Les choses se compliquent pour Roy. Il va devoir tuer quelqu'un qu'il connaît. La compassion l'emportera-t-elle face au devoir ?
Merci à ceux qui suivent, et bonne lecture ^^.
Le devoir des Faucheurs est obligatoire. Ils sont l'incontournable, l'inévitable. La fin de toutes choses qui permets le renouveau, et la continuité du cycle. Qu'importe le chagrin et la douleur, la mesure de la perte, toujours doit s'abattre la faux. Ainsi vont les mondes depuis des temps immémoriaux.
Devant Roy, un blanc manteau recouvrait les environs. Le voyageur avait déjà mené à bien neuf missions. Son cœur se vidait un peu des émotions humaines. Il avait parfois dû laisser sa nature sortir, effaçant un peu plus celle qui avait dominé pendant toutes ces années. Après avoir contemplé les alentours, Mustang se décida à avancer. Une dizaine de minutes plus tard, un village se dessina. Mais …
« La guerre est passée par là. » songea-t-il.
Les maisons étaient en ruines. Des gravats avaient été repoussés sur les côtés pour dégager les rues. Roy ne prêta pas plus longtemps attention à ce décor. Il devait rester concentrer sur sa mission, qui cette fois serait particulière. Très dure pour lui en tout cas. Alors qu'il passait devant un muret éventré, un couinement l'interpella. Le brun découvrit un chiot marron à taches blanches, assis dans la neige. L'animal leva la tête vers lui, chouinant à nouveau. L'homme allait reprendre sa route, il n'avait pas de temps à perdre, quand le chiot vint carrément se planter à ses pieds.
« Tu dois être sérieusement atteint pour oser m'approcher. » fit Roy.
Les animaux savaient en effet à qui, ou plutôt à quoi ils avaient affaire en le voyant. Naturellement, la plupart prenaient la fuite. Il hésita un instant, partagé entre l'envie de terminer cette mission au plus vite, et la détresse de l'animal. Le brun finit par saisir le chiot par la peau du cou, et le fourra dans son manteau, la tête dépassant juste. Ceci fait, il reprit sa route. Les villageois étaient occupés à la reconstruction. Localiser sa cible ne devrait pas être très compliquée. Ni à approcher espérait-il. La dernière fois, il avait dû tuer une célébrité, et parvenir à l'atteindre s'était avéré un casse-tête. Mustang avait donc du agir à distance, avec un lancer de couteau. Le gong d'une cloche le tira de ses réflexions. Les villageois délaissèrent aussitôt leur ouvrage à cet appel, pour converger vers la place publique. Le novice se mêla à la foule. Au milieu de l'endroit, un vieil homme devant une marmite fumante. Roy sortit de la file, et plissa les yeux.
Il attrapa un petit couteau entièrement métallique qu'il portait à la ceinture depuis quelque temps. Un jet net devrait faire l'affaire. Mais alors qu'il tenait l'arme dans sa main, il se fit bousculer. En se retournant il découvrit un chariot tenu par …
« Oh pardon. »
« Riza. » songea Roy en écarquillant les yeux.
Ou plutôt son clone, en moins sévère. Il se doutait qu'elle serait dans les parages, mais avait fortement espéré ne pas la croiser. La jeune femme lui sourit en remarquant le chiot.
« Il est mignon ce toutou ! » commenta-t-elle.
« Je l'ai trouvé y'a pas cinq minutes. Tenez. » répondit Roy.
Il prit le chiot qu'il fourra dans les mains de la blonde. Ceci fait, il tourna les talons et s'éloigna, plantant là la jeune femme.
Parlant d'elle, la Riza de Central venait de rentrer de Rosevalley, abattue. Elle avait interrogé chaque personne mentionnée dans le dossier. Leur récit n'avait pas varié d'une virgule. Roy avait recherché sa mère Enaëlle, étrangement absente des registres de naissance alors qu'elle est supposée y être née. Le colonel avait loué une chambre d'hôtel, n'y était resté qu'une journée et s'était volatilisé à la sortie. Tout cela n'avait rien donné, servi à rien. Rien de rien de rien. Devait-elle se résoudre à ne jamais revoir son unique amour ? Il semblerait. Riza se laissa tomber en avant sur son lit. Une larme finit par couler. Roy ne reviendrait pas. C'était fini. Les doigts fin de la tireuse serrèrent sa couverture. Elle ne le reverrait plus … jamais.
