Salut tout le monde! J'espère que vous profitez de votre journée Halloween :)

Cela fait près de trois jours que Chef Popo me supplie (presque à genoux j'ai l'impression) de la spoiler sur l'avenir de Matt dans cette histoire, et cela fait trois jours que je lui répète la même chose: "Je ne peux rien te dire, tu verras dans les prochains chapitres". DONC pour arrêter ce harcèlement (si si je vous assure), je poste le chapitre 7 tout de suite.

Bon, je te rassure little Chef Popo, tes envies apocalyptiques et tes commentaires m'aident à trouver l'inspiration :) J'ai même rallongé ce chapitre d'une demi-page (d'open office) rien que pour toi :p

Pour les autres, j'espère que vous aimez toujours la fanfiction et que vous allez laisser des commentaires (en bas de la page dans le coin review. Même en n'étant pas sur le site on peut poster il me semble :D)

J'attends tes envies avec impatiences Chef Popo (et les autres aussi bien sûr !)

Bonne lecture


CHAPITRE 7: arrêter de respirer

C'était la scène la plus difficile à regarder pour Gabby. Kelly se trouvait presque sur la poitrine de Matt, à tenter de le ranimer, Hermann se trouvait au niveau de son visage et expirait dans sa bouche pour remplir ses poumons d'air. Paniquée, elle passa par le trou et se mit à hauteur de Kelly. Ferraris passa les trousses médicales à Hermann rapidement et Gabby passa en mode ambulancière en moins d'un quart de seconde.

"Combien de temps?"

Mais personne ne lui répondit. Elle passa deux doigts sur la carotide de Matt et réitéra sa question.

"COMBIEN DE TEMPS!"

Severide ne pouvait pas répondre. Il n'entendait rien, ne voyait plus rien. Il ne faisait que masser la poitrine de Matt, et balbutiait sans aucune compréhension.

"Hermann, combien de temps?"

Hermann, sous le choc, regarda sa montre, mais remarqua qu'elle était cassée.

"J-je... Je ne sais pas... Je ne sais vraiment pas. La bouteille était presque dans le rouge et... Et il a cessé de respirer peu avant que la bouteille soit totalement vide. On l'a mis juste après le dernier contact avec Tony."

Tony vérifia sa montre qui fonctionnait toujours.

"Gabby? Sept minutes."

Le visage de Gabby s'assombrit, et fouilla la trousse de secours. Elle en sortit une grande dose d'adrénaline, pendant qu'Hermann prenait le ballonnet et le plaça sur le visage de Matt.

"Allez lieutenant. Allez..."

Severide continuait toujours de masser, même si Gabby avait besoin qu'il arrête pour injecter l'épinéphrine dans le corps de Matt.

"Kelly... KELLY! STOP!"

Il sursauta et continua tout en regardant Gabby. Gabby lui montra la seringue, et il comprit. Il arrêta douloureusement et plaça ses mains tremblantes sur ses genoux et observa Gabby travailler. Elle palpa la zone, puis inséra l'aiguille directement dans le cœur et injecta le produit contenu à l'intérieur. D'une main, elle reprit le massage et plaça de nouveau ses doigts sur sa carotide.

"Allez Matt, allez...", murmura-t-elle.

Mais rien ne se produisait. Rien du tout. Hermann continuait de ballonner, Severide continuait de trembler et de rester totalement figé, Gabby continuait le massage cardiaque d'une main.

"Kelly, reprends ta place".

Il sécha ses larmes qui coulaient sur ses joues et se remit au travail.

"Allez Matt, je t'en supplie..."

Elle prit une nouvelle dose d'adrénaline et l'injecta encore une fois dans son coeur, et Severide reprit le massage tout de suite après.

"MATT, ALLEZ JE T'EN PRIE! REVIENS!"

Gabby et Severide ne retenait pas leurs larmes, plus maintenant. C'était trop dur pour eux. Après tout ce qu'ils avaient vécu, cela semblait injuste.

"Matt, ne me laisse pas, je t'en supplie. Je ne pourrai pas élever notre enfant sans toi! Ce serait trop dur..."

Elle ferma les yeux, inspecta sa carotide pour trouver un pouls, mais il n'y avait toujours rien.

