Voilà le fameux chapitre avec un lemon^^

Sinon, je vous signale qu'une auteure, AliLouane, écrit une fic très prometteuse, née sous X (dans mes favoris) qui traite du même thème que dans cette fic. Nous sommes toutes les deux en contact et j'ai hate de voir dans quelle direction elle va aller!

Jasper avait su la veille par sa sœur que Alice devait venir passer la nuit chez eux pour garder les garçons pendant qu'Emmett et elle se rendaient à Seattle, à l'opéra.

Plus tard, en y repensant, il devait en conclure que si Rose lui avait parlé de cela, c'était sans doute dans l'espoir qu'il se passe quelque chose entre Alice et lui, ce en quoi il ne se trompait pas.

Il ne dormit pas de la nuit, à réfléchir à ce qu'il allait faire.

Les mots d'Edward résonnaient encore et encore dans sa tête:

« Si tu la blesses, elle ne s'en relèvera pas. »

La réciproque était vraie.

Jasper se doutait déjà qu'Alice allait forcément tenir une place immense dans sa vie.

Il le voulait, d'ailleurs.

Il se posait des questions, néanmoins.

Alice était très jeune.

Il savait qu'elle n'avait que 20 ans.(Bien sur en réalité elle n'en avait que 18 à peine, mais Jasper ne le devina pas).

Soit 14 de moins que lui.

Ca le faisait réfléchir. Ca, et le fait qu'elle traine de si visibles problèmes.

Il n'avait pas peur pour lui-même. Il savait qu'il pourrait supporter le fait qu'elle ait des problèmes.

Bien entendu, il n'imaginait pas à quel point Alice avait des ennuis…

Mais il avait peur qu'un jour Alice elle-même ne supporte plus sa vie.

Il n'avait pas vraiment tord de s'en faire à ce sujet.

En venant chez Edward et Bella avec les projets qu'elle avait en tête, le comportement d'Alice était clairement suicidaire.

Jasper finit, dans la journée du mercredi, par aller voir la psychiatre du service.

Il avait besoin qu'on l'aide à y voir plus clair.

Il lui expliqua à quel point Alice lui plaisait, l'attirait.

Il lui confia ensuite ses peurs et ses craintes.

« Qu'est-ce qui vous fait peur, avec l'âge de cette jeune fille, son âge en lui-même et les obstacles que cela peut entrainer ou bien le jugement que votre entourage risque de porter à cause de votre différence d'âge? »

Jasper n'eut pas vraiment à réfléchir:

« Le jugement des autres. Alice m'a plutôt donné le sentiment d'être plus adulte que la plupart des gens, en fait… »

Ils parlèrent ensuite de la peur de Jasper quand à un éventuel non engagement de la jeune femme.

Jasper avait trop souffert de l'attitude de Maria pour ne pas être au clair avec ses sentiments et ses désirs: il voulait une relation basée sur la confiance et le respect. Il voulait une famille.

Il voulait être heureux, et pour lui, avec son histoire personnelle et familiale ,cela passait effectivement par une famille, nombreuse si possible.

Il estimait qu'il était temps: il avait 34 ans. Mais il ne voulait pas se précipiter, il voulait tout cela avec une femme qui souhaiterait la même chose que lui.

Il ne savait pas ce qu'en penserait Alice.

Il ne savait qu'une chose: si il ne lui en parlait pas, il ne le saurait jamais.

En quittant le bureau de la psychiatre, il avait prit une décision.

C'es pourquoi, ce soir-là, il alla chez sa sœur, sans un regard en arrière.

Pour la voir. Lui parler et puis…On verrait bien.

Il ne sonna pas, parce qu'il avait les clés, et pour ne pas réveiller les garçons.

Quand il arriva dans la cuisine, il fut stupéfait de la voir, elle.

Blême, un couteau dans la main, elle ouvrait d'immenses yeux effarés.

