Titre : G comme galerie... ou comme comment se débrouiller si on a pas l'inspi pour faire un véritable one-shot...
Disclamer : Si je vous dis que je les ai reçu pour mes dix-huit ans, vous me croyez ? Non ? Bon ben, ils sont pas à moi, heureusement pour leur santé mentale.
Note : Parce que je n'avais pas assez d'inspi ( et trop la flemme de la chercher en lui courant après) pour écrire un véritable one-shot, j'ai écrit... Vous verrez bien. Je me suis amusée comme une petite folle et j'en ai profité pour essayer plusieurs styles d'écriture, vous me direz ce que vous en pensez.
Remerciements : à ma bêta flammula qui telle une flamme ardente et virovoltante m'anime du souffle divin de l'inspiration et de la beauté émerveillante de la langue de Molière... Bon, okay, j'me tais. Sinon, merci à toutes celles et tous ceux qui prennent le temps de me lire et encore plus à celles qui prennent cind minutes supplémentaires pour me laisser un gentil commentaire ; je vous aime, Redou et Squallyboy.
Shut up !
" Tu vois, l'avantage du Steel gun par rapport aux autres modèles, c'est qu'il peut tirer deux fois plus de balles avant de devoir être rechargé, grâce aux capacités accrues de son barillet. L'ennui, c'est qu'il est plus dur à entretenir, car il faut démonter régulièrement certaines pièces pour les graisser. Mais ce n'est rien devant..."
Irvine vantait depuis une bonne demi-heure les propriétés du tout dernier modèle de flingue qui venait de sortir et qu'il crevait d'envie d'acheter, à une Quistis qui avait bien du mal à se retenir de bailler d'ennui. Elle ne savait pas faire la différence entre deux modèles de pistolets et elle se fichait bien de ce que le roux lui racontait, il n'y avait bien que lui pour s'intéresser à ce genre de trucs. La jeune fille lança un regard de détresse aux autres, qui paraissaient tous aussi sur le point de mourir d'ennui. Ça faisait déjà plus de deux heures qu'ils patientaient dans un salon que Laguna sorte enfin de son conseil présidentiel pour pouvoir lui parler, et le petit exposé d'Irvine les agaçait profondément. Quitte à ne parler de rien, il pourrait au moins parler de quelque chose qui intéresserait les autres, non ? Seifer reposa sur la table basse en face de lui le magasine qu'il tentait vainement de lire, trop déconcentré à cause du babillage du tireur d'élite, et soupira en contemplant une énième fois la scène.
" On fait quoi maintenant ? demanda-t-il en se tournant vers Zell, Selphie et Squall. On lui dit une fois pour toute de se la fermer ?
- J'm'ennuie, moi, bailla la petite brunette surexcitée avant de s'étirer souplement.
- J'avoue, c'est chiant ce qu'il raconte, approuva le tatoué en regardant le roux qui continuait de parler, absolument pas conscient de la lassitude profonde qu'il provoquait chez les autres. C'est un peu comme vous quand vous parlez de vos gunblades...
- Sauf que nous, on fait pas chier le monde avec, répliqua le plus âgé.
- Non, toi tu tentes juste de le détruire, intervint pour la première fois le glaçon brun en esquissant un bref sourire.
- Ça alors, ça sait sourire ! ironisa son rival en pointant un doigt vers l'endroit incriminé. Le dieu Choki existe !
- Ça c'était vraiment drôle, squally-chou, fit Selphie en se tordant de rire sur son siège, sans prêter attention au regard las que lui envoya le brun en s'entendant nommé ainsi.
- Sinon, t'as une idée Seifer ? demanda Zell.
- Ouais.
- C'est quoi ?
- Tu verras bien."
Le blond, en se levant, eut un large sourire typique de ceux qu'il faisait lorsqu'il préparait un mauvais coup, ce qui fit que Selphie releva la tête avec intérêt, impatiente de voir quelle idée tordue son grand frère avait bien pu trouver. Irvine releva la tête lorsque quelqu'un lui tapota l'épaule et se tut définitivement quand deux lèvres chaudes se collèrent brièvement sur les siennes.
"On dirait que j'ai enfin trouvé la bonne méthode pour que tu la fermes," ricana son vis-à-vis qui retourna s'asseoir sous les regards amusés ou surpris des autres.
Le plus beau jour de leurs vies.
