Voici venir un nouveau chapitre qui (pour cause de Flem aigue) n'est pas corrigé (désolé, mais ce soir j'ai pas le courage). Cela dit j'ose espérer qu'il vous plaira quand même^^.

J'en profite aussi pour remercier tous ceux qui m'ont laissé des reviews (même si j'ai pas les noms en tête).

Voilà, c'est tout!

Bonne lecture^---^

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Ron, c'est un fait, avait toujours faim, mais il est tout de même un facteur qui échappe a notre perception. Certes il avait toujours faim, mais encore plus quand il était mal a l'aise ou stresser. Or pour le moment il avait vraiment très, très faim!

Il venait de se réveiller d'une crise aigue de narcolepsie, (non il ne s'était certainement pas évanouie!!) et son ventre se rappelait déjà a lui. Il faut dire aussi que le monde entier semblait s'être ligué contre lui!!

D'abord, la mort de Dumbledore avait sérieusement entamé sa résistance, ensuite les découvertes de la pensine l'avaient laissé compétemment diminué. Mais ce qui l'avait réellement achevé c'était la tirade de la fouine sur les libertés!!

Mais où allait le monde si on ne pouvait même plus se fier à ses ennemis pour être des sal connards égoïstes! Hein je vous le demande?!

Décidément, Ronald Weasley avait faim.

Pourtant, tel le héro solitaire, [ironie profonde] il prit sur lui et s'intéressa à la discussion qui portait, à sa grande horreur, sur la fouine! Et plus précisément sur ce qui allait advenir de la fouine…

- il a besoin de soins rapidement et de repos aussi. Disait Tonks

- je suis d'accords avec elle, renchérit Lupin, il a perdu beaucoup de sang et même pour un Malefoy il air anormalement pâle!

En effet force était de constater que Malefoy avait le teint que l'on réserve habituellement aux cadavres.

Aussi après moult tergiversions il fut décidé que le blond resterait a Poudlard jusqu'à la fin des cours puis qu'il irait au QG de l'ordre avec Lupin et Tonks.

Une fois ces détailles réglés ils se séparèrent afin de mettre un peu d'ordre dans leur chaos intérieur respectifs.

Dans le cas de Ron par exemple cela constitua pour l'essentiel à passer son après-midi dans les cuisines à avaler tous ce qui lui passait sous la main. De le but inavoué de boucher le troue laissé par a la perte du directeur amateur de bonbon au citron.

Pour Hermine, ce fut surtout une fuite de la réalité à travers ses livres. Elle aimait les bibliothèques et du plus loin qu'elle se souvienne c'était l'endroit où elle se sentait le plus en sécurité au monde. L'odeur des livres, des feuilles qui se tournent, les siècles qui défilent, les sentiments qui se bousculent, pour elle c'était ça une bibliothèque. Entourée de livres le temps s'arrêtait, la planète tournait moins vite. Son cœur se calmait et elle partait pour se confronter à des guerres, des histoires d'amoures, elle partait pour découvrir d'autres points de vues, des idéologies différentes. Elle pleurait pour des rêves brisés qui ne lui appartiennent pas, riait pour des joies qu'elle ne partageait pas, s'enflammait pour des situations qu'elle ne connaissait pas. C'était dans les livres qu'elle apprenait, vivait, aimait, où était le mal, qu'y avait-il de si terrible à ça? Les livres lui apportaient ce qu'elle n'arrivait plus à trouver dans le monde réel, de l'espoir.

Aussi elle passa toute sa journée entre les pages jaunie d'un livre.

Neville comme Ginny, avait une passion, et même si contrairement a la rousse cela ne consistait pas à voler le plus haut possible pour oublier qu'un jour il faudrait retourner sur terre, l'esprit était le même. Ginny aimait par-dessus tout se sentir aussi légère qu'un oiseau et Neville, lui aimait la tranquillité des plantes. Il aimait la neutralité calme des fleures et la présence imposante et apaisante des arbres centenaires. Il aimait le cycle de mort et de vie des plantes et le sentiment apaisant que lui procurait la contemplation d'un champ battu par le vent.

Enfin Harry « écoutait le vent » comme il le disait lui-même. Il marchait sans réfléchir en laissant son esprit errer. Il marchait juste en contemplant le paysage et en laissant le vent le traverser. Il regardait le ciel et tentait d'en appréhender la profondeur. Il laissait les battements de son cœur le bercer, le vent l'emporter et son esprit partait ailleurs, dans un autre monde où il lui suffisait de flotter librement.

C'est ainsi que tous passèrent leur journée, retrancher dans leurs esprits pour panser leurs blessures, pour oublier un instant que le lendemain arriverait inévitablement. Pour oublier un instant leur vies, leurs blessures, leur peurs. Pour oublier ce mur face à eux qui les empêchaient de voir un futur, ce mur qui empêchait l'espoir. Pour un après-midi ils voulaient oublier le mur et son ombre terrifiante.

