Chapitre 7 : Sortie nocturne
Après la soirée de célébration au Square, les jours s'étaient avérés plus calmes pour la jeune femme. Ils avaient réduit la surveillance du manoir, se rendant compte qu'il ne se passait plus grand-chose, et elle remplissait de la paperasse pour expliquer sa mission contre les loups garous. Elle devait rédiger un rapport sur les conditions exactes dans lesquelles cela s'était passé, sur leurs actions à chacun durant tout le temps de leur voyage ainsi que sur le résultat, en donnant les éléments à charge et à décharge contre les accusés.
Enfin, comme cela concernait des créatures connues universellement comme étant dangereuses et qu'un certain nombre de villageois avaient eu des séquelles parfois mortelles, elle doutait que la partie « éléments à décharge » compte tellement. A moins de faire des prélèvements sur les crocs de chacun pour vérifier qui avait mordu qui, mais imaginez donc le boulot ! C'était un coup à se faire chiquer à son tour. Personne ne voudrait faire ça et elle ne se proposerait sûrement pas. Pas folle à ce point.
Johnson venait la voir presque tous les jours pour lui demander où elle en était, ce qu'elle avait déjà écrit et comparer avec son propre rapport. Il ne pouvait pas s'empêcher de faire des remarques sur ses cernes et son teint cireux. Le rythme effréné des dernières semaines l'avait tout de même épuisée et on en voyait les stigmates sur son visage. Des marques que même la métamorphomagie ne pouvait pas enlever.
De toute façon, elle utilisait très peu son pouvoir. Elle n'avait pas envie d'être vue comme une bête de foire au bureau ou qu'on lui refuse l'accès parce qu'on ne la reconnaissait pas. Elle se permettait juste de changer de temps en temps la couleur de ses cheveux, notamment quand elle avait des réunions avec ses supérieurs ou des collègues étrangers, ce qui était arrivé parfois. Sa chevelure reprenait alors une couleur un peu plus conventionnelle, souvent la marron chocolat.
Elle avait choisi un visage conventionnel, celui dans lequel elle se sentait le mieux, celui qui lui correspondait. Ne pas avoir d'identité était très étrange. Elle avait entendu parler des cartes d'identité moldue, qu'on utilisait pour être reconnu officiellement, et elle s'était toujours demandé ce qu'elle aurait mis comme photo. Ce visage était celui dans lequel elle avait l'impression d'être elle-même. Il n'était qu'une option parmi tant d'autres, certains étaient sans doute bien plus jolis, d'autres bien plus affreux, mais c'était celui-ci qui était le sien. C'était celui qu'elle portait tous les jours depuis des années, le faisant évoluer au fur et à mesure qu'elle grandissait, comme n'importe quelle jeune femme évolue.
Enfin, ça n'était pas le sujet. Il fallait qu'elle se reprenne. Elle n'allait pas pleurer ou gémir sur son sort, elle n'avait sûrement pas à se plaindre. Quelle femme se plaindrait de pouvoir prendre un visage correspondant aux goûts de n'importe quel homme ? Combien de fois avait-elle changé un peu d'apparence pour plaire à tel homme qui préférait les blondes, à tel autre qui préférait les punks ? Elle ne voulait même pas compter. Ça n'était pas envisageable. Après tout, c'était un don qu'elle avait, n'est-ce pas ? Ça n'était pas si grave, si on ne l'aimait pas pour elle-même. C'était sans doute qu'il n'y avait pas grand-chose d'aimable.
En attendant, elle avait toujours ses rapports à terminer le jour, qui lui occupaient tout son temps et pour une fois, elle ne rechignait pas à la tâche, à fouiller dans sa mémoire pour se rappeler de chaque instant. Bon, bien sûr, elle n'avait pas raconté l'épisode de l'hôtel, pas folle non plus, il ne fallait pas exagérer. Il n'était pas question qu'on la taxe d'une relation avec ce prétentieux de Johnson. Même s'il était pas mal du tout en apparence.
