Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendance à traumatiser mes personnages.

Titre : Crossroads

Résumé : La vie est composée de chemins qui se croisent. Même la plus petite action peut chambouler la vie de dizaines de personnes sans que l'on s'en rende compte.

Note : Voilà le nouveau chapitre. Curieusement, j'ai eu du mal à l'écrire, mais, j'espère qu'il va vous plaire.


Chapitre 7 : Sur le fil.

Lorsque Kaya passa dans le couloir, elle entendit un air joué au piano. Elle le connaissait. Léna le jouait à chaque fois qu'elle avait le cœur lourd. Pourtant, elle ne rentra pas dans la salle de musique. Elle ne voulait pas que… Que quoi ? Elle ne savait pas comment présenter ses excuses. D'habitude, c'était Selena qui le faisait pour elle, mais, cette fois, elle ne pouvait pas compter sur elle. Elle était seule pour faire face à sa solitude et à ses remords. Parce que c'était sa faute, et elle le savait. Léna n'avait pas demandé à être ce qu'elle était. Elle ferma les yeux et laissa la musique l'emporter.

Elle connaissait cet air et les paroles qui allaient avec. Pour le dernier anniversaire de Selena, elle lui avait écrit un poème. Léna avait passé des heures à le mettre en musique. Cette musique… C'était celle-là. Kaya aurait pu en être vexée, mais, au contraire. Léna avait écrit une partition pour piano à quatre mains. Pour que la mélodie soit entière, il fallait être deux pour jouer. Et comme Ekaterina avait fait de son poème un duo… Cette musique était incomplète. Et elle le serait toujours tant qu'elle ne chanterait pas de nouveau avec Selena. Elle prit donc la fuite pour ne pas se mettre à pleurer. Son amie lui manquait tellement. On avait beau être le jour de Samhain (1), le jour où l'année sorcière prenait fin, un jour idéal pour prendre un nouveau départ, Ekaterina avait peur que Selena la rejette. Elle était importante pour elle, la sœur qu'elle n'avait pas. Mais, elle lui avait fait du tort. C'était elle, Ekaterina qui avait commis une faute envers Selena, pas l'inverse. Kaya le savait, et Léna qui n'était pas une idiote devait le savoir aussi. Alors, Ekaterina fit la même chose qu'à chaque fois qu'elle avait failli craqué depuis plusieurs jours, bien trop longs : elle prit la fuite.

C'est lorsqu'elle heurta en plein fouet Jane Rizzoli qu'elle comprit que les larmes lui brouillaient la vue. La sixième année ne fit aucun commentaire avant de lui tendre un mouchoir et de la guider doucement vers une salle vide où elle pourrait pleurer toutes les larmes de son corps dans être vue. La préfète resta avec elle, telle une ombre silencieuse, ce silence et cette absence de question lui fit beaucoup de bien.

.

.

Lettre de Selena Graves à Jonathan Graves.

Jake,

Les cours se passent bien. Les professeurs commencent déjà à nous préparer à l'examen de l'année prochaine. Pour l'instant, ils nous font réviser ce que l'on a déjà étudié pendant trois ans, mais, je sais que vu le temps qu'ils y passent, la suite va être plus rapide et qu'il vaut mieux que mes bases soient excellentes. Je réussis à tirer mon épingle du jeu sans trop me faire remarquer, comme d'habitude.

Comme tu vas bientôt le savoir via tes amis encore à Ilvermorny, Kaya et moi, nous nous sommes disputées. Pourquoi ? La raison est simple. Pour la raison pour laquelle tu m'as un jour avoué avoir des camarades, mais pas vraiment d'amis : je suis une Graves alors, on me demande toujours plus et comme nous sommes presque toujours ensemble, les professeurs ont les mêmes attentes envers elle… On lui demande de me tirer vers le haut en la poussant à se surpasser aussi. Je sais que certains trouveront cette raison stupide, mais, je la comprends. C'était dur d'être un membre de notre famille, mais, ça doit l'être encore plus d'être dans notre ombre.

