BONSOIR !
Voilà, on y est: le dernier O.S. de "Christmas Carols"
Tout d'abord Merci ! Merci du fond du cœur de m'avoir suivie dans ma petite folie! J'étais plus qu'heureuse vous inventer des histoires sur Charles et Erik issue de Vos idées! J'ai essayé de faire plaisir le plus possible et de prendre des idées différentes à chaque fois! Alors: Merci pour votre soutient et vos messages!
Merci à celles et ceux qui ne font que lire... je vous vois! :P J'ai d'un peu partout du monde, c'est touchant ! Merci à vous lecteur lectrices anonymes!
Merci à vous qui me laissez des messages, ce qui fait TELLEMENT PLAISIR!
J'avoue que je guette ma boîte mail les heures qui suivent la mise en ligne d'un nouveau chapitre, je ne veux pas rater vos commentaires, je suis une droguée des reviews ! lol
Alors ici je rends hommage à Gabriellemoon qui me gâte à chaque fois avec des reviews incroyablement drôles !
Ici je vous entraîne dans l'univers de la mafia... - je n'avais pas plus d'indication que cela :P - ... Alors je ne veux pas spoiler!
Bonne lecture !
Le cavalier noir
Charles avait le cœur qui battait à tout rompre. Ses mains tremblaient. Sa respiration était chaotique. Il ne pensait pas que ce jour arriverait si vite… son beau-père venait de mourir… Il venait de rendre l'âme et pas de la manière la plus plaisante qui soit…. Deux balles logées dans le crâne. De quoi calmer n'importe qui. Charles ne se sentait pas bien. Il était assit. Il était assis sur son canapé. Entouré des hommes de mains de son beau-père. Tous attendaient. Ils attendaient en silence que Charles prenne une décision, qu'il prenne la tête du groupe et qu'il impose ses choix, son règne… Charles n'était tout bonnement pas fait pour reprendre les rênes. Il était l'opposé de la violence, il était le soleil dans cette nuit, il était honnête quand ici, on requérait d'être un escroc, d'être un manipulateur, menteur… Charles, en cette seconde, devait abandonner tous ses espoirs de devenir un jour professeur. Il devait, en cette seconde, revêtir le costume et la charge de parrain de cette putain de mafia !
Il se leva, les hommes plantés autour de lui, attendaient de lui des actes. Il devait répondre à leurs attentes. Charles avait toujours pensé que ce jour n'arriverait pas, il avait réussi à se bercer d'une douce illusion qu'être le beau-fils du parrain de la mafia qui régissait toute l'Angleterre, n'aurait aucune conséquence sur sa vie… maintenant il se rendait compte qu'il c'était bien trompé… il devait prendre la succession de Kurt, vu que son fils légitime était mort deux ans auparavant dans une rixe avec une bande rivale, une stupide histoire de territoire… Charles était catapulté dans cet univers aux règles tordues et aux solutions dans le sang.
- Je veux que vous m'apportiez le type qui a fait ça, dit Charles la voix tremblante.
Oui son beau-père avait été un vrai salaud avec lui, mais laisser sa mort impunie dans cet univers serait montrer sa faiblesse.
- Ce sera fait patron, acquiesça son nouveau bras droit.
Ce type était une montagne de muscles et visiblement, il ne connaissait pas l'utilisation de la chemise ! Il était par tous les temps en marcel…
- Quelqu'un a prévenu ma sœur ?
- Non chef, pas encore…
- Alors, laissez-moi m'en charger… McCoy ? Il est avec elle ?
- Oui.
Charles essayait de retrouver une respiration plus normale. Sa sœur était tout le temps fourrée avec son garde du corps. Charles avait parfaitement comprit ce qui se tramait entre eux. Il ne disait rien. Après tout Raven était assez grande pour savoir que sortir avec un mafieux était risqué.
- On sait qui a fait ça ? questionna Charles en prenant en main les photos du cadavre qui se trouvaient sur la table basse.
