Chapitre 6

Vicious Secret

Cinq mois de plus en prison. Ce fut sans doute la période qui lui sembla la plus longue et la plus insupportable, chaque jour il se demandait si Loren allait ou non lui tomber dessus et s'il allait finir par le tuer. Il semblait être capable de tuer par passion et l'aimait peut-être trop. Il venait pour lui faire l'amour, même s'ils ne se disaient plus grand chose, Tony lui demandant toujours qui il était sans obtenir de réponse. Cependant, un beau jour, il cessa de venir le voir. Au début, le brun en fut heureux...

Ensuite, il aurait préféré qu'il vienne, même si c'était pour le tuer. Il n'aurait pas su dire pourquoi. Était-il devenu comme ces hommes qui tombaient amoureux de leurs bourreaux ? Mais Loren était-il son tortionnaire ou son sauveur ? Il avait été le seul à être là pour lui quand il le fallait, le seul à lui venir en aide.

Il ne fut pas le seul à ne plus venir le voir, Pepper ne le contactait plus que par téléphone, s'excusant en lui disant qu'ils avaient énormément à faire. Cela fut confirmé par Wanda qui réduisait elle aussi ses visites. Cela l'embêtait autant qu'elle parce qu'elle semblait être devenue son seul lien avec l'extérieur. Le plus étrange, c'était qu'elle était de plus en plus en colère à chaque visite, mais ce n'était pas à cause de lui, il l'avait bien compris, comme il savait qu'elle ne lui dirait pas pourquoi. Du moins le croyait-il.

« Elle ne t'a pas encore prévenu ? demanda la jeune femme.

— Qui aurait dû me prévenir, et de quoi ? », répliqua Tony.

Elle s'était contentée de se mordre les lèvres, mais elle n'avait pas répondu et maintenant, il comprenait ce qu'on aurait dû lui dire...

Il avait été libéré, mais au moindre écart, il repasserait par la case prison. C'était Rhodey qui était venu le chercher, avec Scott Lang. Il semblait curieux de le rencontrer, son mentor n'ayant pas une bonne impression de lui. Tony se demandait s'il n'était pas là pour observer son comportement, voir s'il ne détectait pas quelque chose d'anormal ? Son séjour en prison l'avait rendu paranoïaque, il en était sûr... Mais n'avait-il pas de bonnes raisons ?

Devant Pepper, il resta immobile, ne sachant plus quoi dire, ni même quoi faire. C'était essentiellement dû au ventre gonflé qu'elle arborait alors avec une certaine fierté. Elle la perdit en voyant qu'il était dans la pièce et sembla mal à l'aise. Ils n'échangèrent pas un seul mot, Steve l'entraînant dans la pièce d'à côté, Pep sur leurs talons.

« C'est moi qui lui ai dit de ne rien dire, fit-il. On a eu des... soucis graves...

— Tu es enceinte depuis quand ? demanda Tony, à moitié assommé par la nouvelle.

— Tu es le père, annonça-t-elle en rougissant. Tony, pardonne-moi d'avoir gardé la chose secrète, mais...

— Loki est de retour, intervint Steve. Il attaque de plus en plus fréquemment et nous avions peur qu'il s'en prenne à Pepper. Elle a emménagé à la Tour pour que nous assurions sa sécurité, ainsi que celle de tous les civils. Ne sois pas surpris de voir une petite fille, c'est...

– Tu ne peux plus avorter... »

Le brun avait conscience que ses mots choquaient le blond. Il venait d'une autre époque où ce genre de chose était un crime, mais cela ne l'était-il pas davantage de faire naître un enfant dont le père était aussi misérable ?

« Mon père était un alcoolique qui me frappait, l'homme qui a pris sa place a essayé de me faire tuer, quel exemple donnerais-je à cet enfant ? », demanda-t-il en voyant leurs mines offensées.

Il ne leur laissa pas le temps de dire quoi que ce soit et sortit de la pièce, toujours dans un état second. Il rejoignit l'étage qu'il partagerait avec sa fiancée, mais il ne se sentait pas tout à fait capable d'une telle chose. Elle savait pourtant qu'il ne voulait pas d'enfant, il le lui avait dit et il avait cru qu'elle était dans le même cas, qu'elle ne voulait rien de plus que son amour...

« Hé, tu as oublié ça ! », lâcha la voix moqueuse de Wanda depuis l'ascenseur.