Riza laissa éclater son chagrin, violent, intense qui lui fit pousser des cris de désespoir et surtout un mot : pourquoi. Pourquoi était-il parti, pourquoi le lui avait-on pris ? Était-ce là sa punition pour Ishbal ? Hawkeye avait toujours cru qu'elle paierait ses crimes de sa vie. Or là, on lui arrachait le cœur, on lui enlevait sa raison de vivre. Rester dans l'armée ? Elle n'en voyait plus l'intérêt. Et surtout elle n'en avait plus la force. Ce qu'elle ferait, Riza n'en savait rien et quelque part elle s'en moquait. L'orage du chagrin finit par s'épuiser. Black Hayate, effrayé d'entendre sa maîtresse hurler de la sorte, finit par s'approcher pour lui donner la consolation qu'elle méritait. Riza elle, se sentit étouffer. Elle ôta, le déchirant presque, son uniforme de l'armée. Saleté. C'était de leur faute tout ça. Toujours à recruter de la chair à canon, des pions des marionnettes. Si Roy ne s'était pas engagé, il serait encore là. Peut-être seraient-ils même mariés à l'heure qu'il est. Mais non, cette foutue armée l'avait happé, l'entrainant dans un monde qu'il n'aurait jamais imaginé. Où il ne serait jamais entré, s'il avait su ce qu'il attendait. Et elle non plus.
C'était décidé, demain Riza présenterait sa démission. Les frères Elric l'avaient mise au courant de ce qui se tramait, mais à présent la blonde s'en fichait éperdument. Qu'il arrive ce qui doit arriver, ce pays n'en valait pas la peine. Tant pis si c'était égoïste. Elle avait payé son service à Amestris suffisamment lourd. Ce n'était plus son problème à présent. Riza enfila un pyjama, peu importe qu'il soit trop tôt pour ce genre de tenue. Maintenant, plus rien ne comptait. Tout était terne fade, sombre, sans intérêt. Son monde s'était déjà écroulé à la guerre. Si elle avait survécu c'était grâce à Roy, et pour lui. Elle avait pu le reconstruire un peu. Et voilà qu'il s'effondrait de nouveau, pour de bon cette fois. Le proverbe « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » était vrai, très vrai. Trop, encore une fois.
Dans l'autre monde, Roy faisait les cents pas au bout du village. Si Riza était là, jamais il ne pourrait le faire. Ce serait trop cruel. Déjà que c'était injuste. Mais par lui en plus. Bon, ici elle ne le connaissait pas, mais lui si. Il savait. Il l'avait déjà vécu. Quelle ironie tout de même. Si comme on lui avait appris des instances supérieures existaient là-haut, elles devaient être sadiques. Pourquoi lui, parmi tous les novices qu'il y avait ? Était-ce une punition pour ses crimes passés ? Non, car tout cela avait été prévu. Et pour une future Mort Noire, ça devait même être un atout. Roy s'arrêta de marcher en long et en large. Il était pris entre ses deux natures, qui le sommait chacune de faire une chose différente. Sa nature humaine lui commandait de braver l'interdit, celle de Faucheur lui rappelait qu'il le fallait.
« Je ne peux pas … il le faut pourtant … pas lui, c'est au-dessus de mes forces. Tu ne le connais pas ici … je l'ai connu ailleurs. Son heure est venue et tu n'y peux rien. Mais pense à Riza, tu ne peux pas lui faire ça, tu lui as causé suffisamment de mal ! Ce ne sont pas les mêmes personnes, et tu as un objectif à atteindre, pour elle aussi ! »
Que devait-il faire ? Qui devait-il entendre ? Il ne pouvait plus faire marche arrière, il le savait. C'était son destin depuis toujours d'incarner la mort. S'il n'arrivait pas jusqu'au bout, des choses terribles allaient se produire. Il avait le pouvoir d'empêcher tout ça. Mais cré baurdail pourquoi cette mission-là lui était-elle revenue ? Une épreuve. Ce ne pouvait être que ça.
