Saemoon: j'ai deux choses à te dire: merci pour la review pour commencer. Ensuite, es-tu devin?
Guest : il n'y a aucun rapport entre Hara Kiri et Kenpachi comme tu le verras au début de ce chapitre. Bref, merci pour ta review.
Fin de cavale pour Hara Kiri
Le criminel le plus recherché de la péninsule, Hara Kiri, a été arrêté un peu plus tôt dans la journée. Après une série de cafouillages de la part de la police de Karakura qui aurait arrêté le mauvais suspect dans un premier temps, le dangereux mafieux a été appréhendé alors qu'il se rendait à la laverie avec une pile de linge sale.
Kisuke Urahara referma le journal et but une gorgée de son thé qui avait quelque peu refroidi. Il tenta de ne pas faire attention au bruit des ongles qui claquaient contre la table mais il ne pouvait plus l'ignorer plus longtemps.
_Je sais que toute cette histoire doit t'embêter mais je n'y suis pour rien, tenta-t-il de se justifier.
La femme aux longs cheveux noirs leva lentement les yeux vers le shinigami au bob et pinça doucement les lèvres comme une véritable méchante le ferait. Francine Tatillons cessa de tapoter la table et dévisagea Urahara comme si elle l'invitait à poursuivre ses excuses.
_Frankette n'est pas morte, la rassura-t-il.
_Je le sais bien, répondit Francine comme s'il la prenait pour une imbécile. Je ne comprends simplement pas comment cela a pu arriver.
_Je t'ai déjà expliqué toute l'histoire.
_Je ne parlais pas de cela.
Urahara fronça les sourcils alors que Francine commençait à perdre son calme en se rongeant les ongles, le regard vague.
_C'est vraiment dommage qu'elle n'ait pas été plus blessée que cela.
Tessai, ami et assistant d'Urahara lâcha le plateau de thé qu'il tenait dans la main, Kisuke lui-même faillit s'évanouir, tandis qu'Ururu lâchait son balai et Jinta ratait une marche de l'escalier pour tomber de tout son long sur le sol. Francine était définitivement une femme sans scrupules.
_Si seulement elle allait mal, elle aurait pu trouver du réconfort auprès de moi. Au lieu de cela, elle se fait chouchouter par son abruti de géniteur.
_Mais, mais…, bégaya Urahara.
_Tant pis, j'aurais surement plus de chance avec le Hueco Mundo. Hum, pourtant Kenpachi n'était pas de la tarte.
_Et si l'on en revenait à l'objet de ta visite ? L'interrompit le shinigami en se raclant la gorge, gêné par les plans diaboliques de la sorcière.
_Oh oui, se reprit Francine. Alors tu me dis que Frankette ne s'est pas fait d'amis, n'a fait signer aucune convention ni ne s'est fait d'idée sur son avenir ?
_D'après Isshin, les résultats ne sont pas très concluants. D'ailleurs son fils la hait.
_Hahaha, rit Francine dans sa manche. Je prends ça comme un compliment venant de ce petit puceau qui se branle sur des photos de Jennifer Lopez.
Pour tout dire, Urahara n'aimait pas beaucoup Francine et sa méchanceté (puisqu'il était du côté du bien) mais il avait promis de garder un œil sur Frankette. Il était donc obligé de coopérer avec cette sorcière.
_Je connais ma Frankie, c'est une pauvre conne mais si on la pousse un peu, elle peut nous faire des miracles.
_Je m'en remets donc à toi.
Flanquée d'un rictus au coin de la lèvre, Francine déposa un flacon contenant un liquide couleur magenta sur la table et se remit à rire dans sa manche.
Frank Tatillons découpait les légumes en forme de cœur. Il piqua une betterave avec sa fourchette et fit l'avion jusqu'à la bouche de Frankette.
_Hahaha c'est bien ma toute belle, rit le gentil magicien. Encore ?
_Non merci, lui sourit faiblement sa fille.
_Je suis si content que tu ailles mieux ma chérie.
_Oui.
_Tu devrais pouvoir quitter cet hôpital dès demain si tout va bien.
_...
_Oh elle peut même s'en aller aujourd'hui, intervint une voix derrière eux.
