Eh ouais, je publie à la vitesse de la lumière en ce moment, appelez-moi Speedy Niennaju x) Mais quand l'inspiration est là, on ne va pas se plaindre, hein? Mais je pense désormais espacer énormément mes publications, car je rentre en prépa, et je ne pense pas avoir énormément de temps pour écrire. J'essaierai de publier le plus souvent possible, mais je ne vous promet rien. En attendant, place au steak!
Enjoy! (et écoutez la plainte du bouton "review", si vous cliquez dessus, il arrêtera de vous casser les oreilles, promis^^)
Chapitre 6 :
Un souffle d'air sur sa nuque la réveilla. Elle entrouvrit un œil, et vit son réveil qui affichait 5h30 du matin. Elle retint un soupir. La nuit avait été exceptionnellement courte. Elle ouvrit alors brusquement les yeux en grand, en se rendant compte d'avec qui elle avait passé cette nuit. Elle se retourna précautionneusement, pour faire face à un Castle endormi, la bouche entrouverte. Il était tellement mignon ainsi, la coiffure défaite, un léger ronflement lui échappant de temps à autres…
Elle passa quelques secondes supplémentaires à le regarder dormir, avant de s'extirper précautionneusement du lit, et de passer au salon, récupérant au passage ses vêtements qui traînaient un peu partout sur le chemin qu'ils avaient parcouru la veille au soir. Elle se prépara un café, se mordant la lèvre, réfléchissant à ce qui s'était passé. Elle s'était laissée entraîner par les évènements, et elle devait avouer que le jeu en avait valu la chandelle. Néanmoins, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à ce que lui avait dit Josh en la quittant. Elle voulait toujours tout obtenir, sans jamais rien donner en retour, et elle ne savait pas si l'écrivain se contenterai de ça. Non, il ne s'en contenterai jamais, personne ne pouvait s'en contenter. Autant mettre fin dès maintenant à quelque chose qui n'aurait de toute manière jamais dû commencer.
Au moment où elle arrivait à cette conclusion, son regard tomba sur le bouquet d'œillets qu'il lui avait offert la veille. Ses paroles lui revinrent alors en mémoire : « Vous vérifierez la signification de ce bouquet… » Intriguée, elle alluma son ordinateur, et après quelques minutes de recherche, tomba sur un site, qui lui donna cette réponse : L'œillet est la fleur de l'amour sincère, quant à la couleur rouge, elle est généralement associée à la passion.
La détective resta interdite. Elle savait que Castle n'avait pas choisi ces fleurs par hasard, il cherchait à lui faire passer un message, et ce message, elle l'avait : l'écrivain l'aimait, vraiment, et d'un amour fou. Elle se mordit violemment la lèvre inférieure. Elle avait espéré… quoi ? Que cette nuit n'allait rien représenter ? Honnêtement, elle devait s'avouer que non : elle savait que ce qui s'était passé avait changé la donne. Ils s'étaient tournés autour pendant ces trois dernières années, ils s'étaient désormais trouvés. Et elle devait bien se rendre à l'évidence : même si elle était terrifiée, elle sentait qu'elle pourrait faire en sorte que les choses marchent avec Castle… Alors, autant essayer. Elle fut tirée de ses pensées par deux bras puissants qui s'enroulèrent tendrement autour d'elle, et l'odeur si caractéristique de la peau de Castle lui chatouilla les narines.
En se réveillant, il n'avait tout d'abord pas reconnu l'endroit, perdu sans son lit king size. Puis, la fragrance de cerise émanant de l'oreiller d'à côté lui fit se rappeler des évènements de la nuit, ainsi qu'un emballage de préservatif déchiré. Il se souvenait désormais qu'elle avait interrompu leurs ébats quelques secondes, pour enfiler cette capsule de latex protectrice. Un petit sourire lui échappa quand il vit sa silhouette dans le salon, et il se leva, récupérant au passage son caleçon et son jean, les deux seuls vêtements qu'il put retrouver avant d'aller la rejoindre et de la serrer tendrement dans ses bras, respirant à fond son parfum de cerise.
-Hey… murmura-t-elle en souriant.
-Hey… répondit-il en écho.
Il remarqua alors l'ordinateur allumé de la jeune femme et le site qu'elle visitait. Il se détacha alors d'elle et la regarda en face. Elle semblait gênée, d'autant plus que Castle était torse nu, et qu'elle devait se retenir pour ne pas laisser les souvenirs de leurs exploits de la nuit l'envahir en voyant les griffures et suçons dont il était paré.
-Alors, tu as vu la signification du bouquet…
Elle hocha la tête affirmativement, incapable de parler, sentant le rouge qui lui était monté aux joues s'intensifier.
-Et qu'est-ce que tu en penses ?
