07/09/2015

Note de l'auteur : Je m'excuse pour la taille de ce chapitre qui ne me satisfait pas, mais n'oubliez pas que c'est un chapitre transitoire, du coup je me devais de le faire un peu "court" et je ne voulais pas rajouter des scènes pour le rendre plus long alors qu'il ne se passera rien de plus. J'espère que vous allez apprécier ce chapitre malgré sa taille. N'oubliez pas ! ce n'est pas la taille qui compte *petit clin d'oeil*.

Bonne rentrée à tout ceux qui vont comme moi avoir leur rentrée dans...1...2..*compte sur les doigts* une semaine..*pleure* je vais essayer d'être régulier, mais je ne promets rien. Cette fic me tiens à coeur alors quoiqu'il arrive JE VAIS LA FINIR. Je me suis aussi crée un tumblr récemment donc..Euh..si ça vous dis hein, vous pourriez me passer les votres en message privé.

Je vous fait plein de bisous et vous remercie ENCORE une fois pour votre soutiens. Une review ne vous prends peut être pas plus de 5 minutes mais me donne envie de continuer et m'encourage énormément...Alors, gâtez moi comme d'habitude !

Réponse aux reviews anonymes :

Kitsu Kryss : Je prends tes remarques en considération ! J'espère que ce chapitre ne va pas te décevoir et ne t'en fais pas, je vais essayer d'introduire plus de personnages merci pour tout en espérant que tu vas continuer à suivre ma fanfic ! Etcesni.

Key: Quoi d'autre que te dire que j'ai eu un énorme sourire en lisant ta review ? Quel honneur que ma fanfic soit ta préférée (de celles que tu as lues aujourd'hui xD) Je suis infiniment heureux que tu arrives à t'identifier au personnage de Nathaniel, je mise tout sur les sentiments, alors c'est super important pour moi ! Pour ce qui est de Kentin et Alexy...Tu seras servie dans les chapitres qui suivent ! Encore un gros merci pour ta review qui me fait chaud au coeur. En espérant que tu vas aimer ce chapitre. Etcesni.


« HYPNOTIC »

"You did to me so well
Hypnotic taking over me
Make me feel like someone else
You got me talking in my sleep
I don't wanna come back down
I don't wanna touch the ground
I'm sick of pushing down so deep
Hypnotic taking over me"

Vanix x Zella day

Ses yeux te hantèrent.

Tu ne le connaissais pas, mais il avait les yeux qui hantent comme deux fantômes oubliés. Profonds comme deux puits à l'eau trouble, hypnotisants comme une spirale maléfique. Il avait un regard difficile à discerner, un regard qui secouait quelque chose à l'intérieur. Un regard qui se démarque, un regard comme personne n'en avait. Personne, personne d'autre dans le réfectoire n'avait l'apparence à laquelle tu t'attendais. Personne n'avait le charisme de Demon, aucun d'eux n'avait un regard malicieux, voir démoniaque. Et tu étais déçu, tu étais un peu déçu, car c'était la première fois que tu détaillais ainsi les inconnus, d'ailleurs, tu t'étais posé une question un peu étrange à un moment de la journée « Combien de secondes faut-il pour que mon regard soit persistant ou dérangeant ? ». Tu ne savais pas si ce genre de pensées était normale, mais toi, tu t'étais posé cette question, tu n'as jamais aimé soutenir le regard des gens, tu trouvais ça désagréable, tu détestais qu'on te dévisage, non parce que tu étais mal dans ta peau, mais plus car tu détestais sentir deux orbites fixés sur toi, le regard courant sur ta peau, en dévorant chaque parcelle à la manière d'un cannibale avide de chair humaine. Cette pensée te fit frissonner, tu secoues la tête, fixes le plafond gris où deux yeux se dessinaient petit à petit. Tu fermes les yeux, ces yeux marrons te rendaient fou, étaient-ce les yeux de Demon ? Ou l'idéalisait-tu tellement que tu étais persuadé qu'il aurait aussi ce « petit quelque chose » ? Peut-être que tes attentes étaient trop hautes, peut-être que ce fameux signe n'était pas une croix argentée, peut-être que…Peut être que tu étais sur une fausse piste, peut-être, peut-être, peut-être. Tu plisses des yeux, pensif, toi qui étais si persuadé…Tu perdais confiance. Et puis merde, tu n'arrivais pas à le supprimer de ta tête, tu ne pensais qu'à lui, non, il habitait ta tête. Il était apparu dans ta vie sans invitation, c'était tout à fait son genre à lui, les entrées spectaculaires, lui n'ouvrait pas la porte, il la détruisait. Il la détruisait, tout comme il détruisait les barrières que tu avais construites autour de ton cœur. Pendant toutes ces années, tu te protégeais sous ton regard inexpressif, sous tes sourires forcés et ta voix qui sonnait faux, tellement faux. Et c'est là que tu te rendais compte que tu avais peur, que tu étais effrayé comme un chat abandonné sous la pluie. Et c'est là, que tu te rendais compte, tes masques à tes pieds, que tu les aimais bien, même si tu en avais marre, que tu n'étais pas supposé ressentir « ceci », que tu n'étais pas censé avoir ce genre de pensées, que tu n'étais pas censé pensé à lui. Tu n'avais jamais bu une gorgée d'alcool, jamais fumé de cigarette, tu te protégeais de toute sorte d'addiction, mais que faire lorsque ton addiction n'avait pas d'apparence ? Lorsqu'elle était une personne à l'apparence inconnue ? Tu te sentais pathétique, penser ainsi à un anonyme. Pathétique, pathétique, pathétique. Tu le refoulais, tu ne voulais pas y penser.

