Hey ! Salut, vous !
Merci beaucoup pour les Reviews et les followers qui ont encore étaient très nombreux cette semaine ! Merci également en mise en favoris :)
Un autre merci tout particulier à Marionpotter39 pour avoir corrigé ce chapitre ;)
Oh ! Je viens de me souvenir ce que j'oublie à chaque vois de vous dire et ... vous allez me trouver ridicule parce qu'arrivée au chapitre 7, c'est un peu inutile de le préciser mais dans cette fanfiction, Elsa n'existe pas x)
Bon, sinon, le chapitre de vendredi prochain est terminé - reste plus qu'à le corriger - mais je ne suis pas sûre que celui de la semaine d'après arrive à temps. Je sais, vous me direz, j'ai deux semaines pour l'écrire mais eh, j'ai cours moi !
Bref ... encore une fois, je m'égare ...
Bonne Lecture à vous, mes adorables lecteurs ;D
Une drôle de journée pour Emma Swan
Lorsque Mulan et moi arrivions au poste, nous y trouvions Killian. Je soupirais et me dirigeais vers mon bureau sans lui jeter un regard.
– Je bosse. Alors à moins que tu sois à la recherche du Shérif, je n'ai pas le temps de te parler.
Il secouait la tête.
– Je ne comprends pas pourquoi tu refuses cette discussion.
Je levais les yeux vers lui, une expression ahurie sur le visage.
– Je ne veux plus rien à voir avec toi.
J'avais prononcé la phrase volontairement lentement pour que mes mots s'insinuent bien dans son esprit tordu.
– Je comprends. Nous voir là, Ariel et moi ... Je comprends ...
Je soufflais bruyamment.
– Dégages, Killian.
– Pas tant qu'on n'aura pas discuté.
Je soupirais et Mulan s'approchait avec un sourire désolé.
– Je vais faire ma ronde.
Et elle sortait précipitamment avant que je ne puisse la retenir. Quelle traîtresse ! Elle faisait toujours ça, la lâche !
Killian souriait en s'installant sur une chaise face à moi et je m'installais dans un soupir, m'avouant vaincue.
– Je t'écoute.
– C'était la seule fois, avec Ariel.
– Et tu penses que ça t'excuse ?
– Non. Mais je pense que tu peux comprendre.
– Je ne t'ai jamais trompée.
– Mais tu en avais tellement envie que c'est tout comme !
– C'est faux !
Il soupirait, agacé.
– Je t'en pris ! Tu ne m'accordais aucune importance !
– Et alors ? Killian, ce que tu as fait c'est horrible ! Dans mon lit ! Tu imagines ?!
Il déglutissait difficilement et j'en étais surprise.
– Je sais ...
Je fronçais les sourcils.
– Tu sais ?! Et tu t'en fous ?!
Il soupirait en se grattant le haut du crane avec son crochet.
– Emma ... Tu n'as jamais porté grande attention à notre couple. Dès le premier soir, tu as culpabilisé toute la nuit de ce que tu as fait à Mills. Et pendant des mois tu ne pensais qu'à obtenir son pardon. Tu ne me prêtais presque aucune attention.
– Donc tu insinues que c'est ma faute, c'est ça ?!
– Non ... Tu n'y es pour rien. De toute façon, on sait depuis longtemps que toi et moi ce n'est pas ... Puissant. Sinon, j'aurais brisé le sort en t'embrassant, lorsque je suis venu te chercher pour briser la malédiction de Zelena.
Je levais les yeux au ciel avec exaspération.
– Ce n'est pas vrai ! Tu ne vas pas t'y mettre, toi aussi ! Sérieusement, si on attend de tomber sur le « Véritable Amour » on n'est pas prêt de trouver !
Il secouait la tête.
– Tout le monde n'a pas la chance d'en avoir, en effet. Mais ... Toi, si. Alors ... Tant pis pour moi.
Je plissais les yeux.
– Je ne comprends pas pourquoi tu voulais me parler si c'est pour finir sur une conclusion aussi stupide.
– Je voulais juste qu'il n'y ait pas de malaise entre nous. Qu'on soit ami.
– Non. Je refuse. Tu m'as humiliée.
– Tu n'avais qu'à pas te plaindre à toute la ville !
J'écarquillais les yeux.
– Je rêve ?! C'est complètement faux ! Je n'ai pas fait ça !
– Si tu l'as fait. Et je suis devenu le pirate qui a blessé la Sauveuse. Si tu savais comme je suis haï, désormais.