Rassure-toi, grand frère, je ne suis pas seule. Aussi bien Turquoise-Rose que ta Jane veillent sur nous deux sans choisir de camp. Nous ne sommes jamais seules. À croire qu'elles ont peur qu'on se laisse aller. C'est vrai que je passe beaucoup plus de temps à jouer des morceaux de classique que du Jazz, mais, ça va. Tu te rappelles de ce que disait Mère ? Lorsqu'on en va pas bien ou que l'on a peur, chantonner un petit air parvient à chasser nos soucis parce qu'on finit par croire la mélodie rassurante qu'elle nous raconte. Elle avait même une chanson pour ces moments… Curieusement, je me rappelle de son odeur, de sa voix, de l'air, mais pas des paroles… La mémoire est capricieuse. Mais, là n'est pas le sujet.

Comme je te le disais, ne t'inquiète pas pour moi. Je me fais plus de soucis pour Kaya. Elle n'a jamais caché ses origines russes, hors, à cause de Grindelwald, il y a un fort sentiment anti-slave. Même si elle est américaine, j'ai peur qu'elle finisse toute seule.

Je n'ai pas grand-chose à rajouter. Réponds-moi rapidement,

Léna.

.

.

Jonathan serra la lettre dans sa main. Léna n'avait pas à se soucier de quelqu'un d'autre qu'elle-même. Elle avait quatorze ans et le droit d'être égoïste. Jonathan savait déjà ce qui s'était passé. Kaya n'avait pas supporté la pression et avait craqué. Tout ce que Selena avait à se reprocher, c'était son nom et les exigences qui en découlaient. Il avait essayé de limiter cette pression sociale en s'arrogeant le rôle de l'héritier parfait. Il s'était arrangé pour que ce soit lui qui marche sur les traces de leurs ancêtres. Il l'avait fait pour sa famille, mais, surtout, pour sa sœur. Pour qu'elle puisse avoir le choix et une vie plus simple que lui. Sans oublier cette stupide tradition familiale qui voulait que le premier né d'une fratrie soit auror. S'il avait refusé de s'y plier, Léna n'aurait pas eu d'autre choix que de prendre le même chemin que leur père.

Il prit une grande inspiration avant de défroisser le papier. Ce n'était pas la faute de Kaya. Être un Graves entrainait une attente de l'entourage permanente. Et les gens sous-estimaient facilement les conséquences de leur comportement. C'était pour ça que s'il avait eu des camarades, il n'avait jamais eu d'amis proches. Il avait toujours gardé une distance, désirée ou non, avec eux. Chose que Léna et Kaya n'avaient pas fait. Certes, il y avait Jane, l'exception à la règle de Jack, mais il l'aimait et elle l'aimait. Sans oublier que si ses sentiments ne changeaient pas, il comptait bien demander la main de Janney. D'abord à elle, puis à son père. Certes, la tradition voudrait que ce soit l'inverse, mais, il ne voulait pas lui mettre de couteau sous la gorge.

Son regard se porta sur la dernière phrase de sa sœur. Même si elle disait qu'elle allait bien, ça sonnait comme un appel à l'aide. Et il ne pouvait rien faire pour elle. Il ne pouvait même pas lui dire qu'il arrivait. Il était aspirant auror, la formation était aussi dure que stricte, surtout la première année, il ne pouvait pas demander de traitement de faveur. Parce qu'on ne lui accorderait pas et qu'en plus, il décevrait son père s'il essayait d'avoir un passe-droit. Et ça, c'était hors de question.

Il n'était pas le meilleur des frères, il n'était pas le meilleur des fils, mais, il aimait sa famille. Il était hors de question qu'il ne soit pas à la hauteur par ses propres mérites. C'était dur. Pas l'entrainement, pas les cours, il savait ce à quoi il s'engageait lorsqu'il s'était inscrit pour cette formation. Ce qui était dur, c'était de ne pas pouvoir aller voir sa petite sœur et lui dire que tout allait bien se terminer. Ne pas pouvoir la rassurer, se contenter d'une simple lettre par semaine pour lui dire qu'il était de son côté. Parce que oui, il avait un nombre limité de lettres par semaine, comme tous ses condisciples. Leur contact avec l'extérieur était limité et contrôlé pour voir comment ils réagissaient sous une pression continue. L'exigence, il la connaissait depuis qu'il était tout petit. Il savait la gérer, mais, trois autres élèves de son année avaient déjà claqué la porte. Ce qu'on leur demandait était difficile. Difficile, mais, il en comprenait la logique. S'ils réussissaient, s'ils s'endurcissaient suffisamment, ils triompheraient des moments où ils n'y avait pas d'autres choix que de résister sous peine de se faire tuer. Il devait tenir jusqu'à la fin de l'année scolaire. Après, il aura les épreuves de première année, ensuite, s'il les réussissait, il passerait en deuxième année, et là, normalement, il aura le droit à plus de contact avec l'extérieur. Pas avant.

