nomimie : Coucou,

Merci beaucoup pour ton commentaire, si tu savais la joie que j'ai eu lorsque je l'ai lu ! Ça m'a remonté le moral en flèche donc, un gigantesque merci ! C'est de ce fait que, je te publie rapidement la suite, j'espère que tu n'as pas trop attendu XD

Et t'inquiètes, j'ai la même passion que toi pour ce personnage, il est juste tellement adorable et TBS l'incarne à la perfection. Je suis heureuse que le Newt de The Glue te plaît ^°^

Bisous :*

SunWings : Tu m'as bien fait ricaner XD

Pour les invités, merci pour vos commentaires et je vous fait aussi des bisous !

Bonne lecture :)

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Chapitre V

Sur la piste, Thomas était agenouillé afin de lasser consciencieusement ses baskets. Du moins, il essayait. Voilà maintenant trois fois qu'il tentait désespéramment de les nouer, sans succès. Il ne pouvait s'arrêter de penser à la scène dans les vestiaires. Qu'est-ce qu'il lui avait pris, bon sang ? Pourquoi Newt avait eu cette réaction ? Qu'est-ce qu'il avait fait qu'il n'aurait surtout pas dû faire ? Qu'est-ce qu'on pourrait bien raconter sur lui ? Le blondinet ne palabrait jamais sur sa vie personnelle, difficile de tenir des paroles médisantes à son propos, dans ce cas. Alors, pourquoi cette crise de panique ?

« - Thomas ! Aboya l'entraîneur. »

Ce dernier se redressa brusquement. Grosse erreur, il flancha mais Minho l'attrapa par le col avant que la face du brun eut mangé le sol. Thomas soupira de soulagement puis baissa les yeux sur ses maudites baskets. Il grogna de frustration lorsqu'il vit ses lacets, ceux de sa chaussure gauche et ceux de celle de droite, noués ensemble. De ses paumes, il frotta son visage puis recommença le processus infructueux qui était, pourtant, réaliser un simple nœud.

« - Euh, tu te sens bien, Thomas ? Demanda soucieusement Minho.

- Oui, oui. »

Une fois la tâche accomplie, il vérifia plusieurs fois et se dirigea à l'encontre du coach afin de lui donner son autorisation d'intégrer le club d'athlétisme. Puis, il se plaça sur son couloir, Minho à ses côtés.

« - Le vieux t'a interpellé plusieurs fois, tout à l'heure.

- Le coach ?

- Ouais. Qu'est-ce que tu as ? »

L'image de Newt apparut dans son esprit, il le cherchait du regard dans les gradins. Devrait-il en parler à Minho ? Il était le meilleur ami du blond, il devait forcément connaître les tourments de celui-ci. Les tourments, Thomas avait pensé à ce mot sans réfléchir. C'était évident, Newt était absolument terrifié dans les vestiaires, il désirait dissimuler coûte que coûte le sujet effleuré inconsciemment par Thomas.

Il croisa le regard ambré du délégué. L'adolescent détourna vivement la tête, Thomas, lui, continuait de le détailler tout en réfléchissant. Il aperçut Newt se tortiller les doigts avec nervosité. Il avait pris sa décision, il en parlerait avec Minho.

« - Je te le dis plus tard, d'accord ? »

Devant le regard sérieux de Thomas, la curiosité de l'asiatique fut piquée, il acquiesça.

« - Bon, nous commençons par un 100 mètres pour le nouveau. Vous courez avec lui, il faut lui montrer le niveau de l'équipe, O.K ? Ensuite, nous enchaînerons sur le 200 et le 400 mètres. Edison, je te chronomètre. Prêt ? »

Thomas prit une grande inspiration, il essaya de calmer vainement les battements de son cœur. Le palpitant s'affolait contre sa poitrine alors que le brun n'avait même pas commencé à courir. La course, Newt, la course, Newt, il ne parvenait plus à faire un semblant d'ordre dans ses pensées chaotiques. Il ferma les yeux, faisant le vide dans son esprit.

Il lista les musiques qui procédaient à faire réagir son corps instantanément, cela le calma.

Le sifflet du coach retentit, Thomas ouvrit ses paupières et il s'élança instinctivement sur la piste. Il était exalté par la sensation du vent dans ses cheveux et sur chaque parcelle de son corps, alors qu'il fouettait l'air de ses bras. L'impression qu'il respirait, qu'il vivait de nouveau fut intense. Il renaissait. Il se sentait voler, pousser des ailes. L'euphorie s'empara de tout son être, il se laissa porter. Miracle, Julian Perreta résonnait en lui et l'inspira, il discernait les instruments qui l'encourageaient dans son sprint.