La nuit, elle discutait de tout et de rien avec Remus. Ils se connaissaient un peu maintenant, et riaient beaucoup ensemble. Ils étaient passés au sujets plus conventionnels, plus neutres. Chacun était arrivé à la limite de ce qu'il pouvait raconter de lui à un inconnu. Dernièrement, ils discutaient beaucoup des enfants. Remus recevait des nouvelles par Sirius, qui recevait lui-même des lettres et des messages d'Harry.
On aurait pu penser que tous deux se fichaient bien de ce qu'il pouvait se passer pour une bande d'enfants qui avaient un certain nombre d'années de moins qu'eux, mais ça n'était pas le cas. Remus s'était attaché à eux dans le cadre de son année d'enseignement à Poudlard, il avait appris à les connaître et à les apprécier. Et Tonks… eh bien Tonks se rappelait qu'elle avait été à leur place il n'y a pas si longtemps, six ans à peine, et elle s'était attachée à tous ces gamins qu'elle avait si rapidement vus ces derniers temps mais qui l'adoraient sans qu'elle ne sache trop pourquoi.
Apparemment, cette vieille pie d'Ombrage était devenue professeur de Défense contre les Forces du Mal. Tonks la connaissait bien, elle ne quittait pas le Ministre de la Magie d'une semelle au ministère, et elle avait toujours d'affreux ensembles rose qui la faisaient ressembler à un bonbon géant. Ou à un crapaud, étant donnée sa physionomie. La jeune femme ne l'aimait pas beaucoup et s'en était toujours plus ou moins méfiée. Elle avait l'air d'avoir les dents longues, l'autre morue.
Sans compter qu'elle prenait de plus en plus d'importance à l'école. Elle avait commencé à décréter quelques règles, à faire sa loi et avait puni plusieurs fois le jeune Harry. Il ne parlait pas dans ses lettres de ce en quoi consistaient ses retenues, mais la jeune auror était persuadée que ça ne devait pas être très joli. Elle espérait simplement que ça n'était pas trop douloureux ou humiliant, mais même ça, on ne pouvait en être sûr.
La jeune femme soupira, et ferma enfin son dossier. Voilà. Elle avait fini d'écrire son rapport. Et ça lui avait pris plus d'une semaine, avec ce qu'on lui avait donné à faire en plus, ses insomnies et ses pensées qui vagabondaient sans cesse. Elle se leva, remit de l'ordre dans ses papiers, prit sa pochette et alla voir Johnson.
« Cameron ? Je ne te dérange pas ? Je voulais juste te dire que j'ai fini mon rapport, tu veux lire avant que je n'aille le rendre ? »
« Tu as peur d'avoir fait des fautes, Tonks ? » se moqua-t-il. « Non, attends, je vais le lire, bien sûr, et je plaisantais, je ne voulais pas te vexer… » Rajouta-t-il en la voyant faire demi-tour.
Il prit le dossier qu'elle lui tendit et le feuilleta rapidement. Il hocha la tête à certains endroits, elle le vit aussi froncer des sourcils, sourire, tourner les pages plus ou moins rapidement. Cet homme était un kaléidoscope d'expressions faciales. Elle ne put s'empêcher de rester plantée là en attendant qu'il ait terminé sa lecture et lui fasse éventuellement des remarques.
De toute façon, elle n'avait rien à faire de plus pour la journée, si elle commençait quelque chose, elle n'arriverait pas à l'achever avant de partir et ça l'énerverait. Et puis il faudrait sans doute qu'elle modifie quelques trucs, elle était sûre qu'il aurait des remarques à lui faire. On avait toujours des remarques à lui faire concernant ses dossiers. Ça n'était pas vraiment son point fort, la paperasse.
« Il est très bien ton rapport. Je suis sûr que le patron sera ravi. Tu peux déposer le mien en même temps, s'il te plaît ? »
Elle sursauta, elle s'était encore perdue dans ses pensées.