Avec douceur, Jasper lui parla:

« Alice, c'est moi! Je t'ai fait peur? Pose ce couteau, je suis juste venu te voir! »

Alice frissonna et posa le couteau dans le tiroir.

« Désolée, je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un entre dans la maison à cette heure!

« Ouais j'aurais du te prévenir peut-être »

Alice ne répondit pas.

Jasper la détailla.

Elle ne portait qu'une culotte et un tee shirt court et moulant.

Il ne pouvait plus se nier à lui même l'attrait physique intense qu'elle exerçait sur lui.

S'il s'était agi de n'importe quelle autre femme, Jasper l'aurait prit dans ses bras et aurait immédiatement initié un baiser.

Mais Alice se tenait devant lui, dans une position de repli, le bras croisés, l'air buté.

Jasper tendit alors simplement la main et caressa sa joue.

Alice, en réalité, était à nouveau déroutée par les sensations qui naissaient dans son corps quand elle était proche de Jasper.

A nouveau elle sentait sa féminité se mouiller.

Ca lui était arrivé plusieurs fois, depuis le WE, toujours en pensant à lui.

Quand il posa sa main sur sa joue, dans un geste d'une grande douceur, elle mit sa main à elle sur la sienne.

Au début, Jasper crut qu'elle allait repousser la caresse mais elle laissa juste ses doigts posés sur les siens, comme si elle ne savait pas comment agir.

Alice, en fait, voulait éviter qu'il n'enlève sa main.

C'était bien, de sentir sa main sur sa joue ,ainsi.

C'était le geste le plus tendre qu'elle ait jamais connu.

Elle aimait ça.

Jasper fit un pas vers elle et accentua la pression de ses doigts.

Alice ferma les yeux et gémit.

Jasper sourit et posa son autre main sur l'épaule de la jeune fille.

Il l'attira doucement vers lui et la pressa contre son torse.

Elle se laissa aller et posa sa tête contre lui, s'enivrant de son odeur.

Il sentit sa gorge se serrer en la tenant contre lui, ému de la sentir si petite et si frêle.

Il passa une main dans ses cheveux et gémit à son tour, en les sentant si doux.

Il entreprit de caresser son dos, et fut heureux de ne pas autant sentir ses cotes, contrairement à ce qu'il avait redouté.

Alice ne bougeait plus, attentive au tsunami qui se propageait dans son corps.

Elle ressentait des choses inconnues mais terriblement agréables.

Elle ne savait pas ce qu'était le désir, et le découvrait brusquement, avec une joie mêlée de terreur.

Jasper laissa sa main aller du dos d'Alice à son menton et le lui souleva gentiment.

Elle gardait les yeux clos, pas certaine d'être vraiment éveillée.

Il se pencha et posa ses lèvres sur celle de la jeune femme avec douceur, presque avec timidité.

Il se contenta, au début, de la bécoter tendrement, attendant de voir sa réaction.

Il ne fut pas déçu.

Alice avait souvent embrassé au cours de sa vie. Elle avait toujours détesté ça, trouvant cela sale et écœurant.

Mais là…Sentir la bouche de Jasper sur la sienne était ce qui lui était arrivé de plus beau dans la vie.

Ce fut elle qui entrouvrit la bouche pour approfondir le baiser.

Il glissa sa langue sur sa lèvre et elle ouvrit plus grand encore la bouche.

Elle chercha la langue du jeune homme de la sienne et il s'embrassèrent alors avec tendresse au début, et très vite avec passion.

Alice se dressa sur la pointe des pieds, accrochées aux épaules de Jasper, et celui-ci passa ses deux mains sous les fesses de la jeune fille pour la soulever de terre.

Elle se laissa soulever et noua ses jambes autour des hanches du jeune homme, sentant au passage la virilité gonflée de celui-ci.

Elle ne put s'empêcher de frissonner à ce contact mais au lieu d'en être dégoutée ou terrorisée, elle sentit la chaleur dans son ventre augmenter encore et elle se frotta sans pudeur contre lui.