Je balançais ma tête en arrière avec un petit rire amer.
– D'accord, j'ai compris ... Tu veux que je te pardonne pour que le reste de la ville ne te regarde pas comme un monstre.
Il grimaçait et je secouais la tête, exaspérée.
– Tu es un salaud, Killian. Je ne vais pas faire amie-ami avec toi, c'est clair ?
Il hochait la tête, puis haussait les épaules.
– Tant pis. J'aurais essayé.
Et lorsqu'il se relevait pour partir, je le suivais des yeux, ahurie. Quel enfoiré !
Une dizaine de minutes plus tard, Mulan revenait avec un petit sourire.
– Alors ?
– Il veut que je dise à la population de cesser de le prendre pour un connard de première. Tu y crois ?!
Elle grimaçait en s'installant derrière son bureau.
– Je ne suis pas vraiment surprise ... Mais je ne pense pas que tu devrais t'énerver pour ça. Après tout … Tu es à la recherche d'une femme, non ?
Je roulais des yeux.
– Je ne suis à la recherche de rien du tout. Si j'ai la chance de tomber sur quelqu'un qui me plait, tant mieux ! Mais si je n'ai personne, ce n'est pas un drame. Si ?
Elle secouait négativement la tête.
– Non. Tu as raison.
J'acquiesçais avec un fin sourire.
– Bon, alors, du boulot ?
– Non. Leroy n'est pas encore ivre. Une bande de jeune a bien essayé de vandaliser la boutique de Gold mais Robin, en preux chevalier, les en a empêchés.
– S'il a démissionné, ce n'est pas pour faire le boulot à notre place.
– C'est ce que je lui ai dit. Il a répondu qu'il était à côté alors …
J'acquiesçais en soupirant.
– Pourquoi on a plus de travail ?
– Parce que Gold ne peut pas martyriser les habitants là où il est. Que tes parents ne sont pas là non plus pour se mêler de ce qui ne les regardent pas et créer des problèmes là où il n'y en à pas. Et aussi certainement parce que Madame le Maire devient moins exigeante.
Je fronçais les sourcils.
– Hey … C'est vrai, ça ! Pourquoi ? J'aurais mieux fait de ne pas lui rendre les rapports datant de trois semaines. Tu imagines ? Je m'ennuie presque.
Elle haussait les épaules et je plissais les yeux.
– Peut-être qu'elle le fait exprès … ça doit être une de ses manigances pour que je la supplie de me donner du travail. Après, elle va nous surcharger en me rappelant mes supplications. Quelle garce !
– J'ose espérer que ce n'est pas de moi que vous parlez ainsi, Shérif Swan.
Je tournais lentement la tête vers la belle brune dans l'encadrement de la porte.
– Euh … Comment ça se fait qu'on n'ait pas entendu vos tallons claquer sur le sol ?
– Aucune idée. Ce ne doit pas être votre débordement de travail, en tout cas.
Je roulais des yeux et elle s'avançait sans se débarrasser de son sourire moqueur.
– Je vais avoir besoin de vous.
– Ah ouais ? Pourquoi ?
Elle s'installait sur mon bureau, croisait ses fines jambes et posait ses deux mains de part et d'autre de son corps.
Mulan et moi la regardions faire, surprise.
– Tink souhaite fêter son anniversaire, samedi. Comme vous vous en doutez, elle ne fera pas les choses à moitié et j'ai peur que tout ça tourne mal.
– Vous nous demandez d'être les gardes de la soirée ?, m'indignais-je.
– Entre autre, oui. Mais, avant ça, j'aimerais que vous aidiez à préparer la fête.
– Vous êtes au courant que ce n'est pas dans notre contrat ?
– Et vous tournez les pouces, ça y est ? Je préfère vous payer pour quelque chose, Shérif.
Mulan hochait la tête.
– Bien. On commence par quoi ?
– Régina affichait un large sourire.
– Vous, Mulan, occupez-vous de la décoration de la salle. Miss Swan, vous, vous venez avec moi.
Je plissais les yeux, suspicieuse.
– Où ça ?
– Chercher un cadeau.
Je la dévisageais, ahurie.
– Sérieux ?!
– Bien sûr. Le goût pour la mode mis à part, vous aimez la même chose. Et lui acheter des vêtements ne serait pas très original. Alors je compte sur vous pour m'aider.
Je lançais un appel au secours à Mulan qui se contentait de sourire en sortant.