Charles s'imposa de regarder, de voir le crâne éclaté, la cervelle répandue autour. Il se l'imposa comme un baptême, voilà ce qui allait lui arriver tôt ou tard. Il ne pouvait pas fuir, ni se soustraire, sinon cette fin lui arriverait plus vite que prévue. Il devait protéger Raven également. Non, il y était jusqu'au cou dans cette merde !
- Sans doute la bande qui se fait appeler la « Confrérie »… une vraie saloperie, répondit son bras droit avec son ton rocailleux.
- Pourquoi ? Quel était leur intérêt de faire ça ?
- Nous affaiblir. On avait une grosse transaction la semaine prochaine, ils ont dû en avoir vent et nous couper l'herbe sous le pied.
- …Wolverine, trouve-moi qui a fait ça, je veux le voir…
- Tout de suite.
L'homme fit demi-tour, dans son sillage il embarqua trois autres hommes. Charles resta en présence de deux hommes. Ces gardes du corps à présent.
- Bon… il faut faire savoir au plus vite aux autres clans que je suis l'héritier et que les choses vont continuer telles quels. Je vous charge de faire tourner l'information.
Charles sortit son portable de sa poche. Il sélectionna le numéro composé.
- Charlie ! lança gaiement Raven.
- Rav'…
Il soupira, c'était plus dur que prévu à annoncer.
- Tu es où en ce moment ?
- Ça va ?
- Oui-oui.
Il entendit Raven chuchoter, sans doute à McCoy.
- Je suis en déplacement.
- C'est drôlement vague.
- Et toi cesse de jouer au flic.
- Raven, il faut que tu rentres, maintenant.
- Il s'est passé un truc ?
- Oui.
- Quoi ?
- Je te le dirais quand tu seras là, fit Charles en tournant le dos à ses hommes.
- Non, dis-le-moi tout de suite ! Je vais être morte d'inquiétude sinon !
- Ce n'est pas le moment de faire la gamine capricieuse !
- Charles ! Je ne suis pas une gamine et encore moins capricieuse ! Alors tu me crache le morceau tout de suite ou lorsque je te vois, je t'émascule !
Raven… la politesse et la grâce incarnée…
- Il est mort, lâcha Charles d'une voix plus blanche qu'il ne l'aurait cru.
Ses mains se remirent à trembler. Il devait s'assoir. Ses fesses tombèrent mollement sur le canapé.
- … C'est une putain de mauvaise blague ?!
- Raven, je n'ai pas ce genre d'humour…
- Oh bordel ! Oh bordel de merde ! Il est canné le vieux ?! Oh bordel ! Putain fait chier ! Hank bouge-toi crétin ! Passe-moi ma culotte ! Grouille ! Oh bordel ! Charles on arrive !
Elle raccrocha. Charles reposa son portable sur la table devant lui. Il croisa ses mains et posa ses coudes sur ses genoux. Il était vraiment dans la merde.
Il était presque une heure du matin, lorsque la lumière du hall s'enclencha. Charles, qui ne trouvait pas le sommeil sortit de sa chambre. Il portait encore sa tenue du jour : pantalon noir, chemise blanche, le col déboutonné, sa cravate et sa veste en moins. C'était la tenue d'un élève d'Oxford à quelque jour de la remise de son doctorat, maintenant ça ne servait plus à rien de mener cette vie-là…
Charles passa devant la porte de la chambre de Raven. Aucun bruit, elle avait fini par s'endormir après avoir pleuré… pas pour la mort de ce gros con, mais pour ce que cela représentait. Raven savait que son frère serait désormais enchaîné à ce poste de parrain de la mafia. Elle savait que sa vie était foutue. Il n'avait pas su trouver les mots pour la réconforter, pour la consoler. Il était bien trop perdu pour ça. L'agent de sécurité au bout du couloir se leva de sa chaise.
- Boss ?
- Je vais voir ce qui se passe en bas.
