Bonjour à toutes !
J'espère que vous allez bien. Voici le chapitre tant attendu des retrouvailles de notre petit couple adoré. Je rappelle tout de même que tous les lieux cités dans cette histoire existent réellement.
Merci encore pour toutes vos alertes. N'hésitez pas à me donner vos avis, bons ou mauvais, chaque commentaire est constructif. Et surtout un grand merci à ma super bêta rider Mélanie.
Juju59 : Merci pour ta review, ça me fait plaisir. Je ne peux malheureusement pas te répondre directement car tu as désactivé les PM.
POV Bella
7
Florence & The Machine : Cosmic Love
7
J'étais d'un pathétique. Je m'étais promis de ne pas replonger dans le tourbillon « Edward » mais lorsque je lui avais ouvert la porte toutes mes résolutions s'étaient envolées.
Mon dieu, ce sourire ! Comment voulez-vous ne pas tomber amoureuse d'un mec aussi beau ?
Il portait un costume noir fait pour lui, on aurait dit une seconde peau, il était tellement sexy. Sa chemise blanche cintrée faisait ressortir ses plaquettes de chocolat, qui je le savais, étaient à croquer. Des images de notre nuit torride me revinrent à l'esprit.
Je m'éclipsai très vite dans ma chambre afin de ne pas lui montrer mon trouble. J'entendis Alice discuter avec lui et lui faire les dernières recommandations comme si j'avais besoin d'elle pour me protéger. Enfin elle le connaissait mieux que moi après tout, elle n'avait peut-être pas tort de lui faire une petite piqûre de rappel.
Je terminais donc de me préparer, enfilais mes talons noirs, prenais une veste et me dirigeais vers la cuisine pour trouver un petit vase pour la rose qu'il m'avait offerte. C'était très attentionné de sa part. Il n'en avait pas trop fait. Parfois les mecs ont tendance à acheter des gros bouquets comme si la grosseur du bouquet indiquait à quel point il tenait à nous. Foutaise !
Une fois prête, je me dirigeai vers ma meilleure amie et mon apollon.
Mon apollon ? Ca vient d'où cette marque de possessivité ? Edward n'est pas ton apollon, reprends-toi, idiote.
Edward me gratifia de son sourire en coin et me dit que j'étais belle. Cela me fit rougir automatiquement tandis que je le remerciais. Saleté de rougeurs !
Alice ne put s'empêcher de faire une petite remarque ce qui m'agaça. Cette fille avait clairement de la chance d'être ma meilleure amie sinon j'en aurais déjà fait de la chair à saucisse.
Nous partîmes donc vers le restaurant en silence. Edward restait un gentleman en toute circonstance, il m'avait dirigé vers sa voiture en mettant une main derrière mon dos mais sans avoir un geste trop appuyé et puis il m'avait ouvert la porte et l'avait refermée délicatement.
Je pense qu'il était aussi nerveux que moi car nous parlâmes que d'Alice durant tout le trajet. Je crois que c'était une façon de détendre l'atmosphère. En même temps, je lui avais un peu mis la pression alors je pouvais comprendre qu'il soit un peu tendu.
J'attendais les fameuses explications ce soir et j'espérai qu'il saurait se montrer convaincant car je voulais réellement lui donner une seconde chance mais je ne voulais plus être prise pour une conne.
Il se gara dans le quartier de Fisherman's Wharf. C'était un quartier très touristique mais on y trouvait également de nombreux restaurants. Je vis l'enseigne du restaurant et ne pus m'empêcher de sourire.
Alioto's était un des restaurants les plus romantiques et les plus en vue de San Francisco.
- Alioto's, sérieusement ? Demandai-je légèrement surprise.
- Quoi ? Tu n'aimes pas la cuisine italienne ? Merde je croyais pourtant avoir fait un bon choix… Soupira-t-il déçu.
- Non ce n'est pas ça du tout, j'adore manger Italien. C'est juste qu'il faut des mois pour avoir une réservation. Déclarai-je impressionnée.
- Et bien, disons que j'ai quelques avantages à connaître le responsable de l'établissement. Chuchota-t-il au creux de mon oreille.