Tout ce qui lui importait, c'était les battements incessants de son cœur, le vent sur sa peau et l'horizon. Aller toujours et encore plus loin, ne jamais s'arrêter.

Il n'avait plus couru depuis le décès de sa mère.

Une personne semblait l'appeler. Le coach. Il s'arrêta, il comprit alors qu'il avait largement dépassé les métrages prévus. Il retourna en arrière, essoufflé mais heureux. Minho se postait aux côtés de l'entraîneur, ébahi. Thomas se rendit enfin compte du silence qui l'entourait, jusqu'aux applaudissements du Vieux et de Minho. Des cris saluèrent la performance stupéfiante du brun. L'asiatique était épaté, l'homme à l'accent hispanique considérait son chronomètre et d'une joie sans nom, s'écria dans sa langue natale :

« - ¡ Eres deslumbrante ! »

Le silence qui avait régné quelques secondes auparavant, fut vite balayé par les exclamations interminables des lycéens. Ils étaient tous levés, les poings brandi vers le haut ou bien, ils sautaient dans les airs.

Thomas vit le sourire que lui adressa Newt. Il était comblé.

Le coach lui mît son appareil de précision servant à mesurer le temps, sous le nez.

« - Regardes ça ! C'est toi qui a fait ça, mon garçon, toi ! »

Il embrassa l'instrument et partit dans un rire assourdissant. Minho arqua un sourcil, regardant narquoisement l'homme enflammé à sa gauche.

« - Tu as bien fait de ne pas avoir baissé les bras pour intégrer l'équipe en milieu d'année, reprit le Vieux, tu as un avenir très prometteur ! »

Il reçut de nouveau une flopée d'éloges, certaines en espagnol.

Thomas finit l'entraînement avec des records tout aussi encourageant. Il ne remarqua pas le regard appuyé que lui administrait Newt durant ces deux heures de courses effrénées.

oOo

La portière du casier claqua dans un bruit sourd. Thomas baillait sans grâce auprès d'un Minho impatient. Le brun rangeait ses livres de cours alors que l'asiatique l'attendait. Il sautillait sur place, le ventre creux. Thomas l'entendait gronder, il pouffa. L'adolescent aux yeux plissés lui lança un regard peu amène. L'estomac de l'épatant coureur protesta à son tour et Minho sourit de toutes ses dents.

« - Et ouais, ça donne faim la course. Alors au lieu de te foutre de moi, dépêches toi ! »

Il prit la décision de cesser l'attente qu'il faisait subir sadiquement à son ami, ayant éventuellement, affreusement faim.

« - Newt, il ne mange pas avec nous ?

- Non. Il voulait être seul. »

Thomas l'interrogea du regard. Minho eut un rictus.

« - Je te montrerai ce qu'il fait, t'en fais pas. Hé, toi d'ailleurs, tu ne devais pas me raconter un certain truc ? Se rappela l'adolescent en bousculant Thomas de son épaule.

- Si…, répondit le concerné peu enclin à aborder le sujet, finalement. »

Oh et mince, il voulait savoir.

« - Dans les vestiaires, il…

- Tom-Tom, Minho ! Entendit Thomas alors que la personne, l'origine du dérangement, sauta sur son dos. »

Il attrapa à temps les jambes de Thérésa qui avait risqué une jolie galipette arrière. Le brun ne put s'empêcher de penser que la jeune fille était vraiment trop tactile. Après tout, même si la personne en face de nous nous attirait, de la retenue était exigée, non ? Ce qui le dérangeait vraiment, c'était qu'il se connaissait à peine et qu'elle se permettait de lui sauter dessus, en comparaison, Newt, gardait consciencieusement ses distances. Ils étaient amis pourtant, non ? Bizarrement, lorsque Thomas songeait à sa relation avec Newt, le terme « amis » ne s'appliquait pas, ils étaient encore bien trop distant l'un avec l'autre. Néanmoins, le délégué lui avait prêté un t-shirt, signe qu'il ne le détestait pas vraiment, il lui avait également sourit, Thomas avait réussi à le faire rire, avant de déclencher une crise inconnue chez le blond. Il soupira, attirant les regards curieux de Thérésa et Minho. La brunette descendit du dos de l'adolescent qui avait fait office de cheval durant ce laps de temps.

Heureusement pour lui, la jeune fille et l'asiatique ne lui posèrent aucune question. Thomas les remercia intérieurement. Le petit groupe se dirigèrent au self.

A peine franchi les battants du self-service, un garçon de leur âge, de forte corpulence galopa à leur rencontre. Il arborait une légère barbe et avait une tignasse brune, sa peau était noir comme ses yeux, il souriait.