- Je vous accompagne.
- Non, restez-là, surveillez la chambre de Raven, je ne veux pas qu'elle descende.
- Bien.
Charles savait très bien ce qu'il y avait au rez-de-chaussée. Wolverine avait dû ramener sa proie, en plus ou moins bon état. Ce type avait une fâcheuse tendance à abîmer ses victimes. En arrivant au bas des marches, il trouva, comme il s'y attendait, son bras-droit fumant un cigare avec triomphe, le marcel tâché d'éclaboussures de sang. A ses pieds une forme humaine, avec un sac sur la tête, les mains attachées dans le dos avec du fils de fer et torse nu, respirait faiblement.
- Ce petit salaud essayait de partir à l'étranger.
- On est sûr que c'est lui ? questionna Charles mal à l'aise avec ce qui se passait.
- Oh que oui, c'est bien lui.
- Il s'agit de ?
- Le tueur à gage de la « Confrérie ». un connard d'allemand.
- Tu es mal placé pour juger, le canadien, grogna la voix sous le sac de toile.
- Parce que tu peux encore parler enfoiré ?! s'énerva Wolverine en donnant un coup de pied dans l'homme à ses pieds.
- Suffisamment pour te dire d'aller te faire foutre !
Charles devait reconnaitre qu'il avait de la témérité, ou de la sottise chez cet homme. Provoquer son bras-droit, avec la réputation de bête sauvage qu'il avait. Fallait en avoir, ou être complétement con. Charles s'avança, il s'accroupit et souleva le sac de toile du visage de l'homme. Il voulait voir son expression. Connaître les traits de l'homme qui l'avait privé de sa vie. Il était blond, les yeux bleu-gris, la lèvre fendue en deux, la joue tuméfiée, sans doute sa pommette droite fracturée et une expression de défis ultime. Il devait être beau. Il devait avoir du succès chez les femmes. Il était grand, musclé, puissant et farouche. Charles soupira.
- T'es qui toi putain? demanda le prisonnier avec morgue.
- Tu vas parler avec plus de respect à notre nouveau boss ! avertit Logan en levant le talon.
Le blond éclata de rire, faisant saigner un peu plus sa lèvre.
- C'est ce gamin qui va reprendre l'affaire ?! s'étrangla de rire l'homme en sang à genoux devant Charles.
- Ta gueule ! gronda le mafieux d'un œil mauvais. Si vous voulez boss, je vais le buter vite fait et je balance son corps dans la décharge…
Une boule d'angoisse, qui ne cessait de grossir dans son estomac remonta dans sa gorge, l'étouffant presque.
- Non !
Le prisonnier et le bourreau regardèrent Charles interloqués.
- Je veux l'interroger, descends-le à la cave, improvisa Charles.
Il n'avait pas les épaules pour exiger la mise à mort d'un homme, fut-il tueur à gage. Wolverine obtempéra, il attrapa le blond par le bras et le hissa sur ses pieds. Le prisonnier poussa un cri de douleur, Charles vit la manière inquiétante dont sa cheville droite se tenait. Son bras-droit surprit son regard inquiet.
- Il a essayé de s'enfuir, expliqua-t-il simplement.
Charles se rendit à la cuisine, il se servit un grand verre d'alcool. Il trouva du vin au réfrigérateur. Il en bu une longue rasade au goulot. Il allait devoir faire son premier interrogatoire. Charles n'était vraiment pas prêt pour cette vie ! Il descendit ensuite à la cave. Logan avait installé l'homme sur une chaise.
- Il est à vous patron, informa la brute en reculant.
- Merci Wolverine… Vous pouvez nous laisser.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, il… il reste dangereux…
- Bonne nuit Logan, imposa Charles.
- Je reste derrière la porte si jamais vous avez besoin de moi.
L'homme quitta la cave, froide, humide et hostile. La porte grinça dans le dos de Charles. Il ne devait pas se montrer faible. Il devait imposer son air et cela devait commencer par ce pauvre type amoché sur la chaise.