« Oui, bien sûr, mais… tu es sûr qu'il n'y a rien à redire ? »
« Ben ouais, tu veux que je corrige quoi ? Il est très bien ton rapport. Si on était encore à l'école, t'aurais eu une excellente note. » Rit-il.
« Bon, d'accord… » Bredouilla-t-elle.
« T'es vraiment pas sûre de toi, Tonks. Va falloir corriger tout ça ! »
Elle ne répondit pas, et prit les deux dossiers avant de se retourner pour partir. Il fallait qu'elle aille rendre leur travail à Rufus Scrimgeour, le chef des aurors. Elle n'était jamais trop rassurée quand elle rentrait dans son bureau. Avec sa crinière de lion et toutes ses cicatrices, il ressemblait un peu à Alastor Maugrey, en plus jeune et moins cabossé. Il lisait tous leurs rapports avant qu'ils ne soient utilisés pour les procès puis archivés.
Elle toqua à la porte, sans obtenir de réponse. Son supérieur devait être parti ailleurs. Elle entra dans son bureau, non fermé à clé, pour poser ses dossiers sur la table. Il était séparé des leurs pour permettre au chef des aurors de faire des réunions, de parler de sujets confidentiels sans que tout le service ne soit au courant. Après tout, eux n'étaient pas des Langues-de-plomb, s'ils étaient liés par le secret professionnel, ça n'était pas difficile non plus d'imaginer qu'on aurait pu les faire parler.
En sortant, elle tomba nez-à-nez avec Scrimgeour.
« Que faîtes-vous là, Tonks ? »
« Désolée, monsieur, je… je déposais nos rapports à Johnson et à moi-même, sur votre bureau, vous savez, à propos… des loups garous, dans le Northumberland… »
« Ah. Oui. C'est vrai. Vous avez bien fait, excusez-moi de vous avoir un peu malmenée. J'ai eu peur que vous ne… Enfin, laissez tomber. Je crois qu'il est l'heure que vous y alliez, non ? Vous avez beaucoup travaillé ces derniers temps, vous méritez votre soirée, je crois. »
« Merci, monsieur. »
Elle repassa, encore tremblante, dans son box pour récupérer ses affaires avant de rentrer chez elle. Elle transplanerait à l'extérieur du ministère, après avoir fait une course dans le supermarché d'à côté, elle n'avait plus rien dans son frigo, avec tout ça. Depuis quelques temps, elle avait un peu délaissé les tâches ménagères. La vaisselle s'accumulait et elle avait même la flemme de faire le sort que lui avait appris Molly. Le frigo était presque vide et son lit toujours défait. Sans parler de ses affaires, notes personnelles, photos, et autre bazar indéterminé qui jonchait le sol de son appartement en permanence. Elle allait profiter du temps qu'elle avait en plus pour mettre un peu d'ordre dans tout ça.
« Eh, Tonks ! Tu t'en vas déjà ? »
Encore Johnson. Décidemment, il ne la lâchait pas. Pourtant, il y avait quand même d'autres aurors, au sein de ces box ! Rien que Shacklebolt, Dawlish, Williamson, et même Flinck ! Pourquoi cela tombait-il toujours sur elle ? Et non, ça n'était sûrement pas parce qu'elle était la seule femme – si on excluait celle qui était borgne.
« Oui, le patron m'a donné la fin de mon après-midi. J'ai plein de trucs à faire chez moi. »
« Mais tu fais quoi de tes nuits ? Et ne me dis pas que tu dors, vue ta tête en arrivant le matin, ça n'est sûrement pas ça ! »
« Ça ne te regarde pas. Maintenant, si je peux partir… »
« Oui, bien sûr, désolé. Je ne voulais pas t'importuner. Au fait, ça te dirait de sortir ce soir ? On a décidé de se faire un pot, avec quelques collègues, ça serait sympa que tu viennes, ça me ferait plaisir en tout cas, et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On a tous besoin de se détendre un peu, tu ne crois pas ? »
« Oh euh, je ne sais pas… » Bredouilla-t-elle.
