Disclaimer

Disclaimer ! On a juste inventé le prénom de Lorcan pour Aphrodite, le reste est à Kurumada.

Rating : 18 ans (scènes de viol)

Résumé : Fic alternative, Un jugement, une prison, un dragon qui fait la loi… Et si tout n'était pas aussi simple ? (comme d'habitude, toujours aussi nulle dans les résumés donc lisez et vous verrez bien) Idée tirée du manga UGH.

Un grand merci pour tous vos commentaires qui nous font chaud au cœur. La suite que certaines d'entre vous attendent avec impatience. Bonne lecture et laissez nous vos impressions.

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Sitôt après l'agression dont avait été victime Hyoga, tout s'enchaîna rapidement, à tel point que Gabriel n'eut pas le temps de s'en rendre compte qu'il se retrouvait déjà dans un chalet spacieux mais totalement isolé.

Hyoga avait été emmené à l'infirmerie de la prison, où les deux hommes en blouses blanches avaient soigné ses blessures avant qu'il ne soit récupéré, toujours choqué, par Kanon et Angelo et conduit dans le garage de la prison où les attendait un tout terrain noir aux vitres fumées. Camus et Lorcan étaient déjà partis devant dans un véhicule semblable. Le trajet avait été long jusqu'à la planque qu'avaient trouvée les trois agents secrets avec l'aide de leurs collègues Shura et Milo. Nul autre qu'eux ne la connaissaient, cela faisait parti du plan pour préserver la sécurité des deux frères jusqu'au procès.

Après avoir installé confortablement Hyoga dans une des chambres, les quatre hommes s'étaient attablés à la table de la cuisine devant un café fort. Ils étaient tous éreintés d'avoir roulé toute la nuit, aussi restaient-ils silencieux.

Ce fut Gabriel qui rompit le silence, ayant repris ses esprits.

« Comment… ? » commença t-il, cherchant quelle question il allait leur poser en premier, tant d'interrogations se bousculant dans sa tête.

Les trois autres s'entre regardèrent avant qu'Angelo ne prenne la parole.

« Pendant les cinq jours avant le tribunal, j'avais pris contact avec Milo et Shura, dont je vous avais déjà parlé il me semble, des collègues et amis en qui on peut avoir toute confiance. Je leur ai demandé de nous trouver un endroit discret et isolé ainsi que de tenir prêts deux véhicules afin de ne pas perdre de temps. Nous savions que le temps nous était compté et qu'il faudrait agir immédiatement dès notre acquittement. Dès notre sortie du tribunal, Kanon et moi nous sommes occupés de vous faire sortir de prison et sommes venus vous chercher sitôt que nous avons eu les papiers nécessaires en main. » résuma l'Italien.

« Quand nous sommes arrivés à la prison et que nous avons su que Lorcan avait été victime d'un coup de couteau, nous nous sommes immédiatement rendu à l'infirmerie. » continua Kanon.

« C'est là qu'il nous a appris ce qu'il s'était passé dans les douches et que Hyoga était très probablement en danger. Nous avons donc foncé à sa cellule … il était sur le point de se faire violer par Rhadamanthe… » poursuivit le Grec d'une voix où perçait une colère mal contenue.

« Kanon a vu rouge et s'est rué sur l'Anglais pendant qu'Angelo mettait KO Minos assez facilement, avant de s'occuper de Hagen. Ce sont les policiers qui nous accompagnaient qui ont du séparer Kanon et Rhadamanthe tant il s'acharnait sur lui. » précisa Lorcan tout en tenant la main de Gabriel affectueusement.

« Ils auraient du me laisser le tuer ! » lâcha le Grec rageusement.

Aucun ne fit de remarque. Tous étaient d'accord sur ce point. Cependant, ils se consolaient en pensant au sort qui attendait les agresseurs de Hyoga à la prison. Leur position de leaders respectés venait de partir en miettes en même temps que leurs côtes et il était inévitable que les rancunes et les vengeances contenues se réveillent. Le Dragon parti, il laissait la place libre et Rhadamanthe et ses sbires allaient se retrouvés au centre d'une bataille pour la position de chef.

« Et maintenant ? » interrogea Camus qui retrouvait le besoin de pouvoir maîtriser les évènements qui l'entouraient, même si cela n'avait pas été une grande réussite jusqu'à maintenant.

« Maintenant, mon ange, on va rester ici jusqu'au jour du procès. Nous allons veiller sur vous deux. Personne n'est au courant à part nous cinq, Milo et Shura. Toutes les précautions ont été prises. Il est impossible qu'ILS vous retrouvent ici. » le rassura Lorcan d'une voix professionnelle où perçait de la tendresse.

Le silence s'installa à nouveau, chacun des quatre hommes plongé dans ses pensées.

« Bon, et bien je ne sais pas pour vous mais moi je vais me coucher. » annonça soudain l'Italien en se levant et en étirant ses muscles endoloris par le long voyage en voiture.

