Nous nous retrouvons devant les murs de la Moria peut de temps avant la tombée de la nuit. Gimli semble très ému de se retrouver aussi proche de ce lieu et je me demande si je ressentirai la même chose lorsque je serais proche de Minas Tirith, la grande cité blanche du Gondor. Là, où Aragorn sera un jour couronné roi. J'espère ressentir quelque chose, ce sont mes ancêtres et mon histoire qui seront à l'intérieur de ces murs et j'espère sincèrement être aussi émue que Gimli à l'instant. Nous partons à la recherche des portes de la Moria.
Les portes des nains sont invisibles lorsqu'elles sont closes, explique Gimli
Oui, Gimli, et leurs propres maîtres ne peuvent ni les ouvrir ni les trouver quand le secret en est oublié, réplique Gandalf
Pourquoi cela ne me surprend pas, dit Legolas sur un air moqueur
Je ne peux m'empêcher de rire en voyant le regard noir de Gimli qui me jette à le même.
Faut avouer qu'il a pas tout à fait tort, je lui dis
Il marmonne quelque chose dans sa barbe et continue d'avancer. Gandalf semble avoir trouvé quelque chose. Puis les portes s'éclairent d'une lumière argentée.
De l'Ithildin, je dis, ingénieux quand ils veulent ces nains.
Il est écrit "les portes de Durin, Seigneur de la Moria, parlez ami et entrez"
Et vous comprenez ce qu'il dit ? demande Merry
C'est très simple, si vous êtes un ami vous donnez le mot de passe et les portes s'ouvriront, explique Gandalf
Il se met à parler dans une langue étrangère et nous attendons avec impatience que les portes s'ouvrent. Mais rien ne se passe. Gandalf en essaie une autre sans succès et il essaie même de pousser les portes lui-même.
Rien ne se passe, lui dit Pippin
Je pense qu'il avait remarqué, je lui dis
Autrefois je connaissais toutes les incantations dans toutes les langues des Elfes, des Hommes et même des Orcs, nous dit Gandalf
Alors qu'allez-vous faire? demande Pippin
Cognez sur les portes avec votre tête, Perigrin Touque, et si cela ne les fracasse pas ni ne me libère de toutes vos questions idiotes, j'essairais de trouver la formule d'ouverture.
Pippin ne bronche plus un mot et on finit tous par s'installer en attendant que Gandalf soit frappé d'une illumination qui nous permettent d'entrer dans les mines. Aragorn profite de ce temps de repos pour regarder ma blessure à la tête.
On va pouvoir retirer le bandage
On avait pas besoin de mettre de bandage tu veux dire.
On est jamais trop prudent.
C'est cela.
Il part ensuite aider Sam à décharger le poney car on ne peut pas l'emmener dans les mines. En attendant je pique un somme le long de la paroi. Somme rapidement écourtée par les remontrances d'Aragorn face aux enfantillages de Merry et Pippin.
ça ne sert à rien, je n'y arrive pas!
Qu'est-ce qu'on fait alors? je demande
C'est une énigme, nous dit Frodon. Parlez ami et entrez. Quel est le mot elfique pour ami? demande-t-il en se tournant vers moi
Mellôn , je lui réponds
Et à la surprise de tous les portes s'ouvrent.
Bien joué, Frodon, je lui dis en posant une main sur son épaule.
Merci, Alianor.
Nous récupérons tous nos sacs de voyage et entrons dans la mines. Il fait tellement sombres que nous ne voyons pas devant nous. Gimli vente les mérites de l'accueil des Nains mais pour ma part si leur nourriture à le même goût que l'odeur de pourriture que dégage cette mines je préfère encore mourir de faim. Gandalf allume une petite lumière au bout de son bâton et l'odeur de pourriture s'explique rapidement. De nombreux corps en phase avancée de décomposition jonchent le sol de la Mine. Ce sont tous des Nains.
Ce n'est pas une mine… c'est un tombeau! s'exclame Boromir.
Gimli se lamente sur les cadavres de ses amis bien que ce ne soit pas vraiment le moment. Legolas retire une flèche du corps d'un Nain et me la montre
Des Gobelins, je lui dis
Il acquiesce et dégaine son arc. J'en fais de même.