- Alors qu'est-ce que tu vas me faire gamin ? ricana le blond.
- Quelque chose que je n'aime pas faire…
- Tu n'es pas obligé… Tu pourrais me laisser partir. Je vois bien que tu répugne à utiliser la violence. Tu es comme un agneau devant l'abattoir. Tu n'es pas taillé pour ça.
- Qu'est-ce que tu en sais !
- J'en ai vu des pourris, mais toi, tu… tu sens les livres et l'encre.
Charles pouvait-il être démasqué si vite ?!
- J'ai touché juste on dirait gamin… De toute façon, toi et ton adorable bouille ne pouvait rien contre moi. Je vais même être sympa et te filer une info. Tu vois je ne suis pas un si gros connard… D'ailleurs tu devrais me remercier d'avoir fait de toi le nouveau chef de la mafia ?!
- Certainement pas, siffla Charles les joues rouges.
Le blond éclata à nouveau de rire. C'était un son joyeux, pas mesquin, ni dangereux, juste un rire frais, comme si on venait d'échanger une bonne blague entre amis.
- Voilà mon info « boss » : Je vais m'enfuir et ni toi, ni ton abrutis de gorille ne pouvez me retenir… Je me suis laissé amener ici.
- Vraiment ? fit septique Charles en avisant la cheville cassée. Sans la moindre résistance je suppose.
- C'est lui qui a cogné alors que je m'étais déjà rendu !
Ce ne serait pas uns coop.
- Donc tu vas t'enfuir avec une cheville en moins, les mains attachées dans le dos et enfermée au cœur de ma propriété surveillée ?
- Ouais, fit fièrement le blond.
Cette fois-ci ce fut à Charles de rire, le vin aidant un peu.
- Tu es fou l'ami ! lança Charles.
- Et toi trop craquant avec tes manières de gentleman !
Le rire de Charles mourut, ses joues s'enflammèrent. Le blond souriait, sans doute de manière charmeuse, mais à travers toutes ces blessures et le sang, Charles n'y voyait pas grand-chose ! Et puis l'éclairage cru de la cave n'était pas au point !
- Je ne veux pas te faire de mal, je n'ai pas de raison de m'en prendre à toi, continua le blond. Je n'ai pas reçu d'ordre pour toi, mais qui sait un jour prochain peut-être ?
- Je suis intouchable, gronda Charles se sentant en danger.
- Tout doux mon poney…
- Je ne suis pas ton poney !
- Oui, mais pendant ce temps moi, j'ai libéré mes mains ! s'exclama le blond en bondissant sur Charles.
- Quoi ?!
Le blond tomba lourdement sur Charles l'emportant vers le sol. D'une main le prisonnier obstrua la bouche de Charles, de l'autre il le maintenu au sol.
- Tu as un flingue sur toi ? demanda le blond en ondulant sur le corps du brun pour le fouiller.
Les yeux de Charles lançaient des éclats de rage.
- Ouh, tu n'aimes pas ça mon garçon… Je suis vraiment désolé de devoir faire ça…
Le brun ne sut comment, mais le prisonnier avait réussi à lui attaché les mains avec le fil de fer ! Il ne l'avait même pas vu faire !
- Je m'appelle Erik au fait.
- Humhumhum ! gémit Charles contre ses doigts.
- Quoi ?
- Hum !
- « Connard » c'est ça ? C'est ce que tu as dit ? s'amusa Erik. Franchement, j'adorerais perdre du temps avec toi… attaché dans une cage lugubre. C'est un de mes fantasmes, mais tu vois, je n'ai pas de temps à perdre ! Dommage, parce que tu es tout à fait délicieux et… oh… si tu aimes ça…
A force d'onduler sur Charles, celui-ci commençait à avoir une réaction physique intense. Charles ferma les yeux, il se sentait stupide et honteux ! Bander alors qu'il se faisait capturer par l'assassin de son beau-père !