Ryûken Ishida entra dans la chambre de Frankette avec un dossier dans la main. Il remonta ses lunettes sur son nez avant de confier les papiers de sortie à Frank.
_Vous dites vrai docteur ? Se réjouit le magicien. Oh ma petite Frankette !
_...
_Bien sûr, elle devra suivre un traitement afin de se remettre sur pied.
_Naturellement.
Ryûken sortit un seul médicament de sa poche et le glissa directement dans la paume de Frankette : un petit flacon au contenu magenta (quelle putain de coïncidence !)
_Une fois par jour, dit-il. Ordre du médecin.
Ledit médecin quitta la chambre sans rien ajouter d'autre, laissant le père et la fille Tatillons se préparer à sortir.
Quelques heures plus tard, Frank et Francine étaient rentrés à contrecœur, leur pauvre fille se retrouvant à nouveau dans une merde pas possible. Elle n'avait encore une fois nulle part où aller. Karakura étant une source d'épuisement assez permanent, cette fois-ci, elle n'hésita pas à se téléporter au Hueco Mundo en faisant bien attention de ne pas croiser ni Popeye ni la parabole.
_Encore vous Tatillons ? S'étonna l'arrancar de l'accueil. Mais est-ce que vous allez arrêter vos allées et venues ? Si vous continuez comme ça vous allez devoir payer une taxe d'entrée.
L'arrancar se figea soudain sur place, se prenant la tête dans les mains. Il venait juste de penser à une idée remarquable pour remonter considérablement les revenus de Las Noches. Comment n'avait-il pas pu y penser plus tôt ? Sans dire un mot, il donna un papier à Frankette et courut en direction du service comptable du palais (si si y'en a un) du troisième étage. La jeune fille déplia le papier qui était en fait un plan et vit une pièce entourée en rouge : « Chambre du paresseux ». Elle se situait loin de la Chambre Bleue ainsi que de celle de la parabole qui semblait à l'opposée sur le plan. Tant mieux !
Fatiguée par les émotions relatives à Hara Kiri, Frankette se dirigea vers sa nouvelle destination.
La pièce était d'un blanc immaculé qui semblait être un prolongement des couloirs du palais. Frankette y était entrée sans frapper et remarquait à peine la longue forme étendue dans un lit qui semblait plus douillet qu'un nuage. En réalité, la pièce ne contenait que ce seul matelas qui ressemblait plutôt à un amas de couvertures empilées. C'était amplement suffisant pour la jeune fille. Malheureusement, la place était prise. L'arrancar brun aux yeux bleus se redressa de quelques centimètres et observa son invitée surprise.
_Tu dois être…hum…Frak…Fri…Fant….je sais plus. Je sais que ça commence par un « F » mais…je m'en fous.
Déjà épuisé, il se laissa retomber, yeux clos. Après les dégâts causés par Nnoitra et Grimmjow, Las Noches avait été informé de la visite de Frankette, spécialement invitée par le maitre des lieux. Seulement, Coyote Starrk, le n°1 de l'Espada avait été bien trop fatigué pour retenir le prénom du humaine sans intérêt.
_Staaaaaaaarrk espèce de crétin réveille-toi, hurla une petite arrancar sortie de nulle part.
Elle ne semblait pas avoir plus de douze ans, avait la peau toute blanche, les cheveux verts recouverts par un crâne et une quantité de tissu proche du néant sur le corps. Frankette n'était pas quelqu'un de très protecteur (trop fatigant) mais voir cette petite fille ainsi l'embêtait un peu. Elle se saisit d'une des couvertures qui traînaient aux pieds de Starrk et recouvrit la jeune arrancar d'un geste maternel.
_Heu Staaaaaaaarrk qu'est-ce qu'elle fout ? Demanda-t-elle alors que Frankette lui caressait la tête.
Le leader de l'Espada souleva une paupière et émit un petit rire avant de se rendormir. Lilynette, la jeune arrancar devint rouge pivoine et n'hésita pas à donner un énorme coup de pied dans les côtes de Starrk qui s'envola quelques mètres plus loin. Frankette, pas du tout téméraire, en profita pour prendre la place de l'arrancar sur le matelas et se détendit instantanément. Pendant ce temps, le brun revenait en se grattant derrière le crâne et marmonnant des insultes envers sa fraccion qui continuait de lui hurler dessus. Au lieu de s'énerver en voyant l'humaine avachie dans ses draps, Starrk fit comme si elle n'existait pas, tira sur la couverture, ce qui fit glisser Frankette sur le sol et reprit sa place initiale. A terre, la jeune fille s'en foutait royalement car elle était toujours emmitouflée dans une belle quantité de couvertures.
