Cette mise en page... Ouuuuh, vraiment... -.-
Enfin bon... Voici un nouveau chapitre! ^^

Je vais soit me faire des amis avec celui-là, ou l'inverse, me faire plein d'ennemi, qui me lanceront plein de tomates... o-o A voir...

En tout cas, merci à ceux qui me liront, et j'espère recevoir vos commentaires très bientôt! ^^ (si du moins, envie de poster un commentaire il y a... OAO" )


Misaki Takahashi

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Jour 1...

Misaki rouvrit de nouveau les yeux, l'esprit extrêmement embrouillé, et souffrant d'un horrible mal de crâne. Il se trouvait en position allongée, sur le dos, et recouvert d'une piteuse couverture.
Il porta sa main à sa tête, qu'il massa du mieux qu'il put, essayant tant bien que mal de calmer la douleur lancinante qui ne faisait qu'empirer de secondes en secondes.

"Où... Où est-ce que je suis...?"

Sa mémoire était floue, et seules des taches de couleurs lui permettaient de se remémorer ses souvenirs...
Il n'était pas réellement en état de réfléchir, et pour une raison inconnue, il se sentait terriblement fatigué. C'était une étrange sensation, incomparable à la fatigue ordinaire, qui ne faisait que donner une envie de fermer les yeux, et de se coucher.
Non, là... C'était comme si tous ses membres avaient le poids d'un sac de briques, et la seule chose qu'il put faire, c'était reposer sa tête à nouveau sur...
Sur quoi exactement...?

De sa main libre, il tâta faiblement l'objet sur lequel reposait sa tête.
Un oreiller...?
Il plissa les yeux, et essaya de discerner ce qui l'entourait, malgré la pénombre qui régnait dans la pièce.

"Il fait trop sombre... Où est-ce que je suis?"

Il était couché sur une sorte de lit. Et ce lit n'était en aucun cas celui d'Usagi, le sien, ou encore son ancien lit, chez Takahiro.
Alors...? Où se trouvait-il?

Avec un énorme contrecœur, il s'appuya difficilement sur ses bras, et se redressa, luttant contre cette incroyable envie qui lui dictait de se recoucher, et d'attendre.

Cet endroit... Il ne le connaissait pas...
Cette pièce... Il ne l'avait jamais vue de sa vie. Même s'il ne discernait que très peu de choses dans la salle, il en était sûr : il n'était jamais venu ici.
Il examina ainsi son environnement plus attentivement, sentant la fatigue se calmer au fur et à mesure qu'il se tenait redressé.

Tout d'abord... Ce lit.
Quoique... Avait-ce seulement l'appellation de lit? Le matelas était presque inexistant, seule une sorte de petit tapis, comme ceux que l'on trouvait dans les salles de sport, était présent à la place. Pour ce qui était des lattes... Il n'y en avait pas. C'était un dur morceau de métal, qui avait l'air vissé au mur.

C'en était... Vraiment troublant... Ce genre de lit... Est-ce que ça existait, au moins...?

Il déglutit difficilement, une boule d'angoisse commençant à se former dans son ventre.
Où... Etait-il?
Qu'est-ce qu'il faisait ici...?

Sa respiration s'accéléra légèrement, suivie de près par ses battements de cœur.
A tâtons, il suivit l'un des murs, attendant que ses yeux finissent par s'habituer à l'obscurité. Assez rapidement, il toucha du bout des doigts un premier meuble, qui semblait être une sorte d'armoire.

Il resta un instant sans bouger, fixant l'objet d'un air vide.

"Est-ce que... Je devrais l'ouvrir?"

D'un autre côté... Peut-être aurait-il sa raison de sa présence ici... Mais de l'autre, était-ce vraiment une bonne idée? Il sentit son courage faiblir, au simple souvenir de l'étrange lit qui se trouvait à quelques pas de lui.

Ce genre de lit... N'était pas normal.
Sa situation... N'ETAIT PAS NORMALE!
Tout d'abord, il n'était pas chez lui, et de plus, se trouvait dans un endroit totalement inconnu, dans une obscurité presque totale...

Il s'adossa au mur, et se laissa glisser, ramenant doucement ses mains à ses tempes, puis fermant les yeux, à la recherche de sa présence dans un endroit pareil.
En premier lieu... Se souvenait-il de quoique ce soit?

...
Il était sorti pour faire les courses... Ca, au moins, c'était un souvenir très clair...
Et ensuite... Ensuite...

""Tu as peur, n'est-ce pas?""

