Bonjour tout le monde !
Eh oui ! Je suis de retour sur Maudit ! C'est pas magnifique ça ?
Alors on retrouve nos petits chouchous pendant les vacances de décembre, quelques jours avant noël (pour ceux qui aime la précision).
Pour m'excuser de ma (très) longue absence sur cette fanfiction, je la fait en quatre bref: Manque d'inspiration, Manque de temps, Bac, Travail.
Enfin voilà ! Il est finalement là le chapitre 6 !
Bonne lecture !
Maudit
Chapitre 6 :
La neige tombait à gros flocons depuis trois jours dans les rues de Londres, immobilisant la ville et ravissant les enfants qui plongeaient dedans avec une joie communicative. Eleanor sourit en regardant les sept gamins qui se balançaient des boules de neiges en pleines figures, de sa fenêtre à la peinture blanche écaillée. Elle vivait dans un petit appartement vieux et chaleureux, à Londres, Mylne Street, pas loin du Square Grimmaurd, avec sa mère.
Elle adorait cet appartement. Il sentait le bois et le bonheur, la décoration était hétéroclite avec un vieux canapé en cuir brun usé, un fauteuil bergère en velours bleu roi, une bobine en bois usé servait de table basse où était posé une télécommande, le Times et la Gazette du Sorcier et un vieux roman. En face, une télévision noir et blanc restait éteinte, posé sur une petite console en bois brut. Des photos anciennes trônaient sur les murs marron glacé et lin, jusqu'au bar qui séparait le salon/salle à manger de la cuisine, tout en bois vernis et briques. La cuisine était petite, à peine de quoi tenir deux personnes en même temps. Puis entre le bar et le mur où était adossé le canapé, une ouverture donnait sur un petit couloir, dont les portes donnaient d'abord sur une salle de bain/toilette, en face, la chambre d'Ellie, assez grande pour tenir un lit deux places, un petit secrétaire récupéré et une grosse armoire. La dernière porte, en face de l'ouverture, était celle de la chambre de sa mère, Jeanne.
Le sifflement de la bouilloire sur le feu sortit Ellie de sa contemplation et elle se leva pour préparer une tisane. De l'aubépine, du Basilic et du cassis. Une fois que le tout fut bien infusé, elle entra dans la chambre de Jeanne, les deux tasses avec des gâteaux au chocolat, ses préférés, bien posés sur le plateau. Elle ressentit de suite la légère baisse de température et d'un coup de baguette, elle remit en marche le vieux radiateur défectueux puis s'assit au pied du lit où sa mère, assise et contemplant l'extérieur depuis sa fenêtre accolée, observait avec nostalgie la lente chute des flocons. La gryffondor contempla la femme quelques instant, détaillant les traits si similaire aux siens. La même forme du visage, le même nez, la même bouche, les mêmes trois petit grains de beauté juste en dessous de l'oreille, les mêmes cheveux châtains clair, la même forme des yeux. Seule la couleur était différente. Jeanne avait les yeux bleu foncés
A quoi tu penses ? fit la jeune femme en prenant sa tasse chaude.
A ton père, fit Jeanne en souriant un peu. On s'est rencontré un jour de neige identique à celui-ci.
Ah bon ? Tu me l'as jamais raconté celle là…
On était le 24 Décembre, sourit elle. J'étais en retard au rendez vous que m'avait donné Pompom à cause de mon petit boulot. Je sortais de Fortnum & Mason avec des cadeaux pour ta tante et ton oncle, pressée comme tout le monde dans la rue. Ne faisant pas attention aux passants, j'en ai bousculé un et ai glissé sur une plaque d'égouts un peu trop glissante. Heureusement le passant m'a rattrapé de justesse avant que je ne me retrouve le derrière dans la neige et à ce moment là, je suis tombée dans deux prunelles vertes pommes, exactement comme les tiennes. J'en suis tout de suite tombée amoureuse.
L'histoire fit sourire Ellie, et d'un geste pensif, elle prit un gâteau dans le plateau. Sa mère, portant le liquide à ses lèvres grimaça.
Mon dieu, le goût est horrible. Ellie, tu es sûre que cette tisane est bonne pour ma santé ?
Oui, maman, rit la jeune femme. C'est Pompom qui m'a dit de te la faire pour tes migraines.