_Putain vous êtes pareils, cria Lilynette. Bordel mais pourquoi je me tape toujours les glandeurs de service ?
_Chut, firent les deux marmottes en même temps.
Lilynette faillit répliquer mais préféra ne rien dire et partit rejoindre son ami Grimmjow avec qui elle préférait échanger quelques cero quand Staark la poussait à bout. Ce dernier et Frankette passèrent tout l'après-midi à dormir comme les pires des merdes avant d'émerger en même temps. Ils bâillèrent, s'étirèrent, se firent craquer les articulations, pétèrent sans vraiment se voir. L'arrancar se foutait un peu de sa présence tant qu'elle ne le dérangeait pas tandis que Frankette pensait qu'il s'agissait de la personne la plus formidable que ce soit sur Terre ou au Hueco Mundo. Elle se devait de lui dire.
_...
_...
_...
_*grattage de poitrine*
_*grattage de couille droite*
_*curage d'oreille*
_*grattage de couille gauche*
_*sent ses doigts*
_*idem*
Lilynette revint au même instant.
_Vous avez fini de dormir comme des cons en plein après-midi ? Demanda-t-elle avec colère.
_Elle prend des calmants ? Se risqua Frankette.
_Elle devrait, répondit Starrk. Toujours à gueuler…
Le pauvre arrancar se prit une retournée mémorable en pleine gueule alors que Frankette avait eu droit au regard le plus noir de la collection de Lilynette. Ce n'était pas tout mais la jeune fille venait de se souvenir qu'elle avait des médicaments à prendre. Elle rampa jusqu'à son sac et en sortit le flacon magenta qu'elle but sans eau vu la distance qui la séparait de la carafe d'eau posée un mètre plus loin. Le silence, le calme et le respect de cette humaine à son égard provoqua un élan de sympathie de la part de Starrk. Si elle était plus jolie et plus propre, il aurait même envisagé de se la taper. Le médicament de Frankette commençait à faire effet : sa gorge la brûlait un peu, ses yeux s'ouvraient plus grands et son rythme cardiaque commençait à accélérer. Son cœur n'avait jamais battu aussi vite, vingt pulsations par minute au bas mot.
_C'est une très belle chambre que vous avez là, dit-elle à Starrk.
_...
_J'aime beaucoup le côté épuré.
_...
_Le blanc c'est la couleur qui met tout le monde d'accord. Bien que, techniquement, le blanc ne soit pas une couleur à proprement parler.
_T'as tout gâché, murmura Starrk en enfonçant son visage dans son oreiller.
_Je suis surprise que des personnes comme vous, les arrancars, se complaisent dans un tel luxe, c'est assez étonnant quand on y pense.
_Dommage !
_Même les shinigamis vivent plus simplement. Tenez prenez les Kurosaki qui vivent dans une modeste clinique ou Urahara qui tient une minable boutique. Le contraste est plutôt saisissant.
_...
_Mais d'un côté, je vous comprends : avec tout ceci vous pouvez profiter d'un confort assez inégalable. Je ne suis restée qu'une poignée de secondes dans votre lit mais je sais qu'il est plus douillet que tous les lits dans lesquels j'ai pu dormir jusqu'ici. C'est un peu normal quand on voit l'état du pieu dans lequel ma salope de mère me fait dormir.
_...
_En parlant de cette pétasse sans scrupules, vous saviez que l'idée du stage venait d'elle ? Normal pour une sorcière de son calibre de soumettre ce genre d'idées à la con. Vous ne pouvez pas savoir ce que j'ai traversé toutes ces années aux côtés de cette femme.
_M'en fous, murmura Starrk.
_En 6ème elle m'a rasée un côté de la tête pour que la photo de classe devienne un mauvais souvenir éternel et que j'accorde plus d'importance aux photos familiales qu'elle prenait elle-même.
_Pitié….
