Merci à The Girl of the World, Momiji et Nafrayu pour les mots !
Araignée
– C'est la meilleure.
– Certainement pas.
– Castiel, soutient-moi, geignit Dean.
– Je suis désolé mais là, je suis d'accord avec Gabriel, répondit l'ange d'un air navré.
– Sammyyyyy !
– C'est pas mes oignons, Dean. Et puis d'abord, c'est Sam. Et ensuite, je suis biaisé, Gabriel est mon petit-ami.
L'aîné des chasseurs enfouit son visage dans les oreillers usés du canapé. Il n'allait pas gagner sur ce coup-là. Mais ils n'y connaissaient rien eux de toute façon. Voilà. Il était le plus grand (les anges ne comptaient pas, ces tricheurs), il avait raison. Nah.
– Vous ne savez pas de quoi vous parlez. J'vous dit que Spider-woman est la plus sexy des héroïnes Marvel.
– On sait très bien de quoi on parle. Stan Lee est un vieux pote. Et c'est Black Widow, la plus sexy de toutes.
Neige
Il y avait trois lys blancs qui se regardaient en chien de faïence sous l'ombre glacée du pommier, survivants miraculés de l'hiver. La marre gelée avait cristallisé les nénuphars en un tableau figé dans le temps. Quelques oiseaux picoraient des miettes de bain abandonnées près de la fenêtre. Près du banc, le vent faisait claquer le sac poubelle qui dépassait de son socle.
La neige avait recouvert de son grand manteau blanc le paysage tout entier. À perte de vue, il n'y avait plus que cette couche immaculée. Le blanc pur se fondait avec le gris perle du ciel où les nuages se délitaient lentement.
Et il y avait le silence. Apaisant, presque teinté de nostalgie à la lueur blafarde d'une lune pleine. Les cristaux glacés brillaient de mille éclats. Au loin, le craquement d'un branche, le crissement des pas légers sur la neige, une goutte d'eau qui s'écrase sur une feuille.
Ici, une pierre aussi grise que le ciel, aussi glacée que l'air, aussi paisible que le silence. Ici, une tempête qui rugit au cœur d'un être divin dont les yeux célestes ne brillent plus que de rage. Ici, la tombe neuve d'un chasseur mort trop jeune, un matin de juin. Aujourd'hui, une nuit de juillet que la rage d'un archange a changé en hiver.
Déshydratation
L'été était la pire saison du monde. Personne n'en ferait démordre Sam. Il haïssait profondément cette chaleur insupportable, la sueur qui collait à la peau, la fatigue permanente. Il abhorrait l'été du plus profond de son cœur. Et pour ne rien gâcher ? Il avait soif. Désespérément et constamment soif. À s'en tirer une balle. Littéralement.
Gabriel, lui, adorait l'été. La couleur caramel que prenait la peau de Sam, sa peau rendue brillante par l'effort, son torse en permanence nu où jouaient ses muscles développés. Il vénérait l'été du plus profond de sa grâce. Et pour ne rien gâcher ? Il était un archange. Alors s'il pouvait faire du chantage à son petit-ami en usant de ses pouvoir, alors il n'allait pas s'en priver.
Après tout, qui avait décrété que s'occuper donnait soif ? Lui rendait ça très désaltérant, merci bien.
Je ne vous ferais même l'affront de m'excuser pour mon retard. Si certains suivent Knockin' on Hell's Door, vous savez que j'envisage d'arrêter progressivement mon activité sur ff. Je boucle donc toutes mes histoires en cours et si ensuite j'ai toujours envie de continuer, je reprendrais peut-être doucement. En attendant, je termine lentement mais sûrement tous mes projets. J'ai encore trois chapitres de Drabbriel à paraître, donc vous aurez de quoi lire. Merci beaucoup de m'avoir suivie sur cette suite et merci à Momiji pour m'avoir autorisé à continuer son travail.
Je vous embrasse,
Amako.