D'un commun accord, il fut décidé que Gabriel partagerait une chambre avec Hyoga, tandis que les trois autres se répartiraient dans les deux chambres restantes, Kanon et Angelo acceptant volontiers de laisser Lorcan dormir seul en raison de sa blessure.

Le Suédois se retira à son tour, non sans jeter un coup d'œil incisif au Français.

« Gabriel, tu veux bien m'aider à refaire mon pansement ? » lui demanda t-il innocemment.

Une fois les deux hommes enfermés dans la chambre, Kanon resta seul dans la cuisine. Ses pensées tournées vers Hyoga. La colère le submergea à nouveau et il sortit dehors pour se calmer. Respirant l'air frais de la matinée déjà bien avancée, il fit quelques pas autour de la maison tout en observant les alentours. Leurs amis avaient bien choisi l'endroit. Le chalet se trouvait au milieu d'une clairière, entourée d'arbres, mais suffisamment éloignés pour qu'ils aient une vue parfaitement dégagée en cas d'approche. Personne ne pourrait les prendre par surprise, si tant est qu'on découvre leur planque. Rassuré sur ce point, il rentra à l'intérieur.

Il entendit des bruits de voix dans la chambre de Lorcan, preuve que Gabriel s'y trouvait toujours. Il se dirigea vers celle de Hyoga et ouvrit doucement la porte avant d'entrer et de refermer tout aussi silencieusement derrière lui. Il s'approcha du lit et resta quelques secondes à observer le corps endormi. A nouveau, ses traits se déformèrent sous l'effet de la rage qu'il ressentait pour les agresseurs du jeune homme, mais aussi envers lui-même. Il lui avait promis d'être toujours présent pour le protéger et n'avait même pas été fichu de tenir sa parole.

Le Russe remua légèrement dans son sommeil, il gémit comme en proie à un cauchemar. Aussitôt, Kanon s'assit sur le lit et lui caressa le visage en douceur, cherchant à l'apaiser. Hyoga s'agita un peu plus, ses yeux roulaient sous ses paupières. De toute évidence, il cherchait à se débattre, battant l'air avec ses bras. Le prenant dans ses bras, le Grec, le serra tendrement tout en évitant de lui faire mal.

« Chuuut… c'est fini… tu es en sécurité maintenant… je suis là… » lui répéta t-il pendant un long moment, jusqu'à ce qu'il se calme enfin, se blottissant inconsciemment contre le torse chaud et rassurant.

Quand Gabriel pénétra dans sa chambre, il fut à peine surpris d'y découvrir Kanon, allongé sur son lit, tenant son petit frère dans ses bras protecteurs. Il sourit en constatant que Hyoga avait cherché à se gluer à lui, l'obligeant à prendre une position pas très confortable. Le Grec ouvrit soudain les yeux, sentant une présence dans la pièce et, apercevant le Français, voulu se dégager de l'étreinte du Russe. Gabriel l'en empêcha d'un geste.

« Reste là. Je crois qu'il a plus besoin de toi que de moi. » lui dit-il avant de sortir silencieusement de la chambre.

Kanon baissa le regard sur la tête blonde reposant sur son torse et resserrant un peu plus son étreinte, il se cala confortablement avant de se laisser aller lui aussi à un repos bien mérité.

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Emergeant d'un sommeil réparateur, Angelo ouvrit lentement les yeux et resta un instant immobile, cherchant à se rappeler de l'endroit où il se trouvait. Réalisant enfin, il tourna la tête sur le côté pour s'apercevoir qu'il était seul dans le lit. Le tissu impeccablement lisse de l'oreiller prouvait que Kanon n'avait pas dormi avec lui. Il étira ses muscles avant de se lever et de se diriger vers la cuisine. Gabriel et Lorcan y étaient déjà en train de prendre leur petit déjeuner.

« Salut ! Bien dormi ? Tu veux un café ? » lui proposa le Français tout en se levant de sa chaise pour attraper une tasse.

« Oui merci. Bien noir s'il te plait. Hyoga dort toujours ? » demanda t-il en omettant de préciser que Kanon n'avait pas dormi dans sa chambre.

« Oui et Kanon aussi. » répondit Lorcan, confirmant au passage où le Grec avait passé la nuit.

Angelo prit un siège et s'attabla face à la tasse de café fort que venait de lui servir Gabriel. Tous trois restèrent silencieux, chacun plongé dans ses pensées. Relevant la tête, le Français se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres.

« Combien de temps va-t-on devoir rester ici ? »

Angelo et Lorcan se jetèrent un coup d'œil. La réponse n'allait pas plaire aux deux frères.

« La date du procès a enfin été fixée. C'est dans deux mois. » annonça Angelo, guettant la réaction de Gabriel.