Au début, il s'était dit que ça serait facile de tenir. Il n'était pas quelqu'un qui écrivait beaucoup de lettres, il était certain que ça ne lui ferait rien de ne pas pouvoir prendre une plume pour le faire dès qu'il en avait envie. C'était avant. Lorsqu'il pouvait être avec les siens quand ils avaient besoin de lui… Non. Même pas. Il était parti pour Ilvermorny l'année de la mort de sa mère. Après, il avait été là que trois mois par an… Il devait se rendre à l'évidence. Il avait fallu que sa sœur quitte aussi New-York pour Ilvermorny pour qu'il puisse être là dès qu'elle avait besoin de lui. Il avait veillé sur elle jour et nuit pendant trois ans. Mais avant… Il n'avait pas été là. C'était un échec en tant que frère. Ne pas être toujours présent. Ne pas avoir les bons mots… Mais, il devait faire avec. En tout cas, sa sœur s'était tournée vers lui parce qu'elle était malheureuse. Il pouvait réfléchir et trouver comment lui remonter le moral lorsqu'ils se verraient pour Yule. Parce oui, pour cette fête-là, il n'allait pas passer son tour. C'était l'un des rares moments où il pourrait voir les femmes de sa vie. Et son père également, il ne fallait pas l'oublier.

.

.

Il faisait nuit et le temps était brumeux, sans oublier que ce lieu était particulièrement lugubre. Bien entendu, un mage noir mégalomane se devait de maintenir un certain décorum, mais bon. Cela serait tellement bien si pour une fois, l'une de ses missions hors des États-Unis le conduisait sur une plage ensoleillée d'Hawaii (2). Certes, ça pourrait être pire, il pourrait pleuvoir par exemple. Mais, bon, zut à la fin. Y avait-il un syndicat des « méchants » qui leur donnaient certaines obligations ? Comme le rire démoniaque, le repère super secret tiré d'une histoire d'horreur ? Ou même le surnom qui fait peur. Est-ce que Grindelwald devait payer des pénalités parce qu'il n'en avait pas ? L'auror repoussa cette idée lorsqu'il se mit à imaginer un groupe de syndicalistes discuter de conditions de travail avec le mage noir. Ce n'était pas le moment de rire, même nerveusement. En plus, s'il se mettait à ricaner, ses hommes allaient se mettre à douter de sa santé mentale et ils auraient bien raison. Il fallait être fou pour continuer une mission alors que tout indiquait que c'était un piège.

Les aurors avançaient prudemment. C'était trop facile. Pas d'alarme, pas de gardes… Soit l'information était fausse, soit c'était un piège. En tout cas, il était trop tard pour reculer, et les défenseurs de la loi le savaient. Une part de Percival espérait que ce soit une fausse piste et que tous puissent rentrer chez eux, mais, la part rationnelle de son esprit lui rappelait qu'il ne vivait pas dans un conte de fées. Avec un peu de chance, ça serait comme pour tous les lieux suspects précédents, mais, son instinct lui disait que non.