« Elle ne le saura pas. Elle ne se souviendra pas de moi, et si je revois celle que je connais, je ne lui dirais rien. Pas la peine. » se dit-il.
Roy pouvait passer inaperçu. Le tout était de ne plus croiser la copie de son ancienne subordonnée, ou il allait craquer. Riza lui manquait … le brun leva la tête et inspira une grande bouffée d'air frais.
« Yap yap ! »
« Oh non pas toi. »
Le chien qu'il venait de refiler à la Riza d'ici. Il devait avoir un grain pour être content de voir une incarnation de la mort. Toujours est-il que si le chiot se trouvait là, sa nouvelle propriétaire ne devait pas être loin.
« Tiens vous êtes là ? »
Bingo. Roy se retourna à contre-cœur, pour la regarder avancer. Elle récupéra le petit chien.
« Encore désolée de vous avoir bousculé tout à l'heure. Je m'appelle Riza, Riza Hawkeye. » précisa la blonde en lui tendant la main.
Et en plus elle avait le même nom. Comme par hasard. Que les instances supérieures s'arrangent pour ne jamais rencontrer Mustang, sinon il leur caserait sa faux là où il pensait. En attendant, il serra la main qu'on lui tendait.
« Roy Mustang. Et ce n'est pas grave. »
Le brun se laissa ensuite tomber sur un banc, en se demandant si on ne ferait pas mieux de l'achever lui. Riza resta debout un moment, avant de finalement s'assoir à côté de lui.
« Vous savez, si vous voulez habiter par ici, on peut vous loger. Cela fait six mois que nous reconstruisons le village. Il y a de la nourriture, comme vous avez pu voir. » reprit-elle.
« Merci mais je ne m'éterniserais pas. » répondit Roy, la tête en arrière.
« Oui, j'imagine que vous devez rentrer chez vous. Nous avons vu beaucoup de gens transiter par notre village. Vous venez de loin ? »
« Très.»
« Dans ce cas, si vous souhaitez repartir au plus vite, je peux vous trouver une écuelle. Nous avons aussi un médecin qui pourra vous ausculter si besoin. » proposa Riza.
Avant que Roy n'aie pu répondre, des froufrous dans la neige lui indiquait qu'une autre personne les rejoignait. Aïe. La cible de Roy. Manquait vraiment plus que ça. Le brun devait avoir un méchant bug dans son karma.
« Tu es là Riza. J'ai besoin de toi pour préparer le repas de ce soir. » fit un homme.
« J'arrive tout de suite papa. A plus tard, monsieur Mustang. » répondit la jeune femme.
Roy leva la main dans un geste de lassitude. Eh oui, la prochaine âme à faucher n'était ni plus ni moins que le père de Riza. Celui qui avait été son maître en alchimie, qui lui avait tout appris. Un second père pour lui. Et voilà qu'il devait le tuer. Soudain, un cri le tira de ses sombres pensées. Riza se tenait à genoux devant son père, face contre terre. Mustang se leva aussitôt et courut vers eux.
« Allez chercher le médecin ! » s'écria-t-il.
Riza hocha la tête, terrifiée, puis s'éloigna en courant aussi vite qu'elle le pouvait. Roy pour sa part, tenta un massage cardiaque. Le docteur arriva rapidement, suivi de deux hommes du village. Hawkeye eut une piqûre, puis fut transporté dans ce qui lui servait de maison. Une petite bicoque. La nouvelle du malaise de cet homme se répandit comme une traînée de poudre. Les villageois se précipitèrent. Heureusement, grâce à la rapidité d'action de chacun, le vieil homme était hors de danger. Le médecin préconisa du repos pour le malade. Roy resté à l'extérieur, vit une femme au visage émut s'approcher de lui. Elle lui prit la main.