Ne pas y penser, ne pas y penser.

Il était encore trop tôt, tu refusais de le voir, tu refusais de l'admettre, tu refusais d'admettre cette faiblesse qui naissait en toi, faiblesse que tu ne pouvais contrôler. Tu fermes les yeux sur toutes ces choses que tu ne peux comprendre pour le moment, que tu n'es pas prêt de comprendre. Sur toutes ces choses qui t'effrayaient, toutes ces choses qui secouaient en toi ce désir de t'enfuir, encore, toujours plus loin. Tu fermes les yeux, et comme tatoués sur chaque paupière, ses iris hantèrent tes pensées à nouveau. Tes poings se serrent, tu les priais de te conjurer, de ce sort qu'ils t'avaient jeté. Un sort, oui, c'était sûrement ça…un sort.

Et c'est là qu'un petit bruit distinct te fait ouvrir les yeux, tu regardes autour de toi, la tête engourdie, recherchant la source du bruit qui n'était autre que ton ordinateur. Tu passes une main dans tes cheveux blonds, te levant afin de t'asseoir sur la chaise bleue, ici face à ton bureau. Tu bouges la souris lentement et l'écran de ton ordinateur s'allume. C'est là que tu remarques qu'une petite fenêtre « chat » figurait sur la droite de ton écran. Tu ignorais l'existence d'une telle chose sur cette plateforme, toi et Demon aviez l'habitude de discuter par message. Demon, rien que lire son pseudo te fit rater un battement. Tu toussotes et lit


Demon66 a rejoint le chat privé.

Demon66 a dit : Hey, ça va ? Je me demandais comment ta petit enquête avançait..

Tu mentis, essayant de ne pas avoir l'air suspect

Bluequill a dit : Oui je vais bien. Pour ma « petite enquête » elle avance, lentement certes mais sûrement. Et toi ? Je suis bien curieux de savoir…

Demon66 a dit : C'est bien ! Je me sens tout excité d'un coup haha, voilà de quoi remplir mes journées. Perso' je crois savoir qui tu es, mais j'ai besoin d'un peu plus de temps pour m'assurer.

Bluequill a dit : Ah oui ? C'est génial..

Demon66 a dit : Mais si tu es celui que je crois que tu es alors là… ! Ça sera une grande surprise haha. Je n'en peux plus d'attendre, mais en même temps, je prends tellement de plaisir en jouant avec toi. Même si je suis pas du genre à avouer ce genre de trucs…Mhh…

Bluequill a dit : Je me demande si tu es conscient du grand sous-entendu que tu viens de placer..mh.

Demon66 a dit : Et si je le suis ?