Passons par la Trouée du Rohan! s'exclame Boromir. Nous n'aurions pas dû venir ici! Allons partons vite d'ici, sortons vite!
Pour une fois je suis d'accord avec lui! je dis en faisant demi tour.
Mais soudain Frodon qui se tenait près de moi tombe au sol et attrape ma cape nous entraînant tous les deux dans sa chute. Je vais pour lui demander de me lâcher quand je vois d'immense tentacules sortirent du lac.
Accrochez-vous Frodon! je lui dis.
J'essaid'attraper son bras mais ma cape m'en empêche et si je la retire je ne pourrais pas attraper Frodon à temps. La tentacule qui s'est enroulée autour de la cheville de Frodon l'attire vers le lac et moi avec.
Aragorn! je crie
Il se retourne et se jette au sol pour attraper ma main. Il arrive à me retenir mais Frodon n'a pas réussi à tenir ma cape. On se relève vite et on voit Frodon la tête en bas être en train d'être sur le point de se faire manger par la créature. Je sens une flèche frôler mon oreille et finir dans la tête de la bestiole. Je me jette dans le lac et commence à trancher les tentacules les unes après les autres. Aragorn et Boromir s'y mette aussi.
Alianor! me crie Boromir
Il m'indique la tentacule qui tient Frodon et il se place juste en dessous. Je tranche la tentacule d'un seul coup d'épée et Frodon atterrit dans les bras de Boromir. Je pose une main dans le dos de Boromir et le pousse vers l'entrée des mines.
Dans les mines! hurla Gandalf
je pousse Boromir dans les mines ainsi que les Hobbites et Je sens deux bras me serrer par derrière et qui me jette dans les mines juste avant que les tentacules de la créature ne fassent s'effondrer les portes nous plongeant dans le noir. Aragorn me garde encore dans ses bras et nous essayons de retrouver notre souffle. Il se détend peu à peu et je peux me redresser.
Nous n'avons plus le choix, désormais, nous dit Gandalf en rallumant sa lumière. Nous devons traverser les ténèbres de la Moria. Soyez sur vos garde, il y a des êtres plus anciens et plus répugnants que les Orcs dans les profondeurs du monde.
Sur ces paroles encourageantes nous ferions mieux nous mettre en chemin, je chuchote aux Hobbits qui semblent encore un peu sonné.
Aragorn me tend mon sac de voyage et nous suivons tous Gandalf.
Ne faîtes pas de bruit, nous avertit-il. Il nous faudra quatre jours de marches avant d'atteindre l'autre côté et espérons que notre présence passera inaperçu
Nous avançons lentement et en silence dans la noirceur de la mine avec pour seul lumière le bâton de Gandalf. Pour quelqu'un qui a toujours vécu au grand air chez les Elfes je me sens un peu oppressé. Je n'ose pas imaginer ce que doit ressentir Legolas. Nous traversons un pont puis nous longeons une falaise avec un rebord qui ne laisse assez de place que pour une personne. On peut voir des lignes d'argent qui courent tout le long de la paroi.
La richesse de la Moria ne vient pas de l'or ou des joyaux, nous explique Gandalf. Mais du mithril. Bilbon avait une cotte de maille en mithril que Throrin lui avait offerte
ça c'était un cadeau royal, nous dit Gimli
Oui, je ne lui ai jamais dit mais sa valeur était plus importante que celle de la Comté entière.
Nous continuons notre route jusqu'à monter un escalier qui est quasiment à la vertical. Autant dire que les muscles des bras et des jambes sont mis à rudes épreuves. Une fois les premiers arrivés au sommet ils s'arrêtent tous empêchant les autres de monter.
Vous pourriez avoir la gentillesse de bouger de là, histoire qu'on puisse nous aussi admirer ce qui vous fige tous.
Les hobbits se déplacent sur le côté et je monte enfin sur la plateforme. On se retrouve devant un embranchement de trois portes.
Elles ont rien d'extraordinaires ces portes.
Je ne me souviens pas de cette endroit, nous dit Gandalf
Effectivement c'est assez fâcheux.
