La grande aventure !
chap. 32 : Subyard, ville sous-marine.
Oui alors, il y a une petite erreur sur le dessin, c'est que les hommes sirènes, ça n'existe pas dans One Piece non ? (Case d'Alex) C'est des hommes poissons normalement. Je suis profondément désolé, et j'ai changé ça dans le texte.
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Info : Camille à constitué un équipage de pirate avec Pierre-André, mécanicien ; Kemi, cartographe ; Antoine, archéologue ; Alexandre, tireur d'élite ; et Morgan, cuisinier. Ils parcourent maintenant les mers vers Grand Line. Ils rencontrent l'équipage au chapeau de paille, que vous devez connaître, en plein milieu d'une bataille avec la marine. Ils arrivent finalement à se sortir de ce mauvais pas, et reprennent leur route. Objectif : Grand Line ! Malheureusement, ils tombent sur le trajet d'une tempête, qui les occupent toute la nuit, et ils tombent dans un trou dans la mer : WTF ?
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Le cercle d'eau se referma juste derrière eux. Le bateau continua de tomber, irrésistiblement attiré par la pesanteur.
« -Jusqu'à quand ça va être comme ça ? Réussit à articuler Kemi, entre deux pleurs. C'est quoi ce bordel ?
-On dirait un courant d'air qui passerait sous l'eau ! Lança Antoine. C'est trop étrange !
-Ça existe ça ? Cria Morgan. »
Le courant formait un tunnel incroyablement droit et, sur les rebords, l'eau tournait sans discontinuer. Cela avait en effet bien l'apparence d'un courant. Leur collant au train, l'eau se refermait derrière eux. De temps en temps gagnant du terrain, de temps en temps en perdant. Mais c'était vraiment calculé à une seconde près.
« -Oh ! J'aperçoit quelque chose de l'autre coté ! Balança Alex. »
Il pointa du doigt une tache sombre derrière le rideau marin. Lorsqu'elle se rapprocha, ils virent que ce n'était autre que l'énorme monstre qui les avaient presque avalés tout à l'heure. Ils crièrent, croisant les bras et attendant l'inévitable, mais le monstrueux poiscaille ne fit que les dévisager.
« -Il peut pas passer, on est sauvés ! Chantonna de joie Pierre.
-Criez pas trop vite victoire, regardez en bas ! Leur fit remarquer Camille. »
Le courant semblait maintenant se diviser en deux, l'un partant à gauche et l'autre à droite.
« -Arg ! On est foutus ! Reprit le clandestin. »
Le navire se tordit dans un bruit ignoble. La proue tangua vers la gauche, mais la poupe semblait être attirée à droite. On pouvait entendre Pierre-André plaider "son pauvre bateau" et observer, impuissant, les planches qui commençaient à craquer. Ils arrivèrent au point où le Dragon Khan ne pouvait que choisir une direction. Mais au lieu de cela, il s'étira, puis fut basculé tout droit, et sortit du courant marin. Grâce à son élan, il continua sa trajectoire rapidement. Tous retenaient leur souffle, la propulsion de la chute faisant encore assez d'effet pour qu'ils restent près du bateau. Alors que cela paraissait sans espoir, une bulle immense apparut devant eux. Ils esquivèrent sans le vouloir vraiment une deuxième attaque du monstre géant, plus préoccupés par leur avenir sous-marin. Le Dragon Khan arriva près de la bulle, et passa à travers. Elle se referma derrière eux comme si de rien n'était. L'équipage reprit sa respiration. L'air n'était pas mortel, encore heureux ! Mais ils continuaient leur chute ! Le bateau était, certes, beaucoup plus lent, mais ils allaient bien finir par s'écraser ! Par contre, ce qu'ils n'avaient pas prévus, c'est que eux s'écraseraient avant ! Ayant un poids moindre que le bateau, les membres de l'équipage du Dragon ralentissaient trop pour qu'ils restent avec leur navire ! Morgan eu le réflexe d'agripper le bateau avec sa chaîne avant d'attraper la personne la plus proche : Camille. C'était déjà trop tard pour les autres. Il avait vu Antoine Kemi et Pierre-André tomber vers le même coin, ça irait pour eux. Par contre, le clandestin et Alexandre s'étaient séparés dans leur atterrissage. Il espéra de toute ses forces qu'ils ne feraient pas de mauvaise chute. Il s'occupa alors de ce qui les attendaient la capitaine et lui. En bas, une forêt. Et ils était tout près de la fin de la bulle allaient-ils atterrir avant ou après la poche d'air, sur le territoire du monstre ? Non, ça allait. Le bateau perdait beaucoup de vitesse. Ils allaient juste se crasher dans la verdure.