Bluequill a dit :

Demon66 a dit : Haha relax mec. Je te sens rougir d'ici.

Bluequill a dit : chut.

Demon66 a dit : Et pourquoi je le ferai ?

Demon66 a dit : Hé ho pourquoi tu rep' plus ? Quelque chose ne va pas ?

Bluequill a dit : Demon…Ecoute je…Je ne suis plus sûr…Je ne sais plus si j'ai envie de continuer…Enfin, tu vois c'est très difficile pour moi, tu es une des seules personnes à laquelle j'apprécie la discussion et je trouve ça un peu débile de continuer ce jeu…Honnêtement ? J'ai envie de te voir…J'ai vraiment envie de te voir Demon, j'ai envie de te parler, j'ai envie de…De sentir ta présence. Je ne vois pas pourquoi on continue alors qu'on pourrait nous voir ici même et maintenant. C'est un peu stupide, je comprends que toi ça t'amuses, mais moi j'ai envie de te voir ! Je n'attends que ça depuis que j'ai su que tu allais au même lycée que moi. Je ne vois pas pourquoi je fais durer le supplice alors que je pourrai te voir à chaque moment, te sentir si près de moi et si loin à la fois est tellement frustrant. Je suis désolé de m'arrêter maintenant, mais je n'en peux plus, on doit nous voir.

Demon66 a dit: Tu as envie de me voir ? Eh bien. D'accord. On se verra. Je t'envoie les détails par message privé.

Demon66 a quitté le chat privé.


Les notes de Crybaby remplissaient la chambre peinte en couleur vert pomme des deux jumeaux, se mélangeant aux bruits que produisait la game cube d'Armin. Celui-ci pausa son jeu, interloqué par les yeux larmoyants de son jumeau et de son air de déterré. La vue de son jumeau dans cet état lui serrait le cœur, il se sentait tellement impuissant, impuissant face au désarroi de son jumeau, impuissant parce que contrairement à lui il n'a jamais été bon avec les mots, ni même avec ses sentiments, sentiments qu'il gardait enfoui en lui et sur lesquels il ne pouvait mettre des mots, mais Alexy était là à chaque fois, il était là quand il avait besoin de quelqu'un pour lui montrer la sortie, là quand il avait besoin de quelqu'un. Et lui, lui se sentait tellement incapable, Alexy a toujours été bon pour le consoler et lui ne pouvait rien. Il se rendait compte en ce moment même d'a quel point il se sentait pathétique. Il se lève maladroitement avant de s'asseoir sur le lit de son jumeau

-Eh…Alexy ? Tu n'as pas vraiment l'air en forme..ça va ? Enfin..Remarque, ce n'est pas écouter ce genre de chanson qui va t'aider à aller mieux.

Les yeux du bleuté s'embuèrent de larmes, il prit son frère dans ses bras. En réalité, il ne savait pas s'il l'avait fait car il avait besoin d'une étreinte ou tout simplement pour cacher ses larmes dans le creux de son cou. Maladroit, Armin caresse les cheveux de son frère, et c'était un peu étrange, un peu étrange que ce soit lui qui pleure dans ses bras. Alexy a toujours été fort, et c'était lui qui consolait, c'était lui qui remontait le moral aux autres et non à lui qu'on remontait le moral. Il ne se plaignait que rarement, il avait bon porté toute cette pression, tout ce mal être sur ses épaules il ne se plaignait pas. Mais on lui avait pris l'être qui lui était le plus cher, il n'avait pas le choix, c'était ça ou s'éteindre chaque jour un peu plus. C'était ça ou continuer à vivre dans l'ombre. Et peut-être qu'aujourd'hui ça faisait mal mais que demain ça ira mieux. Il gardait de l'espoir…Toujours.

-C'est Kentin c'est ça ?

Rien que l'entente de son prénom lui fendait le cœur. Kentin, le premier garçon qu'il avait aimé ainsi, le premier garçon qui l'avait fait pleurer. Son manque se ressentait, son toucher lui manquait, ses lèvres lui manquait, ses paroles et même le ton de sa voix lui manquait.

-Je..Je ne peux pas vivre sans lui Armin..