Minho lui flanqua une tape amical sur le bras.

« - Frypan ! Tu vas bien ?

- Ouais tocard, la nourriture est toujours à désirer ici, mais bon. »

Minho s'esclaffa accompagné par ledit Frypan. Le brun nota que le jeune homme possédait un rire comparable à un grognement animal.

Aidé par l'air perdu de Thomas, le coréen décida de les présenter.

« - La Tache, je te présente Siggy, alias Frypan ou Poêle-à-frire si tu préfères. »

Thomas les regardait avec désarroi.

« - Je t'expliques, je tiens un restaurant avec mon père. Tu n'auras qu'à venir, c'est délicieux, expliqua Siggy.

- De un, c'est un fast-food, de deux, arrête ta publicité, tout le monde peut assembler du steak avec de la moutarde entre deux tranches de pains, railla Minho.

- Attends, c'est celui qui a failli brûler sa cuisine qui me sort ça ? »

L'asiatique se renfrogna et afficha une mine faussement boudeuse :

« - Ce n'était qu'un pure accident.

- O.K, ne jamais venir manger chez Minho, se cita pour lui-même Thomas.

- Je ne comptais jamais t'inviter de toute façon ! Répliqua le concerné.

- Ça m'étonnerait, agrémenta Siggy, ce gars organise des fêtes à tout va. »

Il rit en ébouriffant les cheveux d'un Minho bougon.

Les présentations étant faites, le petit groupe se servit et s'assit à une table de libre. Thomas examina son plateau : Siggy avait cruellement raison. Il crevait de faim et devait ingurgiter une substance inconnue, d'une couleur verdâtre assez douteuse. Il plissa le nez et se pencha sur ce qui était censé représenter un déjeuner. « Manger sainement », c'était bien la phrase qu'ils revendiquaient à l'entrée du self ? Il avait des doutes concernant leur façon de pensée. Laissant de côté ses chichis, il empoigna sa fourchette et dégusta du mieux qu'il pouvait son repas. D'une certaine appréhension, il avala lentement sa bouchée. Thomas haussa finalement une épaule.

« - Verdict ? S'amusa Minho devant les manières comiques de son ami.

- Mangeable. »

Ils ricanèrent en avalant le contenu de leur assiette.

« - J'ai une question, avoua Thomas.

- Tu as toujours des questions, tocard.

- Et alors ? Attends, pourquoi « tocard » ?

- On s'appelle comme ça entre nous, expliqua Frypan accompagné d'un clin d'œil. Tu fais parti de la clique maintenant. »

Sur ce, il se saisit de la carafe argentée et se servit de l'eau sous les yeux figés de Thomas. Cet imbécile souriait bêtement. Il avait des amis, son cœur se réchauffa à cette pensée. Du plus loin qu'il pouvait se souvenir, il ne se rappelait pas avoir entretenu une amitié sincère comme il le partageait avec les garçons, assis en face de lui.

« - Alors, ta question ? Demanda impatiemment Minho.

- Oui, oui. Voilà, c'est à propos de Newt. »

Les garçons froncèrent les sourcils, Thérésa leva les yeux de son dessert pour les braquer sur le brun.

« - J'ai l'impression qu'il ne m'apprécie pas. Il est comme ça avec tout le monde, ou juste avec moi ? Ou alors, il est timide ? Il garde ses distances avec moi et je ne comprend pas très bien pourquoi. »

Minho échangea un regard avec Siggy, celui-ci fit de même avec Thérésa. Ils se regardèrent tour à tour, avant d'éclater de rire. Les prunelles chocolatés de Thomas fit la navette entre ses camarades.

« - Tu poses beaucoup de questions et, en plus, tu n'as aucune mémoire, se moqua Minho. Tu m'avais demandé pourquoi Newt semblait si sympathique il y a de ça quelques semaines, je t'ai répondu qu'il est comme ça, il aime aider les gens, on n'y peut pas grand chose. Je t'avais aussi révélé qu'il est un tantinet asocial.

- Comment on peut être asocial et adoré dépanner des personnes ? »

Minho joignit ses mains et posa ses coudes de part et d'autre de son plateau, semblant choisir les mots adéquats pour éclaircir le brun.

« - Ce n'est pas parce que tu es inadapté à la vie sociale que tu la détestes pour autant. Tu vois ce que je veux dire ? »

Deux billes noisettes totalement perdues lui répondirent.

« - Pour faire court, il préfère éviter le contact avec les autres mais ne le déteste pas forcément. »

Thomas médita sur l'explication de Minho.