Celui-ci accusa la nouvelle et resta impassible. Seul le léger froncement de ses sourcils trahissait sa déception. Deux mois. Cela faisait long, très long à devoir attendre, isolés de tout. Il se demandait comment annoncer la nouvelle à Hyoga. Cela faisait déjà plus de six mois qu'il voyageait de planques en planques, et puis la prison… Allait-il supporter cette attente supplémentaire ? Il se leva tranquillement et se rendit à la chambre qu'occupait son frère. Ouvrant doucement la porte, il resta dans l'entrebâillement à observer Hyoga recroquevillé dans les bras de Kanon.

Ce dernier était réveillé mais n'avait pas osé bouger de peur de réveiller le jeune Russe. Croisant le regard du Français, il se dégagea lentement de l'étreinte du jeune homme et le rejoignit à la cuisine sans faire de bruit.

« Comment a-t-il passé la nuit ? » l'interrogea de suite Gabriel, inquiet.

« Il a fait des cauchemars une bonne partie de la nuit avant de sombrer dans un sommeil profond. » le renseigna Kanon dont les cernes prouvaient que lui aussi n'avait pas beaucoup dormi.

Aucun des trois autres ne fit de commentaires. Ils avaient parfaitement conscience que le jeune Russe devait être traumatisé par ce qui lui était arrivé et qu'il faudrait du temps pour qu'il se remette totalement. Gabriel était persuadé que Kanon était la meilleure chance qu'avait son frère de s'en sortir.

« Merci Kanon. »

Le Grec haussa un sourcil interrogateur avant de réaliser et d'adresser un sourire réconfortant au Français. Il pouvait compter sur lui, il ferait tout pour aider Hyoga à surmonter ce qu'il venait de vivre.

« Bonjour… »

Les quatre hommes tournèrent brusquement la tête. Hyoga se tenait à l'entrée de la cuisine, les cheveux en bataille et les yeux encore ensommeillés. Il paraissait intimidé et se triturait les mains nerveusement. Kanon voulut s'avancer vers lui mais le Russe baissa la tête et se dirigea vers son frère. Le Grec masqua sa surprise et sa déception, se rasseyant à table.

« Comment tu te sens Archange ? » lui demanda gentiment Angelo à qui l'attitude de Hyoga n'avait pas échappé.

Ce dernier leva un regard triste sur l'Italien.

« Ca peut aller. » lâcha t'il d'une petite voix, rebaissant aussitôt le regard.

« Bon ! On ne va pas rester à se morfondre non plus ! Et si nous finissions de déjeuner et qu'après la douche, nous allions faire un petit tour, histoire de visiter les alentours et de prendre l'air. Parce que, je ne sais pas pour vous, mais moi, ce confinement forcé m'a donné envie de respirer le grand air. » lança Lorcan d'un ton enjoué.

« C'est une très bonne idée ! Je crois qu'on en a tous besoin. » renchérit Gabriel en passant son bras autour des épaules de son jeune frère qui ne put s'empêcher de se raidir.

Le Français le remarqua mais ne fit aucune réflexion, jetant un regard à Angelo à qui le recul de Hyoga n'avait pas échappé. Il allait falloir du temps au jeune homme pour se reconstruire et retrouver une certaine confiance.

Le restant de la journée se passa tranquillement. Sitôt leur douche prise, les cinq hommes étaient sortis se balader en forêt, heureux de retrouver la lumière du soleil et de s'emplir les poumons d'air sain. Malgré leurs blessures, Hyoga et Lorcan profitèrent eux aussi de la sortie, le Suédois s'appuyant de temps en temps sur Gabriel. Kanon voulut offrir son aide au Russe à plusieurs reprises mais celui-ci déclinait toujours son assistance, se rapprochant instinctivement d'Angelo.

Sitôt après le dîner, ils s'étaient tous installés confortablement au salon devant un film. Kanon avait remarqué que Hyoga l'avait évité toute la journée mais n'en tenait pas rigueur au jeune homme bien qu'il en fut tout de même blessé. Lorsque celui-ci se leva dans l'intention d'aller se coucher, le Grec l'imita naturellement.

« Je vais te refaire tes pansements. » déclara t-il, désireux de rester un peu seul avec le Russe.

« Non ! » s'exclama Hyoga, réalisant immédiatement qu'il avait réagi trop violement en voyant quatre paires d'yeux surpris se braquer sur lui.

« Enfin… je … je veux dire… » balbutia t-il, soudain mal à l'aise.

« Angelo… » appela t-il suppliant en se tordant les doigts et en baissant la tête.

L'interpellé remarqua la peine sur le visage de Kanon et lui posa une main amicale sur l'épaule avant de se lever. Passant son bras autour des épaules du Russe, il l'entraîna dans la chambre, ce dernier se laissant docilement faire, la tête toujours baissée.

