Epilogue,
Ces derniers jours, Hank Voight avait du jongler entre la mission de sauvetage de Ruzek et les conséquences sur la ville. Il était heureux aujourd'hui de pouvoir affirmer que tout ça appartenait désormais au passé. En effet, les habitants comprenaient enfin l'ampleur des actions entreprise par la police récemment. Celle-ci, reprenait enfin sa place à Chicago, plus personne ne contestait son efficacité et le respect envers les agents revenait progressivement.
Dans les journaux on pouvait enfin découvrir les projets du groupe Arcadia. L'attentat le jour du match, déjoué par l'unité des renseignements, faisait la une du Sun Times. L'attentat contre les forces de l'ordre le soir du gala y était retranscrit, mais cette fois, la compassion était présente. Evidemment, la mission contre Every Trent dans sa demeure devait être silencieuse pour éviter d'éveiller les soupçons de celui-ci. Il apparaissait clairement que la police avait toujours tout fait pour protéger la ville.
L'arrestation rapide de Kenzo Toshiro, qui avait tenté de répandre le virus de la variole laissait bien voir qu'a aucun moment, les agents n'avaient déserté cette ville. Si ce point s'éclaircissait à vue d'œil, si la ville reprenait enfin des couleurs d'antan, certaines blessures ne pourront pas être oubliés. Ainsi, les membres de cette police désavoué, il y a encore quelques jours, ceux qui ont péri, ont enfin reçu le mérite qui leur revenait dûment. Même si à titre posthume, il est difficile de voir le côté positif de ce revirement de situation.
La famille de Sean Roman notamment, pouvait enfin sortir en paix, sans regard fuyant autour d'eux. Idem pour les familles de ces autres officiers décédés en service.
Ainsi l'équipe des renseignements avaient reçu les félicitations et les remerciements du Vice-président, lors d'une conférence de presse très médiatisé. Voight s'en moquait éperdument, pour lui l'important, c'était de protéger sa ville et ils avaient réussis ensemble. Et surtout, ses agents tous vivants était la seule chose à laquelle il pensait, ce soir. Tout comme Chicago, l'unité s'en sors toujours. Il en était très fier.
Adam quant à lui venait d'apprendre qu'il pourrait sortir d'ici deux à trois jours, ce qui le rendait très heureux. Il pourrait enfin, se retrouver, seul avec Kim et il en rêvait depuis ce jour où ces types on commencé à le tabasser. Les douleurs étaient gênantes mais pas insupportables, nul doute qu'il s'en remettrait rapidement. Pour le moment, il ne pensait plus trop aux derniers événements, il voulait juste se sentir en vie et en profiter avec celle qu'il aime. Le psychologue lui avait conseillé de faire attention, généralement, les séquelles psychologiques surviennent bien plus tard.
Il avait aussi appris que Jay avait repris connaissance et était passé le voir. Il savait que son collègue s'était trouvé dans un état critique et était soulagé de constater qu'il s'en sortirait, même s'il lui faudrait plus de temps.
Les défaillances pulmonaires du jeune homme l'obligeait à conserver le masque à oxygène, il était toujours alimenté par perfusion. Il était prévue qu'il commence sa rééducation avec un kiné respiratoire le lendemain. Le docteur Arata, n'avait cependant, toujours pas remarqué d'amélioration des poumons. Mais, il savait que le travail de la respiration aiderait ceux-ci à se remettre. Pour Jay, ce n'était que le début. Il savait bien, qu'après ça, reprendre une vie normale ne serait pas si simple. Et il se sentait morose, un sentiment d'amertume ayant pris la place de la joie de vivre.
Il n'était simplement pas fait pour rester allongé dans un lit toute la journée, tout le temps, celui-ci qui semblait s'être figer depuis qu'il avait compris qu'en sortir ne serait pas pour demain. Ici, il ne pouvait que penser et ressasser encore et ce n'était pas bon non plus pour son moral, par moment, il regrettait même la morphine qui lui permettait de tout oublier. Perdu dans ses sombres pensées, il ne vit même pas la jeune femme s'approcher de lui à pas mesuré.
- Jay ! L'a-t-elle appelé.
