Noël chapitre 7
Le lendemain de Noël, les Potier étaient en train de s'amuser à lancer des sorts inoffensifs sur les Malefoy qui ne se gênaient pas pour riposter, quand un hibou se retrouva heurté par deux sorts. Il se transforma en un aigle puissant de couleur noir. Aurélien très amusé prit le morceau de parchemin et le lut. Il s'exclama :
-Vous n'allez pas y croire.
-Quoi ?
-Le survivant a renié ses parents, il a prit le nom de ma mère et travaille pour payer ses études.
-Il a fait cela ? Et bien, il est plus courageux que je ne le pensais, s'exclama Lucius.
Ils en discutèrent tranquillement en laissant les enfants se battre comme des chiffonniers. Jusqu'au moment où Chris eut une idée. Il demanda à la Pléiade de mettre en place le bouclier le plus puissant qu'ils connaissaient. Les six enfants firent ce qu'il leur demandait, puis comprirent quand il jeta un sort. Le sort rebondissait sur leurs différents boucliers et ils s'amusèrent ainsi au ping pong version sorcier. Cela demandait énormément de concentration. Les parents étaient bigrement fiers de leurs enfants et de leurs amis. Tous les jours, les sept enfants s'amusaient en se lançant des sorts puissants qui avaient de drôle d'effet. Par exemple, trois jours avant Noël, une énorme bataille eut lieu entre les triplés et les autres. Christophe un sourire satanique aux lèvres avait lancé un sort qui avait transformé ses adversaires en bimbo avec le Q.I d'une moule. Les parents virent passer six Pamela Anderson décérébrées qui courraient avec la même allure que dans « Alerte à Malibu ». Pour rendre la scène encore plus ridicule, il lança un sort qui transforma le son du vent. Ce dernier passa d'un son mélancolique à celui de la série cité un peu plus haut.
Lucius ouvrit de grands yeux quand il vit passer son fils avec une poitrine siliconée qui bondissait dans tous les sens. Narcissa sentit sa mâchoire s'effondrer sur sa poitrine, son fils avait de plus gros seins qu'elle, elle l'enviait, même s'il était très ridicule. Aurélien et Lucie étaient explosés de rire en voyant les six Pamela courir derrière Chris. Le jeune garçon était hilare. Malheureusement, les transformations ne durèrent pas et les six membres de la Pléiade se vengèrent en lançant des sorts puissant sur leur ami. Cependant, le bouclier de Chris résista une nouvelle fois et les sorts repartirent vers les envoyeurs qui mirent en place des protections puissantes qui résistèrent et firent disparaître les sorts. Chris sauta en l'air en criant :
-Vous avez réussi, VOUS AVEZ RÉUSSI !
Il se jeta au cou de ses amis et leur expliqua :
-Vous avez réussi à créer des boucliers assez puissant pour retenir des sorts de niveau septième année, maintenant vous allez pouvoir développer leur puissance et qu'ils détournent des impardonnables, enfin, sauf l'Avada. Celui-la, je n'arrive pas à le contrer.
-Comment tu fais ?
-C'est très simple je crée un bouclier autour d'un animal, rat, souris ou autre et ensuite, je balance l'Avada Kedavra.
Tous le regardèrent avec stupéfaction le jeune garçon tout fier de lui, qui ne le fut pas longtemps quand il vit le regard noir de sa famille et de ses amis. Il commença à reculer en voyant la fureur dans les yeux d'Hermione. Il fit un sourire tremblant plein de crainte puis baissa la tête afin de laisser l'orage passer. Sa sœur et son amie hurlèrent comme des banshees durant vingt minutes, puis quand elles n'eurent plus de voix, elles se calmèrent. Christophe se jura de ne plus jamais prononcer le nom du sortilège de la mort. Maintenant qu'elles étaient calmées et que la nuit tombait de même que la neige, tous rentrèrent dans la maison afin de vaquer à leur occupation. Neville décida de faire un tour à la bibliothèque, il voulait être seul, car il ne se sentait pas à l'aise avec les autres. Il était ridicule et faible, à part la botanique, il ne savait et ne servait à rien. Tout à ses pensées moroses, il passait la main sur la tranche des livres et s'arrêta quand il toucha un livre plus épais que les autres. Il se tourna vers le bouquin et lu le titre : « Sorts de soins indispensables pour sorciers prévoyants » Le livre avait été écrit par Mangouste Bonham, le fondateur de l'hôpital Saint-Mangouste.
