrento était le dernier à quitter la pièce, Kanon lui saisit le bras.
- Qu'est-ce Poseidon mijote ? Demanda-t-il abrupt.
- Je ne sais pas ! Qu'est-ce que tu crois ? Il ne me dit pas tout. Répondit calmement l'interpelé.
- Ne me ment pas ! Gronda le Dragon.
L'Autrichien allait répliquer, cependant Saga le devança d'une voix douce mais ferme.
- Kanon ! Lâche-le ! Tu lui fais mal.
Le cadet obtempéra à contre-coeur. Sorrento quitta la salle, en lançant mentalement à son commandant intrigué.
- Il faudra qu'on se parle, en dehors des oreilles indiscrètes.
Le dragon perplexe le regardait sortir, il aurait jurer avoir ressenti de la peur chez la fière Sirène. Soudain fatigué, Kanon ouvrit un passage vers son logement. Lorsqu'il y entra, il se sentit soudain comme apaisé. Il ferma et s'adossa à la porte, soupirant d'aise en fermant les yeux.
- Bon sang ! J'avoue que cet endroit m'a manqué.
Saga qui observait la pièce luxueuse et douillette à la fois, d'un mouvement circulaire, n'en revenait pas. La résidence de son frère ferait passer le palais de grand pope pour un appart d'étudiant tant le confort et la richesse des lieux contrastaient.
- Putain ! Tu m'étonnes ! S'exclama-t-il impressionné, faisant ouvrir les yeux à Kanon.
Lorsqu'il accrocha le regard éberlué de son frère, le marina fut pris d'un fou rire aussitôt rejoint par celui-ci.
À suivre...
