Enfin le temps d'écrire, dsl pour le retard! J'ai relus une dizaine de fois pour les fautes d'orthographes, j'espère qu'il en reste pas trop.

Dsl à ma béta, Edeinn à qui je n'ai pas envoyé ce premier jet pour le faire corrigé, mais j'attends de tout le monde des remarques constructives!

Sinon, je vous garantis un chapitre riche en émotions!


Chapitre 7 : Pugnaequemori – Se battre ou mourir (latin)

Je me réveillais à l'aurore. J'allais voir Galahad, qui ouvrit les yeux quand je changeais son pansement. Les fleurs de millepertuis allait me manquer d'ici peu.

- "J'ai soif... souffla-t-il à peine audible."

Je l'aidais à boire de la cervoise, puis je lui demandais comment il se sentait.

- "Pas trop mal. Est-ce que je vais m'en sortir ?"

- "Oui, tu es solide. D'ici cinq jours tu pourras te lever. En attendant, dors le plus possible, le sommeil aide la guérison et évite de bouger."

Il me remercia du regard et retomba presque aussitôt dans un sommeil de plomb.

Je retournais dans la cours ou les gardes semblaient à peine se réveiller. Je vis Tristan en train de sceller son cheval.

Il me lança :

- "Ou vas-tu ?"

- "Chercher des plantes."

- "Je t'accompagne."

Son regard indiquait clairement la fin de sa phrase : « Au cas où tu voudrais nous fausser compagnie ».

Nous marchâmes côte à côte jusqu'à la forêt, son cheval derrière nous. Mon irrépressible curiosité me poussa à briser le silence :

- "Qu'est-ce que un chevalier Sarmates fait si loin de chez lui ?"

Je n'avais pas prononcé ces mots sans une pointe de moquerie.

Il me jeta un regard dont je ne sus pas si c'était de la colère ou de l'indifférence. Il leva les sourcils et m'expliqua le serment des chevaliers Sarmates à Arthur, et qu'ils ne leur restaient que deux ou trois années avant d'être libre. J'eus de la pitié pour ces hommes, esclaves d'une cause qui n'était pas la leur.

Au fil de notre discussion, il tentait de me poser des questions sur mes dieux et les sciences druidiques de façon détournés. Sa façon de faire me fit rire, et je lui lançais :« Il n'y a pas que les pucelles qui sont curieuses », devant sa mine renfrogné, j'ajoutais : « La science des druides n'est pas un secret, c'est juste qu'il faut des années pour apprendre tous leurs savoirs et d'autant plus pour continuer les recherches ».

Voyant qu'il était toujours attentif, je lui expliquais simplement la « philosophie » et nos devoirs de druide.

Puis il me demanda pourquoi j'étais parti de chez moi. Je m'assombris, mais je ne lui dis pas tout, seulement que mes recherches m'emmener dans le nord, car un druide est toujours à la recherche d'autres secrets et de plus de savoir.

J'avais ramassé une grande quantité de plantes quand une pluie fine typiquement bretonne, se mit à tomber. Il m'aida à monter à cheval, et il se mit devant moi. Pour tenir, il fallait que je m'accroche à lui. Il jeta un coup d'œil malicieux dans ma direction et il lança le cheval au galop. Surprise, je dus d'abord me cramponnais à lui, puis je retrouvais l'équilibre. Il n'aurait pas été chevalier Sarmate, je lui aurais bien assené mon poing dans le dos, mais je me retins.

Une fois sur la grande route, je me glissais à terre. Bien qu'il aurait pu rester dessus, Tristan descendit aussi de sa monture et continua à pied avec moi.

En arrivant à la caserne, tous les chevaliers étaient occupés dans la cours, aussi notre arrivé se fit à coup d'œillades appuyés et de sourire en coin. Tristan resta impassible et je fis de même en allant directement voir le convalescent Galahad.

L'après-midi, je fus submergé par les villageois qui voulaient des potions et des conseils pour leurs maladies, les poux,... Je les troquais contre divers objet, mais ma plus belle acquisition fut deux poignards pour une potion contre les ulcères.

Je vendais mes décoctions quand je vis le prêtre suivi d'une garde romaine, composé de six soldats. A leur allure et leur regard, n'importe qui aurait pu comprendre qu'ils ne voulaient pas de bien, et qu'ils cherchaient quelqu'un. Je ne sais comment, mais mon instinct me cria de fuir car cette personne, c'était moi.

