Chapitre 7 : Une terrible révélation

Le lendemain, vers 7 h, Hermione se réveilla dans la chambre de Ginny, rien n'avait changé ni son apparence, ni son intention de dire toute la vérité. Elle savait, maintenant, ce que ressentait Ron pour elle et ne voulait pas débuter cette nouvelle relation avec des secrets. Au moment où elle voulut sortir de son lit, elle remarqua que Pattenrond dormait au pied du lit. Elle le savait que ce chat était intelligent. Il avait bien remarqué le changement de sa maîtresse et lui faisait comprendre.

Elle décida de prendre une douche afin de se réveiller et de pouvoir réfléchir aux mots à utiliser pour expliquer la situation à Ron. Elle y resta plus d'une heure. Quand elle alla manger dans la Grande Salle, elle vit Ron et prit son courage à deux mains :

-Ron, j'ai besoin de te parler.

Ron qui pensait que sa sœur voulait lui parler de l'entraînement répondit.

-T'inquiète pas, je n'ai pas oublié. On fait comme on a prévu.

-Non, ce n'est pas de ça dont elle veut te parler, dit Ginny qui voyait l'anxiété d'Hermione, elle-même se sentait tout à fait incapable de dire la vérité à Harry.

-Qu'est ce que tu en sais Hermione ?

-Je le sais c'est tout…

Voyant que Ron était hostile à cette discussion, Hermione tremblante de peur se leva et dit en partant :

-Non tu as raison, ça n'a aucune importance. On se voit ce soir.

Ginny le regarda et lui dit :

-Tu es vraiment… tu vois pas qu'elle a besoin de parler.

-Qu'est ce qu'elle a encore ?

-Ce n'est pas à moi de te le dire. Si tu veux le savoir tu n'as qu'à le lui demander.

-Mais je ne sais pas où elle est partie, dit Ron pensant s'être trouvé une excuse.

-Les toilettes de Mimi Geignarde.

-Mais c'est ta planque pas la sienne.

Ginny qui comprit son erreur, répondit aussitôt :

-On a décidé de la partager, mais quelle excuse stupide pensa t-elle aussitôt.

-Décidément, je ne comprendrais jamais rien aux filles.

-Je ne te demande pas de la comprendre mais de l'écouter, ce n'est pas facile ce qu'elle a à te dire.

Ron commença à paniquer.

-Ne me dit pas qu'elle est…. Dit il en formant un ventre arrondi avec ses mains. Ce qui emporta légèrement, mais alors très légèrement Ginny.

-TU PENSES QUE C'EST UNE MARIE COUCHE TOI LA ?

-Ba vu le nombre de petits copains qu'elle a eu rien que cette année, on peut se poser la question ?

-Et tu ne penses pas qu'elle se réserve pour celui qu'elle aime vraiment ! ses paroles et ses yeux la trahissaient puisqu'elle avait retourné vers Harry qui fit mine de rien n'avoir vu ou entendu. Quand je pense qu'hier, tu as été épatant et que derrière son dos tu lances ce genre d'affaméité… Tu me déçois beaucoup Ron Weasley.

-Je sais, reprit Ron, mais ce n'est pas la première fois ; tu devrais être habituée. Ron quitta la table et la salle, il se dirigea aussitôt vers le refuge d'Hermione. Il avait vraiment été stupide sur ce coup, la veille il s'était promit d'être le meilleur grand frère et il recommençait déjà à agir stupidement.

-Dans la Grande Salle, Harry attendit que celle qu'il prenait pour Hermione se calme et lui dit tout timidement :

-Tu penses réellement que Ginny m'aimes à ce point ?

Elle le regarda une larme au fond des yeux.

-Qu'est ce qu'il a Hermione ?

-Rien ce n'est pas le moment d'en parler, mais un jour, faudra peut être faire quelque chose.

-Ouais, tu as raison. Bon on y va, on va arriver en retard en cours, et on a potion.

Dans les toilettes de Mimi, Hermione pleurait à chaudes larmes, quand tout doucement la porte s'ouvrit pour laisse apparaître Ron. Mimi décida d'accueillir son hôte :

-Salut, fit elle d'une voix mielleuse, tu es venue pour me voir.

Ron qui connaissait le tempérament emporté de Mimi décida de la jouer fine.

-Oui, ça faisait longtemps.

-Oui hein, tu trouves pas que j'ai changé.

-Oui, dit Ron qui cherchait en même temps sa sœur. Quand il entendit les reniflements, il comprit qu'elle s'était cachée dans une des cabines, certainement celle qui était fermée. Maintenant qu'il savait où elle était, il fallait se débarrasser de Mimi (plus facile à dire qu'à faire).

-Et comment va Harry ?

-Bien… dit Ron. En fait, dit Ron d'une voix plus sure, je suis venue pour te dire que Nick quasi-sans tête te cherche, il voulait organiser une réunion entre fantômes et souhaiterait que tu y assistes mais le problème c'est que je ne sais plus où ? Tu pourrais peut être le chercher ?

T'inquiètes pas, je vais surveiller tes toilettes pendant ce temps là !

-Oh, merci ! Tu es un amour.

-De rien, dit Ron apeuré par l'idée que Mimi ne se fasse des idées. Bon vas-y, je reste ici.

-Merci ! A tout à l'heure Ron.

Mais oui bien sur pensa Ron, allez casse toi. Mimi quitta les toilettes après s'être fait une petite beauté ce qui écoeura le jeune homme qui se dirigea, ensuite, vers la cachette de sa sœur.

-Allez Ginny sors !

-Ron, s'étonna Hermione. Elle n'avait pas entendu la discussion avec Mimi tellement perdue dans son chagrin.

-Sors de ces toilettes, tu voulais me parler. Je suis là, mais je refuse de parler à une porte.

