Bonjour à tous.

Tout d'abord, je tiens à m'excuser profondément pour cet énorme disparition de ma part sur la plateforme mais avec mon travail dans une nouvelle boite, c'était un peu compliqué. Mais maintenant que tout est rentré dans l'ordre, me voici de retour pour reprendre cette histoire. Je ne promet rien pour le rythme de parution mais j'essaierai d'être un peu plus régulière.

Concernant le périple, voici un petit spin-off pour développer convenablement le passé des personnages le plus en détail possible, ce qui n'est pas forcément possible dans l'histoire principale. Il y en aura un à chaque fois qu'il aura été abordé dans le récit et je vous laisse donc avec le premier :)

N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette façon de faire ;) Quand à l'histoire principale, la suite devrait revenir bientôt.

Sur ce, bonne lecture ^^


C'était une autre belle journée ensoleillée qui se levait sur le petit village d'Ulyu, encore en partie endormi en raison de l'heure matinale. Mais Daiki, lui, était déjà en train de s'entraîner, fendant l'air rapidement de son épée. Après tout, aujourd'hui était un jour très important pour lui.

- Tu t'entraines déjà Dai-chan ?, s'étonna Satsuki en apercevant son amie d'enfance, sortant visiblement de l'église.

- Evidemment ! Aujourd'hui, c'est le jour de la mission qui décidera si je suis bel et bien apte à prendre la tête du village à la suite de mon père, assura le jeune homme, un léger sourire décidé ornant ses lèvres. Je me dois d'être en forme pour réussir avec brio.

- Ah oui, c'est vrai que tu es en charge d'arrêter le groupe de déserteurs qui a déjà tenté de nous attaquer. Soit prudent quand même.

- T'inquiète, j'ai bien étudié leurs formations et leurs schémas tactiques, grâce à leur précédente attaque. Ils n'ont plus aucun secret pour moi !

La jeune fille n'ajouta rien, tout de même peu rassurée. Après tout, ce serait la première fois que son ami irait sur le terrain en tant que chef d'escouade. Il ne lui restait plus qu'à prier pour que tout se passe bien.

- T'en fais pas Momoi ! Moi aussi je fais partie de l'aventure alors je veillerai à ce qu'il n'arrive rien à ce bougre d'andouille.

- Kagamin ?

- Ose répéter ce que tu viens de dire Bakagami !

- T'as parfaitement entendu Ahomine !

La jeune fille regarda les deux garçons se chamailler comme des enfants avant de sourire doucement. C'était toujours pareil avec eux. D'ailleurs, à les voir ainsi, on avait du mal à croire qu'ils sortaient ensemble, et ce depuis deux ans maintenant. L'amour pouvait vraiment prendre de drôle de forme par moment.

- Ils sont toujours aussi bruyant dès le matin tous les deux.

- Chef Akira?

Effectivement, l'homme qui se tenait désormais à côté de Satsuki ressemblait énormément à son ami d'enfance, excepté qu'il n'était pas métis, couleur de peau que le jeune homme avait hérité de sa mère.

- Tu es prêt Daiki ? Aujourd'hui est un grand jour, je compte sur toi pour mener à bien cette mission, assura finalement l'homme d'une quarantaine d'années en posant ses yeux saphir sur son fils et son petit-ami.

- Oui père, je vais les arrêter. Ils ne me font pas peur, ils n'ont qu'à bien se tenir !

- C'est bien d'avoir confiance en toi mais en abuser et le premier pas vers l'imprudence, guidant elle-même vers la négligence. Reste sur tes gardes.

- Oui.

- En plus de Taiga, tu auras neuf hommes sous tes ordres. Ceux-ci t'attendent vers l'entrée du village.

- Bien ! Allons-y !

- Soyez prudent les garçons, ! s'exclama Satsuki en les regardant s'éloigner.

Durant le trajet jusqu'à l'entrée, les deux jeunes hommes se firent héler par de nombreux villageois, leur souhaitant bonne chance.

- Ils ont tous beaucoup d'espoir en toi Daiki, constata le jeune homme aux cheveux bicolores. Va pas falloir merder.

- C'est bon, t'inquiète. Je vais leur montrer à tous que je serais digne de prendre la tête du village pour le diriger comme le fait mon père. On va les arrêter ces déserteurs !