Alors qu'il lui changeait ses pansements, notant au passage la bonne cicatrisation des plaies, il observa le jeune homme attentivement. Celui-ci fuyait son regard, gardant ses yeux obstinément fixés sur le plafond. Avec un léger soupir, Angelo termina ses soins et lui posa doucement une main réconfortante sur le bras.

« Hyoga ? Que se passe t-il avec Kanon ? » le questionna t-il gentiment, guettant sa réaction.

Hyoga sursauta imperceptiblement mais resta silencieux. Une larme se mit à couler le long de sa joue, traçant un sillon humide qui alla se perdre dans ses cheveux blonds. L'Italien lui caressant tendrement la joue, cherchant son regard qui continuait à le fuir.

« Tu as confiance en moi n'est-ce pas ? Tu sais que tu peux tout me dire. Parles moi Hyoga. » l'exhorta t-il en le forçant à le regarder d'une légère pression sur le menton.

Le jeune homme tourna alors un regard perdu vers lui qui lui fit mal au cœur. Lentement, il le prit dans ses bras et le serra doucement contre lui. Il le sentait trembler et devina, aux sanglots étouffés qu'il entendait, que celui-ci pleurait. Il le réconforta, passant une main caressante dans ses cheveux et son dos, lui murmurant des mots rassurants, sans cesser de le bercer comme un enfant. Bientôt il sentit le Russe se calmer.

« Je me sens si sale, Angelo… je ne pourrais plus jamais lui donner ce qu'il attend de moi. » sanglota t-il en s'accrochant à la chemise de l'Italien.

« Tout ce qu'il attend de toi, c'est ton amour… ne l'aimes tu pas ? » lui demanda l'Italien, peiné de ressentir une telle détresse chez son ami.

« Je ne serais plus jamais capable d'aimer… c'est au dessus de mes forces… »

« Laisses toi le temps pour surmonter ce que tu as vécu. Je te promets que tu en seras à nouveau capable. » lui promit Angelo en le serrant un peu plus fort contre lui.

Il sentait que le jeune homme s'endormait et voulut l'allonger sur le lit.

« Reste avec moi… s'il te plait. Je me sens en sécurité avec toi. » le supplia Hyoga en plongeant un regard terrorisé sur lui.

L'Italien allait lui proposer d'aller chercher son frère quand il se ravisa. Se relevant doucement, il se dévêtit rapidement, ne gardant que son boxer et un T-shirt avant de s'allonger aux côtés du Russe qui vint se blottir immédiatement contre lui, passant une main sous le tissu. Angelo, surpris par son geste, se rendit compte rapidement que ce contact direct semblait rassurer Hyoga. Il se remémora la réaction du Russe quand son frère l'avait enlacé, il ne semblait plus supporter qu'on le touche. Hors, là, c'était lui qui engageait le contact, en total contradiction avec son attitude de la journée. Il le serra dans ses bras et le laissa s'endormir tout en réfléchissant à la situation. Si le jeune homme ne surmontait pas cette épreuve, il ne serait jamais en état de témoigner dans le jour du procès arriverait. Il n'était pas psychologue mais il était clair que le traumatisme dont souffrait le Russe était plus important qu'ils ne l'avaient tous cru.

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Kanon était sorti faire un tour en ne voyant pas revenir Angelo de la chambre de Hyoga. Il souffrait de se voir rejeté par le Russe et préférait se calmer plutôt que d'en vouloir à Angelo de lui voler l'affection d'un être aimé pour la deuxième fois. Il avait conscience de faire preuve d'égoïsme en pensant cela mais ne pouvait malgré tout pas s'en empêcher. Il lui avait déjà volé l'amour de son frère jumeau et maintenant c'était au tour de la seule personne qu'il eut jamais aimé au point de donner sa vie. Passant machinalement sous la fenêtre de Hyoga, il jeta un coup d'œil à l'intérieur et se figea. Angelo se déshabillait pour se glisser près du jeune homme et le prenait dans ses bras.

Détournant le regard, il sentit les larmes lui brûler les yeux et se mit à courir en direction des bois. Alors c'était cela, Hyoga lui préférait Angelo. Il avait eu des soupçons sur la véritable nature de leurs relations en prison mais maintenant les choses étaient claires. Stoppant sa course, il donna un coup de poing contre un arbre avant de se laisser tomber à terre.

Pendant ce temps, Gabriel s'était levé pour prendre des nouvelles de son frère. Son attitude l'avait inquiété et la sortie de Kanon n'avait pas arrangé les choses. Il entrouvrit la porte de la chambre pour découvrir Hyoga blotti dans les bras d'Angelo. Ce dernier ne l'avait pas remarqué, il avait le regard fixé au plafond et un pli soucieux barrait son front. Le Français l'observa un moment, rasséréné quant aux motivations de l'Italien concernant son petit frère, avant de refermer discrètement la porte et de retourner au salon.

Lorcan l'attendait, une lueur interrogative dans le regard.