Dans l'église de Winhill magnifiquement décorée pour l'occasion et embaumée du parfum des milles et un bouquets accrochés aux murs dont les fleurs répandaient leur douce fragrance en même temps qu'elles charmaient l'œil des observateurs par leurs vives couleurs, les cloches sonnaient à la volée pour célébrer l'union qui avait lieu. Les sempiternels confettis, grains de riz et pétales de rose s'envolaient et virevoltaient de partout dans l'air, tandis que tout le monde applaudissait avec joie le baiser que s'échangeaient les deux jeunes mariés sous le regard ému de leurs familles, après le traditionnel final du prêtre : " En raison de l'autorité qui m'a été conférée, je vous déclare unis devant Hyne par les liens du mariage. Vous pouvez embrasser la mariée."
Ivres de vie, d'amour et de joie, Squall et Linoa s'embrassaient tendrement devant un parterre constitué de leurs familles, de leurs amis et des Seeds de la BGU qui voulaient absolument assister au mariage de leur chef. Rayonnant, le brun adressa un sourire à son témoin qui se tenait depuis le début à ses côtés. Un peu surpris par ce geste, après tout ce n'était pas tous les jours qu'on voyait le glaçon balafré de Balamb sourire aussi largement, le blond au front lui aussi marqué par une cicatrice ne tarda pas à se ressaisir et afficha lui aussi un grand sourire à l'allure sincère, ce qui rassura Squall. Ce dernier se souvenait encore de la lueur étrange qui avait brillé dans les yeux bleus verts de Seifer lorsqu'il lui avait annoncé son prochain mariage et son envie qu'il soit l'un des témoins. L'éclat avait disparu trop vite pour que le brun puisse clairement identifier l'émotion qu'il avait entraperçue au fond. Il n'en était pas bien sûr... Était-ce ou non de la douleur ? Le blond aimait-il encore Linoa après toutes ces années ? Il n'en savait rien, son aîné ne lui parlait jamais de ses sentiments amoureux. Dans tous les cas, le jeune homme était là, très élégant dans son beau costume de cérémonie, et il paraissait sincèrement heureux pour les deux jeunes gens devant lesquels s'ouvraient ce jour les portes d'une vie heureuse et pleine d'amour. Squall esquissa un bref sourire, plus discret, en pensant que Seifer risquait d'avoir de la compagnie ce soir, vu la façon dont le dévoraient du regard un bon nombre de filles dans l'assemblée. Le brun n'eut pas le temps de pousser plus en avant ses réflexions car rapidement la foule l'entoura pour le féliciter et l'entraîna sans qu'il ne s'en rende compte jusqu'à la salle du banquet qui se trouvait à quelques pas de l'église. La fête battit vite son plein et il s'enivra joyeusement de vin, de danse, de joie et d'amour. Il se sentait pour la première fois de sa vie pleinement épanoui et heureux. C'était le plus beau jour de sa vie et Seifer lui sortit bien vite de la tête pour être remplacé par sa lumineuse Linoa qui riait et souriait à la vie devant lui. Galvanisés et aveuglés comme ils l'étaient de bonheur et de lumière, personne ne remarqua le départ discret mais pourtant précipité du blond.
Seifer s'arrêta quelques centaines de mètres plus loin, près de la rivière qui serpentait aux abords de la ville, le cœur battant et légèrement nauséeux. Il n'entendait plus le bruit des réjouissances, pas plus qu'il ne percevait les lumières artificielles trop brillantes qui l'aveuglaient auparavant dans la salle. Il se tenait seul, hors de la ville, uniquement éclairé par les pâles étoiles au-dessus de sa tête. Des nuages cachaient la lune qui ne répandait plus autour d'elle qu'un faible halo argenté. Le jeune homme soupira tristement et rejeta la tête en arrière pour contempler la voûte céleste qui reflétait son état d'esprit avant de s'asseoir dans l'herbe et de nouer ses bras autour de ses genoux, sans se soucier de son beau costume ni de ce que pourraient penser les gens s'ils s'apercevaient de son départ. De toute façon, comment pourraient-ils en savoir les vraies raisons ? C'était le secret qu'il gardait au plus profond de son cœur, qu'il avait soigneusement enfermé dans une petite boîte avant d'en jeter la clé.
"Je savais que tu finirais par partir mais je ne pensais pas que tu tiendrais aussi longtemps, résonna derrière lui une voix familière.