Alianor, me reprend mon frère
Quoi? ça fait combien de temps qu'on marche? une heure, deux heures? Un jour? Quand est-ce qu'on va sortir de cet endroit? je dis en m'énervant légèrement
On va faire une pause le temps que Gandalf retrouve son chemin, me dit-il en m'indiquant un endroit où me poser.
J'hésite au début puis je finis par m'asseoir. Après tout ça ne sert à rien de s'énerver, on avancera pas plus vite. Aragorn me tend son sac de couchage.
On a pas le temps de s'installer confortablement, je lui dis
Non mais tu peux l'utiliser comme oreiller.
Je le regarde fixement et avec un grognement je lui prends des mains. Je m'installe et pose la tête dessus. Je l'entends rire puis il s'assoit à côté de moi.
Si tu es aussi fatiguée tu aurais dû le dire.
Ce n'est pas ça, enfin si je suis fatiguée, mais c'est cet endroit. Je ne supporte pas d'être enfermée ici. J'ai un mauvais pressentiment, quelque chose de mal vit ici.
Il me regarde avec tendresse et pose sa main sur ma tête.
Dors, Alianor, rien ne t'arrivera
Il caresse mes cheveux et je finis par m'endormir en toute tranquillité car je sais qu'il veille sur moi.
Les mêmes caresses qui m'ont aidées à m'endormir, me réveille en douceur.
Encore cinq minutes, je dis en prenant sa main pour m'en servir d'oreiller.
Je l'entends rire.
Allez, debout marmotte, on se remet en route, et m'oblige pas à employer la force pour te bouger.
Humm…
Je finis par me redresser. Je m'étire et me frotte les yeux.
J'aurais espéré qu'on soit déjà sorti de cette maudite mine.
Si je ne me trompe pas, nous serons dehors dans moins d'une journée, me dit Gandalf
Comment ça "si je ne me trompe pas".
Ils commencent à avancer sans moi. Je remballe à la va vite mes affaires
Hé, attendez-moi!
Je les attrape, enfin Boromir me rattrape avant que je ne finis en bas des marches de l'escalier que je n'avais pas vu bien sûr.
Vous devriez être plus prudente, me dit-il avec arrogance
Et vous vous devriez être moins coincé, comme quoi personne n'est parfait.
J'entends Merry et Pippin retenir à rire.
Mais je vous remercie tout de même.
VOus êtes vraiment insupportable
Etrange j'allais dire la même chose venant de vous.
Ne faîtes pas attention, Boromir, lui dis mon frère. Elle vient juste de se réveiller, elle est souvent de mauvais poils.
On aura tout entendu, je lui dis en passant la tête haute devant les deux hommes du Gondor.
Je finis par descendre prudemment les marches et on arrive dans un grand espace. Je me sens beaucoup oppressée que lors de notre arrivée. Cet espace doit sans doute être gigantesque.
Risquons-nous faire un peu de lumière… nous dit Gandalf en augmentant la lumière de son bâton.
Gigantesque est un euphémisme. De gigantesques piliers taillés à même la roche et magnifiquement ornementés sont placés dans cette immense salle. C'est magnifique on ne peut le nier, pas même Legolas qui semble aussi abasourdi devant la beauté de cet ouvrage.
Regardez, le grand royaume de la cité des Nains de Cavenain, nous explique Gandalf.
Nous avançons avec un peu plus d'entrain nous sentant plus en sécurité dans cette salle que dans ces couloirs sombres et mal odorant. Nous nous sommes arrêtés pour nous restaurer puis certains décident de dormir. Comme j'ai dormi toute à l'heure je monte la garde mais Boromir semble contre cette idée et décide de s'asseoir à côté de moi.
Vous êtes ridicules, je dis à voix basse pour ne pas réveiller les autres.
Je vous demande pardon?
Vous avez l'occasion de dormir un peu et vous persistez à ne pas me faire confiance.
Vous ne faîtes pas confiance non plus.
Pas lorsque vous êtes prêt de l'Anneau, je vous l'accorde mais je ne remets pas vos capacités en question contrairement à vous.
Je ne remets pas vos capacités en doute.
Alors quelle est le problème.
Je doute pas de votre force,je doute de votre capacité à garder votre sang-froid lorsqu'il faudra vous battre.
Je ne comprends pas.