Ma propre sœur veut ma mort, plaisanta la femme d'une quarantaine d'année en se forçant à boire la décoction.
Au bout de quelques minutes de détente, la sonnerie de la porte retentit, surprenant les deux femmes.
Tu attends quelqu'un, demanda l'ainé à sa fille.
Oui mais pas aussi tôt, répondit la gryffondor en se levant.
Elle arriva à pas rapide à la porte et regarda par le Judas. Son visage se fendit d'un sourire en reconnaissant les deux personnes à sa porte et elle leur ouvrit avec joie. Deux bras musclés l'enlacèrent d'un coup. Sirius la souleva sans difficultés et entra avec James dans l'appartement.
Ma choupette ! la salua le brun aux yeux gris, l'autre maraudeurs la saluant d'un sourire.
Mon Siriusounet, répondit Ellie en l'embrassant sur le front. Moi aussi je suis contente de te revoir mais mes jambes fonctionnent toujours et j'aimerais fermer la porte de chez moi.
Avec un sourire amusé, il accepta de la lâcher et la jeune femme alla fermer la porte tandis que le brun à lunette explorait du regard l'habitat. D'un geste, elle les invita à s'asseoir sur le canapé, ce qu'ils firent avec joie.
Que me vaut l'honneur de votre visite ? fit-elle en leur proposant à boire.
Oh ben on allait au chemin de traverse et comme on a eu vent que tu y allais avec Hamilton et Evans, on s'est dit que deux personnes de plus ne serait pas de trop, expliqua James avec un sourire charmeur et convainquant.
Elle soupira en souriant et s'assit entre les deux garçons.
Vous êtes venus comment ?
Par le métro, fit Sirius en grimaçant.
La jeune femme le regarda avec des yeux hallucinés.
Vous avez pris le métro ? Vous vous foutez de moi ?
Non et ça a pas était une mince affaire, sourit James en lançant un regard amusé à son meilleur ami.
Tu peux le dire, souffla le gryffondor. On est d'abord sortit par le chaudron baveur droit à Charing Cross Road. Donc on a pris le métro à Leicester Square. Sauf qu'on l'a pris dans le mauvais sens donc on a atterri à Kennington, où un clochard à failli nous étriper vivant. De là on a repris la ligne en direction de Angel mais on s'est arrêté à Bank car Monsieur James Potter ne supportait pas d'être enfermé sous terre. Il nous a fallu une demi-heure pour qu'il accepte de retourner dans le métro et là j'étais complètement paumé. On a demandé à une vieille dame qui, à mon avis n'était pas seule dans sa tête, la direction et elle nous a indiqué la mauvaise route. Donc on a pris la ligne jusqu'à Oxford Circus. De la, il y a la foule qui nous a entraîné dans la ligne de Bakerloo et agacés, on est descendu qu'à Elephant & Castle et de là, Merlin soit béni, un mec du métro nous à indiqué la bonne voie et on est arrivé à Angel. A partir de là, connaissant le quartier, on a marché jusque chez toi.
Et par les slips troués de Merlin, plus jamais je reprends le métro moldu, geignit James en grimaçant.
La discrète gryffondor explosa de rire à la fin du récit, suivit par les deux jeunes hommes. Ce fut quand la silhouette fluette et maladive de sa mère apparut dans le salon qu'elle se calma et lança un regard réprobateur à sa mère.
Maman, tu ne dois pas sortir de ton lit, sermonna-t-elle gentiment. Ordre de Pompom.
Je sais mais j'ai envie de me dégourdir un peu, fit Jeanne avec une moue adorable qui attendrit la jeune femme sans effort.
La femme s'installa dans le fauteuil bergère en s'enveloppant dans une couverture en laine et posa ses yeux vers les deux garçons qui se tenaient par rapport à leur habitude.
Bonjour Messieurs, sourit-elle. Je connais déjà Sirius mais par contre, toi je ne t'ai jamais vu.
Oh euh… James Potter Madame, répondit le poursuiveur en rougissant un peu. Enchanté de vous rencontrer.
De même. Alors comment vas-tu mon petit Sirius ? Les cours se passent bien pour vous deux ?