"Gabby..." commença Hermann.

"Non!"

Elle secoua la tête, reprit une dose et reproduisit le processus une nouvelle fois.

"Allez Matt, allez! ALLEZ, REVIENS!"

Les larmes coulaient à flot. Cela ne pouvait pas arriver. Pas Matt, pas SON Matt, pas le futur père de son enfant... Et soudain, juste très faible, Gabby sentit quelque chose sous ses doigts. C'était faible, mais c'était là.

"J'ai un pouls!"

Kelly et Hermann laissèrent échapper un gros soupir de soulagement. Matt ne bougeaient toujours pas, mais au moins il était en vie.

"Arrête de ballonner Hermann."

Gabby voulait avant savoir si il pouvait respirer sans aide, mais elle n'entendit aucune respiration spontanée, même avec le stéthoscope.

"Ok, reprends. Il ne respire pas."

"Tu vas l'intuber?"

Gabby secoua la tête.

"Non, s'il se réveille et qu'il a une tube dans la gorge, il va paniquer et aggraver ses blessures. On ne peut pas prendre le risque."

Hermann acquiesça, reposa le ballonnet sur le visage de Matt et recommença à insuffler de l'air en rythme dans ses poumons. Gabby en profita pour l'examiner, pendant que Severide la regardait faire sans un bruit.

"Fracture du fémur, côtes cassées, saignement de l'oreille... Vous avez remarqué quelque chose d'autre?"

"Uh oui... Il... Il a toussé du sang et... Et il ne sentait pas ses jambes", annonça Kelly en se tenant le ventre.

"Kelly tu vas bien?"

"Uh..."

"Il se plaignait de maux de ventre tout à l'heure. Il a le bras cassé et il avait une armature en fer dans le flanc droit."

Severide lança un regard noir à Hermann.

"Et toi... Tu te plaignais d'avoir mal à la poitrine... J'en fais pas une histoire."

"CA SUFFIT VOUS DEUX!"

Les deux hommes sursautèrent à la voix de Gabby. Elle était en colère.

"Hermann tu continues ton boulot mais tu restes tranquille. Toi", dit-elle en pointant Kelly, "tu t'allonges ici, et tu te laisses faire sinon je te colle une dose de midazolam. Compris?"

Kelly observa Gabby de la tête au pied. Elle tremblait de peur et de colère. Il acquiesça et s'allongea doucement, faisant attention à ne pas aggraver les douleurs.

"Explique-moi la douleur."

"Uh... Elle a commencé sur le flanc droit... Et là elle est partout dans le ventre."

Gabby mis des gants propres, et souleva le t-shirt de Kelly.

"Fais attention à ton bras."

Il acquiesça et posa son bras au sol.

"D'accord, tout d'abord tu vas fléchir un peu tes jambes. Juste un petit peu, cela te soulagera déjà."

Il s'exécuta et fléchit légèrement les jambes jusqu'à ce que Gabby lui dise stop.

"Tu te laisses faire, et tu me dis quand tu as mal, ça marche?"

"Pas de soucis."

Il ferma les yeux, et sentit le froid sur son ventre, le froid des gants. Elle commença vers la gauche, puis vint progressivement vers la droite.

"Woah, woah!"

Kelly se tordit de douleur, et Gabby tenta de l'empêcher de bouger trop.

"Kelly, plus tu vas bouger plus la douleur va être intense!"

Il s'arrêta d'un coup, les yeux toujours fermés.

"C'était quoi bordel?!"

"Kelly, quand tu as eu mal, c'était quand j'ai appuyé ou quand j'ai relâché?"

Il ouvrit les yeux doucement et planta son regard dans le sien. Il soupira.

"Relâché."

Gabby inspira profondément.

"C'est une douleur de rebond. L'armature est rentré sur combien de centimètres dans ton flanc droit?"

"Je ne sais pas... J'ai pas fait attention."

"8 centimètres environ", répondit Hermann.

Gabby semblait réfléchir.

"Gabby? Qu'est-ce que j'ai?"

"Kelly, tu fait une péritonite."

Les sourcils de Kelly se levèrent.

"Une quoi?"