- Erin ! S'exclama-t-il, surpris de sa présence.
- Tu sais, il y a des tas de choses que je peux supporter mais c'est seulement parce que tu es là. Avoua-t-elle d'une toute petite voix.
- Je ne comprend pas. Admit-il sincèrement. Je ne suis pas vraiment la personne à qui il faut se raccrocher en ce-moment, Erin. A-t-il ensuite ajouté.
Elle voyait le désespoir dans le regard de Jay et elle se demandait si c'était sa faute ou bien si c'était son état physique qui le rendait mélancolique. Elle avait peur qu'il déprime et avait tant besoin qu'il s'accroche. Pour la première fois, elle le voyait fragile, une partie de lui bien enfouie refaisait surface.
- Tu va t'en sortir, tu sais. Rassura-t-elle.
- Ouais, mais dans combien de temps ? Je ne suis même pas sûr de pouvoir réintégrer l'unité un jour. Affirma-t-il.
- Personne ne viendra prendre ta place, crois moi. Hank est bien décidé à attendre que tu reviennes.
- Erin, je ne sais même quand, je pourrais sortir d'ici. A-t-il contré.
- Le médecin nous as dit que ça prendrait du temps. Mais tu ne seras pas seul, je serai là. Je serai là, parce que, je t'aime Jay. Confia-t-elle plus facilement qu'elle ne l'aurait cru.
Le jeune homme ne réagit pas tout de suite, c'était la première fois qu'elle lui disait "je t'aime". Il se demandait, s'il avait bien entendu. Et surtout, était-il prêt à revenir en arrière dans sa situation. Bien sûr, qu'il l'aimait. Il n'y a personne de plus important, pour qui, il aurait sacrifié sa vie. Cependant, il avait du mal à croire que ça puisse fonctionner avec lui dans ce lit, pour une durée indéterminé. Il ne voulait pas qu'elle perde de temps à l'attendre, il doutait d'en valoir la peine.
- Je t'aime aussi Erin, mais ce n'est pas si simple. A-t-il déclaré.
Elle s'était rendue compte que Jay n'allait pas bien, mais elle était sans doute loin du compte.
- Je sais et j'y suis pour beaucoup. Admit-elle.
- Non, ça n'a rien à voir. Erin, je suis juste coincé ici. Dit-il résigné.
- Ce n'est pas permanent. Il faut juste un peu de patience. Je ne prétend pas que c'est simple, mais tu vas y arriver. Et, je serai là, pas question de t'abandonner. Affirma-t-elle en glissant sa main dans celle de Jay.
Elle s'est installé dans le fauteuil, près de lui, leurs mains toujours entrelacés.
- J'ai eu tellement peur Jay. Et je suis désolé qu'il m'ait fallu tout ça, pour avoir le courage de te dire ce que je ressens. On a une deuxième chance, je ne veux pas la laisser passé. Et toi ?
- Viens là ! Dit-il en approchant le visage de la jeune femme du sien, et après avoir retiré le masque.
- Tu ne dois pas l'enlever ! Protesta-t-elle.
- Chut. Contra-t-il, en posant un doigt sur sa bouche. Juste un baiser ! A-t-il ensuite plaidé.
Comment pouvait-elle le lui refuser, elle en avait autant envie si ce n'est plus. Elle posa ses lèvres sur les siennes, toujours si douce. Le baiser se fît lent d'abord puis passionné et langoureux. Ils durent néanmoins se séparé rapidement, lorsque les capteurs cardiaque du jeune homme se sont affolés. Erin lui remit immédiatement le masque à oxygène car il était déjà essoufflé mais son regard était serein et cela rassura Erin.
Ils se sont scrutés quelques instants, puis la jeune femme a posé sa tête près de lui, bien décidé à rester cette nuit.
- Non, viens avec moi. Affirma-t-il, en lui faisant une place dans le lit.
- Mais, je vais te faire mal...
- T'inquiète ! Coupa-t-il en l'incitant à s'installer près de lui.
La fréquence cardiaque du jeune homme était surveillé régulièrement, l'infirmière qui les as trouvé ainsi a rapidement averti un médecin. Coup de chance pour eux, c'est Will qui était là. Ils ont donc pu passer la nuit tranquillement enlacés, même si Will venait de temps en temps surveiller l'état de son frère.