Il y avait un danger qu'il ne voyait pas. Il le sentait comme il sentait le vent sur son visage. Certains pourraient le dire paranoïaque, mais, ce n'était pas parce qu'il imaginait cette possibilité, que personne ne voulait le tuer. Il avait travaillé tellement dur pour être à la fois un homme respecté et haï. Pas par les mêmes personnes, mais, le résultat était le même. Risquer sa vie était quelque chose de courant pour lui. Il avait accepté depuis longtemps qu'une mort bien au chaud dans son lit ne lui était pas destinée. Pas qu'il veuille mourir. Il avait tellement à perdre. Son fils, sa fille et maintenant une fiancée et une future belle-fille. Tous les quatre étaient sa vie, et c'était pour les protéger, pour garantir un monde où ils seraient en sécurité qu'il acceptait le fait qu'il était mortel. Il pouvait donner sa vie pour chacun d'entre eux. C'était un fait. Mais, pourrait-il tout faire pour eux ? Pourrait-il trahir son pays ? Sans doute pas. C'était pour ça qu'il avait tenté de tenir ses enfants éloignés de son travail, de séparer vie privée et vie professionnelle. Il avait aussi bien réussi qu'échoué à cette tâche. Tout le monde savait qu'il avait des enfants, tout le MACUSA savait que Selena venait régulièrement le voir au travail, mais, peu de personnes savaient où il vivait, ce qu'il aimait faire. C'était une chose triste mais nécessaire. Aussi bien pour protéger les autres que pour se protéger. Si on savait peu de choses de lui, on ne pouvait pas utiliser tout ça contre lui. Il savait que ça impliquait si un jour où il disparaîtrait, peu de personnes pourraient donner l'alerte. Mais, c'était mieux. Du moins, de son point de vue.

Pour en revenir à sa situation actuelle, ça puait le piège. L'endroit était reculé, difficile d'accès, il y avait peu de personnes pouvant le situer sur une carte. Tout ça le faisait ressembler à un piège, mais, il devait y aller, comme ses hommes devaient y aller également. Il aurait préféré y aller seul. Sauf qu'il y avait un protocole à suivre et que le protocole disait qu'il fallait y aller à plusieurs. Sans oublier que la Présidente Picquery n'aurait jamais accepté qu'il parte courir après Grindelwald seul. Sans qu'il sache pourquoi, son instinct lui disait que le moment pour partir était passé. Et ce qu'il entendait le confirmait. Pas qu'il y ait eu un bruit suspect, mais, au contraire. C'était trop silencieux. Même pas un oiseau… Cette absence de bruit n'était pas naturelle. Il y avait forcément quelqu'un, ou quelque chose, qui en était la cause. L'adrénaline coulait à flot dans ses veines. Son instinct le trompait rarement lorsqu'il le prévenait que les sorts n'allaient pas tarder à pleuvoir. Pourtant, rien annonçait un quelconque danger. Il y eut un flash de lumière et Percival sentit son dos heurter lourdement le sol. Il eut à peine le temps de voir le visage de son ennemi avant de perdre connaissance.

.

.

Lettre de Jonathan Graves à Jane Rizzoli.

Ma Chère Janney,

Je pourrais vous faire la morale en vous signalant que vous avez seize ans, presque dix-sept ans, et que vos propos sont donc déplacés, mais, je n'ai que dix-sept ans, bientôt dix-huit, tout comme vous, je ne suis encore qu'un enfant rêveur. Quant à vos craintes, j'adorerais rencontrer vos parents et demander à votre père la permission de vous faire la cour au lieu de passer par des intermédiaires. Je sais que peut-être, que la magie nous en préserve, notre amour s'essoufflera, mais, j'aimerais tant vous faire visiter New-York. Je pense qu'à votre bras, je redécouvrirai cette ville et la trouverai encore plus belle qu'avant. Si cela ne sera pas possible, je me contenterai de Boston qui est si chère à votre cœur.

Tout cela doit vous sembler bien pompeux, alors, je ne vais pas vous mentir en essayant de suivre votre exemple, je ne suis pas doué pour parler d'amour. Je préfère la franchisse et vous avouer que regarder les étoiles m'est moins doux sans vous à mes côtés pour me les nommer et me raconter les légendes qui leur sont rattachées. J'ai hâte que ma première année de formation s'achève afin de pouvoir passer plus de temps avec vous. Appelons ça la passion du premier amour si cela rassure nos parents, mais, vous me manquez beaucoup.

Surtout aujourd'hui où j'aurais tellement besoin de vos conseils au sujet de ma sœur. Je sais que je suis un bien piètre grand frère, mais j'ai tellement de mal à savoir comment agir avec elle. Sans que je le réalise, elle est arrivée à l'âge où elle n'est plus une enfant sans être une adulte… Si c'était juste l'histoire d'un garçon lui ayant brisé le cœur, je saurais quoi faire. Mais, je ne vais pas aller casser la figure à Kaya alors que je la considère comme étant une de mes petites sœurs chéries. Alors, je ne sais pas quoi faire. J'ai l'impression que quel que soit mon comportement, je prendrai le parti de l'une au détriment de l'autre.