C'est-ce que nous faisons tous quand un mur se dresse et quand la peur s'installe. Nous nous retranchons dans notre monde pour affronter l'obstacle et se blesser le moins possible et une fois que l'épreuve est passée, doucement nous ressortons.

Car les choses, en ce monde, finissent toujours par passer. Comme une brise légère, les pires tourments comme les plus grandes joies, finissent toujours par passer. Ce n'est ni une bonne ni une mauvaise chose, c'est juste que tous passe. On ne peut rien contre le temps et infailliblement c'est lui qui gagne. Les histoires deviennent légendes, puis mythes et finalement murmures, ombres indistinctes d'un temps révolue. C'est ainsi et personne n'y peut rien.

Que l'on franchisse le mur ou qu'on se le prenne, tout passe et s'oublie.

Alors une fois que le mur est passé et que l'on a survécu, petit a petit on sort de notre bulle, cela prend plus ou moins de temps… mais tout finit un jour.

Bien sur on a beau le savoir quand on regarde devant soi on ne voit presque jamais derrière le mur et pour le moment parmi les jeunes en présence aucun ne voyait au delà du mur. C'est pourquoi le temps d'un après midi ils s'étaient tous retirer du monde pour réfléchir.

Cela dit, il est un cas ou le monde réel peut paraitre préférable, c'est quand notre intérieur est un morceau. Quand ce qui faisait notre monde a été annihilé, que tout ce qui nous reste c'est un champ de ruine encore fumant. Cela se produit parfois quand on perd une partie de notre monde, et c'était exactement le cas d'un certain blond.

Allongé dans son lit à l'infirmerie il contemplait son monde en lambeau. Jusque là, il tournait autour d'une poigné de personne et en l'espace de quelques jours deux des piliers qui le faisait tenir s'étaient écroulés.

Sa mère d'abord. La femme blonde au sourire éclatant qu'avait découvert Harry plutôt avait disparut depuis longtemps mais parfois et pour son fils seulement elle faisait une brève apparition. Ces cheveux blonds accrochaient le soleil, ses yeux bleus s'adoucissaient et son sourire apparaissait. Son rire cristallin pouvait parfois surprendre le jeune Drago quand il s'y attendait le moins et a chaque fois cela le réchauffais pour des semaines. Au fur et a mesure des années il avait vue sa mère s'éteindre et a chaque regain de flamme il sentait sa fragilité, il aurait tout donné pour revoir sa mère aussi heureuse que ce jour là devant le magasin de bonbon. Malheureusement ce pilé s'était définitivement écroulé une semaine plutôt.

Ne supportant plus de voir son fils souffrir Narcissa Malefoy avait tenté de le faire s'échapper. Cependant cette tentative avait été prévue et quand elle était arrivée dans la cellule de son fils elle tomba dans un piège.

Impuissant Drago avait vue sa mère tétanisée par son état puis soulagé qu'il soit encore en vie. Puis, comme au ralenti, il avait vue son visage se plissé d'inquiétude quand son père était sorti de l'ombre derrière la porte, la terreur quand il avait sorti sa baguette, l'horreur devant les premiers mots de l'incantation interdite. Enfin la tristesse déchirante dans les yeux bleu qui s'étaient posés sur lui dans un adieu silencieux et pour finir le vide terrifiant de son visage dans la mort, la flamme des ses yeux soufflée dans un éclaire vert.

Sa mère était morte d'avoir voulue l'aider, sa mère était morte devant lui ses yeux bleu désormais voilés par la mort, encore fixés sur lui.

Ces yeux qui ne le quittaient plus, à chaque fois qu'il fermait les yeux il tombait sur eux, comme de grands trous sans font et douloureusement vide.

Après la mort de sa mère on l'avait presque oublié, ce qui lui avait permis de récupérer assez de forces pour s'échapper. Il avait repoussé toute ses pensées au plus profond de sa conscience pour les oublier il avait jeté tout ses souvenirs dans un coffre sans fond et l'avait fermé a clef.

Seulement avec la disparition de Dumbledore, son équilibre mental vacillait dangereusement. On ne peut pas faire l'impasse sur trop de choses sans en payer le prix. Or pour le moment il ne pouvait pas se permettre de sombrer dans la folie.

Plus tard peut-être…

Alors allonger dans son lit il avait rouvert le coffre et affronté ses cauchemars. Il n'avait pas pleuré ni hurler, c'était un Malefoy tout de même, il n'avait pas crié de rage et n'avait pas réduit son dortoir en morceau.