Il eut un sursaut, qui le fit taper son crâne contre le mur.
Douloureusement, il se tint la tête entre ses mains, massant la potentielle bosse qui allait se former par ce choc.
Cette voix... Elle avait résonné dans tout son esprit, frappant chaque paroi une à une.
Rapidement, il sentit peu à ses souvenirs revenir, et cette fois, pas seulement sous forme de simples tâches...

"Oh... Oh non..."

D'une manière très vive, il se releva, et resta collé au mur, son seul repère de la pièce.
Il s'était fait... Enlevé...
Il s'en rappelait, à présent...

Il porta la main à son poignet, constatant effectivement une marque d'attaches, confirmant malheureusement ses craintes.
Ce dont il se souvenait... N'était pas un simple cauchemar... Et sa présence dans cette sombre pièce était déjà assez pour le prouver!

Il toucha également ses chevilles, qui portaient les mêmes marques que ses poignets.
Il avait bien été attaché avant...

"Non... Ca ne peut pas être vrai..."

Oui... Ce genre de choses n'arrivait qu'à des personnes importantes, n'est-ce pas...? Il n'était qu'une personne normale, tout à fait dans la norme, le moule de la société...
Qu'avait-il donc fait pour se retrouver ici?!
Il sentit sa panique remonter dangereusement, tout pendant qu'il jetait des regards emplis de peur autour de lui.
Il devait... Sortir d'ici... A tout prix... Sinon...
Sinon, qui pourrait prédire ce qu'il pourrait lui arriver?

A cette pensée, son cœur eut l'air de tomber de dix étages. Ce qu'il pourrait arriver... Non, il ne voulait même pas savoir! S'il y avait bien une chose qu'il voulait savoir, c'était comment sortir d'ici!

"Du calme... Ca va aller... Hein? Il ne va rien... Arriver..."

C'était bien facile à dire! Comment se calmer dans un endroit comme celui-ci?!
A contrecœur, il reprit ses recherches, et continua de suivre le mur, en contournant soigneusement l'étrange armoire.
Avant de toucher... Quelque chose de plus froid.

Etait-ce la porte?!
Mû par une nouvelle énergie, il passa rapidement ses mains sur la surface gelée, avant de se figer, sentant finalement sous ses doigts quelque chose qui s'apparentait plus qu'assez à une poignée de porte.

"Oh c'est pas vrai!"

Il ne réfléchit pas un seul instant, et abaissa la poignée, qui...
Resta presque immobile sous sa main.

"Verrouillé..."

Evidemment... A quoi s'attendait-il, hein?! A ce que la porte s'ouvre, et qu'il puisse sortir aussi facilement?!

Il se frappa mentalement, étonné de sa propre stupidité.
Comment aurait-il pu croire une seule seconde que cela soit aussi simple, hein? Et puis même, s'il avait réussi à sortir, où serait-il allé? Il ne savait même pas où l'endroit était situé au Japon!

Si du moins... Il se trouvait encore au Japon...

"Du calme! Arrête d'y penser, trouve une solution!"

C'était malheureusement ce qu'il tentait de faire depuis maintenant... Combien de temps, de toute façon? Il redressa son bras, et remarqua l'absence de sa montre, qu'il avait pourtant bien mise avant de partir.
Dans le même élan de panique, il passa sa main sur la poche de son pantalon, pour également constater l'absence de son portable.

"Non... C'est pas vrai!"

De même pour ses autres poches, il ne possédait plus rien. Que ce soit ses clés, son argent... Non, il n'avait plus rien. Son sac était également porté disparu.
Oui, en clair, tout ce qu'il lui restait était bel et bien ses vêtements... On l'avait fouillé, et on l'avait dépouillé de ses affaires...

Si ce n'était qu'un vol, pourquoi était-il encore enfermé?! A quoi rimait tout ça?!

Il se rapprocha de la porte, et recommença à abaisser la poignée une seconde fois.
Toujours verrouillé. Normal...

"Je dois sortir d'ici!"

Il porta ses mains à la porte, et remarqua avec horreur qu'elle était en métal, et surement très épaisse, ce qui excluait la possibilité de défoncer cette dernière.
Il frappa la porte de son poing, incapable d'accepter le fait qu'il devait juste abandonner, et attendre sagement.

"Je ne peux pas rester ici les bras croisés!"

Après tout... Il avait déjà vécu quelque chose de similaire...
Enfermé dans une salle du manoir Usami, il avait bien tout tenté pour sortir! (Bien qu'il fallait l'avouer, la gravité de la situation n'était strictement pas la même...)

"Non, je ne peux pas juste attendre!"