Elle devait parler de son sac, mais il n'avait pas vraiment la tête à ça, il aurait préféré que Pepper vienne lui expliquer pourquoi elle avait gardé cet enfant sans lui en parler.

« La Terre appelle La Lune ! », souffla la jeune femme à son oreille.

Il tourna enfin le regard vers elle tandis qu'elle déposait le sac sur la table basse. Pour peu, il lui aurait dit de tout jeter. Il ne voulait garder aucun souvenir de son passage en prison, où il était resté deux ans et deux mois, au total. De toute façon, pour s'en souvenir, il aurait toujours la marque laissée par celui qui se faisait appeler Loren Olson.

« Au fait, félicitations ! dit-elle en se tournant vers lui. Cela doit te faire plaisir de devenir père !

— Non ! », répondit-il instantanément.

Comment pourrait-il être un bon père ? Il était alcoolique, même si cette longue période d'abstinence aurait pu l'aider, il ne rêvait que de prendre un verre au bar et boire jusqu'à en perdre connaissance. Et comment réagirait-il aux cris de l'enfant ? Serait-il comme son père, à lui mettre une baffe pour le faire taire ? À le faire garder par une nounou pendant qu'il sortirait avec sa mère ? À l'envoyer en pension pour qu'il ne traîne plus dans leurs pattes ? À lui dire de se démerder quand ses camarades de classe, jaloux de lui, le frapperaient ?

« Je ne serai pas un bon père ! marmonna-t-il en se laissant tomber dans un fauteuil. Il méritait mieux que moi pour père ! »

Le mouton noir des Avengers, celui dont il fallait se débarrasser... Celui qui n'était bon qu'à être sacrifié à la cause, celui qu'on utilise lorsqu'on en a besoin parce que, a priori, il n'avait plus sa place dans l'équipe...

« Je ne serai pas un bon père... »

Wanda s'assit à côté de lui. Il la sentait proche de lui, mais il n'arrivait pas à sortir de son état second, malgré tous ses efforts. Lorsqu'il la sentit l'attirer vers elle, il ne fut pas en mesure de protester. La jeune femme l'enlaça comme on enlacerait un enfant, posant sa tête contre sa gorge généreuse. Il se sentit étrangement bien.

« Tu ne peux pas être un mauvais père si tu te fais autant de souci, assura-t-elle avec délicatesse. Attends de voir et si tu te comportes mal, je te le dirai, mais je suis sûre que tu seras un bon père. »

Le pouvait-il réellement ? Avec tous ses défauts et ses imperfections...


Steve tenta de lui passer un savon une ou deux fois, tout ce qu'en retint Tony, ce fut que, d'après le blond, un père devait assumer et prendre soin de sa progéniture et bla bla bla ! Le brun fut surpris de la ténacité du blond alors qu'il ne faisait pas même l'effort de faire semblant de l'écouter, l'abandonnant même sur place.

« Tu veux que j'assume mon rôle de père, lui demanda-t-il une fois.

— Oui, c'est une grande responsabilité que d'être parent, admit le blond.

— Tu préfères donc que je sois un père qu'un Avenger, c'est ça ? »

Le blond l'observait avec attention, hésitant probablement à lui dire ce qu'il avait sur le bout de la langue, avant de se lancer :

« Tu n'es plus un Avenger depuis ton entrée en prison... »

La suite s'était une nouvelle fois perdue quelque part dans l'esprit du brun qui s'était écarté. Lorsqu'il prit l'ascenseur pour quitter les lieux, il entendit bien quelqu'un l'appeler, mais cela ne l'arrêta pas.

Moins d'une heure plus tard, il était accoudé à un bar, un verre de gin attendant d'être bu. Même s'il hésitait, il savait qu'au final, il serait vidé.

Il serait un père alcoolique, violent et indigne comme son propre père, c'était génétique.

Levant son verre pour le boire d'une traite, il fut stoppé dans son élan, une main attrapant son poignet et renversant une grande partie du verre sur lui. Il ragea en se levant, jeta un regard sombre à l'homme qui avait causé cet accident et se figea en reconnaissant Loren.


Loki observait Tony depuis un moment, dissimulé derrière l'apparence du gardien. Lorsqu'il l'avait vu au bar, il s'était dit qu'il ne pouvait pas le laisser faire. Il avait promis de le protéger et cela, même contre lui-même.