Les jours passaient et Jay pouvait enfin retirer le masque à oxygène, en général, il devait le remettre au bout d'une heure mais le médecin a affirmé que c'était déjà un mieux et comme toujours qu'il fallait juste être patient. Il avait vu défilé ses collègues du district qui s'était inquiété de son état. Erin restait près de lui et Soraya prenait sa place lorsque celle-ci rentrait se reposer.
Généralement, les visites ne sont pas acceptés le matin mais Hank Voight ne se formalise pas avec ce genre de chose. Et puis, il voulait parler à Jay seul à seul et savait qu'Erin passait tous les après-midi ici, depuis qu'il l'avait mise en vacances. Il est allé directement vers la chambre de son agent, à l'intérieur celui-ci zappait les chaînes avec ennui, c'est ce moment que choisi Hank pour entrer.
- Hey, comment ça avance la rééducation ?
- Doucement, c'est bof mais c'est comme ça.
- Tu as sauvé Erin, ce jour-là, elle est comme ma fille. Alors merci.
- Je suppose que je dois te remercié aussi, à moins que ce soit les 3 plombs que j'ai pris dans la peau qui t'on fait changer d'avis.
- J'avais tord. Mais au boulot, rien ne doit changer c'est tout.
- T'inquiète pas pour ça, je suis pas près de revenir.
- De toute façon, j'ai besoin de toi en forme, alors prends ton temps.
Sur ces derniers mots, le chef est sortit de la pièce laissant un Jay étonné de ce revirement de situation. Il aurait cru que Hank ne perdrait pas son temps et le remplacerait. Mais visiblement, se sacrifier, était synonyme de respect pour Voight.
Ce jour-là, Erin devait passer plus tard sachant que la rééducation de son bien-aimé n'avançait pas comme il l'espérait, elle avait prévue de lui faire une surprise. C'est donc Soraya qui est arrivée pour l'heure des visites.
La jeune fille passait beaucoup de temps ici, se relayant avec Erin. Elle était heureuse que ces deux-là se soient si bien trouvés, son frère méritait d'être heureux. Cependant, tous les deux, n'avaient toujours pas reparlés de Jenna et Soraya vivait avec la culpabilité de sa mort, elle savait que pour Jay c'était pareil.
- Coucou ! Comment tu te sens aujourd'hui ? Dit-elle après l'avoir embrassé.
- Bien.
- Jay ! Tu n'es pas obligé de faire semblant avec moi.
- Ce que je sais, c'est que ça pourrait être pire donc ça va.
- Il suffit de te regarder dans les yeux pour comprendre que tu vas pas bien et je te connais alors crache le morceau.
- So, je t'assure que ça va, je gère. Et toi pourquoi tu ne me dis pas ce qui te tracasse ? Tu crois que je n'ai pas vu le changement. Je sais que c'est pas la mort de ton père qui te hante, alors c'est quoi ?
- Je me sens responsable pour Jenna, elle ne méritait pas ça. Confia-t-elle
- Non, arrête ça. C'est ma faute. J'aurais du la laisser en dehors de ça, elle serait en vie.
- Quoi ! Si tu l'avais tué, ce soir-là. Jay, tu serais en prison ; mon père ne valait pas la peine que tu gâche ta vie.
- Ouais, tu m'avais convaincu mais Jenna est morte et ça ne serait pas arrivé si je m'étais chargé de son cas avant. Elle laisse un orphelin, et il l'est parce que j'avais besoin d'aide.
- Non, moi j'avais besoin d'aide. Jay, tu n'es pas mon tuteur, tu ne peux pas toujours me protéger alors cesse de prendre le blâme sur toi. Le fiasco de notre famille ne vient pas de toi.
- C'est pas facile, Jenna était une fille bien. Et, je sais pertinemment qu'elle n'aurait pas voulu que toi, tu te sente responsable.
- Toi non plus. Rétorqua-t-elle.
- Moi, je suis flic alors je suis responsable. Et surtout, je peux vivre avec ça. Par contre, je ne veux pas te voir vivre avec ce poids sur tes épaules.