- Je dois filer, mais ce n'est que partie remise ? Promis ?
Erik retira sa main des lèvres de Charles et l'embrassa à pleine bouche, forçant le passage avec sa langue, envahissant sa bouche avec puissance, apportant avec lui un goût métallique. Charles suffoquait. Erik en profitait. En reculant le visage Erik souriait, mais Charles également.
- Quoi ? demanda Erik étonné.
- Tu n'es pas prêt de sortir d'ici, l'ami. Je vais te faire regretter ce que tu m'as fait !
Le brun ouvrit son esprit, s'empara de celui d'Erik et sans effort le plongea dans un sommeil lourd.
- Échec et mat abruti ! soupira Charles en repoussant Erik.
Lorsqu'Erik se réveilla, il avait la tête lourde et embrumée. Il cligna plusieurs fois des yeux. Il ne sentait plus ses bras, le sang n'y circulait plus. Il était assis au sol, les bras attachés au-dessus de sa tête. Erik leva les yeux. Il sourit. Du métal. D'un clin d'œil ses menottes s'ouvrirent. Ses bras retombèrent, lourds comme du plomb, de chaque côté de son corps.
- Bonjour, Erik, fit Charles en s'avançant doucement deux doigts pointé sur ses tempes.
Erik regarda ses chaînes et d'un seul coup elles s'envolèrent à la rencontre de Charles. Le brun sourit et Erik lâcha prise. Il ne contrôlait plus rien. Les chaînes retombèrent.
- Qu'est- ce que ?!
- Tu n'es pas le seul à avoir quelques coups cachés dans ta manche…
Charles savoura encore un instant sa petite victoire. Il s'en était douté hier en envahissant son esprit pour l'endormir. Il avait à faire à un mutant… un manipulateur de métal… Charles voulait vérifier. Et le voilà qu'il avait ses réponses. Charles jubilait ! C'était si rare de trouver des mutants !
- Qu'est-ce que tu me fais ?!
- Je suis télépathe, je peux contrôler ton esprit, tes pouvoirs, voyager dans tes souvenirs ou m'amuser à modifier tes pensées…
Erik serra les dents. Il ne c'était pas attendu à un coup pareil ! Ce gamin inoffensif en avait plus sous la caboche, qu'il ne le croyait.
- Qu'est-ce que tu attends de moi ? grogna Erik démaqué et pris au piège dans son propre corps.
- Je sais déjà tout ce que je veux savoir. Erik Lehnsherr…
- Bien tu as mon nom et ?
- Ton adresse. Le numéro de ton compte en banque. Ton souvenir le plus honteux et le plus oublié. Je sais tout de toi.
- Alors pourquoi tu continues de me garder si tu sais qui m'a demandé de butter ton paternel ?
- Il n'était que mon beau-père, rectifia Charles.
- Tu ne le portais pas dans ton cœur on dirait.
- En effet… Mais le fait de l'avoir tué, ne m'arrange en rien ! Tu ne sais pas ce que ça fait d'avoir toute sa vie mise en pause pour suivre une voie que l'on ne voulait pas ?
- … J'en ai une vague idée, si…
Charles avisa le tatouage sur l'avant-bras d'Erik. Le blond s'aperçu alors que depuis tout à l'heure Charles contrôlait son corps et qu'il s'attachait fermement les mains avec de la corde.
- Oh bordel ! grinça Erik.
- Je ne te veux aucun mal.
- Ah ouais ? c'est pour ça que je suis encore dans cette cave de merde et que je me ligote comme un rôti ?
- Pour être tout à fait honnête Erik… Je…
- Quoi ?
- Je n'ai pas rencontré beaucoup de mutant. J'aimerais que l'on devienne amis…
Erik scruta le regard bleu du gamin. Ses yeux étaient profonds comme un océan.
- Tu débloques. On ne fait pas parti du même clan, c'est impensable ! Et je ne vais pas copiner avec toi sous prétexte que tu es un « mutant ».