Le brun répondit avec joie à l'attention que lui portait la femme, attention qui lui avait fait défaut dans sa propre famille ou plutôt dans le mauvais sens. Jeanne s'amusa des frasques que lui racontèrent les deux adolescents tandis qu'Ellie écoutait distraitement, se remémorant ces moments. Il se passa une bonne heure avant que la sonnette ne retentisse et la discrète gryffondor sauta sur ses pieds pour ouvrir précipitamment la porte, sachant que Louise et Lily étaient derrière. Ce fut des tornades blondes et rousses qui lui tombèrent dans les bras et elle referma la porte en riant quand la gryffondor rousse étouffa un cri de surprise.
Que font ces deux imbéciles finis, ici ? s'écria-t-elle en fusillant les deux imbéciles en question du regard.
Pour toute réponse, la jeune femme silencieuse haussa les épaules, s'attirant un soupir exaspéré de la tigresse.
Roh Lily, fait pas cette tête, essaya d'atténuer la blonde. Au pire tu n'auras qu'à les ignorer.
Mouais, répondit Lily, peu convaincue.
La blonde se tourna alors vers Ellie et la détailla d'un œil critique. La discrète gryffondor se sentit comme une toute petite souris devant un énorme chat.
Eleanor, fit Louise avec un ton peu amène. Indique-moi où est ta chambre avant que je ne t'arrache ta tignasse.
La porte à gauche dans le couloir, soupira-t-elle en suivant la blonde et la rousse d'un pas traînant, sous le regard amusé de sa traîtresse de mère.
Une fois enfermées dans la pièce, les deux invitées s'activèrent dans la chambre, Louise fouillant dans l'armoire, Lily commençant à détacher la natte d'Eleanor. Elle se laissa faire, sachant qu'elle n'aurait pas son mot à dire. Louise se tourna vers elle avec un sourire vainqueur en lui tendant une robe pull verte émeraude avec une paire de collant noir.
Lou…
Tu ne discutes pas ou je te botte le cul, ordonna la gryffondor blonde.
Après un soupir de mécontentement, la jeune femme quitta son vieux jean usé et son sweat pour enfiler la tenue choisie par son amie, nettement plus féminine. Avec une moue boudeuse, elle se rassit dos à Lily qui la coiffa selon son envie, lui relevant les cheveux dans un chignon légèrement négligé, qui dégageait encore plus son visage.
Hey… Vous pensez qu'il y aura Remus ? s'enquit Lou avec une moue rêveuse.
Lily et Eleanor se jetèrent un regard avant de regarder d'un air amusé la blonde. Cette dernière tourna son regard vers les deux autres et rougit furieusement en détournant la tête.
Quoi ? dit-elle. Je suis juste curieuse.
Dit surtout que tu en pinces pour ce cher petit Remus, fit Ellie en s'approchant férocement de Louise avec un air de conspiratrice.
Je n'ai pas dit ça ! Juste…. Que je trouve sa conversation intéressante, essaya de se justifier la gryffondor.
Ouais, Ouais. On nous la fait pas nous miss j'en-pince-pour-Lupin, railla Lily en se jetant sur la blonde, aidée par Ellie.
S'en suivit une bataille de chatouille, faisant hurler de rire la jeune Hamilton avant qu'elle ne passe aux aveux.
C'est bon, souffla-t-elle à bout. J'avoue tout. Oui… Je crois bien que j'en pince pour Remus. Mais je ne suis pas sur ! Ce n'est pas comme avec ceux d'avant….
Tu as l'estomac qui se tord ? répliqua la rousse en s'asseyant sagement en face de son amie.
Le cœur qui s'emballe pour une petite attention de sa part ? renchérit la châtain en se posant à coté de la jeune Evans.
La peau qui frissonne au moindre contact ?
Le regard qui se porte constamment sur lui quand il est dans la pièce ?
Les jambes qui…
Oui, oui ! J'ai tout ça, s'agaça Louise.
Les deux jeunes femmes en face de la petite gryffondor se jetèrent un regard complice, en parfait accord sur leurs pensées.
Bon, miss Hamilton, fit Lily d'un ton dramatique. J'ai le regret de vous annoncer que, malheureusement, vous venez de rentrer dans le cercle très fermé des amoureuses.