- Ca reste un restaurant très cher quand même. Dis-je un peu gênée à l'idée qu'il dépense son argent pour moi.
Je n'aimais pas vraiment les choses trop exagérées, j'étais quelqu'un de simple et j'aimais les choses simples. D'ailleurs il allait falloir que je lui parle de son cadeau hors de prix.
- L'argent n'est pas vraiment un problème Bella. Par contre, je suis désolé mais nous allons devoir patienter un peu avant d'avoir notre table.
Effectivement, la file d'attente était assez impressionnante, les gens attendaient devant l'entrée du restaurant. En fait il y avait 2 files, nous prenions donc celle pour les réservations.
- Nous ne devrions pas avoir à attendre très longtemps ma belle.
J'acquiesçai et lui fis un petit sourire. Il ne faisait pas trop froid dehors, heureusement.
- Tiens tiens mais qui voilà ? Bella et Edward, quelle bonne surprise ! Dit une voix que je reconnus de suite.
- Bonsoir Ian. Dis-je agacée.
Je n'avais pas vraiment envie de le voir vu ses insistances de ce matin. Et il semblerait qu'Edward n'était pas non plus ravi de le voir.
- Alors c'était Edward ton rendez-vous de ce soir ? Tu aurais pu avoir meilleure compagnie quand même. Ironisa-t-il.
- Ian, je pense que tu devrais passer ton chemin. Grogna Edward en me rapprochant de lui comme pour me protéger.
- Oh mais c'est qu'on montre les crocs. De toute façon, Bella c'est un gars différent chaque soir. Ne te formalise pas Edward. Tu verras demain soir elle t'aura oublié et sortira avec un autre mec. Affirma-t-il amer.
Je sentis Edward se tendre contre moi. On aurait dit qu'il allait frapper Ian mais il n'eut pas à le faire car ma main fut plus rapide que son poing. La claque fit un bruit sourd. Mon père m'avait appris à bien me défendre au vu de son métier alors forcément je peux dire que Ian avait reçu une belle gifle qui allait le marquer pendant un sacré moment.
- Pour ton information Ian, je ne suis pas une pute. Ce n'est pas parce que tu couches avec tout ce qui bouge que tout le monde fait pareil que toi. Je ne veux plus jamais te voir, même pas au boulot sinon la prochaine fois ce ne sera pas qu'une simple gifle que tu recevras. Crachai-je rouge de colère.
- Ian, je pense qu'il vaudrait mieux que tu t'en ailles maintenant. Je te verrai lundi à la première heure. Gronda Edward tout aussi en colère que moi.
- Ok boss à lundi. Bonne chance avec elle.
Puis Ian s'en alla sans demander son reste.
- Boss ? Comment se fait-il que tu sois le patron de Ian ? Dis-je énervée et surprise à la fois.
- Bella, je crois qu'il vaudrait mieux aller s'installer pour que je te raconte toute l'histoire. Signala Edward d'un air gêné.
Notre table fut enfin prête et nous allâmes nous asseoir. Notre table était au bord de la fenêtre et la vue était incroyable, on voyait toute la baie avec Alcatraz face à nous. Toujours aussi gentleman Edward tira ma chaise pour que je puisse m'installer.
- Bon maintenant que nous sommes assis. Je veux la vérité. Insistai-je.
- Et bien, par où commencer ? Dit-il tout en passant sa main dans ses cheveux en bataille. Tu te souviens que je t'ai dit que je n'avais pas de problème d'argent ?
J'approuvai de la tête.
- Connais-tu Charles Cullen ? Demanda-t-il.
Ce nom fit tilt dans ma tête. Tout le monde connaissait Charles Cullen, surtout les médias dont je faisais partie.
- C'était le PDG de la Cullen Corp et il a légué sa société à ses 2 petits-fils à sa mort. Affirmai-je après avoir fouillé dans ma mémoire.
- Et bien, je suis l'un de ses petits-fils et Jasper est l'autre. Déclara-t-il doucement attendant ma réaction.