« Hyoga s'est endormi dans les bras d'Angelo. Je pense que je vais encore devoir te demander l'hospitalité pour la nuit. » sourit Gabriel en se rasseyant près de lui.

« Tu sais très bien que de toute façon je ne t'aurais pas laissé dormir ailleurs que dans mon lit. » le taquina le Suédois.

« Je m'inquiète pour Kanon. Il risque de se faire des idées. Surtout après la manière dont ton frère l'a rejeté. » reprit-il après avoir volé un baiser au Français.

« Je pense que Hyoga a besoin de temps. D'après ce qu'il m'a raconté en prison, il considère Angelo comme un second grand frère, il a une confiance aveugle en lui. C'est certainement pour cette raison qu'il recherche sa présence, il a besoin d'être rassuré. Et même si je préfèrerais qu'il se tourne vers moi, je reste conscient qu'ils ont vécu des choses en prison que je ne peux pas comprendre. »

« Mais cela n'explique pas pourquoi il a repoussé Kanon… » objecta Lorcan qui avait remarqué l'expression du Dragon lorsque celui-ci était sorti de la maison.

« Je lui parlerai demain. En attendant, je suis fatigué et j'aimerais bien aller me coucher. Et puis il faut que je vérifie ton pansement. » conclut le Français en se dirigeant vers la chambre du Suédois.

Lorcan s'apprêtait à le suivre mais changea d'avis et sortit sous le auvent. Il voulait s'assurer que Kanon allait bien. Scrutant l'obscurité, il l'appela sans faire trop de bruit mais personne ne lui répondit. Il recommença encore deux fois sans plus de succès. Connaissant le caractère impulsif du grec, il y avait fort à parier que celui-ci s'était isolé pour panser ses blessures de cœur. Décidant de lui laisser le temps de se calmer, Lorcan rentra dans le chalet et rejoignit Gabriel dans la chambre.

Ce dernier s'était douché et avait préparé la trousse de soins. Il attendait tranquillement, assis sur le bord du lit, enveloppé dans un peignoir de bain. Lorsque le Suédois apparut dans l'encadrement, il resta saisi par la beauté fragile que dégageait le Français à la lueur de la lampe de chevet. Les ombres jouaient sur son visage, accentuant la pâleur naturelle de sa peau et la profondeur de son regard. Hypnotisé, Lorcan avança jusqu'à lui et lui tendit une main que Gabriel prit sans hésitation, se laissant tirer pour venir se blottir contre le torse fin et musclé du Suédois.

Plongeant son regard azur dans les yeux bleus du Français, Lorcan lui caressa tendrement la joue avant de lui prendre délicatement le menton et de se baisser pour cueillir ses lèvres en un baiser léger, les effleurant à peine. Il posa son front contre le sien et resta immobile, profitant du moment, leurs souffles se mêlant au rythme de leur respiration.

Comme au ralenti, Gabriel se sentit poussé vers le lit sur lequel le Suédois le fit s'étendre, recouvrant son corps du sien. Un frisson le parcourut tandis que Lorcan écartait lentement les pans du peignoir, dévoilant ainsi son corps entièrement nu à son regard. Se soulevant légèrement, ce dernier contempla le spectacle du Français qui s'offrait ainsi à sa vue, le trouvant magnifiquement troublant. Il laissa ses doigts glisser sur la peau diaphane, suivant chaque contour des muscles déliés, effleurant un bouton de chair, s'attardant légèrement à la limite du bas ventre avant de bifurquer vers les flancs, s'extasiant de voir la peau se hérisser à leur passage.

Gabriel se laissait aller à la sensation grisante que lui prodiguaient les caresses du Suédois et il osa à son tour glisser une main sous ses vêtements, désirant lui aussi toucher enfin la peau laiteuse de l'homme qu'il aimait. Electrisé par le contact, il s'enhardit à lui retirer le morceau de tissu avec des gestes qui trahissait son impatience de sentir leurs peaux en contact. Lorcan cessa ses caresses le temps de lui faciliter la tache et en profita pour retirer son pantalon et son sous vêtement qu'il laissa choir sur le sol sans se préoccuper de les froisser, ne pensant qu'à ce qui allait se passer entre eux. Cela faisait tellement longtemps qu'il le désirait qu'il devait se faire violence pour ne pas le faire sien dans la minute. Il ne voulait pas l'effrayer et l'aimait trop pour gâcher leur première fois. Il avait décidé de prendre tout son temps et de le mener à l'extase en lui offrant tout l'amour qu'il ressentait pour lui.

Une fois nu, il se rallongea contre lui, prenant garde à ne pas mettre sa virilité au contact de son corps, sachant parfaitement qu'il ne pourrait alors plus se maîtriser. Il reprit ses caresses, les accentuant. Se saisissant d'un bouton de chair rose, il le fit rouler entre ses doigts, passant au second quand le premier fut suffisamment érigé à son goût. Sa bouche ne restait pas inactive, plongeant dans le cou du Français pour se délecter de la saveur de sa peau, embrassant, suçant, mordillant. Les petits gémissements qui sortaient de la gorge de Gabriel augmentaient son excitation, attisaient son désir. Les mains du Français qui parcouraient son dos, ses flancs, son torse, provoquaient des milliers de frissons incontrôlables et délicieux. Elles étaient si douces qu'il se laissait grisé par leur contact sur sa peau.