Sérieusement ? Moi qui pensais avoir juste un béguin un peu spécial…
Ben c'en est un, dit Eleanor en se levant, ouvrant la porte pour rejoindre le salon. Les garçons, on y va !
Une bonne demi-heure plus tard passé dans le métro, les cinq adolescents atterrissaient au chaudron baveur, emmitouflé jusqu'au cou dans des parkas bien chaude. De suite, les deux garçons reconnurent leurs deux autres compatriotes et la petite troupe se mêla à eux. D'un accord silencieux, Lily et Ellie s'installèrent avec les garçons de manière à ce que la petite blonde se retrouve bien à côté de Remus. Et le fait qu'il se retrouve à sept sur une table de quatre aidait beaucoup les deux conspiratrices. D'une innocence feinte, Lou commença la conversation avec Lupin, les yeux brillants posé sur lui. Un sourire malicieux se posa sur la bouche de la discrète gryffondor au spectacle qui s'offrait à elle. Elle sentit Sirius se pencher à son oreille et murmurer.
C'est moi ou ces deux là s'attire comme des aimants ?
Ce n'est pas toi Sirius, rit-elle tout bas. Ils ne s'en rendent pas compte et n'arrive pas à se l'avouer à eux même pour plusieurs raison.
Ah ?
Ouais. Par exemple, Lou refuse de se rendre compte qu'elle est amoureuse parce qu'elle n'a pas eu un bon exemple. Et Remus, trop peur d'imposer sa condition ou de se faire rejeter à cause de ça ?
Ouais je pense. Mais faudrait qu'on trouve un moyen de les scotcher ensemble.
T'en fais pas mon grand, ton super génialissime journal intime hypra sexy, avec l'aide plus qu'avantageuse de la tigresse de gryffondor, a déjà mis un plan supra-extra-méga-génial en place .
Le rire presque identique à un aboiement que lâcha le brun fit tourner la tête des autres vers les deux complices qui se regardait avec l'œil malicieux. Un peu plus tard dans l'après-midi, la petite troupe de gryffondor déambulait dans le chemin de traverse, voulant aller par ci, par là, n'étant pas d'accord sur les boutiques.
Bon, fit Remus, calmant le jeu explosif entre Sirius et Lily qui se fusillaient du regard. On va faire simple. James, Sirius et Peter vous allez au magasin de Quidditch. Lily et Eleanor vont faire un tour chez Gaichiffon avant de nous rejoindre moi et Lou chez Fleury & Bott puis on se retrouve tous devant Ollivander. Ça va à tous le monde ?
Tout les adolescents acquiescèrent et Remus partit en direction de la librairie suivit de Lou. Un sourire amusé naquit sur les lèvres d'Ellie, Lily et Sirius.
C'est moi ou Moony viens de s'arranger pour être seul avec Hamilton, remarqua James en se frottant la tête.
Notre Moony à bien grandi, souffla Sirius en essuyant une larme imaginaire sur sa joue avant de fondre en fausse larmes dans les bras de James.
Le brun, se prenant au jeu de son meilleur ami, lui tapota le dos doucement.
T'en fais pas chéri, cet angelot blond comblera notre petit loup, fit James avec de faux sanglots dans la voix.
L'hilarité des deux filles et de Peter atteignit bien vite les deux comédiens qui rirent de bon cœur avec eux avant d'embarquer le dernier Maraudeur avec eux dans leur magasin préféré. Les deux filles firent alors un peu de shopping chez Mme Gaichiffon avant d'atterrir dans la librairie déjà bondé de monde. Avançant dans les allées à la recherche des deux fuyards, les deux adolescentes se retrouvèrent séparées et pour échapper à la foule un peu trop massive, Eleanor s'aventura dans le rayon de la divination, désert. Elle souffla alors un peu regardant distraitement les cotes des livres, au nom assez étranges. « La divination par fumée », « Votre avenir dans les lignes des yeux de crapauds », « Deviner tout avec tout » ou bien « les mystère de la divination péréquationnaire extra-temporel expliqué en 12 étapes ». Ce fut un livre de métamorphose qui n'avait rien à faire dans le rayon qui attira son œil, dans la troisième étagère, bien trop haute pour elle. Malgré tout, elle tenta de l'attraper, ce mettant sur la pointe des pieds et s'appuyant sur le rebord du meuble de son autre main. Elle y était presque… Quelque millimètre en plus et elle l'avait. Presque…
Une grande main pâle s'abattit sur le livre et le tira tandis que Eleanor, surprise se retourna d'un coup vers la personne derrière elle. Jack White baissa les yeux sur elle en lui tendant le bouquin qu'elle prit sans un mot, ne réussissant pas à lâcher le regard miel enflammé posé sur elle. Il était tellement proche qu'elle sentait son souffle lui caressait les joues.