- Tu veux dire que Jasper et toi êtes les milliardaires les plus recherchés de ce pays ? Vous êtes à la tête de la plus grosse entreprise du pays. C'est pour ça que Jasper bosse au journal, pour avoir une couverture ? Mais que fait Ian dans l'histoire ?
- Nous essayons de préserver nos vies, nous sommes donc obligés de garder tout ça secret. Ian et Paul viennent juste d'être engagés pour travailler à San Francisco avec Jasper en attendant que je vienne m'installer ici. Je dirige la filiale Est et dans quelques mois je céderai la direction à Demetri mon bras droit. Mais en attendant je dois faire les allers-retours entre San Francisco et New York. Je sais que Ian est un connard mais il est très doué dans son travail. Je suis désolé qu'il t'ait traitée comme ça.
Cela faisait beaucoup d'informations d'un coup et dire que même Paul travaillait pour lui. Et il avait dû garder le secret tout ce temps.
7
Ron Pope : A Drop in the Ocean
7
- Donc si je comprends bien, la nuit que nous avons passée ensemble, tu devais partir le lendemain ? Tu ne m'as pas intentionnellement laissé tomber ? Questionnai-je à brûle pourpoint.
Cela faisait trop longtemps que je me posais la question, il fallait que j'en aie le cœur net.
- J'avais un rendez-vous très important à New York le lendemain après-midi. Je ne voulais pas partir mais je n'avais pas le choix…
Edward ne put finir sa phrase. Le serveur nous apporta les menus et nous demanda si on souhaitait un apéritif. Nous commandâmes une bouteille de Chardonnay.
- Je crois que je vais avoir besoin d'alcool pour digérer toutes ces informations. Plaisantai-je.
- Bella, je suis vraiment désolé de t'avoir abandonnée ce matin-là. J'avais laissé un autre mot à l'accueil mais apparemment tu ne l'as jamais eu, c'est à partir de là que ça a mal fini. Tout cela n'est qu'un énorme malentendu. Indiqua-t-il tout penaud et il me tendit un bout de papier.
Ce que j'y lus m'acheva.
Ma Princesse,
J'ai certaines obligations que je dois régler.
Je ne pars que pour quelques jours à New York
Mais à mon retour je veux absolument te revoir.
Tu m'as envoûté.
Tu me manques déjà.
Je reviens très vite mon amour. Je te le promets.
Ton Edward
(-)
POV Edward
Après avoir lu mon mot, je vis que Bella était bouleversée. Mais je ne savais pas si c'était dans le bon ou le mauvais sens. Ses yeux brillaient d'une lueur étrange.
- Je crois que si j'avais effectivement eu ce mot, je ne t'en aurais pas voulu comme je t'en ai voulu. Je me suis sentie trahie. J'ai eu l'impression d'avoir été utilisée et jetée comme un vulgaire mouchoir. Je me suis sentie très mal. C'est pour cela que j'ai été si en colère après toi et que j'ai refusé les appels et les fleurs. Dit-elle me fixant avec les larmes aux yeux.
Le serveur vint nous déranger pour nous demander si nous avions choisi. Je lui demandai de revenir un peu plus tard.
- Ecoute, je suis désolé de t'avoir fait souffrir. Je n'ai jamais voulu ça. Tout ce que je voulais et que je veux toujours c'est qu'on puisse construire quelque chose ensemble si tu es d'accord.
- Après avoir lu ton mot, je ne peux que vouloir te laisser ta chance. Répliqua-t-elle, un petit sourire aux lèvres.
Je soupirai soulagé.
- Et si nous dînions ? Demandai-je tout sourire.
Elle opina. Et j'appelai le serveur. Bella choisit les raviolis aux fruits de mer et pour moi le risotto Alioto.
- En tout cas, tout ce que tu viens de me dire explique beaucoup de choses. Signala ma belle.
- Que veux-tu dire ? Demandai-je intrigué.
- Et bien les déplacements. Les tiens. Ceux de Jasper aussi. L'arrivée de Paul et Ian. Tout coïncide. Et puis le clou du spectacle, ton cadeau. Commenta-t-elle.
