Tsuki
Chapitre 7 : Enfin le bankai !L'entraînement était très difficile. J'étais sous ma forme libérée et je me battais contre Neko à mains nues. La pièce était remplie de mon reiatsu et l'air était lourd. Je ne me souvenais pas que se battre de cette manière était aussi fatigante et…excitante. J'agissais seulement à l'instinct me contentant de me battre avec Neko était exaltant. Urahara n'en revenait pas. Il avait construit une barrière espace-temps pour la salle et en avait placé une autour de lui. Il observait pensif.
Comme je l'avais pensé, Ulquiorra devait lancer le sort à la place du gérant du magasin. Ma pression spirituelle était étouffante. D'un coup, Neko est redevenu le mannequin du matin. Urahara avait supprimé les kekkais et se dirigea vers moi.
-Impressionnant, vraiment très impressionnant.
-Pas vraiment.
-Tu as tant de puissance.
-Je ne pourrais pas encore battre Stark, l'espada numéro un.
-Tu vas avoir au moins vingt-cinq pour cent de reiatsu en plus. C'est un minimum.
-Excusez-moi mais je vais aller me reposer.
-Et où voulez-vous aller ?
-Je suppose qu'Ulquiorra va rentrer à Las Noches ; moi je vais dormir sur une branche.
-Dites vous deux. Je crois qu'Aizen ne sera pas d'accord pour qu'Ulquiorra-kun parte tout le temps du Hueco Mundo et vous, Hitsugaya taichou, je crois que je passerai un mauvais quart d'heure si votre frère apprenait où vous logez. Le seul problème, c'est que je n'ai plus qu'une seule chambre pour vous deux.
-Ne vous inquiétez pas ; Ulquiorra est un gentil garçon. Il ne me fera rien.
-Vous savez Urahara-kun, il faut espérer que Tsuki ne me saute pas dessus.
C'était Ulquiorra qui avait dit ça. Le commerçant riait et nous annonça que nous pouvions manger chez lui le soir même. Nous avons décliné l'invitation ; Urahara nous montra notre chambre.
Une fois rentrée, je me suis lavée et ai été m'allonger sur mon futon. Je m'en voulais car Ulquiorra ne pourrait plus retourner à Las Noches maintenant. J'étais perdue dans mes pensées et deux bras m'enlacèrent. J'ai tourné la tête et ai vu Ulquiorra qui me souriait.
-C'est pas grave. Je t'aurais rejoint à un moment ou à un autre.
-Mais tu n'as rien su reprendre.
-Je n'avais pas grand-chose. Maintenant, je vais pouvoir m'occuper de toi.
-Tu vas avoir des ennuis.
-Ne t'inquiète pas pour moi.
-Tu étais le quatre.
-Et toi le cinq. Il va falloir que tu t'arranges avec ton commandant pour voir s'il veut bien de moi.
-Ca va bien se passer. Au pire, on deviendra hors la loi.
-Vu comme ça ; il n'y a pas de quoi paniquer.
Ulquiorra me demanda s'il pouvait rester près de moi durant la nuit. Tout en souriant, j'ai approché nos deux futons et me suis recouchée et mon compagnon m'a reprise dans ses bras. Je me suis endormie quasiment de suite ; au beau milieu d'une phrase. J'ai vaguement entendu un ricanement puis je suis tombée dans les limbes du sommeil.
Quelque chose de chaud m'enlaçait. J'ai ouvert les yeux et deux yeux verts ont plongé dans les miens.
-Bonjour Tsuki.
-Ulquiorra ?
-Tu n'es pas encore réveillée…
-Non, je vais me lever et ça ira mieux.
Une fois debout, je me suis étirée le dos, les épaules et les jambes. Touts mes membres ont craqué pendant qu'Ulquiorra regardait vers le ciel.
-Ulquiorra ?
-Qu'y a-t-il ?
-Tu le ressens aussi ?
-Aizen doit être furieux contre moi.
-Tu crois que ce serait son reiatsu ?
-C'est fort possible mais plus important, ton sceau ?
-Il brûle.
-Je vais te le sceller.
-Merci mais ne t'inquiètes pas, je vais bien.
Je me suis étirée à nouveau et mes membres ont à nouveau craqué. Ulquiorra soupira et m'annonça qu'il allait aller manger au Hueco Mundo.
-Je t'accompagne ; j'ai besoin de puissance.
-Tu es imprudente.
-D'accord ; je vais quand même pas manger un shinigami.
-Pourquoi pas ?
-Parce qu'en tant que taichou, je dois les protéger et puis, les Vasto Lorde c'est meilleur.
-Tu as battu un Vasto Lorde ?
-Deux.
-Comment tu t'en es sortie ?
-Je les ai immobilisés ; je peux venir maintenant ?
-Va prévenir Urahara-kun.
-Merci mon cœur.
Urahara voulut protester mais je lui ai annoncé que je n'en aurais pas pour longtemps. Il accepta et je lui ai promis d'être discrète. Ulquiorra a immédiatement ouvert un portail vers le Hueco Mundo. Là bas, nous avons trouvé un groupe d'Adjuchas d'un assez bon niveau ; en un quart d'heure, nous nous en sommes chargés puis sommes retournés au magasin Urahara.
Le gérant du magasin nous demanda de descendre à la salle d'entraînement. Une fois en bas, Ulquiorra relança le sort pour Neko. Immédiatement, je suis repassée à ma forme libérée mais mon reiatsu était tellement dense que j'ai aperçu Ulquiorra en train de dégainer son zanpakutô. J'aurais parié qu'il allait aussi passer à sa forme de hollow. A chaque fois que je mangeais un hollow, je gagnais en puissance ; ainsi, petit à petit, mon reiatsu augmentait.
Neko perdait sa précision lors de ses attaques ainsi que de sa puissance. De loin, j'ai aperçu l'ancien numéro quatre sous sa forme libérée. Je sentais que mes forces m'abandonnaient ; j'espérais seulement parvenir à soumettre Neko et ainsi, parvenir au bankai.
Ca faisait maintenant deux heures que ma régénération me prenait trop d'énergie. De son côté, mon zanpakutô avait perdu la moitié de sa puissance de frappe ainsi que vingt-cinq pour cent de sa vitesse. Nous savions que nous devions en finir rapidement. Nous avons mis tout ce qui nous restait dans une dernière attaque.
Je n'y croyais plus. C'est à mon grand étonnement que j'ai vu ma main au niveau de la gorge de Neko et que je l'ai entendu me dire que j'avais gagné. Sous mes yeux, elle s'est transformée en panthère de glace. Elle était magnifique. Je l'ai remerciée puis ai repris ma forme humaine ainsi qu'Ulquiorra. Urahara est apparu en applaudissant et en me félicitant. Il brisa les kekkais un à un ; dès que le dernier a été évaporé, j'ai senti l'énergie de mon frère arriver à grande vitesse
Lorsqu'il est arrivé, Toshiro s'est arrêté net. Il me regardait et lorsqu'Ulquiorra a repris son arme à Kisuke, mon frère l'a immédiatement attaqué. Comme si de rien n'était, mon compagnon a bloqué l'attaque à mains nues.
-Hitsugaya taichou, veuillez baisser votre arme.
-Urahara Kisuke, pourquoi laissez-vous rentrer un espada chez vous ?
-Peut-être parce qu'il me fait confiance.
-Hitsugaya Toshiro, un capitaine n'est-il pas censé se rendre compte qu'il n'a aucune chance contre certaines personnes ? Maintenant, baissez votre arme ou je me mêle de vos affaires !
-Tsuki !