Un combat lors d'un entraînement si vous échouez ce n'est pas grave, vous vous relevez et vous recommencez. Lors d'une bataille si vous échouez vous mourrez. C'est aussi simple que cela. Sans parler de votre frère.
Quel est le rapport?
Vous vous dîtes prête à mourir pour le porteur de l'Anneau et je ne doute pas de votre parole, loin de là mais avez-vous penser à votre frère? Si vous devez choisir entre sauver votre frère ou la réussite de cette quête êtes-vous sûre de faire le bon choix?
Si effectivement je devrais choisir entre mon frère et Frodon je choisirais Frodon. J'ai fais le serment de le mener jusqu'à la Montagne du Destin et c'est ce que je ferais.
Même si cela implique la mort de votre frère ce qui veut dire dans ce cas que vous êtes la dernière descendante d'Isildur et donc que toutes les responsabilités qui pèsent sur les épaules de votre frère reposeront sur les vôtres.
J'accepterai mon sort aussi longtemps que cela sera nécessaire. Je sais ce que je dois faire et n'ayez crainte je serais également là pour vous sauver les fesses si c'est nécessaire. Maintenant allez vous reposer ou c'est moi qui y vais.
Il me jette un dernier regard et finis par aller se reposer. Je sais très bien ce que j'ai à faire, je n'ai pas besoin que quelqu'un me fasse la morale. Je sais très bien les risques que je prends et que cette Quête nous mènera peut-être tous à notre perte. Mais si nous ne prenons pas ces risques qui le fera? j'ignore depuis combien de temps nous sommes arrêtés, le temps semble complètement suspendu ici. Je décide de réveiller Aragorn.
Qu'est-ce qu'il y a ? me dit-il d'une voix ensommeillée
On devrait peut-être reprendre la route, plus vite on sera sorti d'ici plus vite on pourra prendre un vrai repos.
Tu as raison.
Il se lève et m'aide à réveiller les autres dormeurs. Ils tombent tous d'accord sur le fait qu'on doit sortir d'ici au plus vite. Nous continuons d'avancer dans cette magnifique salle. Toujours éclairer par le bâton de Gandalf mais au loin on arrive à distinguer un cercle de lumière. Nous nous dirigeons vers cette source et elle est dû à une petite fenêtre que l'on distingue dans une pièce.
Non! s'écria Gimli avant de se précipiter vers cette pièce.
Nous le suivons et on débouche dans une salle qui jonchent de cadavre de Nains et au milieu se tient une tombe en marbre blanc. Gimli tombe à genoux devant cette pierre et laisse ses pleurs envahirent le silence de la salle. Je pose une main réconfortante sur son épaule.
Ci-gît Balin, fils de Fundain, Seigneur de la Moria, nous dit Gandalf en lisant la gravure sur la pierre. C'est ce que je craignais.
Gandalf ramasse un livre et tente de déchiffrer les dernières lignes.
Il faut avancer, chuchote Legolas, ne pas s'attarder ici.
Laisse-lui quelques minutes, je lui dis en désignant Gimli. On est pas à cinq minutes près.
Ils ont pris le pont, commence Gandalf, et la deuxième salle. Nous avons barricader les portes mais cela ne les retiendra pas très longtemps. Le sol tremble, les tambours viennent des profondeurs. Nous ne pouvons plus sortir. Une ombre s'avance dans le noir. Nous ne pouvons plus sortir. Ils arrivent.
Tout le récit c'est fait dans un silence tendu jusqu'à ce qu'un grand fracas ne résonne non seulement dans toute la pièce mais à mon avis dans toute la mine. Nous attendons la fin de la chute du pauvre nain que Pippin à fait tomber en priant pour que rien ne nous arrive. Une fois le silence revenu et que rien de spécial ne se fait entendre, je souffle de soulagement.
Crétin de Touque! lui crie Gandalf. Jetez vous dedans la prochaine fois, cela nous débarrassera de votre stupidité.
Bon on est reparti, je dis en m'avançant vers la sortie
Mais un bruit m'arrête dans mon élan. Un "boom" retentit, puis un deuxième, puis ils s'enchaînent, suivi de cri de créatures que j'aurais préféré ne pas rencontrer tout de suite.