Une demi-heure plus tard, Régina et moi entrions dans un centre commercial auquel je n'avais jamais accordé grande importance jusqu'à présent. Après tout, je n'avais pas assez d'argent pour m'acheter quoi que ce soit là-dedans.
Je regardais – ébahie – les nombreux magasins s'y trouvant et étais ravie de constater qu'il n'y avait pas que des boutiques de vêtements.
Sans prévenir, je me dirigeais vers le centre culturel sous le regard surpris de Régina qui me rejoignait aussitôt avec un fin sourire.
– Je suis agréablement surprise que vous aimiez ce genre de choses, s'exclamait-elle en se dirigeant vers le rayon des livres.
Je la regardais faire en grimaçant et - voyant que je ne la suivais pas – elle me dévisageait avec interrogation. D'un signe de tête, je lui montrais les consoles un peu plus loin et lorsque ses yeux se posaient dessus, elle soupirait.
– Décidément, je retire. Vous êtes un cas désespéré, Miss Swan.
– Oui, c'est aussi ce que dit Belle quand je refuse de lire ses bouquins stupides.
Elle faisait claquer sa langue, agacée.
– Ne me comparez pas à cette femme, s'il vous plait.
– Pourquoi vous la détestez ?
– Parce qu'elle est l'épouse de Gold.
– Je vois. Et donc vous détestez mon père parce qu'il est l'épouse de ma mère ?
Elle balançait sa tête, hésitante.
– Oui, il y a un peu de ça en plus du fait qu'il soit idiot et fils de berger.
Je roulais des yeux.
– C'est ça, faite la princesse.
Elle me lançait un regard horrifié.
– La Princesse ? Je suis une Reine, très chère.
– Oh … Excusez-moi, votre Altesse, répondais-je dans une révérence ridicule.
Elle souriait, amusée, et s'avançait jusqu'aux jeux vidéo.
Distraitement, je me demandais depuis quand notre relation était devenue si … détendue. Je n'avais plus l'impression d'étouffer par la haine qui s'immisçait entre nous. Et j'aimais bien cette nouvelle ambiance.
– Miss Swan ?
Je relevais les yeux vers la brune, qui me dévisageait, attendant apparemment quelque chose.
– Hein ?
D'un presque imperceptible haussement de sourcils, elle me montrait à quel point elle trouvait cette réponse trop familière.
– Je vous demandais si vous pensiez réellement que Tink aimerait ce genre de choses.
Je haussais les épaules.
– Aucune idée. Mais Henry adorerait.
Elle posait ses mains sur ses hanches en me lançant un regard mi-réprobateur mi-amusé qui provoquait en moi d'étranges fourmillements.
– Nous ne sommes pas là pour lui.
– C'est vrai. Mais je suis sûre qu'il adorerait recevoir un cadeau de sa mère en rentrant de vacances.
– Le laisser quitter l'école durant un mois pour s'amuser sur la plage avec ses idiots de grands-parents est déjà un très bon cadeau. Vous dites ça uniquement pour pouvoir en profiter en y jouant avec lui.
Je posais ma main sur ma poitrine en une expression faussement dramatique.
– Comment osez-vous porter de telles accusations à une femme aussi généreuse que moi ? Je suis outrée, Madame le Maire.
Elle me tapait l'épaule et plutôt que d'être blessant, c'était agréable. Presque gênant tellement la complicité semblait présente dans ce geste que je trouvais pourtant anodin lorsque je le faisais à Ruby.
– Cessez de faire l'idiote et concentrez-vous. Je vous rappelle que vous êtes en service, Shérif Swan.
Je grognais, lui arrachant un sourire.
– Je crois que vous n'avez pas le droit de faire ça, Régina. Je suis presque certaine que c'est hors la loi.
– Et quoi ? Vous allez me passer les menottes ?
Je souriais en coin.
– La proposition est tentante.
Elle me dévisageait encore avant de reporter son attention sur les jeux vidéo non sans un léger rougissement.
– Alors … que me conseillez-vous pour Tink ?
– Hum … Je ne sais pas. Vous êtes censée la connaitre mieux que moi.
Elle grimaçait légèrement.
– Je sais juste qu'elle est agaçante, qu'elle aime se goinfrer et … qu'elle est parfois – souvent – impulsive. C'est pour ça que j'ai fait appel à vous.
Je lui lançais un faux regard noir.
– Tout ça ne me ressemble pas.
Elle arquait un sourcil, avec son sourire moqueur en coin, comme pour me défier d'oser le redire une seconde fois.