« Vous l'avez sauvé, merci beaucoup ! Il nous aide tellement, nous avons grand besoin de lui. Merci infiniment monsieur. » dit-elle les larmes aux yeux.
Le reste des habitants se mirent à le remercier. Roy réalisa ce qu'il avait fait : porter secours alors qu'il avait l'occasion d'en finir. Du coup, il avait compliqué sa mission, déjà pas bien aisée. Mal à l'aise par toute cette gratitude alors qu'il était censé arracher la vie à cet homme, Roy tâcha de s'esquiver. Il y parvint, et se hâta de s'éloigner, à l'étonnement des habitants. Une fois hors de vue, Roy se mit à courir. Il sortit du village, et ne s'arrêta qu'à la lisière de la forêt. Il porta sa main à son front, et analysa sa réaction. Dictée par un reste de sa nature humaine, et par le fait qu'il avait déjà vu Hawkeye père décéder. Le visage de Riza à ce moment-là, il n'était pas prêt de l'oublier. Ces deux motifs avaient donc enclenché le réflexe sauvetage. S'il n'avait pas bougé, il n'aurait plus eu qu'à récupérer l'âme pour ficher le camp en vitesse. Roy devait se ressaisir.
« Mais Riza ? Elle n'est pas prête pour ça. »
On ne l'est jamais, souffla une voix en lui. Non, en effet. Lui, il avait intérêt à se secouer en revanche. Allez Roy, courage.
Au village, Riza restait au chevet de son père toujours inconscient. Il ouvrit les yeux, et tourna la tête vers son enfant.
« Contente de revoir que tu reviens parmi nous. » sourit Riza.
« Riza … désolé pour cette frayeur. Mais le message est clair. »
« Que veux-tu dire ? » s'inquiéta la blonde.
« Allons ne te voile pas la face. Je n'en ai plus pour longtemps. C'est ainsi, ça doit arriver qu'on le veuille ou non. J'aurais la possibilité de revoir ta mère. Toi je sais que tu te débrouilleras. Les gens d'ici ont besoin de ton aide. » reprit le père.
« Mais si tu te reposes bien, tu pourras vivre encore longtemps. Tu verra le village quand il sera refait, encore mieux qu'avant ! »
Riza savait bien pourtant, que son père disait vrai. Cependant elle voulait y croire, garder espoir. La guerre avait déjà apporté tant de malheurs. Son père sourit doucement, les yeux clos. Il lui demanda ensuite d'aller préparer le dîner pour tout le monde. Riza n'avait pas envie de laisser son père seul.
« Mon enfant, si quelque chose arrive ça arrivera. N'oublie jamais que nous nous retrouverons un jour. Va maintenant. »
« D'accord. Au revoir papa. »
« Au revoir mon enfant. »
Riza sortit de la maison. Elle devait se rendre à un autre village en bord de mer, qui recevait de l'approvisionnement. Par les temps qui couraient, le troc remplaçait la monnaie quand les gens n'en avaient pas. La blonde prit tout de même un peu d'argent, et de quoi échanger contre des aliments. Puis elle quitta le village à pieds, priant pour qu'il n'arrive rien à son père en son absence. Ce faisant, Riza passa devant Roy sans le voir. Il la regarda s'éloigner un instant, avant de partir dans la direction opposée. De là d'où elle venait. Le brun passa par un autre chemin, croisant le moins de gens possible. Autrement il n'en finirait pas. Il arriva devant la maison des Hawkeye. Roy ne ralentit pas et entra. Le père de Riza paraissait dormir. Le novice s'agenouilla près de lui. Rassemblant son courage, il plongea la main dans la poitrine du vieillard. Quelques instants plus tard, le cœur cessait de battre. Roy ferma les yeux tout en retirant sa main.
« Ainsi donc, vous étiez la mort au final. » entendit-il.
« Une mort en devenir. C'est pourquoi je vous ai d'abord secouru. Je suis encore en conflit avec ma nature humaine. » répondit le brun.
« C'est donc cela. Je trouvais bizarre d'être sauvé par la mort. » sourit l'âme du vieil homme.