- Irvine, le reconnut le blond sans se retourner, que veux-tu dire par là ?
- Juste que ça doit être douloureux pour toi de les voir s'embrasser et être si heureux. Et de savoir que tu as définitivement perdu la personne que tu aimes, répondit le roux en se laissant tomber à côté de son interlocuteur avant de croiser les jambes.
- Une bonne fois pour toute, je ne suis plus amoureux de Linoa, scanda le plus âgé en insistant soigneusement sur chaque mot. Vous devenez tous franchement soûlants avec ça. Comme si les autres filles ne m'avaient pas déjà tanné avec ça la semaine dernière pour savoir si je n'avais vraiment rien contre ce putain de mariage !
- Si tu n'as vraiment rien contre ce mariage, pourquoi t'énerves-tu autant ? releva le tireur d'élite. Et je n'ai jamais dit que c'était de Linoa dont tu étais amoureux.
- Tu insinues quoi par là, Kinnéas ? siffla le blond entre ses dents d'un ton menaçant, quelque peu sur la défensive toutefois.
- Ce n'est pas Linoa que tu aimes, affirma Irvine en lui saisissant le bras et en se penchant vers lui, l'air pour une fois réellement sérieux, mais c'est Squall, pas vrai ?
- Il ne doit jamais savoir ça ! Jamais ! s'écria Seifer d'un ton désespéré tandis que son beau visage se crispait de douleur et de tristesse. Il n'y a jamais eu aucune chance qu'il puisse m'aimer comme je le voudrais. Qu'il en aime une autre, ça va, tant que je peux être près de lui. C'est pour ça qu'il ne doit pas le savoir. Tu ne dois jamais le lui dire !"
Irvine grimaça en sentant les doigts de son vis-à-vis s'enfoncer avec force dans la chair de son bras. Le blond ne tentait pas de lui faire mal, il ne se rendait probablement même pas compte que sa poigne était douloureuse, il était juste trop bouleversé pour maîtriser sa force. Puis le roux soupira tristement en regardant le jeune homme au cœur brisé qui se tenait devant lui. Certes, lui aussi avait mal à l'âme, pour d'autres raisons que l'épéiste, mais il avait une chance que celui qu'il aime lui retourne ses sentiments alors que Seifer avait, lui, totalement perdu son amour. Le blond n'avait jamais eu la moindre chance que Squall puisse lui retourner ses sentiments ; cela faisait des années que le jeune homme s'était résigné à son sort mais cela ne rendait pas la blessure moins douloureuse. Sans un mot, Irvine attira son vis-à-vis contre son épaule et le laissa épancher dans son giron toutes les larmes qu'il avait depuis trop longtemps retenues. Au bout d'un long moment, le gunbladiste releva enfin la tête et le roux put apercevoir son beau visage strié de larmes grâce à la lueur compatissante de la lune. Ne réfléchissant plus, il se pencha pour poser doucement et tendrement ses lèvres sur celles gelées du blond puis se détacha pour regarder l'air stupéfait du plus âgé.
" Moi je t'aime, lui avoua-t-il abruptement. Je t'aime et je ne compte pas te laisser seul. Si Squall est trop stupide pour voir tes sentiments, alors je lui reprendrai le cœur qu'il t'a volé et je le garderai pour moi, déclara-t-il à l'épéiste en voyant une timide et fragile lueur d'espoir apparaître dans ses yeux. Je ne te laisserai plus jamais avoir mal à cause de lui. Je te le promets Seifer. Je te rendrai ton cœur pour que tu puisses me le donner."
Birthday's gift :
Le gang de l'orphelinat, comme ils se plaisaient à dire, était réuni dans l'appartement de fonction de Squall pour fêter l'anniversaire d'Irvine. Les rires et les plaisanteries volaient joyeusement dans l'air tandis que tout le monde s'autorisait une pause bien méritée dans leur stressant métier de mercenaires. Les jeunes gens offrirent leurs cadeaux au roux, le prévenant toutefois que la plus grande des surprises l'attendait dans sa chambre mais qu'il ne pouvait pas encore y aller pour le moment. Le tireur d'élite hochait distraitement la tête, plus occupé à contempler plus ou moins discrètement la bombe sexuelle qui se tenait à ses côtés qu'à écouter ce que lui disait les autres. Hyne, que Seifer était sexy avec sa chemise noire entrouverte, qui laissait deviner le début d'un torse d'albâtre parfait. Le jeune homme souriait d'un air moqueur et charmeur à une plaisanterie de Quistis tout en sirotant une coupe de champagne et Irvine ne pouvait détacher son regard de cette vision licencieuse au possible, dévorant littéralement des yeux le magnifique blond à défaut de pouvoir le toucher. Puis Selphie s'agrippa à son bras pour détourner son attention avec un petit clin d'œil complice aux deux autres jeunes gens. Fujin et Raijin vinrent la rejoindre, avec un petit sourire malicieux aux lèvres tandis que derrière lui Seifer s'esquivait discrètement.