- Ouais !

Ainsi, le petit duo arriva bien vite à l'entrée du village pour voir, effectivement, une escouade de neuf hommes les attendre.

- Bien ! Comme vous le savez tous, nous avons cinq soldats qui se sont enfuient du village et qui ont, par la suite, tenté de nous attaquer, déclara alors le métis. Et nous savons de source sûre qu'ils se sont alliés avec des déserteurs d'autres villages du vallon d'Orale. Et si, d'ordinaire, la forêt d'Ulyu qui nous entoure sert de protection naturelle, étant impossible de s'y repérer pour ceux qui sont extérieur à nôtre village, elle ne nous sert à rien dans ce cas présent. Il faudra donc se montrer prudent. De plus, tout porte à croire que ce groupe y a élu domicile.

Ses paroles furent approuvées unanimement avant que le groupe ne se mette finalement en route, se déplaçant dans un silence de plomb. Ainsi, seul le champ des oiseaux se faisaient entendre en ces lieux.

- Pour le moment, tout semble parfaitement normal, songea Daiki, ouvrant la marche. Les informations comme quoi les déserteurs résidaient dans la forêt étaient peut-être erronées tout compte fait…

- Chef ! Regardez !

Le jeune homme s'approcha de son soldat pour regarder ce que celui-ci lui désignait. Effectivement, sur le sol se trouvait des branchages, légèrement brunis, disposé en croix et sur lequel se trouvait un peu de sable.

- Il y a eu un feu de camp allumé ici, ce qui signifie qu'il y a bien eu du passage, reprit le soldat.

- Je vois ça. Taiga, essaye de localiser une quelconque présence humaine dans les environs.

L'interpellé approuva d'un signe de tête avant de finalement fermer les yeux, tendant la main devant lui et récitant d'étranges incantations. Une étrange aura couleur de feu commença à l'entourait avant qu'elle ne disparaisse aussi subitement qu'elle était apparue.

- Il y a un groupuscule qui se trouve un peu plus loin, au sud d'ici, déclara finalement le jeune homme aux cheveux bicolore tout en rouvrant les yeux.

- Alors nous allons y aller et nous séparer en deux groupes pour les encercler ! La plupart sont des arbalétriers alors veillez à ne pas vous faire repérer et à frapper avant qu'ils n'aient le temps de répliquer. Ils seront en désavantage dans un combat au corps-à-corps.

- Bien reçu !

Ainsi, ils avancèrent finalement dans la direction qui leur avait été indiquée avant de finalement entendre des murmures. Et en se cachant parmi la végétation, ils purent voir un groupe de guerriers établit dans les environs.

D'un rapide geste de la main, Daiki ordonna à six de ses hommes de contourner le campement pour les encercler. Il attendit ensuite en étudiant les mouvements ennemis, la main sur la poignée de son épée.

- Ils sont sept, murmura-t-il. Nous sommes donc en supériorité numérique. Tenez-vous prêt !

Les hommes restaient à ses côtés approuvèrent d'un signe de tête. Le jeune métis reporta alors son attention droit devant lui pour finalement apercevoir un faible éclat lumineux. Cela voulait dire que le reste de son escadron était en place. Il se releva alors en dégainant son épée.

- Maintenant !

Il sortit donc de sa cachette, bientôt suivit par ses hommes, et se rua sur ses ennemis avant que ceux-ci n'est le temps de réagir. D'un geste vif et précis, il en pourfendit la plupart, prenant les survivants complétement au dépourvus. D'ailleurs, il n'en restait déjà plus que trois. Cette mission était vraiment simple. Trop simple.

Un hurlement le tira finalement de ses pensées alors qu'il venait de terrasser un autre des déserteurs. Et en se retournant, il put constater que l'un de ses compagnons étaient au sol, visiblement raide mort. Pourtant, son épiderme n'arborait pas la moindre blessure. Et il n'était pas le seul dans cet état-là, d'autres de ses camarades tombant au combat alors qu'il ne restait plus un seul de leur adversaire debout.

- Qu'est-ce que… ?

- Tu nous as sous-estimé jeune homme et cela causera ta perte !