Il reprit la poignée entre ses deux mains, et tenta de la forcer, usant ainsi de toute la force qu'il avait gardé jusque là. Il en vint même à poser son pied aux côtés de la porte, pour la tirer plus facilement!
Il était hors de question qu'il reste ici... Qui sait ce qui lui arriverait après?!
Il lui suffisait de se rappeler ce qu'il s'était passé juste avant son réveil pour qu'il tire de plus en plus fort...
En vain, cependant.
Cette porte... Etait juste impossible à forcer.

-"Je ne peux pas abandonner..." C'était juste un murmure, tandis qu'il se laissait tomber devant la porte, la tête reposant sur cette dernière.

De rage, il porta un nouveau coup sur la partie métallique devant lui.
Pourquoi lui? Hein?!
Puis un deuxième.
Qu'avait-il fait?!
Un troisième.

-"Qu'est-ce que je fais ici, hein...?!"

Et enfin... Il commença le geste pour lancer le quatrième... Avant de se stopper totalement, figé par ce qui venait d'apparaître.
De la lumière... De la lumière sous la porte!

De peur, il se recula, et resta au sol, dans la terrible attente de ce qui allait se produire.
Etait-ce une fausse alerte...? Ou la porte...
Allait vraiment s'ouvrir?
Et si la porte, s'ouvrait, alors-

Un cliquetis interrompit ses pensées, et il sentit son sang se glacer à chaque petit bruit qu'il entendait... Qu'il entendait, là, sur la porte!
On allait ouvrir... C'était évident!

Aussitôt, il se mit soudainement à regretter tout le bruit qu'il avait pu faire, persuadé que c'était bien cela qui avait fait venir celui qui l'avait enfermé dans cette pièce... Oh, n'aurait-il pas pu juste rester assis sagement sur son lit?!
Qu'est-ce qu'il ferait, hein, s'il avait juste creusé sa propre tombe?!

De nouveau pris par une sorte d'angoisse, il continua de se reculer, toujours sur le sol, jusqu'à atteindre avec horreur un mur derrière lui.
Voilà... On ne pouvait pas être plus piégé!

Le brun arrêta presque de respirer, quand il vit la porte s'ouvrir doucement, laissant ainsi apercevoir une ombre, parmi l'explosion de lumière causée pour l'ouverture de celle-ci.
Il ne bougea pas d'un pouce, et resta ainsi, ébloui, les yeux presque fermés.

-"Mais quel garçon bruyant~..."

Il se figea davantage, juste au son de cette voix.
Cette voix... C'était...
C'était bel et bien celle qu'il avait entendue à son premier réveil!

Il rouvrit difficilement ses paupières, gêné par la lumière, trop forte pour qu'il puisse s'adapter rapidement.

L'autre entra finalement dans la pièce, et referma la porte juste derrière lui.
L'obscurité était de nouveau présente... Et cette fois, avec son ravisseur dedans!
Encore pire : Il était définitivement piégé! Sortir lui était définitivement impossible!

"Oh non... Oh non..." C'était tout ce qu'il était capable de penser, alors que des bruits de pas commencèrent à se faire entendre.

Il releva la tête, et réussit à percevoir la silhouette de l'homme s'approcher de lui.
Incertain, il commença, la voix tremblante, signe de la peur qu'il commençait à ressentir:

-"Je... Je... Je ne suis pas la personne que vous cherchez, je ne vous connais pas, je...
-Je sais... Je sais."

La réponse fut pratiquement immédiate. Etrangement, malgré la situation, l'étudiant parvint tout de même à remarquer un léger accent russe de la part de son interlocuteur... C'était loin d'être le moment pour quelque chose de ce genre!

Assez vite, l'autre parvint juste devant lui, faisant monter d'un coup la garde et la méfiance de Misaki.
Il ne pouvait rien faire...! Même avec les mains et les chevilles déliées, les yeux débandés... Il était toujours enfermé dans cette salle, avec cet homme avec lui!
Il n'aurait jamais eu aussi peur, s'il savait que la porte était déverrouillée! Cependant, là, il était parfaitement conscient que s'il tentait n'importe quoi, il serait tout de même coincé, avec LUI dans la salle, et qu'il prendrait de suite le revers de la médaille!
De plus... Il suffisait de voir la différence de carrure pour savoir d'avance lequel des deux remporterait le corps à corps...
Déjà qu'il ne résistait pas à Usagi, il était clair que là, ce n'était même pas la peine d'essayer!