La soirée finit moins d'une demi-heure plus tard sans que le blond ne réapparaisse, au grand dam du sniper qui regagna néanmoins sa chambre avec un grand sourire aux lèvres, heureux de sa fête d'anniversaire, somme toute formidable. Il ouvrit en sifflotant la porte de sa chambre et la referma derrière lui pour se figer net dès qu'il alluma la lumière. Langoureusement allongé sur le lit en une pose des plus torrides, Seifer le regardait d'un air mutin, la chemise largement ouverte sur son torse. Le souffle d'Irvine se bloqua dans la gorge et il ne put que regarder sans réagir le blond rouler sur le lit pour se lever et se poster devant lui. D'un mouvement d'épaule, il fit tomber sa chemise à terre, dévoilant sans complexe son torse et une longue main fine et restée douce malgré des années de maniement de la gunblade glissa lentement le long de la joue du sniper et finit par se poser doucement sur son épaule. Le roux déglutit difficilement, la gorge sèche, en détaillant le corps parfait et si désirable, incapable de bouger de crainte de briser ce charme.
" Que... Comment...
- Tu n'as pas écouté ce que les autres t'ont raconté à propos de la surprise, Irvine ? demanda avec un sourire séducteur Seifer. Je suis ton cadeau d'anniversaire.
- Ce qui veut dire... ?
- Que mon corps t'appartient pour toute la nuit et même plus si tu en as envie."
Irvine rompit brusquement la distance en embrassant passionnément le blond avant de le pousser sur le lit avec la ferme intention de profiter de ce qui lui étais offert. Ce cadeau-là, il comptait bien le garder toute la vie.
Saint-Valentin :
Seifer détestait la Saint-Valentin cette année. Pas parce que tout le monde était affreusement écœurant de romantisme et de niaiserie, pas parce qu'un troupeau de filles en chaleur tentait de sortir avec lui mais parce que Irvine avait eu une crise de foie après avoir mangé trop de chocolats. Et qu'il ne pouvait pas expliquer aux autres pourquoi le roux avait consommé autant de cette nourriture pas plus qu'il ne pouvait leur expliquer comment il l'avait dégusté. C'était bien trop embarrassant, il rougissait déjà assez à ce souvenir et pourtant il n'était pas une pucelle effarouchée.
Neige :
Seifer détestait la neige et le froid. C'était une vérité absolue que personne ne contestait. Le jeune homme ne mettait jamais le nez dehors dès que les températures commençaient à chuter et se réfugiait sous la couette en quête de chaleur. Irvine savait pourtant bien que son blond de petit ami n'était pas frileux, il le connaissait assez pour affirmer ça de manière certaine. Par contre, et c'était surprenant, l'épéiste devenait bien plus câlin dans ces périodes. Un soir, alors qu'ils étaient tous les deux allongés dans leur lit à discuter paisiblement, Seifer vint se blottir étroitement contre le roux en lui promettant qu'un jour, il lui expliquerait pourquoi il détestait autant la neige. Mais pour l'instant, ces souvenirs étaient encore trop douloureux pour qu'il puisse vouloir s'en rappeler. En attendant, qu'il le sert fort contre lui, car il avait froid. Irvine s'exécuta immédiatement en comprenant que ce n'était pas le corps de Seifer qui avait froid mais son âme.