- Je dois dire qu'il est beaucoup mieux là où il se trouve à l'heure actuelle que dans la vitrine où il était.
- Edward, je ne peux pas accepter ce cadeau. J'ai voulu le porter pour te faire plaisir mais je ne peux décemment pas l'accepter. Je te le rendrai à la fin de la soirée. Franchement, un collier Bulgari ? S'exclama-t-elle avec une moue réprobatrice.
- C'est un collier qui méritait d'être mis en valeur, c'est chose faite. Ca me fait plaisir de te l'offrir et puis je ne t'ai rien offert pour ton anniversaire. Il fallait bien que je marque le coup quand même après notre inoubliable soirée.
- Marquer le coup ? Tu plaisantes j'espère ? Tu es complètement fou ! C'est un cadeau hors de prix ! Je ne peux pas le garder !
- Il ne te plaît pas ? Quand je l'ai vu dans la vitrine il m'a fait penser à toi.
- Edward, tu ne me peux pas me faire un cadeau comme ça. C'est beaucoup trop.
- Je t'ai déjà dit que l'argent n'était pas un problème. Peu importe le prix de toute façon, aucun cadeau ne pourra jamais être trop beau pour toi.
- Merci mais c'est beaucoup trop pour moi. J'aime les choses simples et ce collier vaut certainement plus que tout ce que je possède. Ca me gêne, vraiment.
- Bella, si tu aimes ce collier, fais-moi plaisir et garde-le s'il te plaît. Suppliai-je avec une moue à la Alice.
- Tu n'as pas le droit de faire cette tête ! C'est Alice qui fait ça d'habitude. C'est pas juste, elle sait que je ne peux pas résister à ça. Soupira-t-elle vaincue.
Nos plats arrivèrent à ce moment-là. Ils avaient l'air exquis aux vues de la présentation et des effluves émanant de ceux-ci.
- Bon appétit, Princesse.
- Merci. Bon appétit à toi aussi. Sourit-elle.
Le dîner se passa plus que bien après mes révélations. Nous mangeâmes tranquillement tout en discutant de nos passions et de nos familles. J'étais ravi de la tournure des choses car je m'attendais au départ à ce que cela se passe plutôt mal. Pas que je sois négatif mais après tout, elle aurait pu ne pas croire ce que je lui avais dit. Nous étions déjà au dessert. Le temps passait si vite en sa compagnie.
- Ca fait des années que j'habite San Francisco et je dois dire que c'est une des plus belles vues qu'il m'ait été donné de voir. Remarqua-t-elle.
- Je te montrerai ma vue préférée de la ville tout à l'heure si tu veux bien. Lui fis-je d'un clin d'œil.
7
One republic feat Sarah Bareilles : Come Home
7
Le pianiste commença alors son récital. Je savais que Bella aimait danser tout comme moi alors je ne pus réprimer mon envie de l'inviter.
- Mademoiselle Swan, me feriez-vous l'honneur de danser avec moi ? Lui demandai-je tout en lui tendant ma main.
- Avec plaisir, Monsieur Cullen. Répondit-elle.
Je l'entraînais ainsi sur la piste où nous dansâmes sur la douce mélodie jouée par le pianiste.
- Comment fais-tu pour me faire faire ce que tu veux ? Quémanda-t-elle.
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Et bien, à chaque fois que je danse avec toi j'ai l'impression d'être une poupée de chiffon. Tu me mènes où tu veux, comme tu le sens et au rythme que tu souhaites. Comment fais-tu cela ?
- Et bien c'est un secret que je ne peux dévoiler sinon je devrais te tuer. Lui susurrai-je à l'oreille en riant.
- Tu pourrais aussi me le dire, ton secret serait bien gardé avec moi. Murmura-t-elle joueuse.
- Peut-être une prochaine fois alors. Si je te raconte tout ce soir, tu ne voudras plus me revoir après. Plaisantai-je.
- Edward, tu sais déjà quel effet tu as sur moi. Tu sais très bien que je vais te revoir.
- Non je n'en avais aucune idée mais tu m'en vois ravi.