Il baissa les yeux, conscient de ce qu'il risquait, s'il contrariait son ravisseur.
Cette fois... Non, cette fois, il était bien probable que des cheveux tirés sur le côté, ou une simple gifle ne suffisent pas à cet homme... Alors il devait se montrer particulièrement prudent, exactement comme s'il se trouvait sur un terrain miné.
Un terrain miné... Avec une mine tous les 30 centimètres!

Pour la énième fois, il sursauta lorsqu'il sentit une main caresser ses cheveux, toujours dans le silence le plus complet.
Il était clair que son kidnappeur avait réellement prévu de le mettre mal à l'aise! Et cela marchait plus que bien!

Misaki reprit, de plus en plus hésitant :

-"Qu... Qu'est-ce que vous voulez de moi...? Je ne-
-Shhhhh..."

Un doigt s'était placé sur ses lèvres, pour lui intimer le silence.
Une situation qui ressemblait en tout point à celle qu'il avait vécu après son premier réveil... Sauf que cette fois-ci, il savait que c'était bien plus sérieux.
Il n'avait pas besoin d'être très intelligent pour le deviner!

-"Tu sais... J'aime beaucoup le silence. Tu n'as pas besoin de parler, n'est-ce pas?"

L'étudiant frissonna lorsqu'il sentit le contact de cette main resserrer sa prise sur son crâne, preuve évidente qu'il n'aurait surement pas dû ouvrir la bouche...
Mais pourquoi, dans ce cas, était-il...?

Il préféra se taire, et attendre, dans l'angoisse d'une quelconque "punition"...

-"C'est bien... Tu comprends vite."

Comprendre...?
Comprendre quoi exactement...?!
Et puis soudainement, il se rappela de ce que cet homme lui avait dit avant qu'il ne s'endorme une nouvelle fois : "Quand tu te réveilleras, mes règles prendront effet..."

"Des... Des règles?"

Est-ce que... Par "silence", l'autre lui signifiait clairement qu'il ne souhaitait pas qu'il parle?
"C'est pas possible... Il doit bien avoir besoin de moi pour quelque chose!"

Oui, sinon, pourquoi serait-il enfermé dans cette pièce?
Le brun serra les dents, conscient que ce qu'il allait faire était probablement une énorme erreur, mais c'était impossible de rester sans rien faire comme il le faisait : Il devait savoir la raison de sa présence dans cet endroit, et s'il le pouvait, essayer de s'enfuir quand l'occasion se présenterait!
Il ouvrit une seconde fois la bouche, et recommença, hésitant :

-"Qu'est-ce que vous voulez...? Je ne vous connais même pas, et-"

Misaki n'eut même pas le luxe de continuer : une seconde main s'était emparée de son menton, et le força à lever la tête.
Ainsi, il se retrouva face au visage de son kidnappeur, néanmoins caché par la faible luminosité, et dont les yeux semblaient percer son âme, tant ils étaient implantés dans les siens. De plus... Le regard qu'il recevait était rempli de haine, de colère, et d'autres sentiments qu'il était possible de décrire par des mots ressemblants.

Il sentit son cœur commencer à battre à toute allure, tandis que son esprit commençait à comprendre de plus en plus la situation dans laquelle il se trouvait. Maintenant, il en était sûr : il aurait mieux fait de fermer sa bouche!
L'homme lui avait même envoyé un message secret pour ça!
Pourquoi avait-il donc tout de même décidé de lui soutirer une information?! C'était devenu du suicide!

-"Oh, peut-être pas, finalement..."

A son plus grand malheur, toute note moqueuse avait disparu dans le ton de cette phrase, ce qui lui fit comprendre qu'effectivement, il avait commis une grosse erreur...

-"Je vais essayer d'être plus clair, d'accord? J'espère que tu m'écoutes bien, car je ne répéterai rien, c'est compris?" La prise sur son menton s'empira, le faisant grimacer de douleur, pendant qu'il tentait d'hocher la tête du mieux qu'il pouvait, signe de son écoute.

-"Voilà... Au cas où tu aurais oublié notre première conversation... Je t'ai parlé d'un certain jeu auquel nous jouerions ensemble, avec mes règles... Je me rappelle aussi avoir dit que ces règles prendraient effet à ton réveil. J'ai raison?"

Misaki ne put qu'encore hocher la tête, ressentant de nouveau la prise sur son menton se resserrer, le faisant gémir d'inconfort.

-"J'ai aussi dit que j'aimais beaucoup le silence... Le silence est une des premières règles de mon jeu. Tu ne parleras jamais, sauf si je t'en donne l'autorisation. Jusque là, tu as réussi à suivre?"