« -Morgan ! Lance moi devant le bateau ! J'ai une idée !
-Quoi ? Je peux pas faire ça !
-Balance-moi vers la forêt ! Allez ! »
Morgan s'exécuta, non sans se demander quelle idée lui était passée par la tête. Il donna un grand coup de bras, et Camille fut propulsée vers la proue du bateau. Elle s'accrocha à ce qu'elle pu et grimpa jusqu'à être au point de collision le plus proche, puis se projeta en avant. De cette manière, elle se rapprochait plus vite que le Dragon Khan de la forêt. Elle se concentra. Elle n'avait qu'une chance après tout ! Elle tendit les bras. Dès la première feuille qu'elle toucha, elle utilisa son fruit du démon sur elle et celles qui étaient en contact avec elle pour qu'elles deviennent aussi moelleuse qu'un gros coussin. Les arbres et leur verdure se courbèrent, transformés en polochons géants. Le bateau s'enfonça lourdement dans l'énorme couette, rebondit en sautant et retomba tout doucement. Camille sentit la fatigue la faire vaciller. Elle avait sauvé le Dragon Khan, mais additionné au fait de n'avoir pas dormi de la nuit, elle ne tenait plus debout.
Morgan était descendu du navire, maintenant couché sur son flan, et courait vers elle. La couverture cotonneuse des ex-feuilles était bien attirante. Et elle avait tellement sommeil...
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Pierre avait été éjecté en premier. Le bateau ayant fait une culbute sur lui-même, il avait été, du haut de la vigie, aux premières loges pour se faire balancer hors du navire.
Quand il se releva, frottant sa tête après un atterrissage forcé sur une terre peu accueillante, la première chose qu'il vit fut trois visages décontenancés et à moitié effrayés. Il hurla et recula. Les trois autres hurlèrent aussi. Puis il vit l'apparence des trois inconnus et hurla de plus belle. Elles étaient définitivement toutes des filles, peut-être dans le même cercle d'âge que lui, mais sûrement pas humaines. Ce qui le traumatisait ? Peut-être le fait qu'elles étaient toutes à moitié poisson ?! C'était ça des sirènes ?
« -Me. Me. Mais ?! Mais vous êtes qui vous ?
-Tait-toi ! Lui hurla une des filles, à l'apparence d'un requin. C'est nous qui posons les questions ici.
-Quoi ?
-Allons, chacun son tour d'accord ? »
Celle qui ressemblait à un poulpe, et qui avait aussi l'air plus gentille, lui proposa de commencer.
« -D'accord. Alors, vous êtes... Des sirènes c'est ça ? Et comment vous vous appelez ?
-Oui ! Lança joyeusement la fille poisson-clown. Pourquoi, ça ne se voit pas ? Moi je suis Linda ! »
Elle lui sera la main énergiquement. Puis, la fille poulpe s'avança timidement.
« -Je m'appelle Hélène. Enchantée.
-Frannie. Mâchouilla la requin.
-Extraordinaire ! Je n'aurais jamais cru voir une sirène de toute ma vie, et là, trois...
-Et toi ? T'es qui ? Demanda Linda, avide de réponses.
-Pierre. Je suis un humain.
-Woah ! C'est un Umoin !
-Oh... Fit la fille requin, visiblement déçue. C'est juste un Umoin.
-Heu... C'est hu-main.
-TU M'CHERCHES DES NOISES L'EXTRATERRESTRE ? »
Pierre se recroquevilla, les bras autour de sa tête. Cette sirène là était plus féroce que l'orage qu'ils avaient essuyés cette nuit.
« -Si c'est un Umoin il faut l'amener à Cero ! Rit Linda. Il saura comment faire !
-Cero ? Plaça Pierre.
-Et pourquoi pas à Élodie ?
-Tu veux passer ton temps à la chercher dans la forêt des couleurs ?