Il était resté tout la journée sans bouger un muscle complètement absorbé par son deuil. S'obliger à regarder la réalité et l'acceptée lui demanda tellement d'énergie qu'une fois calmé il tomba dans un profond sommeil sans rêves.

C'est ainsi que Harry le trouva quand il arriva a l'infirmerie pour lui poser quelques questions.

Le brun prit le temps d'observer ce garçon qu'il détestait depuis si longtemps. Il ne se rappelait même plus le pourquoi de cette inimité, tout ce qui lui revenait c'était ce sentiment mais en aucun cas la cause. En fonçant les sourcils il s'attarda sur le visage du blond.

Indubitablement, Malefoy était beau, une beauté froide et profonde, comme si ses traits avaient sculptés cette beauté. Le blond n'avait pas une beauté éclatante et on ne dirait jamais de lui qu'il était mignon, il était beau comme certain son triste ou joyeux, c'était presque un trait de caractère chez lui.

Drago Malefoy était beau comme il était fière, charismatique et froid, cela faisait partie de son caractère. En un sens il était beau comme l'est la lune. Qu'on l'apprécie ou pas qu'on la remarque ou pas la lune captive et captivera toujours par sa beauté.

Pourtant Harry ne pu s'empêcher de trouver au serpentard quelque chose de profondément triste, un peu comme quand on regarde une personne très âgé. Malgré tous ceux qu'on peut ressentir pour elle, il y a toujours un moment ou on voie dans son visage une douleur latente, une douleur de vivre une fatigue et une mélancolie qui nous met mal à l'aise.

Oui, c'était cela qu'Harry ressentait quand il observait le blond, il ressentait cette envie de fin qui donnait au visage du blond tant de maturité.

Le brun ce demanda ce par quoi il fallait passer pour avoir cette expression, et très franchement il aurait aimé ne jamais avoir à la porter.

Machinalement il porta sa main a sa cicatrice et eut un sourire ironique, pour ce qu'il en savait il avait peut-être déjà cette expression…

Il repensa à ce qui l'amenait au chevet du blond, car même si Malefoy faisait parti de l'ordre du phénix, il n'en restait pas moins sa Némésis personnel!

Sauf que bon, au vue des récents évènements, il allait peut-être devoir revoir sa position, mais cela ne se ferait pas sans quelques éclaircissements!

Après tout si ce bâtard prétentieux était de leur coté pourquoi, merlin, les avait ils traités pire que de la merde?!

Personne de saint d'esprit ne traitait ses alliés comme ça! Personne! Et même si Malefoy n'avait jamais brillé pour son intelligence face a eux, il devait tout de même être au courant des base de l'entraide, n'est-ce-pas?

Harry, était donc en train de s'échauffer tout seul en grommelant dans sa barbe qu'il n'avait pas, toute sorte d'insultes imagés a propos du blond, qui, pour une fois, n'avait rien fait.

Il en était à l'invectiver en langage trolle quand un raclement de gorge le sorti de ses pensés. Un garçon grand, noir, aux pommettes hautes et aux yeux longs et effilés, le regardait, un sourire moqueur aux lèvres.

Blaise Zabini un serpentard de la pire espèce se foutait ouvertement de sa gueule alors qu'il monologuait tout seul dans l'infirmerie.

Harry, Gryffondors de son état s'apprêtait à mordre, ou tout du moins a lancé une réplique acerbe fut stoppé dans son élan patriotique quand le visage de son vis-à-vis perdit tout couleur (enfin façon de parler).

Le jeune serpentard avait complètement changé d'expression quand son regard était tombé sur son compatriote de maison. A la place du sourire moqueur il avait les lèvres serrées au maximum, ses sourcils bruns formaient trois petites rides au milieu de son front et ses yeux plus que tout reflétaient son inquiétude.

- il va bien?

La question sonna aux oreilles de Harry plus comme une prière qu'une véritable interrogation ce qui le poussa à répondre.

- pas trop en fait, mais il s'en sortira.

Le serpentard ne prit même pas la peine de cacher son soulagement, ses traits crispés se détendirent complètement redonnant à son visage son aire joviale. Il jeta un regard au Gryffondors avant de s'approcher du lit et regarder le visage du prince de sa maison. Il ne l'avait jamais vue aussi désespéré.

- il s'est fait prendre hein?

Cette fois la question tenait plus de la constatation que d'autre chose. Face à l'air profondément triste du vert et argent Harry ne pu que hocher la tête. Oui, il s'était fait prendre. Blaise hocha la tête à son tour à la réponse silencieuse du griffon.

- qu'est-ce-que tu fais la? Demanda le métis au bout d'un moment.

- je te retourne la question. Répondit Harry sur la défensive.

Blaise soupira, la rivalité entre les maisons devenait vraiment pesante. Cependant un regard à son camarade endormis lui interdit de se montrer désagréable. Aussi il répondit sans faire d'histoire.