Il opina silencieusement, sentant la peur lui dévorer peu à peu les entrailles. De plus, le brun faisait de son mieux pour ne pas croiser le regard de celui en face de lui, dans la peur d'une autre réaction comme celle précédemment...
Et si c'était une autre règle, hein...?

-"C'est très bien... Mais..."

"Que... Quoi, encore...?"

L'étudiant eut un frisson, rien qu'à l'entente de ce "mais", et leva doucement les yeux vers son kidnappeur, dont l'expression avait largement changé depuis la dernière fois où il avait posé son regard sur lui.
... De la...
De la folie... De la folie pure.
Ses yeux avaient perdu tout aspect humain, et un grand sourire avait pris place le long de ses lèvres, tandis que ce dernier laissa passer son doigt sur la joue du plus jeune, savourant la peur qui était plus que visible sur son visage.

"Non... Pitié, faites qu'il ne se passe rien...!" c'était une prière silencieuse qu'il avait faite, mais du plus profond de son cœur, il espérait sincèrement qu'elle pouvait bien s'exaucer...!

-"Tu es vraiment un mauvais garçon... Tu avais très bien compris la première fois, non...?"

Cette phrase eut l'effet d'une douche froide pour l'étudiant : parce qu'il avait raison. Misaki avait bel et bien compris ce que l'homme lui avait ordonné en secret.
Mais il n'avait pas résisté à l'envie de savoir ce que l'autre voulait de lui... C'était normal, dans son cas, non?! Il était bien la victime, dans cette affaire!
C'était un comportement tout à fait normal!

De peur, il secoua juste la tête, niant ce que son ravisseur insinuait.
Non... Il fallait simplement jouer les stupides... Peut-être que cela lui sauverait la mise sur ce coup, ou-

-"Mais quel mauvais garçon..." Les deux mains glissèrent donc jusqu'à ses joues, tout pendant que l'autre s'agenouilla devant lui, le forçant à le regarder, comme précédemment.

-"Je n'aime pas du tout les menteurs... Et dire que je ne voulais pas te punir tout de suite. Quel dommage, non?" un sourire fou accompagna ses paroles, tandis que Misaki tentait faiblement de se dégager de sa prise, une terrible peur commençant à s'installer en lui.

Cela en devenait insupportable! Ne pouvait-il pas le laisser?!
Si seulement la porte était ouverte... Il aurait déjà tout fait pour s'échapper! Il l'aurait déjà poussé, frappé, tenté de l'assommer même, ou tout autre truc du genre!
Pourquoi tout cela lui arrivait-il, hein?! Qu'avait-il fait pour se trouver là?!

-"Mais je ne ferai rien... Pour l'instant. Je vais te laisser t'habituer à ta chambre, et je reviendrai te voir plus tard... Pour ta punition, bien sûr."

Non.
Non... Non... Il ne voulait pas! Il n'avait rien fait!
Depuis quand parler était un crime?
Il fallait vraiment qu'il sorte d'ici... Le plus vite possible!
Qui sait... Qui sait combien de règles ce fou avait pu inventer, hein...?

L'autre se leva, et se dirigea vers la porte, toujours son sourire fou plaqué aux lèvres.

-"Profite, et repose toi bien... Je reviendrai bientôt. Essaye de réfléchir à ce que tu feras, ma patience est très limitée, si tu n'avais toujours pas compris... Alors j'espère pour toi que tu seras sage quand je reviendrai."

Et il sortit, laissant donc Misaki seul de nouveau.
ENFIN seul.
Ce fut la seule fois où il put tenter de respirer lentement, et tenter de retrouver son calme...
Qu'avait-il fait pour devoir vivre tout ça...?

Akihiko Usami

-"Je ne sais vraiment pas quoi vous dire..."

L'écrivain, ainsi que Takahiro restèrent silencieux, assis sur leur chaise, en face du bureau d'un des autres médecins.
Il ne s'était passé que peu de temps après la perte de conscience de Misaki, et pourtant, ils se trouvaient déjà dans le bureau du psychiatre en charge de ce dernier...
Tout se passait trop vite, au goût de l'auteur... Mais la crise d'angoisse du plus jeune restait avant tout un point important, et non négligeable pour tout le monde.

Le docteur sortit un bloc note d'un tiroir de son bureau, qu'il posa bien en évidence sur la surface de bois, où étaient notées toutes sortes d'explications de manière illisible.