Très curieux, comme tout bon Gryffondor qui se respecte, Neville prit l'énorme pavé, le posa difficilement sur une table et l'ouvrit à une page quelconque. Il tomba sur un sort de soin nommé Episkey. Il lut rapidement ce dont il était dit dessus. Voulant voir s'il était capable de le refaire, il se fit une entaille sur le bras et fit le sort qui fait immédiatement disparaître la blessure. Tout content, il lut tous les sortilèges de soins les enregistrant avec une facilité déconcertante. Il sursauta quand un elfe de maison apparut pour lui dire qu'on l'attendait pour le repas de Noël. Neville sortit du livre et découvrit qu'il en était à la dernière page. Il lut l'avant-dernier qui soignait les graves brûlures et le dernier, l'Anapnéo qui libérait les voies respiratoires. Maintenant qu'il avait terminé de lire, il alla rejoindre les autres dans la salle à manger. Quand il entra dans la pièce, il vit Blaise en train de s'étouffer et personne ne savait quoi faire. Neville tira sa baguette et s'écria :
-Anapnéo !
Le sort heurta de plein fouet le serpentard qui se retrouva à genoux en reprenant difficilement sa respiration. Tous regardaient Neville qui se précipita sur son ami et lui demanda :
-Ça va, tu arrives à respirer ?
-Oui, Neville, tu m'as sauvé la vie.
-Où as-tu appris ce sort ? demanda Lucius.
-Je... j'ai lu un livre tout à l'heure. Il parlait des sorts de soins, répondit le gryffondor écarlate.
-Neville ? demanda Blaise.
-Oui ?
-Tu te rappelles quand tu disais que tu ne servais à rien ?
-Oui !
-Et bien j'ai la joie de t'annoncer que ce n'est plus le cas, s'exclamèrent ses six amis avec un grand sourire.
Aurélien s'approcha de Neville et lui dit avec respect :
-Ma mère était médicomage et il lui a fallut des heures d'entraînement pour apprendre et enregistrer ce sort et toi tu l'apprends en une minute. Alors, je peux te dire que tu es un guérisseur né et c'est très rare. Le dernier connu s'appelait Merlin.
Neville devint écarlate en se rendant compte qu'il était reconnu pour une matière que le commun des sorciers n'apprenait qu'après des années d'apprentissage. Un guérisseur naturel. Il n'avait jamais entendu que cela puisse exister. Il était tout fier de lui et pourtant, Blaise lança :
-Personne ne doit connaître ton don.
-Pourquoi ?
-Il faut que le monde magique continue à te sous-estimer et donc à te laisser tranquille.