- Ne me fais pas croire que tu ne sais pas quel effet tu provoques auprès de la gente féminine ?
- Et bien non je ne le sais pas. Répliquai-je étonné.
- Toutes les femmes n'ont d'yeux que pour toi ce soir. Elles bavent toutes. Pour peu que tu en regardes une et paf elle sera aussitôt éblouie !
- Est-ce que je t'éblouie ?
- Il suffit que tu me regardes intensément comme tu le fais en ce moment pour que je sois totalement sous le charme. Oui tu m'éblouies en permanence. Avoua-t-elle tout en rougissant.
- C'est bon à savoir. Parce qu'il n'y a qu'une seule femme qui compte à mes yeux, là, tout de suite, et c'est toi.
Je lui pris le menton pour lui relever la tête qu'elle avait baissée après son aveu. Je m'approchai lentement d'elle comme pour lui laisser le choix de me repousser. Mais elle ne le fit pas, au contraire, elle se rapprocha encore plus et mit ses mains autour de mon cou. Je fis alors les derniers centimètres qui me séparaient de sa bouche et posa délicatement mes lèvres sur les siennes.
Le baiser fut doux comme si nous venions juste de nous rencontrer. Nous scellions notre nouveau départ par un autre baiser plus passionné. Et c'est là que nous nous enflammâmes. Nous commençâmes à nous caresser, à découvrir le corps de l'autre dans une étreinte langoureuse. Malheureusement je dus stopper ce flot de passion avant de me retrouver avec une érection incontrôlable. Je vis à son regard qu'elle était déçue que l'on s'arrête si tôt et je m'empressai ainsi de la rassurer avant qu'il n'y ait le moindre malentendu.
- Tu me rends fou et j'adore ce que tu me fais. Mais si on continue dans cette direction, je ne vais pas pouvoir me contrôler bien longtemps et je vais devoir te prendre sur ce piano.
- Tu as raison. Cela ferait désordre au milieu de tout ce beau monde. Allons déguster notre pré-dessert avant l'apothéose finale. Suggéra-t-elle très sérieuse.
Je grognais à l'idée de faire de Bella mon dessert un peu plus tard dans la soirée. Je languissais d'être à cette partie-là mais d'abord il fallait garder un peu de tenue. Nous retournâmes à notre table où les desserts venaient juste d'être servis.
Bella avait choisi le fondant au chocolat et pour ma part j'avais pris le tiramisu.
- Hummmm, ce gâteau est tout simplement orgasmique. Indiqua-t-elle en léchant la cuillère d'une manière suggestive avec un regard de braise à mon attention.
Je rêve ou elle est littéralement en train de m'allumer ? Si seulement on était à la place de cette cuillère… Oh putain ! Calme-toi mon vieux, surtout reste zen. Il ne faut pas s'emballer, pense à un truc triste sinon on ne va pas pouvoir se contrôler bien longtemps…
Je déglutis péniblement et pris une bouchée de mon tiramisu afin d'oublier mes pensées érotiques à son encontre. La soirée n'était pas encore terminée et si elle continuait à me chercher elle allait vraiment finir par me trouver. Je ne pourrais pas résister bien longtemps au chant de ma sirène.
(-)
POV Bella
7
Ryan Star : Start a Fire
7
Je sentis qu'Edward était troublé face à ma remarque. Je ne sais pas d'où me venait une telle audace. Dès que j'étais en présence d'Edward, je n'étais de toute façon plus moi-même, le voir me rendait toute chose. Et depuis qu'il m'avait embrassée sur la piste de danse, je ne pensais plus qu'à lui et moi dans un lit. Je devenais une vraie dépravée.
Laisse parler la perverse qui est en toi. Son corps est tellement chaud et doux. Il est tellement beau. Pense à ses caresses, sa bouche, son sexe… Non mais ça va pas la tête ? Ca suffit !
Il fallait que je me raisonne et me calme sinon j'allais m'embraser avant la fin du repas et lui sauter dessus. Je sentis la main d'Edward récupérer ma cuillère pour prendre un morceau de mon gâteau. Il lécha la cuillère à son tour l'encerclant sensuellement de sa langue et en savourait le chocolat tout en émettant un léger grognement.