-Tu ne veux pas m'écouter ça ne sert à rien, vas t-en.

-Si j'en avais rien à foutre, tu crois vraiment sécher le cours de Rogue.

Hermione ouvra aussitôt la porte, Ron pensa trouver sa sœur chagrinée voulant être consolée mais ce fut tout le contraire.

-QUOI ? Tu as séché les cours de Rogue

-Ginny, tu voulais me parler de quelque chose d'important, je t'écoute.

Hermione le regarda mais resta muette.

-Ginny, hier je t'ai promis d'être un frère attentionné à ton égard alors dis moi ce qu'il ne va pas. Il s'assied, son dos contre le mur et fit à sa sœur de faire de même.

Hermione s'éxécuta et alla s'asseoir à coté de lui ; il avait fait une grande part du travail, à elle de faire la sienne.

-Ok, ce que je vais te dire va te paraître invraisemblable mais je te jure de te dire la vérité.

-Je t'écoute.

Hermione prit une grande inspiration et se lança.

-Voilà, je ne sais pas si tu as remarqué mais Hermione & moi, nous avons changé depuis dimanche.

-Si tu parles du fait qu'Hermione se mette à donner de genoux dans les … de Malefoy et que tu ne le crains plus et que tu sois encore plus émotives qu'Hermione. Effectivement, Harry et moi, on l'a remarqué.

-C'est parce qu'il s'est passé quelque chose de … magique dans la nuit de samedi à dimanche.

-A Poudlard ! Pourquoi ça ne m'étonne pas.

-C'est sérieux Ron.

-Bon vas-y … je t'écoute.

-En fait, Ginny et moi eeee

-Ginny et toi ?

-Si tu me coupes tout le temps, je vais jamais y arriver.

-Excuse moi, reprends, je ne te couperais plus.

-Je ne sais plus comment te dire ça, dit Hermione désespérée.

-Dis le simplement.

-Je suis Hermione… dimanche quand je me suis réveillée j'avais pris l'apparence de ta sœur et vice versa.

Ron vit le regard d'Hermione à travers les yeux de sa sœur, et comprit que la jeune fille disait la vérité enfin, il y avait néanmoins une pointe d'hésitation.

-Je te crois, enfin je crois…

-Que veux-tu comme preuve ?

-Dis moi quelque chose que Ginny ne sait pas par exemple.

-L'année dernière quand on a passé la des vacances au terrier, je suis malencontreusement entrée dans la salle de bain alors que tu … prenais ta douche.

-Hermione aurait pu te le raconter !

-Tu crois vraiment que j'aurais raconté ça à ta sœur, pour que tout le monde soit au courant. Et puis, c'était quand même un petit peu gênant.

-Tu as raison. Excuse-moi.

-Ron, arrêtes de t'excuser.

-Excuse-m

-Ron, dit Hermione en faisant les gros yeux.

Ron voulu encore s'excuse mais préféra se taire, il pensa à ce que venait de lui dire Ginny non Hermione. Quelle situation bizarre, il vivait là. Il était avec Hermione, hier il lui avait implicitement dit qu'il l'aimait et ce baiser. LE BAISER. Ce n'était pas elle qui l'avait embrassé. Le temps des désillusions était arrivé, Ron a été trahi par sa propre sœur, des larmes commençaient à couler le long de son visage.

Hermione, assise en boule, releva la tête à ce moment précis.

-Qu'est ce qui se passe Ron ?

-Tu ne m'as jamais embrassé alors !

-Non, c'est vrai.

Ron pensa aussitôt, tu ne m'aimes pas alors ! Mais comme si Hermione l'avait entendu, elle avoua.

-Moi je n'aurais jamais eu le courage, je pensais que tu voyais en moi qu'une encyclopédie vivante, celle qui t'aide pour faire les devoirs.

-Moi non plus je n'aurais jamais eu le courage de faire le premier pas, je pensais n'être qu'un idiot à tes yeux. Un idiot qui ne te mérite pas.

-Si ! Je t'aime Ron !

-Moi aussi, dit Ron tout en s'approchant d'elle pour l'embrasser mais Hermione le freina dans son élan en posant un doigt sur la bouche et tout en hochant négativement la tête.

Ron recula sa tête et commença à se relever, quand Hermione le retenu par le bras et lui dit :

-Pas comme ça, je veux être Hermione le jour où je t'embrasserais et pas Ginny mais si tu y tiens tellement, tu peux me serrer dans tes bras.

-Mais bien sur ! Il passa son bras autour de son épaule et Hermione posa sa tête sur l'épaule de Ron, ils restèrent ainsi environ 15 minutes, sans rien dire, juste profiter du moment présent. Ce fut Hermione qui rompit ce réjouissant silence

-Au fait, on va avoir du boulot ce soir.

-Tu es une fille intelligente ! Tu vas y arriver !

-J'espère que tu as raison mais c'est contre Serpentard. Je prie pour redevenir moi-même d'ici là !

-En parlant de samedi…tu veux venir avec moi au bal ?

En effet, samedi avait lieu le bal de noël. Les élèves pourraient repartir dans leur famille le dimanche grâce au Poudlard Express. Ron, Harry, Ginny et Hermione partirait le soir même par le réseau des cheminées, c'était le moins risqué selon Dumbledore.

-Je suis désolée Ron… mais je ne pense pas que cela sera possible.

-Tu as déjà acceptée une invitation ?

-Non ! Mais si je suis toujours comme ça sera impossible.

-Et dans le cas contraire.

-Dans le cas contraire, je serais ravie d'être ta cavalière Ronald Weasley.

Ron voulut à nouveau l'embrasser mais se retenu. Quant elle redeviendra elle-même, il lui offrira un baiser digne de tous les plus beaux films de cinéma.