Jasper grogna de désir et posa Alice sur le rebord du plan de travail de la cuisine.

Obéissant à son instinct, il glissa ses mains sous le tee shirt de la jeune fille qui fut obligée de quitter ses lèvres pour crier quand il se mit à caresser ses seins.

Elle renversa la tête en arrière ,les yeux toujours fermés, pour mieux ressentir la caresse.

Il déposa des baisers sur sa joue, puis sa mâchoire, son cou et enfin il embrassa ses seins.

Quand il se mit à les téter l'un après l'autre, Alice perdit totalement pied avec la réalité.

Elle eut le temps de penser qu'il était incroyable que les mêmes gestes qui l'avaient autrefois littéralement torturée, puisse cette fois là lui procurer une telle joie.

Elle ouvrit les yeux quand il le lui demanda et rencontra ses yeux bleus.

Il la dévorait des yeux:

« Alice…J'ai envie de toi…Tu veux bien? »

Elle approuva de la tête et se tint à ses épaules quand il la souleva à nouveau et la porta jusqu'à la chambre que Rose avait préparé pour elle.

Il la posa sur le lit et elle le retint par sa chemise pour qu'il bascule avec elle.

Leurs lèvres se joignirent à nouveau et leurs corps s'épousèrent. Les mains de Jasper étaient douces et chaudes, partout sur le corps d'Alice.

Leur baiser était intense et passionné. Amoureux, déjà.

Jasper passa ses mains sous le tee shirt de la jeune fille et le souleva, pour avoir un meilleur accès à sa poitrine et reprit ses caresses sur son buste.

Elle ne l'avait pas lâché et il eut même du mal à se dégager de sa poigne.

Une fois qu'il y fut arrivé, il lui enleva son tee shirt et Alice tendit la main vers lui pour entreprendre de déboutonner sa chemise.

Il la laissa faire en souriant.

« J'ai tellement envie de toi ma puce..Tu es tellement belle! »

Les papillons dans le ventre d'Alice se firent bourdons et elle se redressa d'un coup de rein pour le déshabiller plus vite.

Il l'aida et se retrouva très vite torse nu.

Il la renversa alors sur le lit en riant et l'embrassa encore, laissant leurs poitrines nues se frotter l'une contre l'autre.

Il se redressa un peu et posa ses mains sur ses hanches, commençant à faire rouler sa culotte.

Elle se redressa sur ses coudes et le regarda la débarrasser lentement de sa culotte, se mordant les lèvres pour ne pas gémir d'impatience.

Enfin, la culotte tomba à terre et elle fut nue dans ses bras.

Immédiatement, les mains de Jasper coururent le long de son ventre, avides, faisant naitre dans le corps de sa compagne des sensations inconnues.

Rapidement, ses mains se firent pesantes sur ses hanches et sa bouche alla trouver son intimité désormais humide et brulante.

Elle cria et tendit le ventre pour mieux recevoir la caresse.

Elle avait de nombreuses fois reçu ce traitement, et avait été forcée de l'administrer, mais ce jour-là seul le plaisir prédominait.

Elle avait envie de lui, elle aimait le sentir prendre possession de son corps et de son âme de cette manière.

Incapable de garder le silence, elle râlait de plaisir, les cuisses largement ouvertes, les larmes aux yeux.

Il la gouta et la lécha un long moment, prenant lui aussi un plaisir immense à cette intimité si impudique et délicieuse.

Quand il se sentit prêt à exploser de plaisir dans son boxer, il cessa la caresse en douceur, déposant un léger baiser sur son pubis et s'agenouilla à ses cotés.

Alice, en sueur, le regarda ôter son pantalon avec hâte et elle se mordit la lèvre en voyant la bosse formée par l'érection du jeune homme dans son boxer.

Il sauta à terre et acheva de se dévêtir.

Alice eut un moment de panique quand il se débarrassa de son sous-vêtement.