Jack avait bondi de joie intérieurement en la voyant, seule dans ce rayon sombre et désert, tendue comme une corde d'arc pour attraper ce grimoire bien trop haut pour elle, un air concentré adorable sur le visage. Son regard avait alors dérivé sur les courbes alléchante de la jeune femme, allumant un feu destructeur en lui avant qu'il ne se secoue intérieurement et aille porter mains forte à la gryffondor en difficulté. Et maintenant, l'ayant face à lui, coincée entre le meuble et sa carrure de batteur, il avait une furieuse envie de prendre ses lèvres roses pleines. Faisant appel à son self-control qui commençait à se faire la malle, il planta ses yeux dans les prunelles vertes pommes brillantes de la jeune femme.
- Bonjour O'connel, souffla-t-il en posant ses mains sur le rebord du meuble derrière elle.
- B-bonjour, répondit Eleanor timidement en ne lâchant pas son regard, ses joues rosissant à vue d'œil.
- Ravie d'avoir pu t'aider.
- Oh… Euh…. M-merci pour le livre, répondit elle en rougissant encore plus, baissant les yeux, bien trop intimidée.
Il ouvrit la bouche mais une envie le stoppa dans son élan. D'un pulsion qui ne lui était pas habituel il leva sa main et caressa la joue pâle rehaussait d'un légère rougeur, du bout des doigts électrisant la jeune femme qui frissonna au contact. Il allait l'embrasser, elle le savait. Elle pourrait le repousser sans problème mais elle n'en avait pas envie. Les yeux miel qui la scrutaient, l'envoûtaient bien trop pour qu'elle reste raisonnable. D'un mouvement lent et prudent, il se pencha un peu plus, en lui soulevant le menton, rapprochant ses lèvres un peu plus à chaque souffle. Le brun frôlait ses lèvres alors qu'elle fermait les yeux quand un raclement de gorge les interrompit. La jeune femme sursauta en rougissant furieusement, se rendant compte de ce qui était en train de se passer tandis que le serpentard, prêt à tuer la personne qui venait de tout interrompre, regarda la source du bruit. C'était Regulus, le regard désapprobateur, les bras croisés sur sa poitrine. Eleanor tourna aussi le regard vers le jeune homme et fut d'abord frappée par la ressemblance avec son frère aîné puis rougit encore plus si possible en se rappelant qu'il les avait surpris sur le point de s'embrasser. Elle détourna le regard et le brun devant elle s'écarta brusquement. D'un regard, il s'excusa et elle se sauva sans un mot, bien trop heureuse d'échapper à ça.
- A quoi tu joues White , siffla Regulus en suivant la silhouette de la jeune fille s'enfonçant déjà dans la foule à la recherche de ses amis.
- Je ne joue pas Black, répondit Jack en reprenant le même ton que lui. Pas avec elle en tout cas.
Le jeune serpentard se prit l'arête du nez en fermant les yeux et expira un bon coup.
- Jack… Tu sais très bien ce qu'elle est et comment ça va se finir si tu t'engages dans une relation avec elle ET avec le maître…
- Qui dit que j'ai envie de m'engager avec lui ?
Le regard que lui lança Regulus lui fit de la peine mais il la cacha bien au fond de son cœur comme on lui avait appris et regarda stoïquement son ami.
- Jack…., murmura-t-il tout bas en regardant autour de lui savoir si personne ne les épiaient puis planta ses yeux argentés dans les siens. Tu sais que si tu ne le fais pas, soit ta famille te renie, soit elle se fait poursuivre jusqu'à ce que le dernier d'entre vous soit mort.
