Bonsoir !

Alors en ce moment, je suis sequestrée chez moi à cause de mes révisions, ce qui n'est pas plus mal puisque j'ai enfin réussi à terminer cet OS qui traînait dans mes documents depuis trois siècles mais qui refusait de se finir tout seul, l'indigne !

Merci beaucoup à : Philomoon, Lady Cecilia Cornwell, Ayanne, Margaux.R., Quaithe, Petitefolle, Plumière, Rosaleis, Ushitora et Bec-de-Lily !

Disclaimer : Evidemment, tout est à notre très chère JKR... jme permet de les maltraiter de temps en temps, oh, rien de bien méchant ;)

Titre : Histoire d'alcool

Thème : #5 : "J'ai quelque chose à te dire..."

Rating : K

Bonne lecture !


« À quand on est jeune, beau et célibataire ! », brailla Lucius en renversant la moitié du verre qu'il tenait à la main sur sa chemise.

Il n'y prêta aucune attention et se dépêcha de trinquer avec les autres Serpentards, un grand sourire aux lèvres.

Rodolphus fronça les sourcils en observant la scène pour le moins désespérante et tourna la tête vers Bellatrix qui lapait tranquille son whisky Pur Feu, la tête posée sur l'épaule de son fiancé.

« Dis-moi, amour…, marmonna-t-il, c'est quoi, son quatrième verre, à Malefoy ?

– Sixième, répondit-elle, indifférente.

– Ah oui, quand même… »

Il marmonna quelque chose au sujet de la classe des Sangs-purs que Bellatrix ne se donna pas la peine de comprendre et chercha à nouveau des yeux Lucius, ou plutôt l'espèce d'alcoolique dépressif qui se dressait face à lui et qui courait à travers toute la pièce en hurlant qu'il n'y avait rien de mieux que le célibat.

« En tout cas, on peut dire que ça ne lui a pas vraiment réussi de rompre avec ta sœur. », déclara Rodolphus.

Bellatrix étouffa un ricanement et alluma une cigarette :

« Tu plaisantes ! Moi je suis bien contente : sa dépression est un des spectacles les plus divertissants que j'ai eu à contempler dans ma vie. Presque mieux que le jour où Narcissa se fit attaquer par un balais moldu ensorcelé.

– Le pauvre, quand même… Tiens ! Regarde ! Il s'échappe !

– Mais non, il va juste reprendre un verre. »

Elle ricana encore – mais plus fort – en voyant Lucius trébucher et briser ledit verre avant même d'avoir eu le temps de revenir vers la troupe de Serpentards qui n'étaient pas dans un meilleur état que lui. Au bout de quelques secondes, réalisant ce qui venait de se passer – ah, tiens, il n'était plus debout ! –, le jeune Malefoy faillit démolir une chaise en tentant de se relever puis repartit immédiatement dans la direction opposée en espérant que, peut-être, personne n'avait remarqué sa chute. Il arriva en titubant devant l'une des dernières bouteilles de whisky. Mais Rabastan se tenait près de cette dernière, la tête bien droite et les lèvres serrées. Lorsque Lucius tendit une main pour attraper l'alcool, le jeune sorcier lui lança un regard furieux :

« Tu arrêtes tout de suite de boire ! ordonna-t-il en faisant scintiller son insigne de préfet.

– Non ! Arrière, maudit Lestrange ! Ôte-toi de ma bouteille !

– Étrange, susurra Bellatrix à Rodolphus. Ton frère est devenu sage et raisonnable, maintenant ? Il veut sauver l'autre idiot de la décadence ?

– Il faut croire, ma chère.

– DONNE-MOI CE VERRE TOUT DE SUITE ET VA DORMIR !

– T'APPROCHE PAS, J'TE DIS ! C'EST À MOI ! »

Ce fut pourtant un Rabastan beaucoup moins sobre qu'il ne voulait le laisser paraître devant son frère aîné et le reste des Serpentards qui arracha le septième – ou huitième – verre que Lucius Malefoy venait de se resservir et qu'il s'apprêtait à vider allégrement cul sec.

« REND MOI CA TOUT DE SUITE OU JE TE MAUDIS JUSQU'À LA TREIZIÈME GÉNÉRATION ! »

Un nouveau bruit de verre cassé suivit le hurlement furieux de Lucius, puis plusieurs autres avant que le jeune Lestrange ne devienne blême.