Oh mon dieu il veut ma mort ou quoi ?
- Tu as raison, Princesse. Ce gâteau est divin. Mais je suis sûr qu'il serait encore plus savoureux dégusté sur ton corps. Répliqua-t-il tandis que ses magnifiques émeraudes s'assombrissaient n'exprimant plus rien d'autre que la luxure, l'envie et le désir.
Il ne vient pas de dire ce que je crois qu'il a dit, si ?
La température monta d'un cran. En même temps j'avais allumé la mèche, à force de jouer avec le feu on finit par se brûler, non ? Et mon corps ne va pas tarder à s'enflammer.
Je décidai donc de pousser le vice jusqu'au bout.
J'enlevai ainsi un de mes talons et mon pied nu se dirigea vers l'objet de tous mes désirs. Je remontai donc mon pied sur la jambe d'Edward faisant des arabesques sur celle-ci pour finalement atteindre mon objectif et le caresser tendrement. Edward me laissa faire, surpris par mon audace mais je vis très nettement qu'il s'accrochait à la table d'un air crispé. Je le sentais dur comme le marbre. Il n'était pas loin de son paroxysme. Je continuai mon manège le caressant tantôt délicatement tantôt plus fort, je voulais clairement le faire perdre pied et lui montrer à quel point j'avais envie de lui. Il attrapa alors ma cheville avec ses deux mains et m'arrêta aussitôt.
- Bella, il faut que tu arrêtes ça tout de suite sinon je ne réponds plus de rien. M'avertit-il dangereusement.
J'adorai quand il avait un air grave comme maintenant, cela faisait sortir son côté dominateur. Ce côté que j'avais pu largement apprécier durant notre fabuleuse nuit. Je n'en pouvais plus de ce petit jeu, je décidai donc de lui faire savoir.
- Et si nous allions dans un endroit plus tranquille ? Suggérai-je tout en terminant mon dessert.
Je le vis clairement contrarié mais je ne savais pas pourquoi.
- Que se passe-t-il Edward ?
- Et bien, je m'étais promis de ne pas te sauter dessus ce soir. De me conduire en gentleman mais cela semble compromis désormais. Déclara-t-il confus.
- Edward, nous savons tous les deux comment ça va finir. Il se passe quelque chose entre nous. Quelque chose que nous ne pouvons contrôler. Je crois qu'on ne peut pas refreiner nos envies. Nous faisons assurément des étincelles ensemble. Je sais que tu es un homme bien Edward, un vrai gentleman. Alors pourquoi n'irions-nous pas assouvir nos désirs ? Nous avons perdu assez de temps en malentendus, pourquoi ne pas nous faire enfin du bien désormais ?
Je vis Edward acquiescer et me prendre la main. Nous nous dirigeâmes vers la sortie en silence, je récupérai ma veste pendant qu'Edward payait l'addition. Edward me serra contre lui tout en me guidant vers la voiture. Il faisait noir au niveau du parking. Il me plaqua contre sa Volvo et se colla à moi. Je frissonnai d'anticipation.
Il mit un bras de chaque côté de ma tête comme pour m'empêcher de partir, chose que je n'aurais fait pour rien au monde, et il me fixa intensément de son regard de braise. Il se jeta sur mes lèvres pour m'offrir un baiser d'une intensité à couper le souffle. Il me dévorait littéralement. Mon cœur se mit à battre si fort sous l'émotion que je suis sûre qu'Edward pouvait l'entendre. Il se détacha un instant pour coller son front au mien. Puis il caressa mes cheveux et picora mon cou de baisers papillons. La sensation de ses lèvres sur ma gorge me rendait totalement folle.
- Comment fais-tu ça ? Murmurai-je dans un soupir de plaisir m'accrochant à lui comme à une bouée.
- Faire quoi ? Chuchota-t-il alors qu'il se mit à mordiller le lobe de mon oreille tout en caressant voluptueusement mon corps de ses délicates mains.