Des Orcs, nous dit Legolas.
Je fonce vers la porte pour voir s'ils sont loin mais j'ai juste le temps de ranger ma tête avant de finir avec une flèche dedans. Je tourne la tête et voit une bonne cinquantaine d'Orcs arrivés droit sur nous mais ce n'est pas tout. Je prends le battant de la porte pour essayer de les fermer.
Un coup de main, messieurs, je dis
Boromir et Aragorn se chargent de fermer les portes et Legolas me lance tout ce qui peut servir pour la consolider.
En fait, il ont un Troll des Cavernes, je leur dis.
Tu pouvais pas le dire plutôt, me dit Aragorn
Très bien, la prochaine fois je te laisserais la surprise.
C'est pas le moment, Alianor
C'est toi qui a commencé, je te rappelle.
Prépare-toi, au lieu de faire la maligne.
Je me place face à la porte et j'encoche une flèche. Legolas et Aragorn font de même et Gimli ne trouve pas d'autres moyen que d'exciter les Orcs qui sont en train de démolir la porte. Les Orcs réussissent à faire un trou dans la porte et nous en profitons pour décocher nos flèches nous savons qu'elles ont atteint leur cible quand des cris aigus résonnent. Je tire encore quelques flèches puis dégaine mon épée quand une marée noires d'Orcs entrent dans la salle. Mon cerveau s'est arrêté de réfléchir et je fais tout par automatisme. Je tranche des têtes, embroche des corps, coupe des membres et tout cela avec une facilité déconcertante. Puis le Troll entrent finalement dans la salle. J'ai un mouvement de recul en voyant cette immonde créature mais lorsque je la vois sur le point d'écraser Sam, je rejoins Boromir et mon frère pour tirer sur sa chaîne et l'en éloigner. Je suis rapidement obligée de lâcher la chaîne lorsqu'un Orcs me fonce dessus. Je lui plante mon épée dans la tête. Je me retourne et je vois Boromir être projeté contre un mur. Il tombe au sol sonné. Je me précipite vers lui et alors qu'il reprend connaissance un Orcs est sur le point de le tuer. J'arrive par derrière et tranche la tête de l'Orcs. Boromir me regarde surprise.
Je vous avez dit que je serais là pour sauver vos fesses, je lui dis en lui tendant la main.
Il l'accepte et je crois même voir un semblant de sourire. On retourne dans la mêlée je tue plusieurs Orcs pour ensuite me retrouver devant le Troll. Il me regarde de ses yeux vitreux. Je fais tourner mon épée dans ma main. Il lève sa massue au-dessus de sa tête et je m'écarte de justesse. Je grimpe sur la massue et le long de son bras pour ensuite atteindre sa nuque. Je lui plante mon épée dans le cou. Il hurle de douleur et essaie de m'attraper. Je l'évite de justesse encore une fois en sautant de son cou et pour atterir à l'étage du dessus. Je tombe sur deux Orcs que je me dépêche à tuer. Je me tourne vers le Troll qui se prépare à m'attaquer avec sa chaîne. Je roule sur le côté alors que la chaîne fouette l'air. Il le refait une seconde fois et la chaîne s'enroule autour du pilier. Legolas en profite pour lui monter dessus et lui tirer deux flèches dans la tête.
J'hallucine! je lui crie, c'était mon idée!
Trop lente! dit-il en sautant du Troll.
Je prends le temps de souffler quelques secondes et je me relève.
Alianor!
Je reconnais la voix de mon frère et je le vois me faire signe. Il m'indique le Troll qui a piégé Frodon. Aragorn n'y arrivera pas à temps. Je suis la plus près. Je me précipite sur Frodon tuant tous les Orcs qui se pointe sur mon chemin. Je saute pour atteindre l'endroit où se trouve Frodon et je me dresse entre le Troll et lui. Le Troll essaie de m'attraper, je m'écarte et lui entaille profondément la main. Il ne semble pas apprécier et de son autre main il m'envoie m'écraser contre un mur. Ma tête tape exactement à l'endroit de ma blessure et je sens le sang couler dans mon oeil. Je crois que cette fois-ci je vais vraiment avoir besoin de point de suture. J'essaie de me relever mais j'ai la tête qui tourne et je suis incapable de me tenir debout sans m'appuyer contre le mur. Quand j'arrive à me tenir à peu près droite, je me retrouve à nouveau par terre et un cri de douleur m'échappe quand un poids s'écrase sur ma jambe. Je passe un coup de manche sur mon visage pour enlever le sang et voir qui m'est tombé dessus. Je vois le visage inconscient d'Aragorn et en relevant la tête je vois Frodon se faire empaler par une lance.