- Alors tu me promet que tu va être heureux ?
- Oui, tu es vivante, c'est ce qui m'importe le plus. Tu as été à son enterrement ?
- Oui, mais je suis resté éloignée, j'avais honte vis à vis de sa famille.
Il a pris la main de sa sœur dans la sienne et l'a serré fort. Il était heureux de la voir là et libre.
Le frère et la sœur ont été interrompus par une infirmière qui venait vérifier les constantes de son patient. Soraya est partit attendre dans le couloir. Elle est ensuite resté avec son frère une bonne partie de la journée puis de partir un peu avant l'arrivée d'Erin.
Ce soir-là, Erin avait rapporté des plats commandé chez le traiteur. Will lui avait réservé une salle pour qu'elle puisse être tranquille avec Jay sans perturber les autres patients. Elle a mit une musique légère, préparé les assiettes et les verres, elle avait même décoré l'endroit de façon à faire oublier à Jay l'endroit où il se trouvait. Le jeune homme de son côté patientait dans sa chambre, il ne savait pas que que préparait Erin et se demandait s'il la verrait, ce jour. En réalité, il commençait même à s'inquiéter lorsque celle-ci est apparu radieuse.
- Coucou ! Dit-elle en s'approchant pour l'embrasser.
- C'est quoi dans ton sac ?
- C'est pour toi, je veux que tu porte ça, ce soir. Dit-elle en dévoilant le costume.
- Euh, Erin. Pourquoi ?
- Tu me fais confiance ? Répondit-elle par une autre question.
- Oui.
- Alors pas de mais, et laisse-moi t'aider à l'enfiler.
Il a abdiqué en silence, après tout, si ça lui faisait plaisir, pourquoi pas. Aucuns des deux n'a rien dit, face aux cicatrices qui ornaient le corps du jeune homme, celle-ci laissait encore la chair à vif. Après quoi Erin l'a aidé à mettre sa veste, puis a pris sa main dans la sienne en l'entraînant vers la sortie.
- Erin, ...
- Tu as dit que tu me faisais confiance, n'oublie pas.
Il ne dit rien d'autre, se contentant de se laisser diriger par celle qu'il aime. Quelques minutes après, Erin ouvrait la porte et Jay restait ébahis par tout le travail accomplis par sa belle. Un pas, il était à l'hôpital, un autre, il avait juste l'impression de se trouver dans un restaurant chic, une douce musique flottant dans l'air et ils y étaient tous les deux en tête à tête. Un large sourire étira les lèvres du jeune homme, heureux. Erin était ravie de le voir ainsi, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu briller cet éclat dans ses yeux. Il s'est précipité vers elle aussi vite que son état lui permettait, pour l'embrasser passionnément. Dans ce baiser, il y avait toute la reconnaissance, tout l'amour et le désir qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre.
De leurs côtés Kim et Adam passaient un week-end paisible, en amoureux, très loin de chez eux. La jeune femme avait réservé deux jours dans un hôtel étoilé au bord de l'eau, dans la petite ville de Varenna près du Lac de Côme en Italie. A cet époque de l'année, l'endroit était plus calme, les deux jeunes gens profitaient donc des lieux, librement. Ils se réveillaient le matin avec le gazouillis des oiseaux et s'endormaient le soir avec le chant du grillon, la nature à l'état pur. La vue était si belle lorsque le soleil se couchait, que la ville sombrant peu à peu dans l'obscurité laissait l'éclairage artificiel se refléter dans l'eau devenue noire par la nuit. L'air était frais, une véritable bouffée d'oxygène pour le jeune homme qui ne pensait plus à son séjour en enfer, ici tout était signe de vie et de liberté.
Ils ont pu dîner en amoureux sur le balcon avec vu sur le lac, flâner dans les petites rues étroites pavés de pierres anciennes rempli d'histoire. Se délasser longuement dans le jacuzzi à boire du champagne. Et simplement être ensemble à profiter de la vie, de ce moment de paix qui s'offrait à eux, c'était un long voyage mais il en valait la peine.
Ils ont néanmoins dû se résoudre à rentrer et quitter ce petit bout de paradis. Mais, ils se sont promis d'y revenir, un jour. Ils ont donc embarqué dans l'avion direction Chicago.