Trop d'années durant, les sexes d'hommes ne lui avaient causés que souffrance et invasions brutales. Hors celui de Jasper comptait sans aucun doute parmi les plus imposants qu'elle ait rencontré.

Mais Jasper lui sourit et l'embrassa encore.

Elle demeura crispée néanmoins et il s'en rendit compte.

Il caressa ses seins avec douceur et lui murmura:

« On arrête quand tu veux Alice… »

Elle en fut stupéfaite. Jamais personne n'avait tenu compte de ses cris de souffrance lors des viols, alors de ses appréhensions…

Jasper avait comprit qu'elle avait peur, et il pensa, à raison, qu'elle avait du avoir de mauvaises expériences, mais il ne se doutait pas à quel point il avait raison…

Il continua à la caresser, malgré le désir lancinant qui lui brulait les reins.

Progressivement, Alice participa , commençant à caresser le corps de son amant.

Elle découvrait la douceur de sa peau et si son cœur continuait à battre à toute allure, c'était à présent moins par panique et plus par désir.

Elle voulait savoir ce que ça allait lui faire, de l'avoir en elle.

Tout ce qu'il venait de lui offrir n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait subit par le passé. Les gestes étaient les mêmes, les intentions totalement différentes.

Elle avait toujours été forcée. Le violeur ne voulait que son propre plaisir.

Jasper lui faisait l'amour. Son plaisir à elle comptait autant que le sien. (en fait, le plaisir d'Alice prédominait par rapport au sien dans l'esprit de Jasper, mais ça, Alice ne pouvait l'imaginer).

Alors, tandis qu'il embrassait son ventre ,un doigt dans son intimité trempée, un autre traçant doucement des cercles sur son clitoris devenu plus sensible en quelque minutes qu'il ne l'avait jamais été, ce fut elle qui lui en demanda plus.

« Je…J'ai envie de te sentir en moi! »

Son regard était brulant quand il plongea ses yeux dans les siens:

« Tu es sure? »

Elle hoche la tête.

Il alla prendre un préservatif dans son sac et revint, le sourire aux lèvres.

Elle déglutit et il reprit ses caresses.

Elle écarta largement les cuisses quand il glissa à nouveau sa main entre celles-ci.

Il fit coulisser la paume de sa main sur son pubis, faisant à nouveau naitre des sensations divines dans son ventre.

Il chercha ses lèvres et l'embrassa tout en la caressant.

Il ne rompit le baiser que pour lui murmurer quelques mots:

« Tu es tellement humide…Tu coules littéralement sous mes doigts…T u te sens prête à être pénétrée? »

Alice se tendit de désir. Jamais elle n'aurait pu imaginer que de simples paroles puissent être sexy, et soient capables de la mettre dans un tel état d'excitation.

Elle ne l'aida pas à mettre le préservatif, ne le regarda même pas.

Jasper respecta cela, mais guida doucement la main de sa compagne sur sa verge tendue, quand il s'agenouilla entre ses cuisses, pour qu'elle le guide dans la pénétration.

Elle n'avait pas encore touché son membre et elle se mordit les lèvres en le faisant.

C'était bien, cependant, de le toucher.

Elle s'enhardit et le caressa sur toute la longueur.

Mais Jasper mit fin à la caresse en riant:

« Tu vas me faire venir ma belle! »

Il souleva alors une de ses cuisses et la replia vers la poitrine de la jeune fille.

Il la fixa pour juger de ses réactions lors de la pénétration.

Elle s'était à nouveau un peu crispée et il envisagea un instant d'aller fouiller dans la table de nuit de la chambre de Rose et Emmett, à la recherche de lubrifiant, mais Alice souleva le bassin et il réussit à la pénétrer.

Il glissa en elle, forçant le passage en douceur et elle cria, submergée par les sensations.

La peur prédomina durant les premiers instant, mais il l'encouragea avec douceur:

« Laisse toi aller ma puce, ça va être bon, je ne te veux pas de mal, juste du bien… »

Alors le plaisir l'emporta sur tout le reste et elle se laissa aller , plantant ses ongles dans les épaules de Jasper.