En l'espace d'un instant, la situation dérapa. Le prêtre déclara haut et fort :

- "Nous cherchons la fille guérisseuse ! Dieux et ses serviteurs, nous l'accusons d'être une sorcière païenne et hérétique. Quiconque la dénonce sera ..."
Il se tut car je venais de croiser le regard de ce petit bonhomme barbu habillé d'une toge.
Il hurla littéralement : « EMPAREZ-VOUS D'ELLE ! ».

Aussi rapide qu'un daim, je sautais par-dessus les tables de la taverne et je m'enfuie vers la direction de la liberté, le Mur. Mais le démoniaque prêtre avait prévu son coup. Il avait posté deux gardes dans chaque rue ou j'aurais pu m'échapper. Je feintais en grimpant sur un tonneau, sautais par-dessus un des gardes toute en lui collant au passage mon pied dans la figure. Je rentrais par une fenêtre de la taverne pour ressortir à celle de l'autre côté et me retrouver à mon point de départ, devant la taverne et totalement encerclé. Mon unique issu, qui n'en n'était pas vraiment une, était la cours de la caserne derrière moi.

J'y couru, bien consciente que j'avais une dizaine de soldats romains collés au fesse. Je bousculais un garçon d'écurie, lui arrachais un bâton des mains et fit face à mes poursuivants.
Hors de question qu'on m'attrape vivante. Fingen me l'avait dit et répéter : « Si tu te bats, soit toujours prête à mourir ». J'avais cette phrase en mémoire plus que jamais, car malgré les trois soldats restés en faction à l'entré, j'avais comme adversaire sept gaillards de l'armée romaine. D'ailleurs, si je savais compter, je n'en n'avais que six dans mon champ de vision.

Je tournais sur moi-même toute en faisait tournoyer le bâton au-dessus de ma tête. Comme je m'en doutais, j'eus le septième soldat en plein dans la tempe, et il s'écroula par terre, assommé. Je ne sais pas si cela effraya les autres, mais quand je chantais l'incantation du guerrier dans ma langue natal, je vis clairement certains pâlir. Aussi sûrement qu'une meute de loup, ils m'encerclèrent. Les paroles de Fingen s'imposaient en bloc dans ma mémoire.

« Pour ce genre de combat ou tu es encerclé par tes ennemis, il faut garder son sang-froid car ils ne peuvent pas t'attaquer tous en même temps, par deux opposés maximum ». Ils sortirent leurs glaives des fourreaux.

Le premier qui lança l'assaut fut celui sur ma droite. Sans me retourner, je suivais mon bâton du regard que j'envoyai en plein dans le ventre de mon assaillant. Je ripostais directement dans sens opposé ou un autre se jeté sur moi, le glaive prêt à s'abattre. Il coupa mon bâton, mais j'esquivais et lui envoyais un coup de genoux dans le ventre. Je fis aussitôt tournoyer une moitié du bâton derrière moi, qui rencontra le visage d'un des soldats, et il y eu un craquement horrible quand son nez rencontra le bois du bâton. Les autres reculèrent à temps pour l'éviter, ce qui agrandit le cercle autour de moi.

Une seule pensée me vint : Se battre ou mourir.

Il en rester trois, peut être quatre si un des premiers se relevait. La théorie de mon maître vola en éclat quand les trois se jetèrent en même temps sur moi. Je lançais ce qui restait de mon bâton sur celui en face de moi et sautais de côté avec une roulade pour me sortir de l'étreinte mortelle. En me relevant, j'attrapais les poignards à mes chevilles. Les trois me firent face. Celui à l'extrémité feinta sur moi, le glaive en avant. Je sentis une immense douleur à la cuisse, mais je profitais que le soldat soit entraîné par son élan pour lui planter un poignard dans l'épaule gauche. Je fis volt face. J'avais à présent un seul poignard et deux soldats prêts à attaquer, et trois autres qui arrivaient pour prêter main forte. Je reculais, acculé contre un mur, le poignard devant moi pour les tenir à distance, pendant que je me tenais la cuisse de l'autre main.

Soudain, je me rendis compte que de toute manière, j'allais mourir. J'étais incapable de faire quoi que ce soit, même de mettre un terme moi-même à ma propre vie.