-Je pense que… je pense qu'on devrait essayer. Nous deux, je veux dire.
Le sourire qui illumina le visage de Castle à cet instant lui fit chaud au cœur, et le baiser qu'il lui donna avait une saveur particulière. Celle de l'amour. Mais, elle se décolla à regret de lui et dit :
-Par contre, pas de ça sur les scènes de crime, OK ?
-Même si c'est absolument nécessaire ? Genre sous couverture ?
-Rick… menaça-t-elle.
-Oui, d'accord, OK, compris ! capitula l'écrivain en levant les mains en signe de reddition.
Affichant un sourire victorieux, la détective approcha alors son visage de celui de l'écrivain, voulant manifestement l'embrasser. A la dernière seconde, néanmoins, elle dévia vers son oreille et lui murmura
-On a un suspect à interroger ce matin, je vais prendre une douche, tu viens ?
Castle observa, choqué, la jeune femme qui s'éloignait déjà en roulant des hanches, un grand sourire aux lèvres. Il secoua la tête, essayant de reprendre ses esprits, avant de la suivre, hypnotisé. La douche s'annonçait beaucoup plus longue que prévue…
Finalement, ils arrivèrent séparément au commissariat, Rick ayant dû passer chez lui se changer, sa chemise ayant malheureusement succombé à la suite des blessures infligées par Kate Beckett… néanmoins, leur soudaine intimité n'échappa à personne, et surtout pas à Lanie qui fit signe à Kate de venir la voir dès la fin de l'interrogatoire.
Le duo prit place en face du jeune homme blond, que sa nuit passée en cellule avait rendu encore plus pâle que le jour où il l'avait rencontré. La détective prit le dossier et le parcouru rapidement des yeux, avant d'attaquer
-Bien, Mr Cowan, je pense que vous savez pourquoi vous êtes là ?
-Je n'ai pas tué mon père ! J'étais chez Dominic !
-Ah oui ? Eh bien, sachez que Mr Sincell dit ne pas vous avoir vu depuis deux mois.
-Et aussi, renseignez-vous sur les dates des matchs : il n'y avait pas de rediffusion ce soir là à la télé, encore moins celui des Yankees contre les Athletics d'Oakland, intervint Castle.
-Donc, vous comprenez que nos soupçons se portent sur vous, n'est-ce pas ?
-Mais je ne l'ai pas tué ! Pourquoi est-ce que je l'aurai fait ?
-Eh bien, votre père était riche, n'est-ce pas, Jeffrey ? Et vous êtes son seul héritier, et vous l'avez dit vous-même, vous êtes fauché. Alors, un soir, vous le suivez hors du cabinet, parce que vous savez que, ce soir, il ne rentrera pas chez lui directement comme il le fait d'habitude, parce que ce soir, c'est l'anniversaire de mort de votre mère… Vous le suivez dans l'église, vous cachant dans un coin, pour ne pas que le prêtre vous remarque quand il quitte son poste. Vous le laissez se recueillir une dernière fois, avant de le noyer dans le bénitier et ainsi hériter de toute sa fortune pour pouvoir enfin embrasser votre rêve; déclara Castle.
-Je… il… non, je n'étais pas chez Dominic ce soir là, OK, mais je n'étais pas non plus en train de tuer mon père, je vous le jure !
-Alors où diable étiez-vous ? demanda violemment Beckett, sentant le jeune homme prêt à craquer.
-Si mon patron le sait, il me vire à coup sûr…, geignit Jeffrey.
-Et si vous ne nous dites pas où vous étiez réellement, vous faites minimum 30 ans pour homicide volontaire ! Alors où ?
-J'étais… dans un cercle de jeu illégal à Tribeca… vous comprenez, j'étais fauché, alors j'ai pris mes économies et j'ai essayé de les augmenter au poker… ça a pas marché, je suis sur la paille maintenant.
- Vous ne pouviez pas nous le dire avant ?
Le portable de Beckett sonna à cet instant là : Lanie avait du nouveau, et voulait la voir en tête à tête. Un petit sourire lui échappa tandis qu'elle le rangeait dans sa poche et se dirigeait vers la porte pour demander aux gars de vérifier les dires de son suspect. Castle voulu la suivre à la morgue, mais elle l'en empêcha en posant une main sur son torse.
-Non, Castle, tu ne viens pas…
-Mais…, essaya d'argumenter le pauvre homme, qui avait remarqué l'emploi de son nom de famille dans ce cadre professionnel.
-Si tu viens, je te promets que tu seras privé de douche, le menaça-t-elle.
-Mais pas de sexe, releva-t-il.
-Eh, pourquoi devrais-je me punir moi-même ?
S'exclama-t-elle avant d'entrer rapidement dans l'ascenseur en riant, laissant un Castle ébahi essayer de reprendre le contrôle de lui-même.