« Ce n'est pas en buvant comme un trou que ta petite Black va revenir ! », cracha-t-il.

Regard noir de Lucius Malefoy :

« M'en fous de Narcissa.

– C'est quand même à cause d'elle que tu es bourré, je te ferai remarquer.

– C'est pas vrai. Je suis pas bourré. C'EST TOI !

– Ne sont-ils pas adorable ? ironisa Bellatrix en se délectant de la scène ?

– Et ta sœur, alors, comment elle va ? s'informa tranquille Rodolphus.

– Oh, elle… Elle pleurniche sûrement un peu dans sa chambre mais c'est toujours plus classe que de se ridiculiser devant tout le monde comme cet imbécile, là ! Parfois, j'en viendrais même à me demander ce que les Malefoy ont bien pu inculquer à leur fils unique. Il n'a aucune tenue.

– Mmmm… »

Un ange passa. Un troupeau d'ange, même. Quelques verres voltigèrent ainsi que des insultes puis un drôle de silence pas très rassurant suivi d'un gloussement général. Rodolphus se redressa et chercha Lucius des yeux.

« Où est-ce qu'il va encore, cette fois ?

– M'enfin, Rodolphus ! Tu veux son emploi du temps ou bien ? Qu'est-ce que ça peut bien te faire où Lucius Malefoy va ? Regarde ! – Bellatrix agita une main sous le nez de son fiancé – Je suis là, moi ! Ce n'est pas plus intéressant, peut-être ?

– Mais si, mais si, c'est juste que…, grommela le jeune.

– Va plutôt me chercher à boire, veux-tu ? coupa-t-elle d'une voix glaciale.

– Mais regarde ! Ce n'est pas du dortoir de ta sœur qu'il s'approche ? »

À ces mots, Bellatrix fronça les sourcils, se redressa et écrasa sa cigarette :

« Quoi ? Où ça ?

– Là.

– NARCISSAAAAA ! beugla Lucius au même instant tout en soulevant difficilement un premier pied afin de gravir les escaliers qui le séparait du dortoir des quatrièmes années.

– Mais quel imbécile ! Il ne va quand même pas monter ! Il ne peut pas ! »

Non, effectivement, il ne pouvait. Ce qui expliqua pourquoi Lucius fit un magnifique vol plané sitôt que son pied droit eût touché la première marche.

« Tu crois qu'il s'est fait mal ? s'informa aussitôt Rodolphus – par principe.

– Mais non ! Une petite chute de temps en temps, ça ne peut faire que du bien aux idiots de son genre. Ils en ressortent toujours plus fort et c'est important pour la suite de leur vie, déclara la jeune brune en se rallumant une cigarette. Tu comprends ?

– Non.

– Ne t'en fais pas – Bellatrix déposa tendrement un baiser sur ses lèvres – Peut-être que toi aussi tu devrais tomber une ou deux fois. », rajouta-t-elle, un sourire des plus candides aux lèvres.

Rodolphus jugea plus prudent d'ignorer purement et simplement la dernière remarque de la jeune fille.

En haut des escaliers, la porte du dortoir de Narcissa s'ouvrit brusquement et, durant un court instant de silence, tous les yeux se tournèrent vers la petite blonde qui se précipita en direction de Lucius avec, sur le visage, le visage de quelqu'un qui s'apprêtait à commettre un meurtre. Le jeune homme, lui, tentait encore de se relever mais il s'arrêta en plein mouvement dès qu'il l'aperçut :

« Narcissa !

– CONNARD ! »

Un terrible clac retentit dans toute la pièce avant que les conversations, soudainement devenues des murmures, reprennent. Rodolphus grimaça et eut mal pour Malefoy.

« C'est drôle, remarqua-t-il ensuite. Ta sœur devient toute rouge lorsqu'elle est en colère. »

Bellatrix ricana et se rassit sur les genoux du jeune brun :

« N'est-ce pas ? Elle a hérité ça de notre mère.

– Ouais. Ce n'est pas la seule, hein chérie ?

– … Qu'est.-ce que tu entends exactement par là ?

– Bah… Toi aussi tu as pris cette caractéristique de ta mère. »

Bellatrix releva brutalement la tête et fusilla Rodolphus du regard tandis que Narcissa se déchainait sur Lucius.

« Tu racontes n'importe quoi : Je ne deviens pas rouge.