Il n'aurait jamais cru prononcé ces mots et pourtant, pourtant c'était lui, aujourd'hui, vulnérable et amoureux. Ses mots semblaient peut être exagérés mais pourtant il en pensait chaque lettre et chaque syllabe. Il ne pouvait plus vivre sans lui. La main d'Armin vint caresser les cheveux de son jumeau dans un geste doux et fraternel.

-Alexy, je crois que j'ai un plan.


Tu ne savais plus, tu ne savais plus quoi faire ni quoi penser, tu ne savais même plus si ce que tu avais fait était une bonne chose, et pour la première fois de ta vie tu regrettais. Tu regrettais d'avoir ainsi pété les plombs, de ne pas avoir répondu aux règles du jeu alors que Demon semblait si excité, et tu ne savais pas si tu étais prêt pour le rencontrer. Le rencontrer alors que tu n'étais même pas sûr de la nature de ce sentiment qui naissait en toi, le rencontrer et puis quoi ? Pour lui dire quoi ? Pour vous voir une ou deux fois et puis c'est bon, ne plus vous parler ? Tu venais de réaliser que votre rencontre était officiellement la fin de vos échanges, de votre « relation » et ça te rendait anxieux. Anxieux à attendre un message qui ne venait pas et des mots qu'il n'avait peut-être pas encore écrits. Tu soupires, tu te maudis, tu essaies de te distraire mais n'y arrive pas, tu fixes ton écran mais sans echo, pas de message, pas un mot de sa part, rien.

Tic, tac. Les secondes défilent, lentes, incroyablement lentes. A lui, toutes tes pensées n'étaient destinées qu'à une seule et unique personne, et tu avais peur, tu te faisais peur. Tu avais peur de la personne que tu devenais, de cette dépendance qui se créait au fil des jours. De ce poison qui te tuait, petit à petit, qui te rongeait. Tu avais peur, et tu ne savais plus si tu avais envie de le voir ou non, si tu avais envie de lui parler, si tu avais envie de serrer sa main et de sentir sa peau contre la tienne. Tu ne savais plus rien et ça te tuait.

Les minutes passent encore, sans aucune envie de te lever, sans aucune envie de manger. Les yeux fixés sur le plafond, dans les yeux du supposé Demon. Tous tes doutes, tous les voiles vont se soulever. Tu allais enfin le voir…Est-ce que tu en avais envie ?

Oui et non.

Oui parce que tu n'attendais que ça.

Non de peur d'être déçu.

Et si c'était la fin du jeu ?

Alors tant pis. Oui, tant pis. Tu en avais déjà marre, tu voulais l'effacer comme on efface une trace de craie. Mais ce que tu ignorais, hélas, c'est que tu étais la trace sur son tableau de craie.

Tu n'arrives pas à fermer les yeux, tu n'arrives pas à dormir, son message n'arrive pas et le marchand de sable non plus. Tu attends…Tu attends…Tu attends et les minutes sont maintenant les mêmes.

Un son, un bruit pareil à celui d'une goute d'eau coulant d'un robinet qui te fait frissonner l'échine. Le bruit de ta messagerie, tu ouvres les yeux, prends place devant ton ordinateur brûlant et lent à en pleurer. Tu hésites deux secondes avant de cliquer sur la petite enveloppe qui clignotait.


Reçu à 00 :01

De : Demon66

Objet : [RENCONTRE]

Alors, au sujet de « notre rencontre » j'ai une idée.

Rendez-vous vendredi au bal masqué. A toi de me reconnaitre, sinon ça ne sera pas vraiment marrant. Mais avant, à moi de mettre une dernière règle Pas le droit de parler. (Sinon je te reconnaitrai à ta voix.)

N'oublie pas ton masque, on se voit au bal ! J'espère que tu me reconnaîtras, j'te réserve une petite surprise.

Le jeu continue.


Note de la fin : Et oui c'est déjà la fin...Que cache l'absence de Melody ? Quel est le "plan" d'Armin ? Bluequill et Demon66 vont il finalement se rencontrer ? *prends une voix de présentateur de télé réalité* AHEM. Je m'emporte ! N'oubliez pas, faites moi savoir ce que vous aimez en review ! Et vos critiques aussi ! A la prochaine ! 3