-"Le patient Takahashi souffre d'un traumatisme assez rare, qui ne se produit qu'en cas, justement, d'un choc psychologique important pour la victime... Son esprit s'est fragilisé à un point inimaginable pendant ces six derniers mois... Je ne peux pas vous dire exactement le temps que prendra la thérapie, tant que je n'aurai pas eu un entretien avec lui."

Un long silence lui répondit de nouveau, les deux autres hommes n'étant visiblement pas en état de parler, au vu des récents événements.
En premier lieu... Il y avait la crise de Misaki, qui les avait passablement secoués... Mais ce n'était pas le plus dur, et plus éprouvant à supporter... Non, il y avait bien pire que cela.
Le message laissé sur le téléphone en lui-même était quelque chose dont personne ne soupçonnait la venue... Et le résultat qu'il eut sur l'étudiant, également.

-"Evidemment... Je ne peux rien faire dans l'état où il se trouve actuellement... Il faudrait attendre encore quelques jou-
-N'êtes vous pas psychiatre?!"

Usagi n'avait pu retenir sa voix, juste à cause de ces mots : C'était un médecin, non? N'était-ce pas son but de soigner les autres?!
Alors pourquoi attendre?! L'état de Misaki n'était pas aussi important qu'il en avait l'air?! Il suffisait pourtant de le regarder pour avoir la preuve du contraire! Et la perte de la parole, hein? Etait-ce un si petit élément?!

-"Vous ne comprenez pas ce que j'essaie de dire...
-Ah oui? J'ai pourtant l'impression qu'aucun de vous ne remarque la gravité de son état!
-Bien sûr que si! Mais si je prends le risque de l'interroger, ou de lui parler dès son réveil, la seule chose que je ferai, c'est aggraver son traumatisme! Est-ce que c'est vraiment ce que vous voulez?!"

Le docteur avait haussé le ton, visiblement dans le but de se faire comprendre d'Usagi, qui s'était contenté de froncer les sourcils à la réponse du spécialiste.
Que pouvait-il faire, lui, de toute façon...? Rien... Non, il ne pouvait rien faire!

-"Et... Au sujet de sa sortie..." Takahiro avait laissé sortir ces mots, tentant de briser, ne serait-ce qu'un peu, la tension qui s'était installée entre les deux hommes.

-"Sa sortie...?" Répondit le médecin, avec un ton fatigué, comme s'il parlait à des personnes qui ne prenaient pas conscience de la situation. "Croyez moi, de ce que j'ai entendu du message, il ne posera pas un pied dehors : il aura trop peur pour ça. Et encore une fois, tout dépendra de son état psychologique, lorsque je lui parlerai. Si je juge que tout va bien... Le minimum reste un mois de séjour à l'hôpital, avec des séances psychiatriques tous les deux jours. Dans le pire des cas... Je ne peux rien vous dire."

L'auteur serra les poings dans la frustration.
Pourquoi avait-il l'impression que Misaki était mis au second plan...?! Pourquoi avait-il l'impression que chaque personne dans cet hôpital semblait si peu se soucier de Misaki?!

"On dirait vraiment qu'il est leur dernier soucis..." Cette simple pensée eut pour effet de contracter la plus grande majorité de ses muscles.

Il savait qu'il avait raison, en plus... Misaki était réellement mis au second plan.
Après tout... Il n'était qu'un patient psychiatrique pour eux, hein?
"Les espèces de..."

Il n'eut pas le temps de penser davantage que la voix du vieux médecin retentit à nouveau dans la pièce, continuant d'argumenter ses avis :

-"Il faut que vous compreniez qu'en plus de sa fragilité psychologique, il souffre également de graves carences physiques, qui l'ont profondément affaibli. Même s'il sortait, au bout de quelques minutes en station debout, il finirait par s'effondrer d'épuisement! Non, une sortie n'est pas possible à envisager pour le moment. La seule chose que nous puissions faire est d'attendre : c'est à Takahashi, et à lui seul, que dépend la durée de son traitement. S'il passe, je vous garantis qu'il est sorti dans le mois, avec un suivi continu! Mais si le traitement passe mal... Il est possible que la durée soit plus importante. Et en cas d'extrême problème..."

Il fit une pause dans ses propos, et dévisagea avec insistance les deux hommes qui se trouvaient juste devant lui, avec un regard empli de pitié.
L'écrivain desserra ses poings, comprenant ainsi que ce qui allait suivre était d'une importance capitale.
Et instinctivement, il savait d'avance que cela ne lui plairait pas... Pas du tout.

-"Si le traitement ne passe vraiment pas, et que Takahashi refuse catégoriquement la thérapie, malgré tous nos essais... Nous n'aurons pas d'autre choix que de l'interner, jusqu'à ce qu'il soit en état de la recevoir..."