C'est à ce moment-là qu'il vit trois hommes se tenir un peu plus loin devant lui, et dont il n'avait pas senti la présence ne serait-ce qu'une seule seconde.

- Oh non, des mages…

Cependant, c'était trop tard, ses trois ennemis ayant lancé un sort dans sa direction qu'il ne pourrait éviter. Un bouclier apparut néanmoins devant lui, l'empêchant d'être touché.

- Taiga…

- Daiki, barre-toi ! C'est trop dangereux, on fait pas le poids à deux !

Le métis tourna la tête autour de lui pour constater qu'ils ne restaient effectivement plus qu'eux deux debout. Deux autres de ses camarades se trouvaient au sol, geignant de douleur, tandis que les autres étaient visiblement tous tombés dans le trépas. Comment la situation avait-elle pu dégénérer à ce point.

- Tenez bon !, s'exclama-t-il à l'attention des blessés.

Cependant, un bruit de verre lui fit tourner la tête. Il put constater que le bouclier magique de son petit-ami venait de se briser, lui valant de se prendre les trois sorts de plein fouet. Celui-ci s'effondra alors à terre pour ne pas se relever.

- Taiga !

Daiki courut à ses côtés pour s'approcher de lui.

- Je t'en prie, réponds-moi. Pars pas toi aussi.

Un ricanement lui fit finalement lever de nouveau la tête pour constater qu'il était en joue par les mages adverses.

- Adieu !

Cependant, les attaques ne l'atteignirent jamais, ses ennemis tombant sur le sol, un à un. Le jeune homme regarda alors autour de lui pour finalement apercevoir une autre escouade de son village arrivé, menée par le chef du village en personne.

- Père !

Cependant, le regard glacial qu'il reçut le fit se taire.

- Evacuez les blessés et les corps, ordonna finalement l'adulte. En tant que soldat d'Ulyu, nous allons les ramenés au village pour leur offrir les funérailles qu'ils méritent. Quant au corps des déserteurs, brûlez-les !

- A vos ordres chef !

Daiki les regarda faire, emmenant également Taiga qui, bien que respirant toujours faiblement, n'avait pas rouvert les yeux. Il se leva finalement pour se retrouver face à son père.

- Nous rentrons, déclara-t-il d'une voix dénuée de sympathie.

Le jeune homme approuva d'un signe de tête et suivit les gardes qui transportaient leurs camarades tombaient au combat. Le trajet s'effectua ainsi en silence. Celui-ci demeura tel quel jusqu'à l'entrée du village.

Les personnes prêtes à les accueillir se pétrifièrent en voyant l'hécatombe qui avait eu lieu. D'ailleurs, les familles, touchées par la mort d'un père, un mari ou un frère, commencèrent à verser des larmes de désespoir.

Daiki baissa la tête, le cœur lourd, avant de se faire violemment empoigner par les cheveux pour que son visage se relève.

- C'est toi et ta confiance démesurée qui a provoqué tout cela, déclara froidement son père. Aies au moins le courage d'assumer tes actes jusqu'au bout.

- Oui père…

C'est à ce moment-là qu'il se retrouva face à une jeune fille au long cheveux blonds noués en nattes et aux grands yeux émeraude, désormais emplis de larmes. Le métis eut du mal à la regarder. C'était la financée de l'un des membres de son escadron. Ils étaient d'ailleurs censés se marier le mois prochain.

- Minami…, marmonna-t-il finalement.

- Daiki, qu'est-ce que tu as fais ?, questionna-t-elle entre deux sanglots. Toshiro t'admirait beaucoup… C'était avec fierté qu'il est venu m'annoncer qu'il ferait partie de ton escadron… Il aurait voulu te ressembler… Comment t'as pu le laisser mourir ?

- Je… Tout ne s'est pas passé comme prévu…

- C'est pas juste !, reprit la jeune femme en donnant des coups de poings dans le torse du basané, effondrée. Rends-moi mon Toshiro ! Rends-le-moi !

Daiki ne su pas quoi faire face à tant de détresse et regarda la jeune fille pleurer dans les bras de sa mère, s'excusant encore et encore en sachant que tout cela ne changerait rien à ce qui s'était passé.

Il suivit alors son père jusqu'à son bureau, plus grand bâtiment du village, pour se retrouver face à lui, accompagner de tous ses conseillers et des hauts gradés de l'église.