Tous furent d'accord avec cette idée ainsi, si une guerre était déclarée, Neville serait leur force secrète les soignant là où des médicomages s'y casseraient les dents. Les adultes décidèrent d'entraîner Neville encore plus que les autres afin qu'il puisse se défendre si des ennemis découvraient ses capacités hors norme. Noël était passé depuis deux jours, quand Aurélien reçut un présent accompagné d'une lettre. Très étonné, il ouvrit le paquet et tomba sur des alliances qu'il reconnaîtrait entre toutes, les alliances de ses parents. Il ne comprenait pas pourquoi les alliances de ses parents se trouvaient là et non entre les mains de son père. Désireux de mettre toute la lumière sur cet évènement, il ouvrit la lettre et reconnut l'écriture de son père. Lançant un regard abasourdi à son épouse, il lut la lettre à haute voix :
-« Mon fils. Pardonne à un vieux fou son orgueil mal placé. J'ai eu tout le temps de réfléchir après t'avoir perdu. Je t'aime de tout mon être et si tu as choisi Sylvana Malefoy, c'est qu'elle doit être merveilleuse et je n'avais pas le droit de t'interdire de te fiancer avec. Les Malefoy ont été plus avisés que moi. Tu diras à ton épouse qu'elle est plus que bienvenue à Godric Hollow. Il y a une tradition dans la famille, au mariage du fils ou de la fille aînée, les parents offrent aux heureux mariés leurs alliances afin d'accepter totalement l'union. Je sais que j'ai du retard, que j'ai treize ans de retard et je te présente de nouveau mes excuses. Je vous offre mon alliance qui deviendra la tienne et celle de ta mère qui deviendra celle de ton épouse. Je t'aime mon fils et je suis encore désolé pour mon intolérance, mes préjugés et ma stupidité. J'espère qu'un jour, ta famille et toi pourrez me pardonner. Ton père, William Potter. »
Dire que tout le monde était stupéfait serait un euphémisme. Aurélien n'avait jamais pensé que son père puisse changer autant en une décennie. Lucie lui dit doucement :
-Pardonne-lui, ne crois-tu pas qu'il a suffisamment souffert ?
-Tu as raison mon amour.
Il écrivit un mot rapidement, puis utilisa Célaeno le phénix de Christophe afin de l'envoyer à bon port, à Godric Hollow. Dans le vieux manoir des Potter, William était encore en train de pleurer devant le nom de son fils aîné tandis que son cadet était en train de consoler sa femme dans leur chambre. La réaction de Gabriel les avait pris au dépourvu, mais William avait bien vu que le jeune garçon n'allait pas se laisser faire, qu'il allait violemment réagir, comme son fils en son temps. Son fils, son petit Arthur qui maintenant se faisait appeler Aurélien. Il sursauta quand un magnifique phénix blanc avec des plumes argentées apparut avec à sa patte un message. Il le prit et ne lut qu'un mot : « Viens »
Avant de pouvoir comprendre quoique se soit, le portoloin s'enclencha et le vieil homme se retrouva face à une foule où se trouvait son fils aîné. William sentait les larmes traîtresses couler le long de ses joues. Aurélien s'approcha de son père, puis posa sa main sur son épaule et d'un geste brusque le prit dans une étreinte étouffante. Le vieil homme sanglota lourdement toutes ses années de gâchées à cause d'un orgueil mal placé. Aurélien lui murmura à l'oreille :
-Je te pardonne, papa.
Aurélien eut mal quand il vit le regard brisé de son père, il venait de se rendre compte de la douleur qu'avait dû ressentir son père depuis son départ. Il s'écarta un peu puis dit :
-Papa, je voudrai te présenter celle que j'aime, Sylvana Malefoy.
William serra sa belle-fille contre lui et répondit :
-Bienvenue dans la famille Potter mon petit. Tu dois être merveilleuse si mon fils t'a choisi.
Lucie eut un doux sourire en voyant le changement qu'il y avait eu entre l'homme qui l'avait chassé dans le passé, et ce vieil homme qui l'acceptait avec un grand sourire. Aurélien dit à son père :
-Père, je voudrais l'épouser.
William prit Lucie dans une étreinte féroce, puis lui embrassa sur les deux joues avant de dire :
-Je vous donne ma bénédiction pour votre mariage. Que votre union soit rempli de bonheur et de félicité.
Le couple sentit les larmes picoter leurs yeux alors que leur union était enfin totalement acceptée par les deux familles. Les Malefoy furent heureux pour leurs amis, dans la société sorcière, un mariage non reconnu par les deux familles ou même par une seule des deux familles n'était pas légal et les enfants issus de cette union étaient considérés comme des bâtards. Ce que venait de dire William Potter changeait tout cela, il venait de reconnaître le mariage et les enfants par la même occasion. En parlant d'enfants, Aurélien lui présenta ses triplés :
-Papa, je voudrais te présenter mes trois enfants, Damien, Valentine et Christophe.
William se tourna vers les enfants qui se trouvaient à côté des Malefoy et de la Pléiade. Le vieil homme vit ses deux fils dans ses deux petits-fils et sa belle-fille dans sa petite fille. Sans cesser de regarder les trois enfants, il dit :
-Vous pouvez être fiers de vos enfants, ils sont vraiment magnifiques.