Le cœur d'Usagi se stoppa instantanément à l'entente de cette phrase, tandis que ses yeux s'écarquillèrent sous le choc.
Misaki...? Être interné?!
"Non... Non, c'est pas possible..."

De son côté, Takahiro n'était pas mieux que lui, et même, on pouvait presque dire que sa surprise était bien plus grande, tandis qu'une énorme expression de désespoir commençait à apparaître sur son visage.
Il pouvait parfaitement le comprendre... L'étudiant était sa seule famille, si l'on exemptait Manami et Mahiro. Alors entendre une nouvelle comme celle-ci...

-"A... Attendez..." L'ainé s'était avancé de sa chaise, et fixait le docteur avec stupeur, surement incapable de croire ce qu'il venait d'entendre.

-"Vous n'êtes pas en train de nous dire que... Que Misaki sera transféré à un hôpital spécial... Si la thérapie échoue, n'est-ce pas...?
-... Je suis désolé. C'est tout ce que nous pouvons faire pour lui, si cela arrive.
-... Et... Et à combien de chances s'élève la réussite du traitement...?"

Nouveau silence...
Pourquoi était-ce si dur à annoncer?! Ce maudit médecin ne voyait-il pas la peur qu'ils ressentaient tous deux?!
Il n'était décidemment pas prêt de parler... Non, en aucun cas...
Et ce fut la goutte de trop pour l'écrivain : Il se leva violemment de sa chaise, et fixa avec haine l'homme devant lui, sous le regard étonné de son meilleur ami, qui ne cessait de le dévisager, choqué.

-"Je crois qu'on vous a posé une question... A combien. S'élève les chances. Que le traitement MARCHE?"

La tension était remontée d'un coup, remplissant presque la pièce d'un air glacial, et plus particulièrement entre lui et le spécialiste, qui fuyait visiblement le regard.

-"Les chances...? ... Je dirai... Vingt pour cent... Et seulement cinq, si Takahashi continue de recevoir des messages...
-Vingt pour cent...?" C'était la voix de Takahiro, on ne peut plus abattu.

Usagi l'était tout autant, néanmoins...
Juste... Vingt pour cent de réussite... En dessous de ce taux, Misaki avait toutes ses chances d'être interné dans un hôpital psychiatrique...
C'était juste... Surréaliste!
Comment une chose pareille était possible?!

-"Vous plaisantez...?" Cette phrase était sortie toute seule, malgré la tension toujours présente.

-"Pas du tout... Mais nous allons tout faire pour éviter ça, croyez moi. En tout premier lieu, il faudra absolument éviter, en dehors des occasions accordées, de parler des six derniers mois. C'est compris?"

Takahiro fut le premier à hocher la tête. Usagi, lui... N'avait aucune objection à cela. Mais si ces messages recommençaient... Alors tout ça ne servirait à rien...
Il fronça une nouvelle fois les sourcils, et opina à son tour, signifiant ainsi au docteur qu'il pouvait continuer.
-"Ensuite... Ensuite, il faudra enlever tout moyen de communication dans la chambre, en particulier le téléphone. Je pense que je n'ai pas besoin de m'étendre sur le sujet... Et après... Après, je ne sais pas. Takahashi est bien le premier patient à avoir un taux si bas de réussite, et il faut que je réfléchisse à adapter le traitement. En attendant... Soyez présents à son réveil, et continuez de lui parler. De tout et de rien, s'il le faut.
-Et... Et s'il parle du message...?
-Il le fera. Mais dans ce cas, rassurez le, mentez lui si nécessaire! Il faut qu'il se sente en sécurité. S'il réfléchit trop, ça baissera ses chances de guérisons..."

Usagi eut un petit rire ironique, attirant l'attention des deux autres, étonnés par sa réaction.

-"En sécurité? Dans un endroit aussi facile d'accès...? C'est une blague?
-S'il vous plait, l'organisation fait ce qu'elle peut pour-
-Oh, vraiment? Je suis sûr qu'en me mettant à la place du kidnappeur, il me faudrait juste dix minutes pour arriver jusqu'à la chambre de Misaki, rentrer, et le récupérer. Il a bien envoyé un message à sa chambre, non? Ca veut dire qu'il sait EXACTEMENT où il se trouve! Est-ce que c'est plus simple pour vous de comprendre mes doutes, où faut-il que je sois plus clair?
-Ecoutez... Si vous tenez tant que ça à ce qu'il soit surveillé, ce que je comprends parfaitement, je peux demander à un policier de veiller les nuits devant sa porte, et apporter un lit supplémentaire. L'un de vous pourra rester dormir quelques nuits ici, s'il veut..."