Quelques semaines plus tard,
Jay se préparait pour sa sortie, Erin ne devait pas tarder et enfin, il pourrait quitter cet endroit. C'était sans compter sur la visite de son père dont Jay se serait bien passé.
Il se trouvait sur le pas de la porte tandis que le jeune homme était assis sur son lit, fixant l'homme qui venait d'arriver d'un regard noir.
- Salut, alors tu sors aujourd'hui ?
- Comme tu vois. Dit simplement Jay, agacé.
- Est-ce qu'on peut se parler ?
- Je n'ai rien à te dire !
- Je sais que toi et ton frère vous m'en voulez beaucoup et vous avez raison. J'ai mal agi avec votre sœur. J'ai fait trop d'erreur. Mais vous êtes mes fils et je vous aimes. Dit l'homme sans se démonter, malgré tout.
- Sans doute. Mais je ne dois pas être prêt encore. C'est pas comme si, j'avais vraiment besoin de toi, ça fait des années que je me débrouille très bien par moi-même.
- J'en suis sûr, tu as toujours été comme ça, ton frère aussi d'ailleurs, comme votre mère, très indépendants. J'espère que tu laisseras, cette jeune femme que j'ai vu, te rendre heureux.
- C'est déjà le cas. Répondit le jeune homme.
- Tu crois qu'un jour tu pourras me pardonner ? Questionna son père.
- Je ne sais pas. A répondu Jay, tête baissé.
Il y eu ensuite quelques minutes de silences, pesantes, avant que Sam Halstead ne se décide à faire demi-tour. Jay devait bien admettre qu'il venait d'être dur avec son père mais bon sang, il lui en voulait tellement. Il n'était pas près encore, à mettre ses rancœurs de côté, il avait besoin de temps. Lorsqu'il a relevé la tête, Erin avait pris la place où se trouvait un instant plus tôt, son père.
- Est-ce que ça va ? S'est-elle inquiété en voyant sa triste mine.
- Ouais, je suis prêt, ont peut partir d'ici ! S'exclama-t-il.
- Jay, j'ai croisé ton père, si tu veux m'en parler, tu sais bien que je suis là. Dit-elle simplement.
- Je sais.
Il s'est approché d'elle, a pris son visage dans ses mains avant de l'embrasser fougueusement. La jeune femme répondit vigoureusement à l'assaut de son petit ami, jusqu'au moment ou Will est apparu.
- T'es encore là, p'tit frère !
Jay et Erin se sont séparé surpris par l'arrivé impromptus de Will dans la chambre.
- Oh ! Je vois que je dérange. Rigola ce dernier.
Erin a rougit comme une tomate, tandis que Jay semblait plutôt à l'aise.
- Je te laisse signer tout ça, tu n'auras qu'a les laisser à la secrétaire... quand vous aurez fini. Ajouta-t-il avec un sourire équivoque.
Will est sortit après avoir lancé un dernier regard à son frère, celui-ci s'est tourné vers Erin qui était très embarrassé.
- Bon et bien signons ces papiers. A-t'elle réagit en voyant le regard pénétrant de Jay sur elle.
Après quoi, ils sont partis main dans la main vers la voiture. Jay savait qu'il devrait revenir, ses séances de rééducations n'étant pas terminé mais au moins, il pourrait dormir dans un vrai lit auprès d'Erin et retrouver un semblant de vie normale.
La vie reprenait peu à peu son cours, les enquêtes se succédaient pour Erin et l'équipe, tandis que Jay avançait doucement mais sûrement. Ce n'était pas toujours facile souvent douloureux mais le temps passe, les semaines défilent et peu à peu, il sent qu'il va vraiment mieux, c'est un fait qu'il peut désormais constater. Il a repris le sport de manière intensive, entre courir le matin, ses séances de rééducation l'après-midi et ensuite enchaîner avec de la musculation dans le club d'Antonio.
Il a finalement reçu les résultats des radios de ses poumons et ceux-ci se sont parfaitement remis. Il lui aura fallu huit mois pour revenir en forme et après avoir passé quelques test d'aptitudes comme le tir, enfin réintégré l'équipe des renseignements.