- Me faire oublier mon nom par un simple baiser. Soufflai-je vaincue alors qu'il se délectait de mon corps tendrement.
Son sourire sexy aux lèvres, il remonta jusqu'à mon visage puis nos lèvres se scellèrent à nouveau pour un savoureux et langoureux baiser.
- Auriez-vous l'intention de me séduire Monsieur Cullen ? Susurrai-je en encerclant son cou de mes bras comme pour l'empêcher de partir.
Il me fit son sourire en coin « made in Edward » et je me consumais à nouveau.
- Je fais ce que je peux. Est-ce que ça marche ? Demanda-t-il avant qu'il n'enroule sa langue autour de la mienne.
Comment avais-je pu oublier l'ardeur de ses baisers ? Son corps contre le mien ? Je me faisais l'effet d'une droguée qui n'aurait pas eu sa dose depuis des mois. J'en voulais toujours plus c'était tellement bon, il m'en fallait plus.
-C'est possible... Et si nous allions dans ta chambre ? Suppliai-je la voix rauque.
- Tout ce que tu voudras, Princesse.
Il m'ouvrit la porte et nous partîmes en direction de son hôtel. Il mit la radio afin de détendre l'atmosphère qui était devenue électrique.
Malheureusement pour nous, la chanson de Marvin Gaye nous rappela cette tension sexuelle omniprésente.
7
Marvin Gaye : Sexual Healing
7
Edward se mit à fredonner la chanson de sa voix suave tout en me jetant des regards significatifs :
Baby I'm hot just like an oven (Bébé je suis chaud comme un four)
I need some lovin' (J'ai besoin d'un peu d'amour)
And baby, I can't hold it much longer (Et bébé, je ne peux pas tenir plus longtemps)
It's getting stronger and stronger (Ca devient de plus en plus dur)
And when I get that feeling (Et quand je me sens comme ça)
I want Sexual Healing… (Je veux un remède sexuel)
- Edward, arrête ça tout de suite ou on va avoir un accident parce que je t'aurai sauté dessus.
Il se mit à rire et s'excusa. La chanson n'eut pas le temps de se terminer que nous étions déjà à son hôtel. Nous pénétrions dans l'entrée et Edward m'amena directement vers les ascenseurs sauf qu'il nous dirigea vers un petit couloir et un autre ascenseur apparut.
- Tu as un ascenseur privé ?
- Ma suite a pas mal d'avantages. Tu ne t'en souviens pas ?
- Disons que j'avais l'esprit occupé la dernière fois que je suis venue. Plaisantai-je.
Nous prenions l'ascenseur privé qui menait à la suite d'Edward. Une fois les portes fermées, je me jetai sur lui. Il ne fut pas vraiment surpris par mon assaut. Il me souleva du sol et me colla contre une des parois. Nos lèvres se rencontrèrent à nouveau. Ses mains parcouraient mon corps et je sentis qu'il soulevait ma robe. Il passa sa main sur mon shorty et me caressa lentement.
- Donne-moi du plaisir. L'implorai-je d'une voix à peine audible.
Il me relâcha un instant, juste le temps de sortir un petit carré argenté, d'ouvrir sa braguette, d'en sortir son impressionnante érection et de se protéger, le tout à une vitesse hallucinante qui me fit tourner la tête.
Puis il me saisit à nouveau, écarta mon shorty et s'insinua en moi sans me quitter des yeux.
- Comme ça ? Demanda-t-il alors qu'il entamait de lents va-et vient.
Il me laissait pantelante à chaque coup de butoir. J'avais oublié à quel point c'était si bon.
- Oh oui… comme ça… c'est si bon… Soupirai-je envahie par la passion de ses assauts.
- Je suis désolé mais je ne pense pas pouvoir tenir encore très longtemps. Signala-t-il le souffle court.
- Ne te retiens pas surtout. Encore…
Il continua à me marteler de plus en plus en fort. Mon orgasme me terrassa balayant tout sur son passage. C'était violent et assourdissant. Je sentis Edward trembler alors que nous atteignions simultanément les méandres du plaisir.