Il coulissa plusieurs fois en elle, se délectant de son étroitesse et de son humidité.

Il chercha son regard, mais elle gémissait, les yeux clos.

« Ouvre les yeux Alice… »

Elle obéit instinctivement et elle sentit son plaisir augmenter encore en lisant celui de Jasper dans ses prunelles bleus.

Il souriait, image vivante du bonheur.

Elle noua ses jambes autour des hanches de Jasper et ne pensa plus qu'au plaisir de faire l'amour.

C'était la première fois.

Sa première fois.

Malgré les dizaines d'amants, hommes et femmes, qu'elle avait eu, par la force des choses, malgré le fait que son corps ait été pénétré-profané- de toutes les façons possibles et imaginables des années durant, dans sa tête, Alice était vierge.

Il était le premier homme à l'aimer.

A lui donner autant que ce qu'il prenait.

Il luttait pour ne pas accélérer le rythme et elle s'en rendit parfaitement compte.

Alors encrant son regard plus profondément encore dans le sien, elle lui demanda:

« Plus fort! Je t'en prie, vas-y plus fort! »

Il perdit pied et s'enfonça en elle sans plus se contrôler, rendu fou par sa demande et par la douceur de son intimité qui emprisonnait si étroitement son membre plus dur que jamais.

Il n'avait jamais voulu arriver à l'orgasme avant elle mais il fut incapable de le repousser quand celui-ci arriva et il jouit en poussant en elle avec force, rencontrant l'ultime fond de son ventre qui épousait son sexe comme il n'avait pas soupçonné que ça soit possible.

Il resta longtemps en elle, la tenant fermement serrée contre lui, haletant, peinant à retrouver ses esprits.

Elle gigota cependant au bout d'un moment.

Je dois aller faire pipi! »

Il bascula sur le côté et la regarda courir vers la salle de bain, nue et magnifique.

Il se débarrassa du préservatif et attendit avec impatience son retour.

Alice gambergeait dans la salle de bain.

Elle fit pipi, en effet, mais hésitait à rejoindre Jasper;

Elle ne savait pas comment il allait se comporter avec elle, à présent. Est-ce qu'il allait s'en aller? C'était le plus probable.

Mais cette simple idée lui retournait le ventre.

Elle avait envie qu'il reste.

Et ce début de dépendance la terrifiait au plus haut point.

Il toqua à la porte.

« Alice? Tu es là? Ca va? »

« Oui »

Il entra et la regarda.

Il ne la voyait que de profil, les mains posées sur la vasque.

Elle était crispée et ses lèvres tremblaient.

Il eut peur.

« Qu'est-ce qui se passe? Tu as mal? Il y a un problème? »

Il fut sur elle en deux enjambées et la prit dans ses bras, la faisant pivoter sur elle-même pour lui faire face et la serra contre lui tout en la dévisageant.

Alice ne sut pas se contrôler. Elle aurait voulu paraitre détachée et insensible, mais sa panique était visible quand elle l'interrogea:

« Tu vas partir? »

« Bien sur que non! J'ai envie de te parler, de te câliner, et dormir avec toi! »

Le soulagement se peignit sur le visage de la jeune fille et il resserra son étreinte autour de sa taille et de ses épaules.

Elle se laissa alors aller contre son torse.

Il caressa ses cheveux, encore sous le coup de l'émotion: il ne s'était pas attendu à ce genre de réaction. Il avait cru qu'elle comprenait les sentiments qu'il lui portait.

Apparemment non. Il allait remettre les points sur les i.

Il finit par la soulever dans ses bras, parce qu'elle frissonnait de froid.

Elle râla un peu, pour la forme:

« Je peux marcher! »

« Laisse moi donc l'illusion d'être un prince charmant! »

Elle rit, et il la déposa sur le lit, s'installant derrière elle et la prit dans ses bras, une main sur sa hanche, l'autre en coupe sur son sein gauche.