« Vous ne croyez pas si bien dire. Il est maintenant temps pour vous de gagner l'au-delà. » annonça Roy en se levant.
« Je m'y attendais de toute manière. Si ça peut vous rassurer, je ne vous en veux pas. »
Effectivement, cela soulagea le brun. Hawkeye s'était attendu à mourir, peut-être depuis un moment déjà. Vu ce qui lui était arrivé dans la journée, il aurait fallut être idiot pour ne pas comprendre. Roy se leva, et créa un passage vers le monde des âmes. Le père de Riza y entra sans plus attendre. Il acceptait le fait de partir, de laisser sa fille. Pas de gaieté de cœur, mais parce qu'il le fallait, que c'était ainsi. Il n'avait pas le choix, alors à quoi bon protester et lutter. Roy referma le passage. Voilà. Il y était arrivé finalement. Il avait longtemps tergiversé, avant de finalement se décider puis d'agir vite pour ne pas renoncer. A présent, mieux valait partir avant que Riza ne revienne.
Chez elle à Central, la concernée se trouvait à la fenêtre de son appartement, observant les étoiles. Elle les nommait mentalement. C'était Roy qui lui avait appris leur nom. Roy. Si seulement Riza pouvait le voir parmi toutes ces lumières. Était-il vivant ou bien ? Elle voulait y croire. Même en le sachant disparu, Riza ne pouvait le croire mort. Autrement elle n'aurait plus qu'à se tuer. Elle ne le reverrait peut-être pas, toutefois elle souhaitait qu'il aille bien. C'était tout ce qui pouvait la maintenir en vie, repartir de zéro qui sait.
Et à un monde de là, perché sur la corniche d'un vitrail d'une église, à plusieurs mètres de hauteur, un homme aussi contemplait le ciel étoilé. Ce monde-là était plus avancé que le précédent. Roy avait déjà effectué sa mission : régler le compte d'un parrain de … comment ça s'appelait ce groupe ? La maifa ? Non la famia … mafia ! Voilà c'était ça. Là en revanche, il avait retrouvé ses capacités innées. Onze âmes … il était encore loin du compte. Le brun farfouilla dans sa poche avant d'en ressortir sa montre d'alchimiste d'Etat. Il ne la conservait que pour une raison : pas parce que c'était un statut important, mais à cause de ce qu'il y avait à l'intérieur. Il l'ouvrit, dévoilant sur le couvercle une photo. Riza lors de ses dix-huit ans. Un peu avant d'entrer dans l'armée, avant qu'elle n'aie cet air sévère et surtout avant cette maudite guerre. Personne ne savait qu'il conservait cette photo. Les yeux dorés se voilèrent en croisant ce visage si familier.
Riza … que devenait-elle ? Elle ne risquait pas de savoir ce qui était arrivé à son ancien supérieur, mais comment vivait-elle son absence ? Le travail devait être fait en temps et en heure, imaginait-il.
« Oh elle doit très bien s'en sortir sans sa feignasse de colonel. Enfin j'espère. »
Que lui dirait-il quand il retournerait à Central ? En admettant qu'ils se croisent. Roy pensait lui dire la vérité. Il lui devait bien ça. Par contre, est-ce qu'elle s'en souviendrait, c'était la grande question. Les mortels n'étaient pas supposés se rappeler des Morts.
« Pourtant mon père se rappelait très bien de ma mère. C'est peut-être l'exception, le fait qu'ils aient été unis qui a préservé sa mémoire. » songea Mustang.
S'il en venait là avec Riza, acceptera-t-elle le fait que son enfant sera l'incarnation de la mort ? Et que son mari s'en ira lorsque le petit aura sept ans ? Faudrait déjà qu'elle lui pardonne d'être parti sans rien dire. Connaissant son tempérament volcanique, ce n'était pas gagné. Roy soupira et referma la montre d'un claquement. Pardon ou pas, il devait poursuivre son pèlerinage. Roy rangea sa montre et se leva. Il ouvrit un passage dans le vide. Tout de même pratique que ça marche avec ou sans support. Mustang se laissa tomber, droit dans le cercle. Au suivant.