– JE M'EN FOUS, JE TE DÉTESTE, TU RESSEMBLES À UN PAUVRE TYPE LORSQUE TU ES COUCHÉ COMME CA PAR TERRE ! hurla la plus jeune Black en tapant du pied.

– Bah…. Quand même un peu, Bella d'amour. Regarde rien que maintenant, tes joues…

– Cissy…, gémit Lucius. J'voulais pas tu sais…

– Mes joues sont blanches, Lestrange. C'est clair ?

– Justement pas très clair, non…

– SALAUD, SALAUD, SALAUD ! TU NE VOULAIS PAS, HEIN ? NON, TU NE VOULAIS SURTOUT PAS COUCHER AVEC CETTE CONNE D'IVANA ! CA A DÛ ÊTRE TERRIBLEMENT DUR DE LE FAIRE ! COMME TU AS DÛ SOUFFRIR !

– Mais je t'aime ! Et je peux pas aimer Ivana si je t'aime déjà toi, tu comprends ?

– … Cela dit, tu sais chérie, ce n'est pas grave si tu deviens rouge lorsque tu es en colère. Au contraire, ça te rend très attrayante. Si tu veux, je peux aller te chercher un miroir pour te montrer ce que ça donne ?

– TU SAIS OÙ TU PEUX TE LE METTRE, TON MIROIR ?

– Fermez-la ! Y'a tous les profs de Poudlard qui sont en train d'arriver avec vos conneries ! »

L'élève qui venait de conclure les hurlements avait déjà disparu dans les escaliers lorsque Bellatrix sortit sa baguette pour réduire à néant celui qui avait osé lui parler avec si peu de respect. A la place, elle se déchaina sur ce qui restait.

« Eh bah voilà ! siffla-t-elle en se tournant vers sa sœur qui repoussait les mains de Lucius avec la pointe de son talon. Vous êtes contents, hein ? À cause de vous, Slughorn va nous mettre au moins quatre heures de retenues !

– Tout à fait ! soupira Rodolphus – et il posa une main sur l'épaule de la jeune sorcière en signe de paix – Allez, il faut qu'on se dépêche de partir avant qu'il n'arrive ! »

Bellatrix se laissa tant bien que mal embrasser mais, à peine avaient-ils atteint le bas des escaliers que la voix, à nouveau douce et timide, de Narcissa s'éleva :

« Et euh… Qu'est-ce qu'on fait de lui ?

– Qui ?... – Elle marqua un temps d'arrêt et lança un regard glacé à Lucius, toujours effondré par terre – Hum. Rabastan ne joue plus aux bonnes âmes charitables ?

– Rabastan emmerde la famille Malefoy ! », lui répondit une voix lointaine.

Bellatrix grogna quelques mots que Rodolphus ne voulut pas particulièrement comprendre et lança un regard noir à sa jeune sœur qui se tenait immobile parmi les débris de verres et de bouteilles vides.

« Lucius, debout ! ordonna-t-elle sèchement, à court de meilleure idée.

– Non.

– … Ce n'était pas une question, imbécile ! Lève-toi immédiatement et retourne dans ta chambre !

– Non.

– Très bien. Alors reste par terre mais alors prends bien soin de préciser que nous n'y sommes pour rien et que ce bordel est entièrement ta faute.

– NON ! J'ai quelque chose à dire. »

Bellatrix maudit Merlin, les Malefoy et tous les Serpentards du monde

« Alors dépêche-toi, Malefoy, cracha-t-elle.

– De toute façon, déclara-t-il en prenant un air grave, c'est pas à toi que je parle. C'est à Cissy. Et tu sais quoi, Cissy ? Ça, je le dirai jamais à Ivana ! Jamais !

– Ma sœur est heureuse de l'entendre, Malefoy.

– Narcissa quoi ?

Quoi ?

– Est-ce que tu veux bien m'épouser ? »

Dix ans plus tard, Rodolphus riait toujours en se souvenant de la tête des deux sœurs Black. Cette scène-là resterait gravée à jamais dans sa mémoire.


Et voilà, une bonne chose de faite :) Jvais aller piocher mon prochain thème maintenant, jsais pas encore si je pars dans le tragique ou si je continue dans cette voie avec Lucius qui se ridiculise toujours un peu plus.

Votre avis ?

À bientôt !

Ana'