Elle était tendue, hésitant visiblement à se laisser à nouveau aller dans l'étreinte.

Alice était déroutée.

Voilà qu'il recommençait à être gentil, tendre, alors qu'il ne donnait pas l'impression de vouloir faire l'amour à nouveau dans l'immédiat.

Elle attendait de voir ou il voulait en venir.

Quand il commença à couvrir sa nuque et son cou de baisers, elle gémit de bonheur.

Il imbriqua ses jambes à celles de la jeune femme et il lui parla.

« Alice, je me sens mal que tu ais pu penser que j'allais m'en aller. Je…Je suis en train de tomber amoureux de toi ma puce, tu ne l'avais pas comprit? »

Elle leva une épaule, le cœur prêt à exploser.

« Tu me plais…Tu es belle, tu es douce, tu es intelligente, et tellement…Mystérieuse! Tu es comme une petite tigresse à apprivoiser…Je te veux toute entière, pas que pour du sexe, même si, au passage c'était tout simplement délicieux. Je regrette juste que tu n'ais pas eu d'orgasme, mais ça viendra, d'accord? »

Elle hocha la tête, trop émue pour parler.

Il tira le drap sur leurs corps et caressa son bras tout en embrassant son épaule.

Au bout d'un long, d'un très long moment, il lui sembla entendre Alice dire:

« J'aurais voulu que tu arrives plus tôt dans ma vie. Je t'ai attendu si longtemps… »

Mais elle avait murmuré si bas, et il était déjà à moitié dans les limbes du sommeil, alors il ne fut pas sur d'avoir entendu. Néanmoins, il répondit, aussi bas qu'elle:

« Pardon »

Alice savoura le moment. Elle ne touchait pas terre. Il lui avait dit être en train de tomber amoureux d'elle. Elle rêvait, les yeux fermés.

Elle aussi était en train de tomber amoureuse. Elle l'était même, déjà.

Elle se doutait que demain viendrait pour elle le moment des doutes et des angoisses mais pas ce soir là.

Ce soir c'était juste le moment du bonheur.

Celui d'être dans des bras aimants, de se laisser aller dans la douceur et la volupté.

Quand Jasper commença à ronfler doucement, elle pouffa de rire et chercha à tâtons la main de Jasper, et la repositionna sur sa poitrine. Il gémit dans son sommeil et la caressa, emprisonnant son mamelon entre ses doigts exigeants.

Elle s'endormit sans s'en rendre compte.

Le lendemain matin, très tôt, il furent réveillés par Peter, qui tapait contre la porte.

« Alice! J'ai faim! »

Ils se réveillèrent en sursaut et Alice sentit le rouge lui monter aux joues.

Jasper déposa un baiser sur sa clavicule et prit la situation en main.

Il passa son boxer et sortit de la chambre en faisant un clin d'œil à Alice.

Celle-ci enfila à toute allure sa culotte et la chemise blanche de Jasper, dont elle roula les manches aux coudes.

Elle galopa à la salle de bain et consacra quelques minutes à une toilette sommaire.

Puis, un peu hésitante, elle regagna la cuisine.

Jasper s'y trouvait avec Peter et Riley.

Ils étaient en train de beurrer de toasts.

« Salut »

Risqua la jeune fille.

« coucou Alice ! »

Répondirent les deux garçons, enthousiastes.

« Salut ma beauté! »

Dit Jasper avec un sourire en coin et un regard complice qui firent rougir Alice jusqu'à la racine des cheveux.

Elle se laissa tomber sur une chaise, incapable de réprimer un immense sourire.

Jasper déposa devant elle un toast beurré et se pencha pour un léger baiser sur la bouche.

Peter s'exclama:

« Alice c'est ta chérie, tonton Jazz? »

« Oui! »

Répondit son oncle, tout sourire.