« Comment vas-tu ? », demanda le ténébreux en le voyant si peu réactif.

Il eut un sursaut, déposa une liasse de billets, signalant clairement qu'il voulait partir, mais encore une fois, Loki réagit, lui saisissant le poignet avant qu'il ne puisse le fuir. Il n'était pourtant pas terrifié, au contraire, mais cela l'arrangeait qu'il veuille partir, il l'entraîna donc pour sortir hors du bar où il repéra des paparazzi, mais aucun ne pourrait avoir de photo claire, la magie aidant. Malgré les protestations du milliardaire, il le poussa dans sa voiture. Tony semblait avoir besoin de cette confrontation parce qu'il n'essaya pas de s'enfuir.

Il l'emmena jusqu'à son appartement, parce qu'il fallait bien qu'il ait un endroit où se reposer lorsqu'il en éprouvait le besoin et, même si le brun marqua une hésitation à l'entrée, il finit par le suivre tout en gardant ses distances, se reculant au besoin lorsqu'il l'approchait. Pourtant, tout son corps semblait lui envoyer des messages en totale contradiction avec son attitude.

« Je ne peux plus... Je ne peux plus faire ça !

— Faire quoi ? », demanda Loki en lui faisant signe de s'installer.

Lui-même s'était assis dans le fauteuil, prenant ses aises tout en observant l'homme du coin de l'œil. Il luttait, cela ce voyait, il luttait contre les besoins de son corps ? Ou contre son besoin moral ?

« Je ne sais même pas qui tu es ! dit-il avec colère.

— Un jour, tu le sauras, mais je veux être sûr que tu comprennes...

— Alors j'ai raison, tu n'es pas ce que tu veux faire croire ! »

Bien évidemment, mais Loki savait qu'il ne pouvait pas encore l'accepter, à forte raison. Ils étaient ennemis mais, au final, ils étaient si semblables que c'était comme s'ils avaient été prédestinés à être ensemble. Leur rencontre n'était peut-être pas due au hasard ?

« Comment dois-je t'appeler ? demanda le brun.

— Appelle-moi Loren pour le moment, et moi, je t'appellerai toujours Tony. Allez, viens là...

— Je ne peux pas...

— Pourquoi ? »

Il frémissait de divers sentiments que Loki n'était pas sûr de comprendre. Les mortels étaient faibles et éphémères, mais ils étaient l'espèce la plus fascinante, que se soit dans les neufs royaumes ou dans tout l'univers ! Ils étaient fascinants par leur complexité et le ténébreux aimait cela. Cet homme étant le plus intriguant de tous.

Tony ne répondrait pas. Loki se leva pour s'approcher de lui. Il aurait pu le fuir, mais ne le fit pas, se contentant simplement de reculer tandis qu'il approchait lentement. Ils était comme un chasseur s'approchant de sa proie et ça, le brun devait le savoir, la seule manière pour lui de ne pas être dévoré aurait été de fuir, mais il ne le fit pas, se contentant de l'observer.

« Tu es ma nouvelle dépendance ! admit Tony. Je dois arrêter ça... Je...

— Ce n'est pas vrai du tout : c'est toi ma dépendance, le coupa Loki en se collant à lui. Si je le pouvais, je te tuerais pour que tu puisses n'appartenir qu'à moi seul... »

Pourquoi ne le faisait-il pas ? Il aurait pu lui briser la nuque d'un seul geste, il aurait pu l'étouffer, il aurait pu le tuer de mille façons différentes et toutes auraient été plaisantes pour lui, mais il n'arrivait pas à s'y résoudre. Dire qu'il n'y avait pas pensé serait mentir, ces derniers mois particulièrement, il s'était dit que, pour ne pas le perdre au profit de ses alliés Avengers, il pourrait le supprimer, mais il n'arrivait pas à aller plus loin que de tenir le poignard dans sa main.

Ses doigts frôlèrent ses lèvres qu'il n'embrassait pas assez souvent à son goût, il aurait tellement voulu y remédier mais ne pouvait se le permettre dans l'immédiat.

« Je pourrais te séquestrer, qu'en dis- tu ? murmura-t-il contre sa bouche. Je pourrais ainsi te prendre quand je le désire... Te faire tout ce dont je rêve de t'infliger ... Te faire l'amour... Nuit et jour jusqu'à ce tu meures d'orgasme... »

Il s'était collé à lui et sentait la chaleur de son corps augmenter. Loki aimait ce contact et chaque fois, il en voulait plus. Ses mains se posèrent sur ses hanches, ses doigts taquins se glissèrent sous son haut, remontant lentement sur ses côtes.