– Quoi ? Ok, parfois, j'agis avec spontanéité mais … pas toujours ! Et, d'accord, j'aime la nourriture. Mais de là à utiliser le verbe « goinfrer », c'est un peu trop, non ?
– Non. C'est véridique.
J'allais répliquer mais ce fut cet instant que mon téléphone choisissait pour sonner. Je jetais un coup d'œil à l'écran pour voir apparaitre un message de Belle.
« Alors, comment ça avance, avec le « Fruit Interdit » ? »
Je sentais mes joues se chauffer alors que je serrais brusquement le portable contre ma poitrine avec l'espoir que Régina ne l'ait pas lu. Et au regard interrogateur qu'elle me lançait, je ne savais pas si c'était le cas ou non.
– Il y a un problème, Miss Swan ?
– Euh … non … Juste … Rien.
En un regard, elle me faisait clairement comprendre que ça n'avait pas l'air d'être « Rien ».
– Votre mère ?
– Non. Belle.
Elle lâchait un soupire agacé avant de détourner la tête.
– Et bien vous lui répondrez plus tard. D'ailleurs …
Lorsqu'elle reposait ses yeux sur moi, ils étaient étincelants de malice et je craignais le pire. Je resserrais d'autant plus mon téléphone contre moi lorsqu'elle me tendait une main.
– Donnez-le-moi.
– Hein ? Et pourquoi je ferais ça ?
– Vous n'êtes pas censée envoyer des messages à vos amis pendant vos heures de travail. Alors … donnez-le-moi.
– C'est ridicule. Comment je fais si Mulan cherche à me joindre ? C'est vrai quoi, par je ne sais quel miracle, on pourrait très bien avoir du boulot, tout d'un coup.
– Vous avez déjà du boulot.
– Faire les magasins avec vous ? Excusez-moi mais si un gang de jeunes se met à tabasser une vieille, je trouverais ça plus important que vous aider à trouver un cadeau pour votre « BFF ».
– BFF ?, répétait-elle avec une pointe d'interrogation.
Je roulais des yeux.
– Best Friend Forever.
– Oh.
Puis, elle secouait la tête.
– Peu importe. Votre téléphone, Shérif Swan.
– Si je vous le donne, je refuse de vous aider.
– Plus vous refusez, plus j'ai envie de vous prendre.
Silence. Gênant. Quelques secondes. Rougissement violant pour nous deux.
– Je voulais dire « plus j'ai envie de vous le prendre ». Votre téléphone portable.
– Euh … oui. Bien sûr. J'avais compris.
On échangeait un rire nerveux avant qu'elle ne me l'arrache des mains.
– Rassurez-vous, je ne vais pas lire vos messages.
J'étais un peu soulagée.
– Sauf si vous en recevez un. Après tout, on ne sait jamais, ça pourrait être une urgence. Imaginez qu'un gang de jeunes passe à tabac une femme d'un certain âge ?
Je lui jetais un regard noir. Et voilà, encore une fois, elle utilisait mes mots contre moi. Cette femme était bien trop forte.
– Allez, nous avons assez perdu de temps. Trouvez quelque chose !
– Trouvez quelque chose, trouvez quelque chose, grognais-je. Plus facile à dire qu'à faire.
– Peut-être qu'elle aime les livres, elle ?
Je grimaçais.
– Peut-être. Mais ce serait étrange.
Elle roulait des yeux.
– Tout le monde n'est pas aussi illettré que vous, Miss Swan.
Je détournais les yeux, vexée et honteuse. En effet, je n'étais pas très douée pour la lecture et l'écriture. Mais … malgré le peu de cours que j'avais eu étant jeune, je m'en sortais assez bien. Je n'étais pas excellente. Mon écriture n'était ni jolie ni précise ou ronde. Mais elle était compréhensible. Et ma lecture était lente et hésitante, mais je pouvais lire des livres. Je n'aimais juste pas ça !
– Miss Swan ?
Je gardais mes yeux fixés à son opposé et je sentais une main douce et délicate se poser sur mon bras dans un geste réconfortant.
– Je suis navrée. Je ne voulais pas vous blesser. Nous avons décidément un humour bien différent.
Lentement, je retournais la tête vers elle et étais à la fois surprise et attendrie de constater qu'elle semblait sincèrement désolée. Je lui répondais par un petit sourire qui semblait la soulagée.
– Peut-être … Peut-être que Tinkerbell aimerait les Mangas ?
Elle fronçait les sourcils et alors que j'allais lui expliquer ce que c'était, elle répondait.
– N'est-ce pas pour les adolescents ?