- Écoute Reg', souffla le batteur en croisant les bras, appuyant son dos au meuble. On en a déjà discuté de tout ça et j'essaie de voir tout les avantages et inconvénients de dire oui à Voldemort. Et pour ce qui est de la fille…
Son regard se perdit quelques secondes dans le vide, repensant à la sensation de ses lèvres. Il ne les avait que frôlé mais le léger aperçu qu'il avait eu de leurs saveurs l'avait grisé plus qu'il ne l'aurait cru. Il releva les yeux vers le cadet des Black.
- Tu comprendras quand toi aussi tu tomberas dans le piège, dit-il avec un sourire en coin avant de se détourner de lui et de retourner se mêler à la population sorcière.
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Une fois tous réunis, les adolescents se promenèrent dans le chemin de traverse. Lily discutait avec Peter, Remus, Lou et étonnamment James, sans animosité. Sirius lui avait pris la main de Eleanor et marchait en silence, lui jetant quelques coups d'œil, ayant remarqué son mutisme. Oh, elle était très silencieuse naturellement mais jamais elle n'avait l'air distraite comme maintenant. Il s'était passé quelque chose et sa curiosité était bien trop tentante.
- Ellie ? Appela-t-il.
La jeune femme, troublée, sursauta légèrement et se tourna vers son ami d'enfance, interrogative.
- Que c'est-il passé, demanda le brun de but en blanc.
- Rien, souffla-t-elle, sachant pertinemment sa réaction si il l'apprenait.
- Et moi je suis le roi du strip-tease, répliqua-t-il en levant les yeux aux ciel avant de planté ses prunelles d'argent sur elle. Dit moi ce qui s'est passé.
La discrète gryffondor se mordit la lèvre, ne sachant vraiment pas mentir à ses amis et le regard de supplication qu'elle envoya à Sirius ne le fit pas lâcher.
- Sirius… Promet moi juste de ne pas t'énerver ou de ne pas réagir sans réfléchir, le supplia-t-elle, les yeux implorant. Je t'en prie…
- Eleanor, tu commences à me faire peur là, s'inquiéta le gryffondor en fronçant les sourcils.
- Je t'en prie Sirius, promet le.
Il hésita quelques secondes avant de se résigner, même si il n'était pas sur de sa réaction face à la nouvelle.
- Eh bien…. Commença la châtain en serrant un peu la grande main qui tenait la sienne. Tout à l'heure, j'ai rencontré Jack White…
Elle senti la longue main virile de son ami se serrer un peu autour de la sienne à l'entente du nom et d'un regard, elle lui rappela sa promesse.
- Et on a failli… S'embrasser , rougit elle en baissant la tête, évitant le regard courroucé de l'aîné des Black.
- Tu as QUOI ? S'époumona-t-il, faisant se retourner les autres.
Les cinq autre gryffondor observèrent le duo, la jeune femme regardant le sol, rouge, le jeune homme la fusillant du regard, ses yeux ne formant plus que deux fentes d'acier.
- Eleanor O'connel , fustigea-t-il en lui prenant brusquement le menton pour planter ses yeux dans les siens. Ne le revoie jamais ! Ce mec, il t'apportera que du malheur ! Il est sûrement même déjà à la solde de l'autre maboul !
- Sirius, souffla la gryffondor lui prenant le poignet qui tenait fermement son menton. Tu n'es sur de rien et tu m'as promis…
Il lut alors dans son regard tout les sentiments qui la traversait : la peur, l'amour, la souffrance, le désir, la détermination, la supplication. La déception aussi… Il sut alors que la bataille qu'il pensait encore mener de front avec le serpentard était déjà perdu pour lui et que son « journal intime » avait depuis longtemps renonçait à l'écouter la raisonner. Dans un soupir vaincu, il lui lâcha le menton et la pris brusquement dans ses bras, la serrant aussi fort qu'il le pouvait, enfouissant son nez dans ses cheveux, apeuré de perdre la personne la plus cher à son cœur.
- Promet moi juste d'être plus prudente que jamais avec lui, murmura-t-il à son oreille, suppliant.
- Juré, lui promit-elle en lui rendant son étreinte avec tout autant de tendresse.
Fin chapitre 6.
Et voilà !
La fin d'un chapitre très attendus je suppose ?
Et si vous me le disiez dans une review hein ?:D