Un éclair s'abattit aux pieds des soldats. Ils reculèrent d'un pas. A ma droite, je vis Tristan arrivé, un arc bandé prêt à transpercer les cuirasses des romains, à ma gauche, Lancelot avec deux épées.

J'entendis le prêtre beugler d'attaquer à l'entrée de la caserne. Le plus téméraire fit un pas en avant, et s'écroula par terre au deuxième, la gorge traversée par une flèche.

Je vis les deux compères devenir aussi pâle qu'un mort. Un bref regard derrière eux leur indiqua que Dagonet, Bors, Gauvin et Gareth barrait le passage aux autres soldats.

Puis, Arthur arriva et cria : « Prêtre Gladius, Rappelez vos hommes immédiatement ou c'est une mort certaine qui les attends, ce que je ne désire pas ! ».

- "Artorius, vous protégez une hérétique, une SORCIÈRE !"

- "Cette hérétique comme vous l'appelez, a sauvé un des notre d'une mort certaine. RAPPELEZ VOS HOMMES !"

A contre cœur, le prêtre obtempéra. Néanmoins, il ne partis pas sans une réplique théâtrale :

- "Artorius, Dieux punis les infidèles !"

Je ne le regardais même pas partir et je boitais vers les bâtiments ou j'avais mon nécessaire de guérisseur. Quelqu'un m'attrapa un bras et le passa autour de son cou pour m'aider à marcher. Surprise, je vis que c'était Tristan. Il me fit un petit sourire sans joie et me dit : « tout va bien aller ».

Je restais sans voix, mais repris ma marche de plus belle.

Il m'amena dans la chambre de Galahad ou j'avais tous pour me soigner. A peine passé la porte, je m'arrachais rageusement de son étreinte et clopinais vers un tabouret. J'attrapais de l'eau et des pansements et commençais à rincer ma plaie. J'étais dans un état tel qu'il ne fallait surtout pas m'adresser la parole. Tristan eu d'ailleurs la présence d'esprit de faire taire Galahad qui commençais à m'assenais des centaines de questions. J'étais à la fois en colère et tremblante de peur. La plaie était profonde, mais pas trop mauvaise, dans le sens que la peau n'était pas déchiquetée et que la cicatrisation ne serait pas trop difficile.

Il avait voulu me tuer.

Mes mains tremblaient de plus en plus.

J'étais à deux doigts de me faire transpercer par un glaive.

Ma gorge se serra.

J'avais été faible.

Mes yeux débordèrent de larmes. Ma vue se brouilla et je fus incapable de faire un pansement.

J'étais totalement impuissante.

Je jetais rageusement les bandelettes sur le mur en face et donnais un coup de pied dans la bassine de bronze. Je serrais mes poings à en faire pâlir la jointure de mes doigts quand le tonnerre retentit dehors. J'appuyais mon front dessus pour cacher mes larmes. Je murmurais la prière des druides, du courage et de la nature à toute vitesse.

Les deux chevaliers avaient regardé la scène, interdit. Ils ne comprenaient pas ce que je murmurais, car je récitais trop vite. Dehors, une pluie diluvienne tomba. Ce fut Tristan qui réagit le premier. Lentement, il ramassa la bandelette et s'agenouilla en face de moi. J'allais lui arracher des mains, mais il le mit hors de ma portée. Un éclair de l'orage éclaira la pièce.
Je plantais mon regard dans ses yeux noirs. Ce fut comme une sorte de bataille silencieuse qu'il remporta quand je me détournais pour essuyer mes larmes. Il prit ma jambe sur son genou et me fit un bandage. Je pris mon mal en patience et je le regardais faire. Je détaillais les tresses dans ses cheveux, le tatouage de ses joues, sa barbe. Je ne sais pas si il s'appliquait à la tâche ou si il louchait sur ma cuisse, mais le résultat fut un pansement parfait, pas trop serré, ni trop lâche. Quand ce fut fini, il me regarda droit dans les yeux. J'en fus gêné, je bégayais un « merci ». Il se releva et c'est le moment que choisi Arthur pour entrer.

- "Ça à bien faillit partir en guerre cette histoire, surtout quand Bors a insulté le prêtre. T'a blessure est grave ?"

- "J'en survivrais", répondis-je, en desserrant à peine les dents.

-"Tristan, rassemblement pour une table ronde, immédiatement. Galahad ne bouge pas tu n'es pas en état. Amagê, suit nous, cela te concerne."