– Mais non ! Il y en a des biens. Quoi que … peut-être que c'est un peu …
Je grimaçais.
– Ouais, ok. C'est surtout pour les adolescents mais … peut-être que …
J'écarquillais les yeux.
– Elle aime la musique ? Je veux dire … Ma mère et Belle aiment chanter. Et mon père joue de plusieurs instruments. Et je me disais que … c'était peut-être un truc de personnages de contes de fée.
– Miss Swan … Je n'aime que vous nous appeliez ainsi.
– Peu importe. Elle aime ça, la musique ?
– Il me semble, oui.
– Super, venez avec moi.
Je lui agrippais la main et la guidais à travers les étagères jusqu'à arrivé au rayon musique.
– Alors ? Vous connaissez son genre musical ?
Elle me dévisageait et je soupirais.
– Je vois … On ne va pas aller loin, avec ça. Vous savez ce qu'on va faire ? Je vais vous mettre plusieurs genres différents et vous allez me dire ce que vous pensez qu'elle préfère. Ok ?
Elle acquiesçait et je posais sur ses oreilles le casque mis à disposition. Je cherchais dans la play liste des musiques que je jugeais plutôt bien en les lui mettant. Je prenais bien soin de ne pas lui faire écouter les trucs ringards de Beethoven ou du Mozart, elle serait capable d'adorer et … Pauvre Tink !
Je lui lançais du rock hard et à sa grimace de dégout, je riais. Je n'aimais pas non plus mais c'était toujours amusant de lui faire découvrir un univers bien différent du sien.
– Ok, je vous lance … du … Pop.
– Très bien. Mais plus de Rock. C'est horrible. J'en ai mal aux oreilles.
Je plissais les yeux.
– Après je vais vous mettre du Rock Alternatif.
– Miss Swan !
Je souriais légèrement.
– C'est différent ! Le Rock Alternatif n'est pas … sauvage. C'est plus … reposant. Enfin … pas trop mais … Bon, aussi, ça dépend de quel groupe je vous mets. Mais je devrais trouver un truc bien.
En fait, je parlais surtout pour moi, parce qu'elle ne m'écoutait pas, les sourcils froncés, elle était concentrée sur la musique qu'elle écoutait.
Et après une bonne heure, nous partions avec deux albums de musiciens classiques, un CD de mon groupe préféré et … rien pour Tink.
– Je ne comprends toujours pas pourquoi vous insistiez pour m'offrir ce CD. Je veux dire … Ok, c'est cool mais … vous n'êtes pas obligée.
– Je me sers de l'influence professionnelle que j'ai sur vous pour m'aider personnellement. Je vous dois bien ça.
J'acquiesçais vigoureusement.
– C'est juste. Alors … On va où, maintenant ?
Elle s'arrêtait devant un SDF, qui jouait de la guitare sèche plutôt bien. Elle le dévisageait avec intensité et – derrière elle – je me sentais réellement mal à l'aise. Je me raclais la gorge.
– Hum … Régina ? C'est un peu … impoli.
Le sans-abri relevait les yeux vers nous et cessait de jouer pour rendre son regard interrogateur à l'ancienne Reine.
– Vous jouez depuis longtemps ?
Le brun haussait les épaules. Il n'était qu'un adolescent et le voir ainsi, les vêtements troués, les cheveux gras et la mine fatiguée, ça me pinçait le cœur. Je ne me souvenais que trop bien du cauchemar qu'avait été mes années après ma fuite de chez ma famille d'accueil, à seize ans. Je volais pour vivre et c'était infernal. Je me sentais sale et honteuse.
– Quelques années …
Il avait un léger accent français laissant penser qu'il sortait tout droit d'un conte francophone.
– Comment t'appelles-tu ?
– Maximilian Poucet.
– Poucet ?, répétais-je. Comme le petit Poucet ?!
Il acquiesçait.
– Max, c'est pour l'ironie.
Je souriais, parce que je me souvenais avoir un jour entendu que ce prénom signifiait « le plus grand ». Régina sortait de son porte-monnaie une liasse de billet.
– Wow ! Régina ?! Vous êtes d'humeur généreuse ?
– Si je te paie à l'heure, tu accepterais d'apprendre à une amie à en jouer ?
Le gamin hochait la tête énergiquement.
– Je le ferais !
Elle souriait en reposant les yeux vers moi.
– Et bien, Miss Swan, je viens de trouver un cadeau à Tink.
– Un gosse ?! Sérieusement ?!