Il ne fit aucune allusion au fait que Christophe était en fait le fils de James. Les triplés adorèrent le vieil homme qui se tourna vers la Pléiade et dit :
-Je ne savais pas que tu avais eu quatre autres enfants. En tout cas, celui-là vous ressemble beaucoup, rajouta-t-il à Lucie en pinçant gentiment la joue de Draco.
Lucius siffla froidement :
-Sauf que c'est mon fils.
William se tourna vers le blond, puis violemment vers Aurélien et siffla :
-Arthur William Potter ! Je t'avais bien dit de ne pas avoir de rapport non protégé avant ton mariage.
Aurélien regarda son père avec stupéfaction et demanda :
-Comment ?
William pointa Lucius du doigt et cracha :
-Et lui c'est qui ? Comment ce fait-il que tu aies un enfant de cet âge ?
Narcissa lança un coup d'œil vers son époux qui tentait d'imiter un poisson rouge, puis explosa de rire de même que tous les autres. Lucie pouffa de rire en voyant la tête de son mari tandis que les enfants se rendaient compte d'où venait l'humour pourri de leur père. Aurélien soupira lourdement et dit :
-Papa, si j'étais le père de Lucius, je serais aussi le père de Sylvana, car ils sont jumeaux et en plus je les aurais eu à six mois. Donc j'aurais eu des relations avec elle avant même sa naissance et la mienne.
-Et alors, tu as toujours été précoce.
William éclata de rire en entendant le concert de cris dégoûtés venant de tous les autres. Il ne se calma même pas quand Lucius siffla :
-Et dire que c'est lui le chef des Aurors. Où va le monde ?
-Vers la catastrophe si on ne change pas bientôt le ministre et que Dumbledore n'arrête pas de manipuler le monde magique à sa convenance, répondit le vieil homme en séchant une larme de rire.
Lucie regarda sa famille, la joie était là, cette joie qui n'avait jamais vraiment atteint le cœur de son époux, elle savait ce qu'elle devait faire. Elle demanda alors que William et Lucius se marraient :
-Monsieur, voulez-vous rester avec nous ?
-Non !
Aurélien le regarda avec une stupéfaction douloureuse jusqu'à ce que William dise :
-Tant que tu ne m'appelleras pas père.
Lucie lui fit un immense sourire, de même que le reste de la famille. Lucie demanda alors :
-Père, veux-tu rester dans notre maison ?
-Je ne voudrai pas m'imposer.
-Reste grand-père, supplièrent les triplés.
-Je...
-Il pourra dormir dans notre chambre, il y a encore de la place pour trois personnes, s'exclama Valentine.
-Mais je...
-C'est décidé, grand-père restera avec nous, déclara Christophe qui lança un regard compris par toute la Pléiade.
Avant que William puisse dire ou faire quoique se soit, sa valise avait disparu et lui était tiré par toute la Pléiade qui l'emmena dans leur antre, Alpha du Taureau alias, le grenier de la maison modifié par Valentine quand elle avait huit ans et bourré de sorts offensifs et défensifs donné aimablement par Christophe. William était stupéfait. La maison était petite et pourtant le grenier était gigantesque au moins la taille de Godric Hollow. L'immense endroit était séparé en plusieurs pièces distincts, le dortoir des garçons, il y avait cinq lits et la chambre des filles avec deux lits. Ensuite les salles de bain, quatre, deux par chambres pour ne pas se battre le matin, une bibliothèque dont les livres venaient de la Pléiade au complet, il y avait aussi une salle d'étude accolée à la bibliothèque, un immense salon avec une télévision, un bureau avec tout un système informatique, une salle de duel dont les murs étaient ensorcelés pour empêcher la destruction de la maison, un laboratoire de potions, une serre qui se trouvait dans une véranda sur le balcon et enfin, une pièce secrète, inconnue des parents où les sept monstres apprenaient la magie avec des pentacles.
A suivre