« Allez ! Ça te ferait du bien ! Tu feras la loque un autre soir… » Insista-t-il.
« C'est où, le rendez-vous ? » finit-elle par demander.
« Le chaudron baveur. Vers 20h. Tom nous réserve un coin de bar rien que pour nous. » Sourit-il de toutes ses dents, victorieux.
« Enlève ce sourire idiot, Johnson, je ne suis pas encore venue. » rétorqua-t-elle.
« Tiens, ça n'est plus Cameron ? Il me semblait qu'on avait été suffisamment proches pour que ça le devienne… » Susurra-t-il.
« Espèce d'idiot… » Maugréa-t-elle avant de partir.
Elle n'avait pas encore dit qu'elle viendrait. Et même si elle l'avait dit, elle aurait pu le faire simplement pour qu'on lui fiche la paix, et ne pas venir. Elle n'était pas encore sûre de venir. D'ailleurs, elle n'avait pas tellement de raisons de venir. Elle n'était pas si amie que ça avec ses collègues, et puis elle serait la seule femme. Ça allait faire louche. N'est-ce pas ?
Ça allait encore parler de Quidditch en long en large et en travers, de boulot et de performances, et si ça commençait à déraper, alors ça parlerait de sexe et de tas de détails qu'elle ne voulait même pas entendre. Elle allait s'ennuyer à mourir, boire trop pour compenser, donner une mauvaise image d'elle-même aux collègues, et ça serait la fin de sa réputation déjà plus que branlante. On trouverait encore plus de sujets de moquerie sur elle et sa vie serait un cauchemar. Tout ça à cause d'une soirée. Bon. Peut-être exagérait-elle un peu. Rien qu'un peu. Mais on n'était jamais à l'abri d'une mauvaise surprise.
D'un autre côté, pensa-t-elle en attrapant un pot d'olives – ça servait toujours les olives, rien que pour grignoter à un apéro avec soi-même –, c'était l'occasion de sortir un peu, et elle s'amuserait peut-être. Dawlish et Shacklebolt ne devaient pas être des obsédés finis, ils calmeraient peut-être le jeu. Et ça lui ferait du bien de se vider un peu la tête. Remus et elle faisaient des pauses dans temps en temps dans leur surveillance, bien qu'elle soupçonnât Remus de ne pas toujours faire les siennes, et on était un soir de relâche. Sortir pourrait se révéler plus excitant que de passer la soirée dans son appartement à regarder la télévision moldue.
La jeune femme hésita pendant un long moment, finit ses courses, se prépara un dîner rapide, et se rendit compte qu'elle prenait le chemin de la salle de bain pour examiner sa tenue. A priori, ça n'était pas glorieux. Son pantalon était un peu large et ne mettait pas tellement en valeur ses cuisses, son tee-shirt était orné d'une inscription marrante mais pas tellement glamour, et ses cheveux partaient dans tous les sens, fatigués de se tenir sages.
Elle ouvrit les portes de son armoire pour y chercher une tenue un peu plus adaptée à une soirée, même dans un bar tenu par un vieil édenté et avec des collègues absolument pas attirants. Quoique. Pas sûr, ça. Elle inventoria sa penderie et se décida pour un pantalon bleu très foncé à coupe droite et un haut rouge foncé. Pour l'occasion, elle colora ses cheveux d'un brun chocolat avec des reflets rouge et leur donna un coup de brosse. Ou deux. C'était mieux comme ça.
Elle attrapa maladroitement la trousse à maquillage pour essayer tant bien que mal d'appliquer quelques conseils qu'elle avait lus dans des magazines. Elle n'était pas du tout douée pour ça. La théorie, ça allait encore, mais la pratique, ça n'était pas son fort. Et puis le maquillage faisait assez surfait, assez superficiel, tout le contraire ce qu'elle était. Pourtant, en ayant ombré un peu ses yeux, elle les trouva plus jolis, et décida que ça serait suffisant pour la soirée. Il ne fallait pas exagérer non plus, elle n'allait pas devenir hyper féminine du jour au lendemain.