- Drago et moi on a un truc qui nous permet toujours de savoir où est l'autre sauf s'il ne le veut pas. Ça fait des semaines que je cherche cet imbécile, alors quand je l'ai senti à l'infirmerie je suis tout de suite venu. Voila… Et toi alors, qu'est-ce-que tu fais là? Je doute sincèrement que tu ais un lien d'amitié avec Dray…

Harry papillonna des yeux pour chasser son hébétitude, wouah! Malefoy avait un ami! Un vrai!! Pire il avait un lien d'amitié, c'est-à-dire un lien plus fort que lui et Ron! A quel moment exactement le monde avait-il brusquement cessé de tourner rond? En plus… Dray? Merde alors, Malefoy avait même un surnom! Il allait pleuvoir des Chocogrenouilles d'ici la fin de la journée!!!

Le regard interrogatif de Zabini finit tout de même par le ramener sur terre et il retrouva suffisamment ses esprits pour former une réponse cohérente.

- je voulais demander des trucs à Malefoy…

Blaise lui jeta un regard en biais comme si il tentait d'évaluer un risque potentiel.

- si c'était pour savoir pourquoi il vous traite comme des veracrasses depuis toujours je peux te le dire.

Harry jeta un regard à son interlocuteur, puis a Malefoy, et revint finalement vers le brun. Pourquoi pas après tout?

- alors, pourquoi?

- c'est simple, en fait Malefoy déteste tout et tout le monde, c'est une question de principes.

Face a l'aire ahurie du Gryffondors, blaise se senti obligé d'approfondir.

- je ne connais pas tout les tenants et les aboutissants, mais je sais que jusqu'à ce qu'on lui ait prouvé le contraire Malefoy méprisse tout le monde.

- attend, il n'était pas aussi… enfin il ne faisait pas que me mépriser!

- ouais, Dray déteste avant d'apprécier… si tu savais ce que je me suis prit dans la gueule avant qu'il m'accepte!!

- c'est stupide!!!

- non, c'est juste un moyen de se défendre…

- se défendre et de quoi?

- tu ne sais pas grand-chose de lui Harry, alors ne le juge pas! Depuis qu'il est tout petit on lui a apprit à ne faire confiance a personne même pas en sa famille! Il n'a aucune idée de ce qu'il faut faire pour avoir des amis!

- bah et toi?

- j'en ai vraiment bavé! Dans son esprit si tu reste avec lui-même avec toutes les crasses qu'il t'a faites ça veux dire qu'il peut te faire confiance. Une fois que tu as sa confiance c'est vraiment un ami formidable… le problème c'est d'avoir sa confiance quoi… fit blaise avec une sorte de sourire d'excuses.

- je trouve ça stupide…

-pas vraiment, quand on y réfléchit, il fait juste l'inverse de se que les gens normaux font… au lieu de se montrer sous son meilleurs jour il montre le pire comme ça il n'a pas de mauvaise surprise… je t'accorde que ce n'est pas très malin mais quand tout ceux qui t'entoure usent et abusent de faux semblants, se mentent et se trahissent a tour de bras je ne vois pas bien comment il aurait put faire autrement.

Suite à cette déclaration les deux garçons s'abimèrent dans leurs propres pensés pendant quelques instants. Finalement Zabini sortit de l'infirmerie en silence, saluant Harry d'un mouvement de tête.

Une fois seul le regard du brun fut irrémédiablement attiré par le blond. Fallait-il être stupide pour détester ceux qui pourraient être des amis! Franchement qui irait jusque là pour se protéger des autres?

Harry qui n'avait jamais vraiment supporté la solitude ne pouvait pas comprendre une chose pareille! Pourtant il y avait bien un proverbe qui disait « mieux vaut être seul que mal accompagné ».

Philosophe le jeune homme supposa que cela ne s'appliquait pas à tout le monde, parfois la solitude n'est pas supportable et alors tout vaut mieux que rien. Peut-être que certaines personnes ne peuvent pas être seule sans en mourir et d'autre non.

De toute façon la vie était étrange! La preuve il était entrain de veiller son ennemie de cœur!! Si ce n'était pas une preuve ça!!

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Et voilà! Un nouveau chapitre!

Vachement joyeux n'est-ce-pas? Mais que voulez vous je me complais dans le malheur!! Je vous rassure (au cas où) je suis une fervente adepte du happy-end dégoulinant de guimauve, d'amour et de petits oiseaux.

Maintenant si vous avez quelque chose à dire lancez-vous! S'il y a des trucs que vous ne comprenez pas, si certaines choses devraient être modifiées ou si vous aimez dire ce que vous pensez… je vous en pris!!^^

Bien à vous

Kissy-bang