Elle roulait des yeux d'un air agacé.
– Bien sûr que non. Je vais lui offrir une guitare et elle apprendra à en faire grâce à Monsieur Poucet.
Le gamin et moi la dévisagions, tous deux surpris.
– Hum … Si ça te fais plaisir …
Elle me souriait et reportait son attention sur le gosse.
– Puis-je avoir vos coordonnées ?
Je roulais des yeux en faisant un pas vers elle.
– Régina, murmurais-je dans son oreille. C'est un sans-abri. Ses coordonnées, c'est ce trottoir !
– Oh … Jeune homme, je connais quelqu'un qui pourrait vous héberger.
J'écarquillais les yeux, plus que surprise et le petit en faisait autant.
– Je crois que vous ne savez pas trop ce que vous dites là.
– Miss Swan … Je suis Maire de cette ville. Et je pense pouvoir aider cet enfant.
Mon cœur se pinçait parce que … j'aurais aimé que quelqu'un me dise ça lorsque j'étais seule et mal en point.
– Et qui donc ?
Elle me souriait malicieusement et je secouais négativement la tête.
– Ja-mais !
– Vous vivez seule depuis que votre colocataire est partie.
– Oui, vous aussi !
– Miss Swan … Vous …
Elle détournait les yeux et je serrais mes bras contre ma poitrine.
– Quoi ?! Parce que moi aussi j'ai été abandonné par mes parents je devrais héberger tous les enfants perdus ?! Réveillez-vous, Régina ! C'est plutôt l'inverse ! J'aimerais oublier tout ce qui me ramène à ma vie d'avant et ce n'est pas comme ça que j'y arriverais !
Et sans un mot de plus, je partais, laissant derrière moi une Régina surprise et un gamin mal à l'aise.
SwanQueen – SwanQueen
J'entrais dans mon appart' telle une furie. Et alors que je ressentais le besoin d'appeler Belle, je réalisais que je lui avais laissé mon portable.
Je m'effondrais dans mon sofa.
Ma réaction avait peut-être juste un peu été impulsive et légèrement exagérée mais … comme à chaque fois qu'on parlait de mon passé, je me sentais vraiment mal. Ça me ramenait juste à la réalité et je n'aimais pas ça.
Parce que je n'étais pas la fille de Blanche-Neige ou du Prince Charmant. Je n'étais pas cette Sauveuse, emplie du Véritable Amour.
Non, j'étais juste une orpheline qui avait du surmonter des épreuves très difficiles pour survivre.
J'avais certes été blessée physiquement, le pire restait ce qu'ils m'avaient fait moralement.
J'étais perdue dans mes pensées lorsqu'une fumée violette apparaissait dans mon appartement avant de laisser place à une Regina plus que perplexe.
– Vous avez promis à Henry de ne plus utiliser la magie, arrivais-je à grogner, la tête écrasée dans l'accoudoir du sofa.
– Miss Swan … Relevez-vous.
– Vous êtes qui pour me donner des ordres ?
Je ne la voyais pas et pourtant, j'étais certaine qu'elle roulait des yeux.
– Vous ne pouvez pas juste fuir ou vous renfermer sur vous-même dès que quelqu'un ou quelque chose vous rappelle votre passé.
Je ne répondais pas et je l'entendais faire un pas vers moi.
– Si je réagissais comme vous, je resterais enfermée dans mon Manoir, de peur de croiser qui que ce soit.
– Vous l'avez fait, à un moment.
– Oui. Mais je me suis reprise. Parce que c'était ridicule.
Je me redressais en position assise et posais les yeux sur elle.
– Je ne suis pas celle que vous pensez que je suis.
Elle venait s'assoir à côté de moi.
– Il faut que vous compreniez, Miss Swan, que pour moi, vous n'êtes pas la Sauveuse. Vous êtes Emma Swan, un shérif agaçante et téméraire.
Je souriais malgré moi.
– Pour moi, vous n'êtes pas non plus la Méchante Reine, juste Régina Mills, la Maire hautaine et sarcastique.
Elle redressait le dos et relevait le menton pour me regarder de haut.
– Hautaine ?, répétait-elle d'une voix cassante. Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Un rire sortait de ma gorge sans que je ne puisse le retenir et à cet instant, j'avais l'impression que l'immense boule dans mon estomac présente depuis des jours rapetissait.
Elle souriait, rassurée et baissait la tête avant de relever les yeux vers moi.