« Tu voudrais me faire mourir d'orgasme ? souffla Tony, amusé. Ce serait une belle mort... Mais je ne peux pas... Loren, je...

— Tu m'appartiens, Tony, tu n'as plus le choix...

— Alors libère-moi !

— Jamais ! »

Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit de plus, Loki captura ses lèvres, l'embrassant avec passion, ses mains ses glissant dans son dos pour l'attirer à lui. Il voulait le posséder, le faire sien, lui faire comprendre qu'il ne pourrait pas lui échapper parce que lui ne pouvait déjà plus se passer de lui. Il voulait que ce soit réciproque, que la dépendance soit aussi forte de son côté que du sien parce qu'il lui arrivait de rêver de lui, de ce qu'il pouvait lui faire...

Il le fit basculer sur le fauteuil, n'hésitant pas une seule seconde à se placer sur ses jambes, ouvrant sa chemise devant le brun qui eut un sursaut.

« Non ! hurla-t-il en l'agrippant par le col de sa chemise. Attends... »

Pourquoi résistait-il ? Il n'avait pas fait autant de manières lorsqu'il était en prison... Était-ce par ce que Loki le traitait différemment en cet instant ? C'était pourtant logique. Il était libre, le ténébreux ne pourrait plus le voir comme cela lui chantait, au contraire, il ne pourrait plus prendre le risque de venir lui rendre quelques visites pendant la nuit...

Quoiqu'il puisse toujours aller le voir d'une toute autre façon...

Tony était resté immobile... Non, en fait, il tremblait sous lui... Il ne résistait pas... Il luttait contre lui-même...


C'était déstabilisant de le voir à moitié nu au-dessus de lui, ce n'était pas la première fois qu'il le voyait comme ça, mais c'était autre chose maintenant. Tony avait de plus en plus de mal à se contenir, ce qui le mettait dans une situation compromettante, surtout depuis qu'il avait apprit sa future paternité. Il ne pouvait pas tromper sa fiancée avec un mec ! Et pourtant, ses doigts qui touchaient la peau de son cou semblaient le brûler sans que cela soit désagréable...

Ce fut bien trop tentant et sa main glissa sur la jugulaire, coulant le long de son corps, frôlant ses muscles, ses côtes. Avant même d'avoir réalisé, il s'était perdu dans ses caresses, surpris de découvrir que Loren puisse rester si passif. Cela lui plaisait de sentir cette peau. Il ne put s'empêcher de continuer jusqu'à ce qu'il réalise que le ténébreux ne le lâchait plus du regard. Le brun aurait voulu retirer sa main, mais il lui prit le poignet.

« Continue ! souffla-t-il comme une supplique. J'aime sentir tes mains sur mon corps... »

Le brun ne se fit pas prier deux fois, ses doigts redessinant les lignes de son corps, se demandant si c'était vrai. Il ferma les yeux, découvrant les muscles par le simple toucher. Ses mains eurent l'audace d'aller se poser sur le pantalon, l'ouvrant pour se glisser à l'intérieur et constater que cela lui faisait plaisir... Et même plus que ça...

Tony se releva légèrement, Loren se retira pour qu'il puisse prendre ses aises et le brun se plut à pouvoir accéder de la sorte à son torse, le goûtant de ses lèvres, marquant la peau et appréciant le fait qu'il le laisse faire. Les mains du ténébreux se mirent à le caresser, lui rendant toutes les marques d'affection qu'il lui accordait. Ils se déshabillèrent mutuellement, chacun se caressant de manière significative, tout en s'embrassant à en perdre haleine.

Loren s'écarta de lui, le brun ouvrit les yeux pour voir son amant couler le long de son corps et, tandis que ses mains s'attardaient sur ses fesses, sa bouche s'occupait de son sexe dressé. Les doigts se glissèrent dans son intimité tandis que la langue pressait son membre. Le seul mécontentement qu'éprouvait alors Tony était de ne pas pouvoir lui rendre ses attentions. Il ne pouvait que lui caresser la nuque pour l'encourager.