Elle attrapa son sac à main et transplana dans le Chemin de Traverse. Elle poussa la porte du Chaudron baveur et repéra le petit groupe qui s'était déjà formé. Certains s'étaient déjà changés, d'autres sortaient visiblement du bureau. Shaklebolt avait gardé sa tenue formelle, Dawlish n'était pas encore arrivé et la sorcière borgne non plus. Elle ne viendrait sans doute pas, lui apprit un Cameron pimpant. Il avait changé de tenue pour passer une chemise bleue en accord avec ses yeux et un jean moldu presque de la même couleur que le sien. Il tenait une bièraubeurre à la main et lui en proposa une, ce qu'elle accepta aussitôt, désireuse de se donner une contenance.
« Alors tu as fini par venir… Je suis content, ça n'aurait pas été pareil sans toi. » Murmura-t-il, alors qu'ils s'accoudèrent au bar.
« Oui, je me suis dit que finalement, tu n'avais peut-être pas tort, ça pouvait être sympa. Et ne me dis pas que ça n'aurait pas été pareil à cause de toutes mes gaffes ! » Menaça-t-elle avec un sourire.
« Aussi ! » rit-il avant d'éviter un coup. « Non, ça n'aurait pas été pareil parce que je t'aime beaucoup. » ajouta-t-il plus sérieusement.
« Ça doit être cette mission ensemble, elle m'a aussi fait découvrir un autre Johnson. Mais t'emballe pas, tu restes toujours aussi prétentieux, obsédé et insupportable ! » Se moqua-t-elle.
« J'apprécie ! Au moins j'arrive à te faire rire, ce n'est pas si mal. »
Ils continuèrent à plaisanter un moment, furent rejoints par leurs collègues pour bavarder de tout et de rien. Petit à petit, Tonks se détendait. Elle passait une excellente soirée, et s'en fit la réflexion. Elle avait bien fait de venir. Elle n'avait jamais autant ri avec toute cette bande d'aurors qu'en l'instant présent. Ils se racontaient des tas d'anecdotes sur ces maladresses qui leur étaient arrivées en pleine mission et elle pensait détenir la palme. Tout le monde connaissait sa maladresse légendaire, et elle s'était surpassée un certain nombre de fois. Le temps passait et vers 23h, Dawlish regarda subitement sa montre et sursauta.
« Ma femme va me tuer. Je lui avais dit que je prenais juste un verre avec des collègues, elle va me tuer, elle va me tuer… » Maugréa-t-il, paniqué.
« Les joies du mariage ! » rit Cameron.
« Faut que je file, elle va me découper en petits morceaux et les jeter dans la Tamise sinon ! Bonne fin de soirée ! » Dit-il avant de disparaître dans un 'poc'.
« Pas d'autres amateurs ? » questionna Cameron.
« Il commence à se faire tard, je vais rentrer aussi. Ma femme était prévenue par contre, elle ne devrait pas encore m'assassiner, elle attendra de toucher de meilleurs dédommagements. » Plaisanta Shaklebolt avant de partir.
Flinck n'était finalement pas venu et Williamson les avait quittés plus tôt dans la soirée en prétextant un rendez-vous galant. Il ne fallait pas faire attendre ses dames, avait-il affirmé en rajustant sa crinière rousse.
« On dirait bien qu'on est seuls… » Remarqua alors Cameron.
« On dirait bien oui… et je devrais rentrer, je suis très fatiguée, il faut que je dorme un peu … »
« Oui, sinon tu vas encore te traîner des valises, ça ne te va pas, allez, je te raccompagne ! Tu n'habites pas loin, si ? »
« Pas trop non, mais je peux transplaner tu sais. »
« Pas question, tu as bu, pas question qu'on passe des mois à chercher le petit bout de doigt que tu auras perdu en Transylvanie ! » s'exclama-t-il. « Je te raccompagne, on va y aller à pied, tu me montreras le chemin. »
Ils réglèrent leurs consommations et partirent s'enfoncer dans la nuit.