« - En gros, il en a peur ? »

Le coréen marqua un temps, ouvrant la bouche puis, la referma. Il balaya d'un geste de la main la déduction du brun.

« - Vois ça avec lui. Il ne te déteste pas, c'est tout ce que je peux te dire.

- Min' a raison. Tu sais, Newt était comme ça avec moi aussi, au début. Je peux te dire que quand tu le connais ensuite, il est une toute autre personne ! S'exclama Siggy. »

Thomas ne demandait que ça, le connaître. Il devrait peut-être laisser un peu de temps au blond ? Il fallait qu'il apprenne à être patient et malheureusement, ce n'était pas son point fort.

« - Dit, Thomas, tu ne voulais pas voir ce que faisait Blondie ? »

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Les poings enfoncés dans les poches, il se demandait quelle idée avait pu traversé Newt pour déjeuner dehors, dans le froid, et seul, de plus. Il claqua des dents en suivant Minho et Siggy. Thérésa était partie retrouvée une amie, Thomas en fut étrangement soulagé. Il la trouvait sympathique, mais ses joues et son dos pouvaient enfin se détendre. En effet, la brunette ne cessait de l'embrasser ou de l'étreindre. De ce fait, il pouvait profiter d'une brève délivrance en cet instant, jusqu'à la récré de l'après-midi, la fin des cours. Elle sauterait sur lui pour réclamer son dû : une bise.

Blasé, il releva la tête lorsque Minho le poussa légèrement de l'épaule. Il vit alors un adolescent de son âge, ses mèches couleur miel brillaient à la faible lueur du soleil, un crayon à papier en main. Les traits fins de Newt affichaient une moue concentrée. De la fumée s'échappait d'une canette posée à ses côtés.

Thomas en fut hypnotisé.

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Un filet de fumée dansait dans l'air. Un certain blond regardait le ballet de nicotine s'offrir sous ses yeux sombres. Il tira une dernière fois puis enfonça son mégot dans une canette vide. Dans la mâtinée, Newt avait du sortir toutes ses cartes afin d'attendrir l'asiatique de l'aider pour les sciences et vie de la Terre, matière qui semblait le détester autant que lui-même l'abominait. De la sorte, l'intégralité de ces foutues matières scientifiques. Il avait dû sacrifier son heure de révision pour Thomas, il n'allait pas se mentir, il bénissait le brun. Il aurait dû entreprendre la tâche sans l'aide de son meilleur ami mais, cela était impossible. Il avait bien essayé, seulement, dès qu'il vit le titre de sa leçon de mathématique : Analyse, dérivations, il avait abandonné. Assurément, il le confirmait, il dérivait. Il s'était donc tourné sur sa passion, l'art.

De ce fait, Newt laissait glisser habilement la pointe de son crayon sur une feuille de son carnet à dessin, qui n'était qu'un malheureux cahier de brouillons. Son imagination bloquée quotidiennement par des chiffres, des formules, des problèmes et autres joyeusetés, et en cet instant, elle s'écoulait sans aucune limite à travers les doigts de l'adolescent.

Il possédait une âme artistique indéniable, et ses parents le savaient parfaitement, le problème étant manifestement là.

A ses côtés reposait fièrement une sacoche noir. Il ne s'en détachait ô grand jamais, comme ses dessins, évidemment.

L'objet en son sein lui faisait sans nul doute de l'œil. Incapable de résister à l'appel de son appareil photo, il le sortit en toute délicatesse de son « logis ».

Newt le positionna comme il se devait puis découvrit un Monde nouveau par le biais de son objectif.

Un merveilleux volatile picotait le bitume avant de s'aventurer sur la pelouse où un petit blond le visait de son appareil à bas de gamme. Un pigeon blanc. Il paraissait le regarder de ses petits yeux craintifs mais, il ne bougeait pas d'une plume. Newt le compara à une colombe, lorsque la petite créature se décida à pivoter afin de picorer l'herbe sous son bec, il vit alors une légère tâche brune sur son aile droite.

Il appuya sur le déclencheur, immortalisant ce moment. Puis, il s'envola.

Newt soupira.

« - Désolé, je crois que c'est moi. Tu as la fibre artistique ? »

Le blond jura en posant sa paume sur son cœur, affolé.

« - Oh, merde, tu m'as fais peur, Thomas. »

Ce dernier ricana en se plaçant aux côtés de Newt.

Minho et Siggy les rejoignirent.

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Alors, ça a été ? Vous avez vu, j'essaye de faire encore, de plus en plus long, en même temps, j'ai été inspirée sur ce chapitre XD

Voilà, j'espère qu'il vous a plu, j'attends vos impressions avec impatience ! :)

Timy.