FRODON! je crie
Je dégage ma jambe bloquée par Aragorn et je rampe difficilement vers Frodon. Je vois nos compagnons en finir avec les Orcs et le Troll et je me concentre sur Frodon. Des larmes me montent aux yeux que je vois qu'il ne bouge pas quand je le secoue.
Frodon! allez Frodon, vous êtes plus fort que ça!
Je le retourne et il ouvre les yeux. Je suis d'abord abasourdie puis un grand sourire apparaît sur mon visage.
Vous êtes en vie! je m'écrie en le serrant fort dans mes bras.
Oui je vais bien, me dit-il très surpris en tapotant sur mon bras.
Désolée, je lui dis en le lâchant. Je me suis laissée emportée.
Vous devriez être mort, lui dit Aragorn, cette lance transpercerait un sanglier!
Quel rabat-joie! moi je dis vive les Hobbits! Aoutch!
Je porte la main à ma tête.
Vous avez une sale tête, me dit Boromir
Vous vous êtes regardé avant de parler.
Dans tout les cas ce Hobbits est bien plus solide qu'il n'y paraît, sourit Gandalf
Frodon ouvre sa chemise et on découvre une cotte de maille argenté.
Du mithril, vous êtes très surprenant Monsieur Saquet, lui dit Gimli en rigolant.
Nous entendons le bruit des renforts qui sont sur le point d'arriver.
Vite! Au pont de Khazad Dûm! nous presse Gandalf
Aragorn m'attrape par le bras et je me retrouve rapidement sur mes deux pieds. Il ne me lâche pas et je doute fort d'arriver à mettre un pied devant l'autre sans lui. Le sang continue de me couler dans les yeux même en essayant de l'essuyer à chaque fois. Ma manche est rapidement imbibée de sang. Mais c'est le cadet de nos soucis puisqu'une fois rendu dans la salle des piliers des Orcs arrivent de nul part, des trous dans le sol ou dans le plafond et on est très rapidement encerclés. Ils sont trop nombreux et nous le savons. J'entrelace mes doigts avec ceux de mon frère. Il me jette un regard et me fais un signe de tête en accentuant la pression de ses doigts. Nous allons mourir mais pas sans se battre c'est une certitude. Les Orcs se tiennent à bonne distance de nous puis un grognement résonne dans la salle. Les Orcs s'agitent et aux deuxième grognement ils repartent des trous d'où ils sont arrivés. Gimli crie sa joie mais je pense que quelque chose qui est capable de faire fuir autant d'Orcs ce n'est certainement pas un cadeau pour nous. Une lumière rougeoyante brille au fond de la salle.
Quel est ce nouveau maléfice? demande Boromir
Un Balrog, un démon de l'Ancien monde dit-il
Je doute que ce soit un de vos amis Gandalf, je dis avec ironie
Cet adversaire est plus fort que vous
Donc définitivement pas un ami
Alianor! me réprimande mon frère
COUREZ! nous crie Gandalf
On ne se le fait pas dire deux fois. Cette nouvelle menace semble donner des ailes à tout le monde et c'est une véritable course entre nous et cette créature. Nous descendons un escalier et Boromir qui était devant moi bascula en avant. J'attrape sa cape et le tire vers moi de toutes mes forces et il me tombe dessus. Il se relève et me regarde avec surprise.
C'était quoi déjà? Ah oui je me souviens, "vous devriez être plus prudent"
Il lève les yeux aux ciels et me tend la main. Je l'attrape et il me redresse. Nous descendons l'escalier qui est raide, cabossé et pas plus large que deux hommes. Le Balrog est toujours à nos trousses et dégage une chaleur étouffante. Maintenant non seulement j'ai toujours du sang qui me coule sur le visage mais j'ai aussi de la sueur. Soudain tout le monde s'arrête devant moi et je rentre dans Aragorn. Je me décale pour voir le problème et je vois que l'escalier est séparé en deux.