Je reconnais que dans tout ça, je suis perdu sans vous pour éclairer ma lanterne.

Tendrement,

Jack.

PS : Courage, plus que onze jours et vous pourrez envoyer une demande de permis baguette (3).

.

.

Il faisait beau. Du mois aussi beau qu'il pouvait faire en Angleterre en début d'automne. Natalia essayait de ne pas penser au fait que Percival était parti en pleine nuit pour remplir sa véritable mission. Elle regardait le bijou aussi étranger que familier qu'elle avait au doigt. Une bague de fiançailles. Ils en avaient parlé, mais, elle ne le pensait pas aussi sérieux. Ce n'était pas une grosse bague. Un simple solitaire sur une bague en or, un bijou discret. Un bijou qu'elle ne pouvait qu'aimer, et il la connaissait assez pour savoir qu'il ne devait pas être clinquant pour qu'il lui plaise plus que de raison. Au moment où elle l'avait passé à son doigt, elle n'avait pas senti ce symbole alourdir sa main, non, au contraire, elle ne s'était jamais sentie aussi légère. C'était stupide, elle savait que ça ne changeait rien. Que ce n'était que le symbole d'un engagement qu'ils avaient pris. Mais, cette bague voulait dire qu'elle comptait assez pour lui demander de partager sa vie, son nom et son avenir. C'était important, elle était heureuse quand il parlait de l'épouser et de vieillir avec elle.

Mais, il y avait une ombre au tableau. Son amant était parti sur le continent pour remplir sa véritable mission. Elle avait peur pour lui, mais, il aurait refusé qu'elle le suive et il aurait eu raison. Elle n'était pas une combattante contrairement à lui. Et s'il lui arrivait quelque chose… Il fallait que quelqu'un puisse s'occuper des enfants. Jonathan était majeur, mais pas les filles. Pas que le garçon ait moins besoin d'un parent que les autres, c'est juste qu'il ne finirait pas dans un orphelinat, lui. Natalia ne savait pas si les orphelinats qui existaient chez les sorciers d'Amérique étaient semblables à ce dans lequel elle avait vécu en Russie, mais, elle savait que quoiqu'il advienne, c'était un univers dur et impitoyable. Elle en avait assez vu pour savoir qu'il fallait mieux ne pas y finir. Elle refusait que Kaya ou Léna connaisse cet enfer d'apparence si charitable. Même si Jonathan aurait autant besoin d'elle qu'elles si le pire ce produisait, c'était les filles qui avaient le plus à perdre si elles n'avaient personne pour les aider à échapper à ça.

Elle ne voulait pas y penser. Elle ne voulait pas, ne pouvait pas s'en empêcher. Elle comprenait mieux Regina Graves. Elle n'avait pas connu cette femme, mais, elle comprenait ce qu'elle avait dû vivre pendant la guerre et à chaque fois qu'il allait en mission. Même quelqu'un d'optimiste ne pouvait pas s'empêcher de penser au pire. Et voilà comment on passe de l'état de bonheur aux idées noires.


(1) Samhain est le 31 octobre. C'est le nouvel an sorcier et symboliquement le jour où la frontière entre la vie et la mort est la plus mince.

(2) Hawaii est devenu un État des États-Unis le 21 août 1959. Il est le cinquantième État et le dernier à avoir été admis. À l'époque de cette histoire, en 1926, il ne fait donc pas encore partie du territoire américain.

(3) Le permis de port de baguette magique, parfois abrégé en permis baguette, est un document officiel du Congrès Magique des États-Unis d'Amérique créé pour surveiller l'activité magique aux États-Unis. Avoir une baguette sans avoir de permis sur soi hors du sol d'Ilvermorny est un délit, l'usage de la baguette sans permis y est seulement autorisé pour les étudiants dans le cadre de leurs études.


Vous voulez la suite ? Je veux des reviews, à bon entendeurs, salut !