_Pour ma première sortie, elle a dit devant toute la classe que j'avais une MST pour que les autres évitent d'utiliser les mêmes toilettes que moi ou m'évite tout court.
_Pour l'amour d'Aizen….
_Quand j'ai voulu essayer de jouer d'un instrument, elle a fait croire au prof de musique que j'avais un bras greffé et que je ne savais pas encore bien l'utiliser pour qu'il m'évince de l'orchestre.
_Tout avait si bien commencé….
_Et pour surmonter mes peurs quand j'étais gamine, elle me ramenait dans des grottes ou dans la forêt où elle me laissait moisir toute une nuit. Elle disait que je ne connaîtrais rien de pire et que mes autres peurs paraîtraient anodines à côté.
_Achevez-moi…
Frankette-moulin-à-parole déballa sa haine contre sa mère de longues heures encore. Puis, elle passa à sa vie, à ses envies, à ses goûts, à ce qu'elle déteste, à son avenir et même à ses fantasmes dans une diatribe incontrôlable qui ne lui ressemblait absolument pas.
_Et oui j'avoue que j'ai un faible pour Jude Law et alors ? Un jour j'ai surpris Ichigo en train de se déhancher sur On The Floor de Jennifer Lopez. Chacun ses fantasmes !
_...
_Et puis il y a vous Starrk, ajouta-t-elle avec un ton mielleux qui ne lui sied définitivement pas. Je vous trouve terriblement séduisant et vous correspondez tout à fait à mes goûts.
Malheureusement pour elle, la jeune fille venait de faire sa déclaration dans le vent puisque le pauvre Staark n'entendait plus rien depuis une heure, pris de spasmes incontrôlables alors que du sang lui sortait par les oreilles et les yeux.
_Mais je sais que je ne suis pas votre genre. D'ailleurs, je ne pense être le genre de personne en ce monde.
La jeune Haesitonne se mit à renifler dans sa manche, plus peinée de parler d'elle à haute voix que par ses souffrances qu'elle s'efforçait d'enfouir depuis des années.
_La vie est si injuste, renifla-t-elle.
Lilynette qui s'était éclipsée depuis longtemps, fut alertée par les bruits qui s'élevaient de la chambre.
_C'est quoi ce boucan ? Ronchonna Grimmjow avec lequel elle jouait au pouilleux dépeceur.
_Ça vient de chez Staark, s'inquiéta la petite arrancar.
Ni une ni deux, elle se hâta de rejoindre le Primero, Grimmjow sur les talons. En chemin, ils croisèrent Nnoitra qui se demandait lui aussi d'où venait ce foutoir. Plus ils se rapprochaient de la chambre de Staark, plus ils se rendaient compte que les bruits qu'ils entendaient étaient en fait de la musique. La porte était entrouverte et on entendait distinctement ce qu'il se passait désormais.
_Love can touch us one time
And last for a lifetime
And never let go till we're gone
Love was when I loved you
One true time I hold to
In my life we'll always go on
Near, far, wherever you are
I believe that the heart does go on
Once more you open the door
And you're here in my heart
And my heart will go on and on.
Des centaines de mouchoirs jonchaient le sol, la musique tournait à fond, Frankette appuyée contre un mur en train de chanter par-dessus Céline Dion pendant que Staark se vidait de son sang : voilà la scène sur laquelle les trois arrancars tombèrent en poussant la porte de la Chambre du Paresseux.
_Staaaaaaarrk, s'inquiéta Lilynette en sautant sur les côtes de l'arrancar au bord de la mort.
_Encore cette conne, dirent Grimmjow et Nnoitra en même temps.
_Chips, firent-ils à nouveau de concert.
_Je l'ai dit avant toi, s'exclamèrent-ils à l'unisson.
_You're here, there's nothing I fear,
And I know that my heart will go on
We'll stay forever this way
You are safe in my heart
And my heart will go on and on
Frankette s'effondra sur le sol au moment où un cero sortant de l'œil de Lilynette frappa à l'endroit où elle se trouvait une seconde plus tôt. Par chance, son corps atterrit à l'endroit pile où son synthétiseur se trouvait, la transportant loin du Hueco Mundo.
Alors Frankette ?
Bien 2-4 Mal