-Pas vraiment non.
-Alors c'est parti ! »
Les trois sirènes partirent, forçant Pierre à venir avec elles.
« -Mais ? On va où là ? Hésita Pierre, se faisant tirer par le col. Et puis je sais même pas où on est !
-Oh, fit Hélène, milles excuses. Bienvenue... à Subyard ! La ville sous-marine ! »
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Pierre-André sortit de la piscine aménagée, soulevant Kemi et Antoine par le col. Il recracha la tasse qu'il avait bu quelques secondes avant.
« -Pouah... Keuf Keuf... Ça va vous deux ?
-Un seul point d'eau, un seul sur toute cette fichue île sous-marine, et il faut qu'on tombe dedans... Souffla Antoine. Enfin, au moins on n'est pas tombé sur de la terre. Merci Pierre-André.
-De rien.
-Mais c'est bizarre quand même, c'est pas dans l'eau de mer que tu peux plus nager ? Souligna Kemi.
-Normalement si, en fait c'est à cause du granite marin, alors je vois pas pourquoi là...
-C'est par ce qu'il s'agit d'une eau filtrée. Mais comme le système n'est pas encore parfait, il peut y avoir des résidus de cette matière. Je suis heureux d'avoir l'avis d'un expert sur la question. »
Ils se tournèrent vers celui qui avait dit ça. Un jeune homme les regardait en souriant. Il tendit sa main et les aida à se relever.
« -Je m'appelle Cero, et je travaille ici. J'ai 28 ans. »
Il avait une combinaison verte kaki avec des cheveux qui tendaient sur le gris. Pierre-André tenta de comprendre un peu mieux :
« -Ici ? Dans l'usine ?
-Oui. Je suis physicien. Je calcule combien d'eau on a besoin de transférer par jour, le débit que peuvent supporter les machines jusqu'à ce qu'elles soient usées, etc...
-Whoa ! Classieux ! Lança Antoine. Quel boulot d'adulte !
-Quoi ? Oh non ! Rougit violemment Cero. C'est pas bien dur, je m'y connais c'est tout. »
Il partit d'un rire joyeux.
« -Quoi qu'il en soit, bienvenu à Subyard. Comme vous venez d'en haut, je serais votre guide. »
Il les invita à le suivre. Les trois autres ne savaient rien de cet endroit, et décidèrent que, même si c'était un piège, ils n'avaient rien à perdre.
« -Bon alors, où on est exactement ? Demanda Kemi.
-Vous avez atterri dans une ville sous-marine. Elle à été bâtie sur une immense montagne et est protégée par l'énorme bulle que vous voyez au-dessus de vous et qui fait un dôme. Ce revêtement est fabriqué à partir de la résine provenant des Yurikan-Mangroves. Il y en a en contrebas de la montagne. La consistance de cette bulle est nettement plus résistante que celle d'une bulle normale, et pourtant elle garde les aspects positifs de cette dernière, qui sont le fait d'être malléable et si joliment transparente... »
Ils étaient partis dans la direction inverse, vers ce qui était le centre de l'île à vue de nez.
« -Le courant d'air que vous avez emprunté s'appelle le Grís Hulot. Il se divise là ou vous avez étés éjectés et fait le tour de Subyard des deux cotés avant de se refermer par derrière là-bas et de remonter. Il pointa l'autre bout de l'île, celle qui était couverte par la forêt. Il s'ouvre et se referme de temps en temps, mais nous sommes presque capable de prédire quand à présent ! »
Comme il semblait tout fier de cela, ils n'osèrent pas le déranger en lui avouant qu'ils avaient peur de ne plus jamais pouvoir retourner à l'air libre.
« -J'aurais une question... Hésita Cero. C'est un peu bête mais... Est-ce quelqu'un à trouvé le One Piece ?
-Le ? Tu connais le One Piece ? Le questionna Antoine.
-Oui, c'est le légendaire trésor de Gold D. Roger. Alors ?
-Non. Personne pour l'instant.
-Ah... Dommage.
-J'en déduit que si tu connais son existence, ou nous ne sommes pas les premiers à venir, ou toi aussi tu viens de la surface ? »
Le mécano avait touché un point sensible. Cero baissa les yeux en continuant de marcher.