- Depuis la fondation du village, c'est la première fois au sein du clan Aomine que nous assistons à une telle tragédie !, commença Akira d'une vox forte et grave. Tu nous fais honte, ainsi qu'à tous nos ancêtres Daiki, et tu souilles notre nom rien qu'en le portant. Dans cet escadron, vous étiez onze ! Tu avais dix hommes sous tes ordres. Moyen en quoi, tu es revenu avec sept morts, deux blessés graves et un soldat tombé dans le coma ! Et si nous n'avions pas envoyer une équipe de renfort, le village aurait pu être attaqué.

- Je suis désolé… Tout ne s'est pas passé comme prévu…

- Tais-toi ! Cela n'est dû qu'à ton excès de confiance. Je t'avais mis en garde pourtant ! Etre un bon guerrier, véloce et agile, ne suffit pas si tu ne sais pas mettre au point une stratégie pour protéger tes hommes ! C'est à se demander à quoi servit ta formation de tes dix dernières années ! Tu as vingt ans désormais et tu ne sais toujours pas diriger correctement une troupe.

Le jeune homme ne répondit pas, se contentant de baisser la tête d'un air coupable, sentant sa fierté se faire piétiner. Peut-être justement parce qu'il était trop fier.

- De ce fait, il a été décidé par toutes les hautes instances du village que nous ne pouvons laisser une telle tragédie se reproduire en ces lieux. C'est pourquoi, Aomine Daiki, nous te bannissons d'Ulyu !

Le métis les regarda un instant, choqué.

- Vous ne pouvez pas me faire ça ! Je n'ai nulle part où aller !

- Cette sentence est irrévocable ! Un guerrier raté n'a pas sa place dans ce village. Ainsi est fait notre code d'honneur ! Tu à une heure pour rassembler tes affaires et partir. Passer ce délai, c'est nous qui te chasserons.

- Bien.

Daiki s'inclina une dernière fois devant ses aînés avant de quitter les lieux, effondré. Dire que ce devait être le jour où il aurait dû faire ses preuves en tant que futur chef du village. Au lieu de ça, il avait tout raté.

C'est donc le cœur lourd qu'il se dirigea chez lui pour prendre un sac, ne mettant que le minimum à l'intérieur. Il lui était inutile de s'encombrer de chose inutile sachant qu'il n'avait nulle part où vivre. D'ailleurs, pendant qu'il terminait de se préparer, assit sur son lit, ses yeux se posèrent sur le cadre qui ornait sa table de nuit. Celui-ci contenait une photo où il était avec Taiga, en train de se chamailler, comme toujours. Il passa doucement son doigt sur le roux, une fine larme coulant sur sa joue et qu'i s'empressa de sécher, par pure orgueil. Néanmoins, il prit finalement le cliché qu'il mit dans son sac avant de quitter son chez lui.

Mais alors qu'il avançait dans les rues, subissant les regards accusateurs et les murmures des reproches des villageois, il aperçut son amie d'enfance venir vers lui.

- Dai-chan, commença-t-elle finalement. Je voulais te dire que les deux blessés de ton unité son finalement sortit d'affaire, même s'ils garderont des traces à vie de cette mission.

- D'accord… C'est déjà une bonne nouvelle qu'ils soient encore en vie.

Enfin une.

- Quand à Kagamin, il est tiré d'affaire mais est dans un profond sommeil. Difficile de dire quand est-ce qu'il sortira du coma, s'il se réveille un jour.

- Je vois. S'il te plait Satsu, prends bien soin de lui pour moi.

- Pourquoi tu dis…

- J'ai été bannis.

La rosée écarquilla les yeux à cette nouvelle. Ce n'était pas possible !

- Il doit y avoir une erreur. Ton père ne peut pas laisser une chose pareille se produire.

- Bien sûr que si puisque c'est lui qui m'a annoncé la sentence. Et c'est normal. J'ai merdé lamentablement, je dois assumer mes actes maintenant. Du coup, je compte sur toi pour t'occuper de Taiga jusqu'à son réveil.

- Et qu'est-ce que tu vas faire toi ?

- Je ne sais pas. Vivre dans la forêt comme un vagabond je pense. Je n'ai nulle part où aller autrement.