Ce jour-là, ils étaient tous heureux de le revoir venir travailler. Alvin voyait en Jay, un fils, un homme droit et honnête et il était sincèrement soulagé de le voir en forme à nouveau.
Antonio lui était ravi de retrouver son pote, c'était lui qui l'avait fait venir ici, il se sentait responsable de lui, d'une certaine manière.
Ruzek et Atwater aussi étaient contents de le voir, Jay a leur âge mais a plus d'expérience malgré tout, avec l'armée. Ils ont beaucoup de respect pour lui.
Nadia s'est dirigé vers lui et l'a prit dans ses bras, elle vivait avec lui et Erin mais le revoir ici, signifiait que les choses allait redevenir comme avant.
Même le sergent Platt était-là, cette femme appréciait beaucoup Erin mais il n'avait jamais su ce qu'elle pensait de lui, dorénavant si. " Je n'ai jamais douté que tu reviendrais, les bons flics se battent jusqu'au bout". Avait-elle dit avant de retourner à l'accueil du district.
Erin était à ses côtés quand Voight les a rejoint. Il a tendu sa main vers le jeune homme qui n'a pas hésité à la prendre.
- Content de t'avoir à nouveau parmis-nous. Dit le chef d'équipe avec un profond respect dans le regard.
Jay se contenta d'un "moi aussi" avant de regagner son bureau. Rien n'avait changé, tout était comme la dernière fois qu'il était venu.
Il était surpris de constater que personne n'ait pris sa place même de manière temporaire. C'est Erin qui répondit à son interrogation silencieuse.
- Tu crois vraiment que j'aurais laissé quiconque toucher à tes affaires. Dit-elle de manière rhétorique.
- Je t'aime. A-t-il murmuré pour que personne ne l'entende.
Il n'avait pas honte mais ici, au bureau, avec Voight à côté, il devait faire gaffe.
- Moi aussi, je t'aime. Dit-elle à voix haute en s'approchant de lui.
Jay a regardé les autres, personnes n'a réagit.
- Nous n'avons pas encore commencé à travailler. Dit-elle comme si ça expliquait leur petit écart.
- Alors, je peux t'embrasser ! L'a-t'il taquiné.
- Bien trêve de plaisanterie, nous avons une affaire ! S'exclama Voight en sortant de son bureau.
Jay se demandait s'il l'avait entendu, tandis qu'Erin ne pouvait s'empêcher de sourire face au malaise de son partenaire.
- Ce n'est pas drôle. A-t-il chuchoté.
Elle ne répondit rien mais il voyait bien dans son regard qu'elle se moquait toujours de lui.
Et alors que Voight terminait son explication, Jay à son bureau envoyait un mail à sa belle.
"Ce soir, tu vas devoir te faire pardonner"
Alors qu'elle consultait son message, un large sourire étira son visage, elle a relevé la tête vers lui avant de lui faire un clin d'œil.
C'est ainsi que l'équipe des renseignements s'est à nouveau retrouvé au complet comme avant.
Environ quatre mois plus tard, c'est à dire 1 an après la fusillade qui a bouleversé tant de vie. Ils reçurent une vidéo.
" Vous avez tué mes fils et ma femme, vous avez retourné ma fille contre-moi. Un jour, elle le paiera, mais, je vous promet que vous serez les premiers. Vous et vos familles, vous ne serez plus jamais en sécurité. Hank Voight, Jay Halstead, Antonio Dawson, vous m'avez pris ce que j'ai de plus cher, soyez sûr que je ferais pareil. Pour les autres flics ici présent, Erin Lindsay, Alvin Olinsky, Adam Ruzek et Kevin Atwater, vous êtes déjà morts."
Jay a serré fort la main d'Erin, tandis que Voight se précipitait dans son bureau pour appeler la prison où se trouvait Every Trent. Conclusion, il était toujours en prison. Cependant, Voight a conseillé à son équipe de ne pas prendre cette menace à la légère. Un jour, ce fou, ressurgira et ce jour-là, ils devront tous être prêt.
Fin ... . Je sais que je laisse une fin en suspens, peut-être qu'un jour, j'écrirais une suite mais ce n'est pas prévu pour le moment.