Lorsqu'il jugea qu'il était prêt, Loren se colla de nouveau à lui, lui écartant les jambes et se glissant entre elles. Le milliardaire put sentir toute sa vigueur tandis qu'il le pénétrait et fut heureux de pouvoir recommencer à le caresser. Le « gardien » fut vif et imposa son rythme, faisant se cambrer le brun, ses mains posées sur ses hanches pour le retenir, le pilonnant et c'était loin d'être désagréable.

Son partenaire se montra cruel parce que, chaque fois qu'il pensait arriver à l'extase, Loren ralentissait le rythme jusqu'à l'insupportable et lorsqu'il comprenait que Tony était calmé, il recommençait à se mouvoir sans ses chairs, le portant de nouveau aux limites de l'extase. Ce fut vite insupportable pour le brun qui se mit à le griffer, mais il semblait s'en moquer. Il commença alors à s'occuper de son membre, se caressant pour assouvir son plaisir. Une des mains du ténébreux vint l'accompagner dans cette recherche de plaisir, jusqu'à ce qu'il se libèrent ensemble.

Essoufflé et encore au bord de l'extase, Tony s'abandonna sur le lit en se disant qu'il lui faudrait une douche et trouver un moyen pour que plus jamais cela n'arrive : il ne pouvait pas continuer à voir cet homme ! Il était fiancé a une femme qui portait son enfant...


Loki avait fait celui qui dort, Tony était resté longtemps dans ses bras, mais pas une seule seconde, il n'avait plongé dans les bras de Morphée ni ne l'avait repoussé. Pourtant, un mur s'était formé entre eux, comme si le brun avait prit sa décision. Comment allait-il lui présenter la chose ? Oserait-il seulement le faire ?

Il finit par se lever, s'écartant aussi délicatement de lui que possible et alla jusqu'à la salle de bain. Sans doute prenait-il une douche et le ténébreux hésita à le rejoindre, mais cette idée faisait naître en lui un sentiment d'inquiétude, comme s'il savait que, cette fois, il serait repoussé. Loki savait qu'il ne pourrait pas supporter cet affront et il était trop tôt pour prendre des décisions trop hâtives : il ne fallait pas qu'il prenne le risque de tout foutre en l'air parce qu'il était trop possessif...

Il l'entendit revenir et s'habiller en prenant des vêtements dans son armoire. Le ténébreux pouvait le voir dans le reflet de la fenêtre s'habiller avec une de ses chemises et un de ses pantalons, enfilant une de ses vestes et la sentir comme pour s'enivrer de son odeur. Il prenait des souvenirs...

Devait-il lui laisser l'occasion de fuir son emprise ou bien l'emprisonner dans un lieu où lui seul pourrait le trouver ? Pouvait-il seulement prendre le risque de faire une telle chose ? Il en était venu à la conclusion que non... Mais tout son être lui ordonnait de le faire. Il le regarda cependant écrire un mot et le laissa se diriger vers la porte sans faire savoir qu'il était réveillé et qu'il n'acceptait pas de le voir partir de cette manière...

Il n'avait pas le choix, il devait laisser sa propriété partir pour le moment, juste quelque temps, de toute façon il savait parfaitement où le trouver.

Lorsque Tony fut parti, Loki attendit quelques instant avant de se lever, de prendre le mot et le lire. Les mots eurent un effet ravageur sur lui. Il réalisa que, s'il y avait eu une confrontation, jamais il ne l'aurait laissé partir.

« Je ne dois plus faire ça : je vais être père. Adieu. »

Qu'est-ce qui était le pire dans cette histoire ? Savoir que Tony avait partagé son corps avec une autre personne, savoir qu'une créature de chair allait naître de cette relation ou que le brun acceptait cette situation et assumait ? Tout cela, probablement...

« Tu es à moi, Tony ! », grinça-t-il en froissant le papier.

Il fallait juste qu'il trouve un moyen pour qu'il le comprenne !


Note de l'auteur :

J'ai décidée de suivre vos conseilles, je vais prendre un peu de temps à moi et tenter de me ressourcer en faisant ce que j'aime le plus : en jouant au jeu et en dessinant, j'ai essayer d'écrire une histoire original, mais ça ne donne rien donc c'est vraiment l'inspiration d'écriture qui n'est pas au rendez vous, je me dit aussi qu'en tentant une nouvelle histoire, ça pourrait repartir, mais je pense pas, donc je prend une pause et je vous donne des nouvelles la semaines prochaines ! En tout cas, merci pour votre soutient !