Legolas saute le premier et fait signe à Gandalf de le rejoindre. Un grand fracas se fit entendre.
Je crois que le Balrog demande la permission d'entrer et j'aprécierais grandement qu'on soit parti avant qu'il n'entre alors sautez Gandalf!
Gandalf finit par sauter quand une flèche atterrit pile à l'endroit où il était. Manquait plus que les Orcs. Je crois qu'on est au complet maintenant. J'encoche une flèche et vise les Orcs je crois en abattre un, j'en suis pas sûre avec le sang qui me brouille la vision. Boromir saute avec Merry et Pippin en faisant s'effondrer un morceau de l'escalier. Aragorn lance Sam et veut faire la même chose avec Gimli. Je continue de tirer des flèches puis une fois le dernier tireur tuer je me tourne vers Aragorn. Je vais pour sauter à mon tour mais Aragorn me tire soudain vers l'arrière. Les morceaux de l'escalier sur lequel je me tenais à l'instant sont en train de terminer leur course dans la lave. Le trou est maintenant trop large pour qu'on puisse sauter ainsi.
Prend de l'élan, me dit Aragorn
Je vais pas y arriver, je lui dis
Il te rattrape en face, tu vas y arriver.
Je te jure que si je tombe, je viendrais te hanter jusqu'à la fin de ta vie.
Je remonte les quelques marches quand l'escalier se met à trembler. Je perds l'équilibre et je tombe à genoux. Un morceau du plafond s'écroule et brise l'escalier. En tout cas plus la peine de faire demi-tour. L'escalier tremble de nouveau et commence à se décrocher. Je vais pour me remettre debout.
Non, reste comme ça! me crie Aragorn. Tu fais contre-poids.
Si c'est ta façon de dire que j'ai pris du poids c'est vraiment pas le moment!
Non, il faut équilibrer la pierre!
Je comprends ce qu'il veut dire je monte les quelques marches à quatre pattes pour équilibrer un maximum. Une fois la pierre assez stable Frodon et lui se penche vers l'avant. Aragorn tourne la tête vers moi.
Cours vite! me dit-il avant de sauter.
Je dévale les marches à toute allure et saute dans le vide. Je suis trop courte mais mes doigts se referme sur la roche un peu en dessous de mes compagnons. Je m'agrippe de toutes mes forces quand je sens des mains entourer mes poignets. On me tire vers le haute et je retrouve la terre ferme. Enfin façon de parler.
Qu'on soit bien clair, je dis en essayant de retrouver mon souffle, la prochaine fois je saute la première et vous vous faîtes contre-poids.
Un rire nerveux leur échappe et on reprend notre course contre le Balrog. Nous traversons le pont de Khazad Dûm qui est extrêmement étroit. Je me retourne pour voir où mes compagnons en sont. Ils ont tous traversé et me rejoignent sauf Gandalf qui est encore au milieu du pont avec le Balrog juste devant lui.
Vous ne passerez pas! Je suis un serviteur du feu sacré, détenteur de la flamme d'Anor. Le feu sombre ne vous servira à rien flamme d'Udûn! Repartez dans l'ombre! VOUS NE PASSEREZ PAS!
Le Balrog s'avance ais le pont ne supporte pas son poids et il tombe dans le vide. Gandalf se tourne vers nous mais le Balrog fait claquer une dernière fois son fouet qui s'enroule autour de la cheville de Gandalf. Il bascule dans le vide et se rattrape au bord. Je veux me précipiter pour l'aider mais Legolas me serre dans ses bras.
FUyez pauvres fous
Et il tombe dans les profondeurs de la Moria. Le cri déchirant de Frodon me retourne l'estomac et j'ai l'impression de tomber moi aussi dans le gouffre. La chute de Gandalf me coupe le souffle et mes jambes cèdent sur mon poids. Legolas me rattrape de justesse. Il glisse un bras sous mes genoux et il me porte loin de la Moria et de ces ténèbres. Il ne me faut pas longtemps pour perdre connaissance.