- Dans ce cas, prend ça.

Elle déposa alors un objet en ivoire au creux de la main de son ami.

- C'est quoi ?

- Un appeau à hiboux. Tu sais bien que je vais régulièrement cueillir des herbes médicinales et tu connais les jours et les horaires ou je sors. Du coup, souffle dedans de manière à ce que je puisse te localiser et je t'apporterais des vivres.

- … Merci. T'es vraiment quelqu'un sur qui on peut compter.

C'est donc sur ces dernières paroles échangeaient avec son amie d'enfance que Daiki quitta le village sans un regard en arrière pour commencer à vivre dans la forêt, à dormir dans les arbres pour éviter de potentiels prédateurs et à apprendre à se débrouiller quel que soit les conditions climatiques. Mais les bois lui assuraient tout de même la certitude de ne pas être attaqué par d'autres guerriers extérieurs à Ulyu.

Conformément à ses dires, Satsuki vint lui apporter régulièrement des vivres pour subsister à ses besoins et l'informer de l'état de son petit-ami qui, hélas, n'avait pas bougé.

Cependant, alors que cela faisait déjà deux mois qu'il vivait cette vie de misère, il entendit un beau jour des bruits à l'entrée de la forêt. Curieux, il s'approcha discrètement pour observer un groupe, qui semblait être composé d'un messager et de sa garde rapprochée.

- S'il vous plait, s'exclama l'homme. Nous venons du village de Karya et nous avons un message à porter à Ulyu. Notre venue était prévue au sujet d'une mission d'escorte mais nous ne pouvons pas traverser la forêt.

Daiki quitta finalement sa cachette pour s'approcher du groupe.

- Je suis un mercenaire d'Ulyu et je peux vous aider à traverser la forêt, déclara-t-il finalement.

Le messager le regarda longuement avant de finalement s'approcher légèrement de lui.

- Aomine Akira ?, demanda-t-il.

- Non, je suis son fils.

- Quelle chance d'être tombé sur vous alors. Puis-je vous demander de remettre cette lettre à votre père. Cela nous rendrait un fier service.

- Et bien… Oui

Après tout, il n'aurait qu'à donner la lettre à Satsuki quand il la verrait. L'homme parut enchanté par cette réponse et lui tendit donc prestement la missive. Il le salua par la suite avant de finalement s'éloigner avec sa garde, rentrant visiblement dans son village. Daiki regarda finalement l'enveloppe et le cachet de cire qui la scellait.

- C'est le symbole de l'Eglise, marmonna-t-il.

Et maintenant qu'il s'en souvenait, son amie d'enfance lui avait dit que le jour des vingt-et-un ans de l'élu, marquant le début du périple pour l'espoir d'un monde meilleur, n'était plus qu'une question de mois. Ainsi, sans hésitation, le jeune homme ouvrit la lettre pour la lire.

- C'est une demande d'escorte pour ce fameux périple.

Daiki referma finalement la lettre pour la mettre dans son sac et rentra de nouveau dans la forêt. Et c'est par conséquent un mois plus tard qu'il retrouva Satsuki, éberluée par ce qu'il venait de lui annoncer.

- Tu pars ?, répéta-t-elle. Où ça ?

- J'ai une mission à accomplir et je ne sais pas combien de temps elle me prendra. Mais si je la mène à bien, alors je pourrais peut-être reconquérir l'estime que j'ai perdu.

Et surtout, même si ce périple ne permettait pas de ramener les morts à la vie, il espérait vraiment qu'il puisse lui rendre celui qu'il aimait.

- Fais attention à toi surtout !

- Ouais, tu me gonfles à toujours t'inquiéter pour moi. Prends soin de toi plutôt. Et encore une fois, je te confie Taiga.

- Oui, compte sur moi.

Le jeune homme acquiesça d'un signe de tête avant de finalement partir sans un regard en arrière. Il ne savait pas du tout en quoi consistait ce périple mais on lui avait toujours dit qu'il servirait de purger la Terre de tout le mal qui l'habitait et il attendait beaucoup de lui.

- J'espère au moins que cette élue vaudra le coup d'œil, c'est toujours mieux pour la motivation.

Et c'est ainsi qu'il se mit en route en direction du désert de Karya, marquant le début de son long voyage