Délaissant le cou, Lorcan remonta le long de son visage, le parsemant de baisers mouillés avant de reprendre ses lèvres, accentuant la pression, s'immisçant à l'intérieur de l'antre chaude à la recherche d'une compagne de jeu qu'il ne tarda pas à trouver. Aussitôt leurs langues s'enroulèrent l'une autour de l'autre en un ballet sensuel et enivrant, cédant du terrain avant de revenir explorer à nouveau chaque recoin de cette cavité humide qu'elles avaient déjà eu l'occasion de visiter, se frôlant, s'invitant toujours plus loin dans la découverte, les laissant à bout de souffle pour se retrouver encore et encore.

Gabriel s'était collé à Lorcan, pressant sa virilité contre la sienne et provoquant un spasme à la limite de l'orgasme dans leurs deux corps. Ils sentaient l'érection de l'autre, leurs caressent se faisaient plus précises, leurs gestes plus fébriles, ils sentaient le désir monter en eux tel le magma sous la roche, cherchant une ouverture pour exploser. Lorcan fit descendre ses baisers le long du corps de Gabriel, léchant, embrassant, mordillant chaque millimètre carré de peau, s'attardant plus longuement sur le ventre où il joua un instant avec le nombril, glissant sa langue à l'intérieur avant de s'aventurer plus bas encore et de poser ses lèvres sur le sexe pulsant du Français qui ne put retenir un spasme violent à ce contact.

Se laissant submergé par les sensations grisantes que le Suédois déclenchait en lui, Gabriel ondulait sous la caresse buccale. Il ne pouvait retenir ses gémissements lascifs de ravissement, son regard, voilé par le plaisir, ne se détachait pas de cette bouche qui glissait sur son membre tandis qu'il sentait la langue s'enrouler autour de lui, le projetant dans les limbes de la luxure. Sentant qu'il était proche de la libération, il attrapa les épaules de Lorcan pour le forcer à remonter, réussissant à passer outre la résistance que ce dernier lui opposa, malgré le plaisir qui irradiait dans ses reins.

« Gabriel… Laisses moi te goûter… » protesta le Suédois alors qu'il tentait de redescendre vers l'objet de ses désirs.

Mais le Français réussit à tenir bon et le retint contre lui, écartant les jambes en une invitation explicite.

« Non… Je veux qu'on jouisse ensemble… » souffla t-il, plongeant ses yeux bleus dans ceux de Lorcan en une demande muette.

Ne se faisant pas prier plus, tant la chaleur dans son bas ventre devenait insoutenable, Lorcan lui présenta trois doigts que le Français se mit à sucer langoureusement, les enduisant généreusement de salive sous le regard fasciné du Suédois. L'être glacial et impassible qu'était Camus pouvait vraiment se révéler d'une sensualité étourdissante. Ne lui laissant pas le temps de réfléchir, ce dernier poussa légèrement Lorcan pour l'allonger complètement sur le lit avant de se positionner au dessus de lui en prenant soin de ne pas effleurer sa blessure, lui présentant son intimité tandis qu'il engloutissait le sexe du Suédois, le faisant se crisper de plaisir. Ce dernier, le moment de surprise passé, se reprit rapidement et s'appliqua à lécher le pourtour de l'entrée rosée avant d'y introduire un doigt humide, s'extasiant de la voir se contracter sous ses yeux. C'était si excitant. Lentement, il commença à détendre les muscles par un mouvement glissant, introduisant un deuxième doigt puis rapidement un troisième tandis que Gabriel l'amenait au bord de la jouissance par un délicieux jeu de langue.

Basculant sur le côté, le Français lui lança un long regard, les pommettes rougissantes.

« Viens… » lui murmura t-il sans le quitter des yeux.

Lorcan se glissa entre ses cuisses et lui remonta les jambes délicatement, les posant sur ses épaules. Il lui souleva légèrement le bassin et se positionna à l'entrée, poussant doucement jusqu'à sentir les chairs s'écarter sous la pression de son intrusion. Envahissant lentement le corps de son amant, Lorcan ne quittait pas son visage, attentif à la moindre manifestation de douleur, mais Gabriel gémissait son plaisir, rosissant encore plus sous le regard persistant du Suédois. Lorsque ce dernier fut complètement en lui, il marqua une pause, se délectant de la vue de ce corps offert et abandonné à la volupté. Le mouvement de bassin que fit le Français lui donna le signal et il commença à sortir et à rentrer en lui, plongeant chaque fois plus profondément entre les fesses ouvertes, leur arrachant des gémissements et des petits cris d'extase. Leur sang n'était plus que lave en fusion, leurs sens s'affolaient, leurs sensations étaient décuplées.