"Pour faire simple, c'est une inflammation de ton abdomen tout entier. Il y a plusieurs causes de péritonite, mais pour toi, cela semble être cette barre de fer dans le flanc droit."

"Donc... C'est bon, je vais bien?"

"Non Kelly, tu ne vas pas bien! c'est une urgence vitale, cela peut te tuer!"

Elle monta sa tête vers le trou et prit sa radio.

"Tony? Repars dans la galerie et vois si Borelli a réussi à entrer en contact avec les autres. Si c'est le cas, donne-leur les nouvelles."

"Compris."

Gabby se retourna vers Kelly.

"Je vais te poser une perfusion et te donner un peu de morphine. Ça te calmera la douleur le temps qu'on nous sorte de là."

Elle mit tout en place et porta son attention sur Hermann.

"Kelly, viens t'allonger près de Matt. Il faut le ballonner pendant que j'examine Hermann. Et puis s'il se réveille il ne paniquera peut-être pas."

Il sourit et rampa jusqu'à se retrouver aux côtés de son frère. Il prit le ballonnet et continua le travail d'Hermann.

"Bon, on va faire comme avec Kelly, tu vas t'allonger et me laisser faire."

Il s'exécuta.

"Ce n'est sans doute rien, juste des côtes cassées."

"Tu as sûrement raison, mais je veux en être sure."

Hermann se plaignit encore quelques secondes puis se résolut à la laisser faire.

De l'autre côté, Jimmy était revenu à l'extérieur des décombres à l'air libre. Cela lui faisait du bien de sentir le soleil sur sa peau, mais il y avait plus urgent.

"De quoi as tu besoin Borelli?"

"Je ne sais pas trop je ne m'y connais pas du tout. Euh... Peut-être deux nouvelles trousses médicales, et des bouteilles d'oxygène? Le temps de nous libérer de là-dessous, ils manqueront sans doute un peu d'air. Et avec la fumée et les feux résiduels n'aident pas. Et aussi de nouvelles recharges de disques de K12. J'ai cru voir qu'on allait en manquer. C'est juste au cas où."

"Très bien Borelli. On va te donner tout cela. Mais avant donne-nous des nouvelles des autres."

"Je n'ai pas encore repris contact avec eux, mais ils étaient sur le point de les atteindre car j'entendais la K12 tourner à plein régime."

Tous s'afférèrent à leurs affaires pendant que Borelli repassait dans le trou et qu'on lui passait tout le nouveau matériel au fur et à mesure. Il refit la route en marche arrière pour se retrouver à nouveau dans la grande poche, et fut étonné d'y retrouver Tony à bout de souffle. Il prit sa radio et l'alluma.

"Chef? Je suis avec Tony."

Ferraris était surpris de voir Jimmy parler à travers la radio.

"Tony, comment ça va?"

Il prit lui aussi sa radio.

"Comment c'est possible? Je n'ai pas réussi à vous joindre tout à l'heure alors que j'étais au même endroit."

"On a creusé un léger trou pour faire passer une caméra, et donc le signal peut passer légèrement. Alors?"

Il secoua la tête de gauche à droite et continua.

"Oui pardon. D'après Dawson j'ai une grosse brûlure dans le dos mais rien d'autre de grave."

"Et les... Trois Mousquetaires?"

Tony se tourna vers Borelli, qui haussa les épaules et les mains, ce qui le fit sourire.

"Severide fait un début de péritonite. Il a le bras cassé et un morceau de fer de huit centimètres s'était logé dans son flanc droit. Hermann se plaint de douleur dans la poitrine mais quand je suis revenu ici, Gabby l'examinait. Quant à Casey..."

Il reprit son souffle et ferma les yeux.

"Son coeur s'est arrêté pendant quelques minutes mais Gabby l'a réanimé quand nous sommes parvenus à les atteindre. Il a une jambe et des côtes cassées, il saigne un peu des oreilles et il a toussé du sang. Et si on ne stabilise pas la structure à l'endroit où ils sont, elle va s'effondrer sur eux."

Pendant quelques secondes, personne ne dit un mot.

"Jimmy va revenir prendre du matériel pour stabiliser la structure d'accord? En attendant, prends le matériel qu'il a redescendu et rejoins les autres."

"Compris chef."