Usagi et Takahiro se jetèrent un coup d'œil mutuel.
Un lit d'ami... Il se rappela de suite la taille de la pièce : aucune chance de pouvoir en placer un deuxième...
Mais il n'allait pas se proposer... Du moins, il n'avait pas sa place dans la chambre. Le plus jeune avait beau être son amant... Takahiro restait tout de même son frère, et cela était plus important que n'importe quoi d'autre.
Y compris une relation amoureuse.

Ainsi, il ouvrit la bouche pour céder sa place, et-

-"Usagi."

Il se retourna, surpris, vers la source de la voix.
Takahiro... Venait de l'appeler par son surnom...
Il n'arrivait pas à y croire... Est-ce que la situation s'était améliorée à ce point...?

Mais il revint rapidement sur Terre.
Qu'est-ce qu'il était en train d'espérer...?
Il n'allait même pas avoir le luxe de refuser sa place, l'autre allait sans doute juste le congédier de lui-même...
Peut-être que la situation n'était pas si bonne... Qu'est-ce qui le prouvait, mis à part ce petit surnom?

-"Tu prendras le lit... Moi... Je reviendrai demain..."

Usagi se figea de stupeur, fixant son ami, comme s'il avait cru ne pas comprendre les bons propos.

-"Attends... Tu...
-Je n'ai rien pu faire... Quand Misaki a fait sa crise... Je n'ai rien fait. C'est toi qui l'as calmé... Moi... Moi, je suis juste resté sur le côté... Et si ça recommençait, hein? Qu'est-ce que je ferai...? Je ne peux pas prendre ce lit... A quoi ça servirait, hein...?"

L'écrivain restait toujours incapable d'exécuter le moindre geste, encore trop étonné de ce qu'il était en train d'entendre.

-"Takahiro...
-Et qu'est-ce que je dirai à Misaki, hein? Je lui dirai que je t'ai empêché de prendre le lit? Je ne veux même pas imaginer ce qu'il penserait à ce moment... Non, je ne peux pas faire ça."

Un sourire triste avait pris place sur les lèvres de ce dernier, tout pendant qu'il ne cessait de fixer un point invisible devant lui.

"... Est-ce que je suis en train de rêver...?"

Etait-ce la preuve... La preuve que son ami acceptait totalement sa relation avec l'étudiant...?
Etait-ce... Vraiment ça?

Usagi baissa les yeux, avant de murmurer, avec une grande sincérité dans la voix :

-"Merci... Merci, Takahiro."

L'autre ne répondit rien, et resta silencieux, cependant, son sourire s'était légèrement agrandi... Une chose de bonne augure, pour une fois!

-"Bien..." La voix du médecin déchira l'air à nouveau, amenant à lui les regards des deux hommes. "Maintenant que la majorité des problèmes d'aujourd'hui sont réglés... Vous devriez retourner dans la chambre de Takahashi. On ne sait pas dans combien de temps il se réveillera, si ce n'est pas déjà fait... Et il vaut mieux que vous soyez là à son réveil... Il pourrait paniquer, s'il se retrouve seul."

Il opina de la tête, rapidement imité par Takahiro.
Il allait tout faire pour que cette thérapie fonctionne... Et ensuite... Et ensuite, il protégerait Misaki, pour empêcher un nouvel enlèvement.
Ce serait surement dur... Mais il le ferait.
Et ce n'était pas ce psychopathe, ce malade qui l'en empêcherait!


Dites... C'est normal d'avoir des crises de fangirl avec un de ses persos...? Nan, mais... Vraiment quoi, Vladlen (alias , pour ceux qui veulent déconner à son sujet xD ) est classe, quoi XD *et encore, vous n'avez rien lu... 83*

Enfin, bon, c'est juste moi et mon amour pour les sadiques... Mais je vous rassure, Misaki m'a vraiment fait de la peine, dans un de mes chapitres (chapitre 12, DE QUARANTE PAGES OAO"" ), ce qui est TRES rare, sur un de mes chapitres. C'est plus en lecture, que je suis émue, pas sur mes propres écrits... C'est pour vous dire '.'

En tout cas, j'espère que ça vous a plu, et merci de m'avoir lu! ^^
Lâchez vos coms, ça me fera très plaisir, et je me dépêcherait d'écrire la suite! (re-chantage xD )

Misaki risque gros, hein... MAIS JE SPOILERAI PAS, NAN! 8D Mwahahaha...