– Je ne voulais pas … Quand j'ai proposé de l'aide à ce garçon c'était parce que … je voudrais … je voudrais tellement enlever l'image que les gens ont de moi. Et il paraissait tellement mal que … je me suis sentie coupable de ma richesse alors que lui manque d'argent.
– Vu le nombre de billets que vous lui avez donné, je peux vous assurer qu'il ne va pas vous tenir rigueur du fait que vous ne lui trouvez pas de toit.
– Il n'a que seize ans.
Je souriais tristement.
– Il sait se débrouiller tout seul. Et les cours qu'il donnera à Tink vont beaucoup l'aider, croyez moi. Vous venez de lui donner un travail, Régina. Il n'en demandait pas tant. Vous venez de lui changer la vie sans vous en rendre compte. Vous pouvez être fière.
Elle rougissait légèrement.
– Pourtant, je ne le suis pas.
Je fronçais les sourcils et elle me lançait un timide sourire.
– Je n'ai fais que vous agacer, aujourd'hui. J'ai abusé de mes pouvoirs et j'en suis sincèrement désolée.
Je riais légèrement.
– C'était génial. J'ai gagné l'album de mon groupe de musique préféré !
Elle souriait et fouillait dans son sac à main pour sortir le CD en question.
– Ravie de vous avoir fait plaisir. J'ai eu la chance de communiquer avec Madame Gold via votre portable, alors j'ai aussi passé une bonne journée.
J'écarquillais les yeux, prise de panique.
– Ce n'est pas vrai ! Qu'est-ce que … Qu'est-ce que vous lui avez dit ?!
Elle souriait malicieusement.
– Je plaisante. Je ne l'ai pas fait. C'était plutôt tentant mais … au moment où j'ai voulu lire ce message qui semblait vous avoir perturbée, tout à l'heure, votre mère à eu la mauvaise idée d'appeler.
Je grimaçais.
– Vous avez décroché ?
– Bien sûr, répondait-elle dans un sourire moqueur. Je lui ai dit que vous étiez indisponible pour le moment. Elle vous rappellera. Peut-être …
Je plissais les yeux, suspicieuse.
– Régina … Que lui avez-vous dit ?
Son sourire était bien trop grand pour que la réponse me plaise.
– J'ai peut-être sous-entendu qu'elle nous avait vraiment dérangées au mauvais moment …
Je la dévisageais outrée.
– Vous avez fait croire à ma mère qu'on était en train de coucher ensemble ?!, m'écriais-je.
Elle souriait de toutes ses dents, me rendait mon téléphone et sortait tout en lançant un joyeux « Bon Courage, Miss Swan. »
Dieu, je la détestais !
Malheureusement, mon sourire était trop niais et mon cœur battait bien trop vite pour que cette dernière phrase soit vraie.
Plus tard dans la soirée, je recevais l'appel de ma mère auquel je répondais avec appréhension.
– Hey … Ça faisait longtemps que tu ne m'avais pas appelée, déclarais-je d'une petite voix.
– Emma … Est-ce que tu vas bien ?
– Très bien ! En fait, Mulan et moi n'avons pas beaucoup de boulot alors on a passé la journée à préparer l'anniversaire de Tink.
– Tink ? J'imagine que Régina devait aider elle aussi …
Je grimaçais.
– Oh … oui, répondais-je d'une voix que j'espérais détendue. Elle prenait ça un peu trop au sérieux, d'ailleurs. Elle nous a confisqué nos portables, tu y crois ça ?
Je l'entendais soupirer de soulagement et je me félicitais mentalement pour cette excellente prestation.
– Donc ... Tu n'étais pas avec Regina ?
Attention, ne pas répondre trop précipitamment, dangereux. Mais ne pas attendre trop longtemps non plus, suspect.
– Non. J'étais avec Mulan, à décorer la salle.
– Oh ? Et bien ... Je crois qu'encore une fois, Regina s'est jouée de moi.
– Pourquoi ? Qu'a-t-elle fait ?
Je me mordillais la lèvre. Trop précipité, ça.
– Emma ... Est-ce que tout va bien ?
– Oui. Désolée, j'ai eu une journée un peu crevante. Tu sais ... C'est fatiguant de courir partout.
Elle mettait du temps à répondre et je réfléchissais à ce que je venais de dire. Mais trop tard.
– Je croyais que tu étais restée dans la salle pour la décorer ?
Je me retenais de me frapper, elle l'aurait entendu et ça ne m'aurait pas aidé.
– Oui, mais la salle est grande. J'ai couru dans la salle.