Riley était aussi excité que son frère:

« Hé! Mais alors tu vas être notre tante, Alice? »

Jasper tempéra l'engouement de ses neveux:

« Du calme! On vous préviendra de la noce en temps voulu! »

Alice emplit les verres de jus d'orange et quand elle croisa le regard de Jasper il lui fit un clin d'œil et elle s'embrasa encore.

Il se pencha alors vers elle:

« T'es encore plus belle et sexy quand tu rougis! Si tu continue, je colle les garçons devant un DVD et je te culbute sur le lit, et je te fais l'amour jusqu'à ce qu'Emmett défonce la porte! »

Alice s'étouffa dans son verre et glissa à son tour un simple mot à l'oreille du jeune homme:

« Chiche… »

Il la regarda, sexy et amusé et elle se sentit belle et désirable comme jamais de sa vie.

Elle paniqua cependant immédiatement, en entendant la porte d'entrée s'ouvrir.

Emmett et Rosalie firent irruption dans la cuisine et embrassèrent leurs fils.

Alice, écarlate, garda les yeux baissés.

Jasper salua sa sœur et son beau-frère, très naturel.

Ils ne firent aucun commentaires sur la présence de Jasper dans leur cuisine, en boxer, un jeudi matin.

Mais quand Rose se pencha sur Alice, elle lui déposa un baiser sur la joue et lui serra affectueusement l'épaule.

Emmett pressa ses fils de se préparer pour l'école, et Rosalie, se changea rapidement et but un café avec Jasper et Alice.

Ce dernier l'interrogea sur leur soirée.

« L'opéra était formidable et la chambre d'hôtel féerique, j'aurais voulu en profiter un peu plus! »

« Tu vas être forme pour affronter tes chenapans, aujourd'hui? »

Rosalie était institutrice, et elle travaillait à mi-temps, seulement le matin.

« Mais oui, ne t'ne fais pas! »

« Répliqua sa sœur en riant. Elle ajouta, goguenarde:

« Et toi, tu vas pouvoir traquer les méchants? »

« T'en fais pas Rose, je suis un flic dans l'âme! »

Alice bugga.

Un flic…Il était…Policier?

Elle dévisagea Jasper, le cœur battant si fort qu'elle était sure que tous pouvait l'entendre.

Mais ni Rosalie ni Jasper ne parurent rien remarquer.

Jasper acheva son café, posa sa tasse dans l'évier et prit Alice par la main, la tirant jusqu'à la chambre pour s'habiller.

Une fois la porte refermée, il la prit contre lui et l'embrassa avidement, passant ses mains sous sa chemise pour caresser ses seins.

Alice ,sur la pointe des pieds, tira doucement sur les boucles blondes de Jasper et se dégagea doucement:

« Tu vas être en retard, Monsieur le Policier! »

Il fronça le nez:

« Pas grave, je suis le chef! »

Elle rit, mais la panique la gagna à nouveau.

Elle ôta la chemise et la lança à Jasper puis enfila son jean et ses converses.

Elle enfila un tee shirt propre et quand elle regarda Jasper, qui était déjà rhabillé, elle le vit mettre le tee shirt qu'elle avait porté la veille au soir en guise de pyjama dans sa mallette.

Elle ne put s'empêcher de rire.

« Je ne risque pas de t'oublier, mais je veux pouvoir me shooter à ton odeur… »

Il enleva les draps et elle rougit une fois de plus.

Avant de partir, il la serra contre lui contre lui et lui demanda soin numéro de téléphone:

« J'en ai pas! J'avais un prépayé mais il est vide!

« Il parut mécontent mais la câlina avec tendresse, puis partit à contre cœur.

Il croisa la voiture de Bella dans la rue, à qui il adressa un grand signe de la main.

Bella se gara et regarda Alice avec surprise:

« Qu'est-ce que Jasper faisait là? »

Alice, pour toute réponse devint écarlate, et Bella, comprenant brusquement, vira elle aussi au cramoisi.