« -C'est une longue histoire... Oh, regardez, on est arrivé ! »
Personne ne fit de remarque sur le fait qu'il avait changé de conversation. Devant eux, il y avait un trou énorme s'enfonçant dans la roche de la montagne, et surplombé par une cabane à peine soutenue par quatre passerelles. Par question de sécurité, des rambardes avaient étés construites tout autour dudit trou. Deux hommes se tenaient en dehors du bâtiment, sur la terre ferme. Ils regardaient désespérément une ligne de fumée qui disparaissait dans la forêt. Quand ils approchèrent, ils sursautèrent en remarquant que les deux scientifiques étaient en fait des hommes poissons.
« -Hé ! Les gars ! Les héla Cero. Qu'est ce qu'il se passe ? »
Voyant qu'il n'y avait pas de danger, les pirates suivirent leur nouvel ami, mais en restant prudent.
« -Ah ! Cero ! Heureux de te revoir. Eh bien il y a un jeune Umoin qui vient de tomber du Grís Hulot je crois. De toute façon, il n'y a que les Umoin qui tombent d'en haut.
-On l'a appelé mais il est partit en courant dès qu'il nous a vu. Continua l'autre. Oh ! Mais tu en as trouvé d'autres !
-De quoi il avait l'air ? Demanda impatiemment Antoine.
-Hum... Il était très grand et portait une sorte de fusil.
-C'est Alex ! Reconnut Kemi. Vite, il faut le rattraper ! »
Les trois membres du Dragon Khan s'élancèrent vers la forêt, criant le nom de leur ami. Cero courut avec eux. Mais c'était peine perdue.
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Alexandre s'était écrasé pitoyablement, la tête la première, sur un sol qui n'était fait que de poussière et de cailloux. S'étant relevé difficilement après avoir entendu tout les os de son dos craquer, il avait un peu observé les environs. Un trou béant s'ouvrait juste à sa droite, et il remercia toutes les divinités qu'il connaissait de ne pas l'avoir fait atterrir cinq centimètres de plus sur le coté. Une sorte de cabane était construite juste au-dessus. Il ne s'attarda pas sur cette structure étrange. Le courant qui les avaient emmenés ici avait disparut et, un bref instant, Alexandre eut peur que le Dragon Khan soit reparti sans lui. Puis il se rappela qu'il l'avait vu s'écraser quelque part dans l'immense forêt juste derrière lui.
« -Hé ! Mon garçon ! Vous allez bien ? »
Alexandre se retourna pour voir qui l'avait appelé et prit peur : deux monstres non identifiés étaient sortis de la structure et venaient vers lui. Il réfléchit en un instant.
Fusil ? Trempé donc non fonctionnel. Meilleure solution ? Fuir sans demander d'explication. Il détala alors vers la forêt, ayant juste le temps de voir que quatre autres monstres rappliquaient.
« -Bordeeeel c'est quoi ces trucs à moitié poisson ? Ça peut pas être des sirènes, les sirènes d'abord c'est des filles et ensuite ça existe paaaaas ! »
Il entendit un bruit de cavalcade dans ses pas et accéléra la cadence.
Enfin loin de tout événement, Alexandre s'arrêta et se coucha un instant par terre. Il prit de grandes respirations tout en réfléchissant. Il avait courut droit devant lui, pendant très longtemps, et devait prendre une pause pour récupérer. Mais au moins, ses poursuivants ne l'avaient pas rattrapé. Il observa cette étrange forêt. Elle était constituée entièrement d'arbres à fruit. Toutes sortes de couleur s'offraient à sa vue, allant du orange au bleu, en passant par le vert, le jaune, le violet,... Chaque arbre portait une variété de ces fruits à l'air succulent. Il se redressa puis il le vit, ce buisson, seul de sa race dans cette immense forêt. Et il n'avait qu'un seul fruit, différent des autres.
« -Qu'est ce que c'est que ce truc ? Fit le tireur d'élite en s'approchant. Je crois que j'ai déjà vu ça mais où ? Hum... Je vais le remmener au bateau. »
Il le prit puis monta à un arbre, vérifia la direction du Dragon Khan, et y alla. Tandis qu'il marchait, il réfléchit, le fruit non identifié dans la main.
« -Et si c'était un fruit du démon ? »