Rajoutez ça à un petit rire nerveux et ... Voilà. J'étais foutue.
– Emma, tu peux tout me dire ...
– Je sais ! C'est ...
Je soupirais.
– Ok ! Regina t'a fait une blague ! En fait, j'ai dû l'aider à trouver un cadeau pour Tinkerbell et elle m'a prit mon portable et elle a oublié de me le rendre. Du coup ... Tu vois ?
– Oh ... Tu aurais dû me le dire plus tôt. Inventer n'a vraiment servi à rien.
– Je sais ! Mais je ne voulais pas que tu t'imagines que j'ai pu ... Faire ça.
Je l'entendais rire.
– Emma ... Je t'avoue que j'ai été soulagée par ta confirmation mais ... Honnêtement, je doutais fortement que ce soit réel. Je veux dire ... Toi et Regina n'y arriverez jamais.
– Pourquoi ?, demandais-je avec plus de précipitation que je ne l'aurais voulu.
– Et bien ... Tu as trop besoin de ton espace.
– Euh ... Je ne te suis pas trop, là.
– Sérieusement, Emma. Faire ça avec Regina n'aurait pas été sain pour toi. Elle peut être violente.
Je rougissais brusquement.
– Euh ... Je ... Je ne veux pas parler de ça avec toi, c'est un peu gênant.
– Pourquoi ? Tu sais, moi aussi j'ai été avec elle pendant...
– Pardon ?!, m'écriais-je. TU ETAIS AVEC REGINA ?!
– Et bien … elle était la femme de mon père alors ... Ça parait évident, non ?
– Euh ... Non.
– Mais voyons Emma, i peine quelque mois tu vivais avec nous.
Hein ?!
– Quoi ? Quel est le rapport ?
Elle mettait du temps à répondre.
– La blague de Regina consistait bien à me faire croire que tu allais déménager chez elle ?
Je poussais un soupire en m'enfonçant dans le divan.
– Evidemment ...
Note à moi-même : faire payer à Régina cette conversation très gênante !
– Bon, sinon, Emma, comment ça se passe ?
– Plutôt bien. Mulan est ma nouvelle adjointe.
– Oui, Belle m'en a parlé.
Je sentais une certaine tristesse dans sa voix et je me mordais la joue en comprenant que je communiquais bien plus avec mon amie qu'avec eux.
– Vos vacances se passent bien ?, changeais-je de sujet.
– Excellentes ! On s'amuse vraiment bien. Par contre … Je pense qu'un mois sera un peu long.
Je me retenais de rouler des yeux, comme si elle pouvait le voir si je le faisais.
– Je pense au contraire que ça va passer vite. Vous n'allez pas avoir le temps de faire tout ce que vous voulez.
– Emma … Tu nous manques vraiment.
Ne pas attendre trop longtemps pour répondre, elle pourrait être blessée. Mais je réponds quoi à ça, moi ?
– Emma ?
Trop tard …
– Euh … oui ! Oui, vous me manquez aussi.
Je l'entendais soupirer et je ne comprenais pas.
– Il y a problème ?
– Non … Aucun. À plus tard, Emma. J'ai été heureuse de parler avec toi …
Ok … Apparemment, je l'avais blessée.
– À plus. Tu diras bonjour à David et Henry ?
– Je passerai le message.
– Cool …
Quelques secondes de silence. Je repensais à la facilité avec laquelle Régina avait dit à Henry qu'elle l'aimait, le matin même.
– Hum … Je … Je …
– Au revoir, Emma, me coupait-elle comme pour m'empêcher de finir cette phrase que je n'arrivais pas à sortir.
Elle raccrochait et je jetais violemment mon portable sur la table basse.
Je tenais beaucoup à eux. Alors pourquoi je n'arrivais pas à leur faire comprendre ? Qu'est-ce qui déconnait chez moi ?!
Avec un soupire, je me rallongeais dans le sofa tout en réfléchissant à cette journée. Je réalisais alors à quel point je m'étais sentie bien avec Régina. J'aurais facilement pu la considérer comme une amie, lorsque nous étions au centre commercial. Pourtant, c'était différent … plus … intense.
Décidément, il se passait quelque chose entre elle et moi. Le truc, c'était que je ne savais même pas si ça me réjouissait ou si ça m'effrayait …
Voilà Voilà ! Alors, ce chapitre, il vous plaît ?
Dans le Chapitre 8 : larmes, rencontre parents-professeurs, disputes et amitié ;)
Merci d'avoir lu et j'espère que ça vous a plu, à bientôt !