« Gabriel… tu es si bon, je ne vais plus … pouvoir tenir… tu me rends fou… »

« Viens… viens en moi… maintenant… »

Accélérant ses coups de reins, Lorcan s'enfonça le plus loin qu'il put une dernière fois avant de se libérer dans le corps accueillant de Gabriel tandis que celui-ci se répandait entre leurs ventres, se rejoignant dans l'orgasme en un cri parfaitement synchrone, avant de retomber l'un sur l'autre, au bord de l'inconscience tant le plaisir avait été intense.

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« Hyoga, il faut qu'on parle ! »

Cela faisait maintenant deux semaines que le Russe l'évitait et Kanon était à bout de nerfs. Il ne comprenait pas son attitude à son égard et malgré l'explication qu'il avait eu avec Angelo le lendemain de la nuit qu'avait passé Hyoga dans les bras de l'Italien, il souffrait un peu plus chaque jour devant l'indifférence du jeune homme.

Celui-ci était confortablement installé sur le canapé, occupé à lire. Angelo, Lorcan et Gabriel étaient partis chercher du bois. Ils avaient saisi ce prétexte pour laisser les deux hommes en tête à tête après s'être concertés et être tombés d'accord sur le fait qu'il fallait qu'ils se parlent.

Sursautant aux paroles du Grec, Hyoga laissa tomber son livre, gardant le regard baissé pour ne pas affronter celui de Kanon. Celui-ci soupira et s'approcha doucement du jeune homme. Se mettant à genoux, il lui prit tendrement le visage à deux mains et le força à relever la tête.

« Hyoga, s'il te plait, regarde moi. » lui fit-il gentiment.

Mais le Russe gardait obstinément les yeux baissés, fuyant toujours son regard. Kanon se pencha légèrement et capta enfin son attention. Il resta bouleversé par la douleur qu'il vit dans les deux prunelles claires. Cédant à son impulsion, il le prit dans ses bras et le serra contre lui.

« Oh Hyoga. Tu n'as plus à avoir peur, je suis là. Je serais toujours là pour toi. » lui murmura t-il dans l'oreille sur un ton rassurant.

« Non ! Tu l'as déjà promis, tu te souviens ?! Et tu n'as pas tenu ta promesse ! Je ne peux pas te croire ! Ils ont failli me tuer parce que j'ai voulu croire en toi et tu n'étais pas là… » hurla soudainement Hyoga en se débattant violement pour se sortir de l'étreinte du Grec et s'éloigner de lui.

Des larmes coulaient sur ses joues pales, une immense douleur se reflétait dans ses yeux. Kanon resta un instant abasourdi sous la violence des reproches avant de se reprendre et de se relever pour approcher à nouveau du Russe qui s'était réfugié à l'autre bout du salon.

« Ne m'approches pas !! » hurla t-il à nouveau, comme pris d'une crise de panique, ses yeux cherchant désespérément une échappatoire.

« Je ne te ferais jamais de mal, tu le sais bien ! S'il te plait, Hyoga, arrêtes ! C'est moi… Kanon ! » tenta de le rassurer le Grec sans succès.

Hyoga s'était recroquevillé sur lui-même, serrant ses genoux de ses bras comme s'il voulait se protéger. La douleur était toujours aussi présente dans son regard, contrastant avec la peur panique qui semblait s'être emparé de son esprit. Voyant le Grec s'approcher, il sauta sur ses pieds et voulut courir jusqu'à sa chambre mais Kanon l'intercepta. Il le laissa se débattre un moment, ne lâchant pas sa prise, avant de le faire glisser à terre et de l'immobiliser sous son propre poids. Hyoga se débattit plus violement, ses yeux ne tarissaient pas de larmes ni de souffrance mais curieusement la peur en était absente. Il finit par se calmer et Kanon le releva dans ses bras. Son corps était parcouru de sanglots.

Le Grec lui caressait tendrement les cheveux, cherchant à apaiser ses pleurs, lui murmurant des mots rassurants. Au bout d'un long moment, Hyoga releva alors la tête et plongea son regard noyé de larmes dans celui, peiné, de Kanon.

« Je ne peux pas… je suis désolé Kanon, je ne pourrai plus jamais t'aimer. » souffla t'il en se dégageant doucement de ses bras et en prenant lentement la direction de sa chambre, refermant la porte derrière lui.

Kanon était toujours assis sur le sol du salon, tentant de réaliser les paroles du Russe, un chagrin immense lui enserrait le cœur, le broyant à lui en faire mal. Deux larmes coulèrent le long de ses joues alors qu'il se relevait difficilement.