Doux-amer :
Comme d'habitude, tu regardes le roux dormir à tes côtés. Il est tombé dans les bras de Morphée peu après que vous vous soyez sauvagement envoyés en l'air. Et comme d'habitude, le nom qu'il a crié en jouissant était "Selphie". C'est toujours "Selphie". Jamais le tien. Jamais. Au départ, ça devait juste être du sexe sans sentiments, juste un pathétique semblant d'étreinte pour oublier que vous aviez tous les deux le cœur brisé. C'était juste pour ne plus passer la nuit seuls dans vos grands lits froids, à parler aux ténèbres qui vous enserraient le cœur dès que les lumières étaient éteintes. Il ne devait rien y avoir de plus, pas vrai ? Mais toi, tu as rompu l'accord. Tu ne pensais pas que tu pourrais retomber ainsi amoureux après une telle déconvenue sentimentale mais c'est ce qui s'est passé. Tu n'étais pas sensé aimer Irvine mais c'est ce qui est arrivé. Tu ne peux pas le lui dire car tu sais qu'il n'a que Selphie dans son cœur. Et tu la hais, cette garce, à peu près autant que tu l'aimes lui. Elle a tout et elle s'en fiche alors que toi tu n'as rien. Tu peux juste rester à ses côtés et espérer qu'un jour ce sera toi qu'il voit dans ses rêves et non pas elle. Tu la hais et tu voudrais la tuer, certaines fois où c'est elle qu'il appelle alors qu'il te prend de dos, pour ne pas voir ton visage. Tu te mords le poings alors pour retenir les larmes qui s'apprêtent à te trahir, ces traîtresses. Tu ne peux pas te détacher de lui à cause de ce foutu espoir que tu as, celui qu'un jour il t'aime aussi. Si ça t'est arrivé, il y a une chance que ça lui arrive à lui aussi. Alors, en attendant ce jour, tu te laisses prendre en retenant tes larmes de tristesse et d'humiliation et tu te contentes de l'aimer en silence. Et de haïr, tout aussi muet, Selphie, tout comme tu te hais pour t'être toi-même mis dans cette situation. Et les larmes que tu laisses couler lorsque tu es seul ont vraiment un goût doux-amer, n'est-ce pas Seifer ?
Pourquoi Seifer ?
Quand Zell te posa la première fois la question, tu n'as pas su quoi répondre. Pourquoi Seifer ? C'est vrai qu'il est chiant, agaçant, qu'il prend un malin plaisir à te titiller, mais il est comme ça avec tout le monde, s'il arrêtait, il ne serait plus vraiment Seifer. Il est arrogant, têtu, borné comme un enfant. Vous vous disputez souvent, parfois même assez violemment, mais vos réconciliations sont des plus chaleureuses, alors cela en vaut la peine, tu te dis. (tu adores le faire crier de plaisir, c'est un privilège que tu es le seul à avoir). D'un autre côté, il est beau, charmeur, d'agréable compagnie et à sa manière, il se soucie et prend soin des autres. Mais ce n'était pas cela qui avait fait que petit à petit, tu es tombé amoureux de lui. Ce sont des petits riens qui te rappellent à quel point tu aimes ton épéiste de petit ami. La façon dont ses yeux tournent vers le bleu lorsque tu lui fais l'amour, ce petit sourire en coin qui le rend encore plus séduisant qu'il est permis de l'être et qui encore maintenant manque de te couper le souffle, la chaleur de sa voix lorsqu'il s'adresse à toi dans l'intimité de votre chambre, la manière dont il t'a murmuré d'une voix rauque après votre première dispute sérieuse qu'il voudrait que tu te rappelles que votre amour est éternel et pas artificiel. Tu souris en te rappelant la promesse que Seifer t'a faite, celle de l'emmener au dessus des gens, si seulement tu te ramenais devant et que tu étais là de temps en temps pour lui. Et si tu n'as pas su répondre la première fois que Zell te posa la question, tu sus exactement quoi lui dire la fois suivante. Tu aimes Seifer simplement parce c'est lui. Parce que Seifer est justement Seifer. Et tant pis si Zell ne comprend pas, si les autres ne peuvent pas comprendre votre amour et qu'ils vous jugent amoraux, tant que Seifer reste lui-même, toi tu resteras à ses côtés. Juste parce qu'il est lui et que tu es toi.
Vi, Nied est plutôt fière d'elle pour ce coup-ci. Pauv' Seify, on croirait qu'il n'existe que pour souffrir dans mes histoires. ;)
Seifer : C'pas juste d'ailleurs... Non, pas la peine de sortir ton paraplue vert pomme, j'me tais, c'est bon...