Lorsque Lorcan, Gabriel et Angelo rentrèrent au chalet, ils furent surpris de ne trouver personne dans le salon. Aussitôt, le Français se dirigea vers la chambre de son frère pour le trouver endormi, replié sur lui-même. Les traces sur ses joues prouvaient qu'il avait beaucoup pleuré. Tendrement, il le recouvrit avant de sortir de la chambre sans faire de bruit.

Au même moment, Angelo et Lorcan trouvaient Kanon assis contre un des murs de sa chambre. Il paraissait dans un état second et n'eut pas de réaction en les entendant rentrer.

« Que s'est-il passé ? » voulut savoir Angelo, inquiet.

Ce dernier crut tout d'abord que Kanon n'avait pas entendu sa question et au moment où il allait la répéter, le Grec leva un visage douloureux vers eux.

« Il ne s'est rien passé. Hyoga a été très clair. Il ne m'aime pas. » leur apprit-il d'un ton neutre bien que son visage et ses yeux exprimaient une intense souffrance.

« Laisses lui encore du temps, Kanon. Ca ne fait que deux semaines. Il est encore sous le choc. » tenta Lorcan.

« Oui… c'est ça… du temps… » répéta Kanon mécaniquement.

Voyant qu'ils n'en tireraient rien de plus, les deux hommes sortirent de la chambre, le laissant tranquille, et rejoignirent Gabriel qui les attendait dans la cuisine. Aussitôt la porte refermée, Kanon attrapa son portable et composa un numéro.

« Comment va Hyoga ? » s'enquit Angelo avant que Gabriel n'ait pu leur poser la moindre question.

« Il s'est endormi. Que s'est-il passé ? Qu'a dit Kanon ? » voulut-il savoir.

« Il a juste dit que Hyoga avait rejeté ses sentiments. On a rien pu en tirer, il semblait complètement désorienté. » répondit Angelo.

« Peut-être qu'avec le temps,… » commença Lorcan, cherchant une explication plausible au brusque changement d'attitude de Hyoga envers Kanon.

« Oui peut-être… » répéta Angelo sans y croire.

Ils préparèrent le dîner en silence. Gabriel s'inquiétait pour son frère tandis que Lorcan et Angelo s'en faisaient pour Kanon. Ils ne l'avaient jamais vu dans cet état et ne doutaient plus qu'il soit réellement tombé amoureux du Russe. Ils avaient de la peine pour leur ami et ne savaient pas comment alléger sa souffrance.

Hyoga s'était réveillé pour manger et était attablé avec les trois hommes, Kanon ayant déclaré qu'il n'avait pas faim quand Angelo était allé le chercher.

« Je m'en vais. »

Tous les quatre levèrent brusquement le nez de leur assiette, surpris. Kanon se tenait debout devant eux, son sac de voyage sur l'épaule, son regard était inexpressif, sa voix indifférente.

« Pardon ?! » s'exclama Angelo, le premier à réagir.

« Je n'ai plus rien à faire ici et puis vous êtes bien assez de deux pour les protéger. J'ai besoin de bouger. J'ai appelé Milo et Shura, ils sont sur une nouvelle affaire, une histoire de drogue et ne sont pas contre un coup de main. Soyez prudents. Bon courage. »

Le ton était froid. A peine les derniers mots prononcés, il avait lancé un dernier regard à Hyoga, comme s'il voulait être sur, avant de tourner les talons et de se diriger vers la sortie. Aussitôt, Angelo et Lorcan bondirent de leurs chaises et se précipitèrent après lui.

« Comment ça 'bon courage' ?! Tu ne peux pas te casser comme ça ! Alors tu abandonnes ?! » le bouscula l'Italien qui sentait la colère monter en lui.

Kanon ne réagit pas, se dégageant de la prise d'Angelo et plantant son regard vert dans celui de l'amant de son jumeau.

« Tu devrais aller voir Saga dès que tout sera fini. Ne le laisse pas seul, il n'y a rien de pire. » lui conseilla t-il avant de se détourner à nouveau et de monter dans la voiture, jetant son sac sur le siège passager.

Il mit le contact et sembla réfléchir.

« Angelo, prend bien soin de lui. Je te le confie. »

Le tout-terrain s'éloignait et l'Italien était toujours debout, les bras ballants. Lorcan, qui avait observé la scène sans s'en mêler, approcha de lui et le secoua légèrement, le ramenant à la réalité. Jetant un dernier coup d'œil à l'endroit où avait disparu le véhicule, il se retourna pour suivre le Suédois dans le chalet.

Hyoga était immobile, il semblait ne rien ressentir mais Gabriel et Angelo ne manquèrent pas de remarquer le léger tremblement qui parcourait son corps tout entier, de même qu'ils s'aperçurent de la détresse qui s'était installée dans son regard pur. Ils se jetèrent un coup d'œil entendu mais ne firent aucun commentaire. Lorcan avait peut-être raison finalement : peut-être qu'avec le temps.

A suivre …