- Pourquoi pas ?
- Mais ! Voyons ! Tu es le parrain de la mafia et mon clan veut te renverser !
- Change de camp !
- … Mais, oui bien sûr… Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?!
Charles c'était bien douté qu'il n'accepterait pas dans la seconde, si cela avait été le cas, il aurait trouvé ça louche.
- Je vais te laisser le temps d'y réfléchir si tu veux bien…
- C'est tout réfléchit !
- Je passerais te voir demain.
- Quoi ?! Je vais rester à croupir ici ?!
- Navré. Mais si ça peut te soulager j'ai fait venir un médecin pendant que tu dormais. On t'a soigné.
- Oh, comme c'est aimable de soigner le porc que l'on va finir par faire saigner.
- Ne le prends pas comme ça Erik…
- Je le prends comme je veux PUTAIN ! enragea Erik.
Charles quitta la cave en prenant bien soin de confiner les pouvoirs d'Erik. C'était cruel, mais il n'y avait pas d'autre moyen pour le retenir ici. Charles savait que ce n'était pas la meilleure des solutions, cependant, il ne pouvait ni le tuer, ni le relâcher, alors pour l'instant, il était devenu son captif. Son otage.
Charles rendait visite à Erik deux fois par jours, durant plus d'une heure. Erik c'était confiné dans un silence. Fou de rage de ne pouvoir exploiter ses pouvoirs, il se laissait mourir de faim et de soif. Charles essayait par les mots de le convaincre. Il pourrait le forcer avec sa télépathie, mais ce n'était pas la solution. Charles tenta une nouvelle approche.
- Je sais que tu es un joueur.
- …
- Aussi je te propose un jeu : on va faire une partie d'échec, si tu l'emporte, je te rends une partie de tes pouvoirs, si tu échoue, je les laisse bloqué, mais tu devras manger et boire. Qu'en dis-tu ?
Charles était à genoux face à lui dans cette cave. Entre eux un plateau de jeu. Erik le regardait sans piper mot.
- A une condition, finit-il par dire d'une voix calme.
- Je t'écoute.
- Dis-moi ton prénom. Parce que t'appeler mentalement petit connard arrogant c'est trop long !
Le brun sourit.
- Charles.
- C'est un prénom de petit connard arrogant… Charles.
- Parce qu'Erik ce n'est pas le diminutif pour abruti congénital ?
- Je ne savais pas que tu connaissais des mots aussi long Charles.
- Ni toi, que tu avais autant de répartie qu'un écureuil !
Pourquoi diable Charles avait-il dit Écureuil ? Il n'y avait pas sur cette terre n'importe quel autre animal qui aurait pu convenir ? Pourquoi un rongeur ?!
- Donc on est d'accord ? reprit Charles en se recoiffant peu sûr de lui.
- Pour le moment.
Charles dénoua les liens d'Erik sans le quitter des yeux. Bien sûr il y avait toujours le risque qu'il tente de lui sauter à la gorge, mais maintenant Erik savait à quoi s'en tenir. Charles « l'éteindrait » aussi sec. Il ne voulait pas revivre ça. Et puis une petite partie d'échec ne lui ferait pas de mal…
C'est ainsi que s'instaura entre eux ce rituel, deux fois par jour Charles descendait jouer avec lui. Durant les premières parties ils s'insultaient beaucoup et Erik était persuadé que Charles trichait en utilisant son Don pour lire ses coups et gagner. Cependant au fur et à mesure de leur rencontre… Erik comprit que Charles ne trichait pas. Il n'était pas ce genre d'homme. Il était droit, fier et réfléchit. Erik apprit à respecter ce « gamin », à comprendre sa psychologie. Charles pour sa part appréciait de plus en plus le temps passé avec son « prisonnier », au point de penser à lui alors qu'il devait régler d'autres affaires dans son bureau. Peu à peu, les deux hommes apprirent l'un et l'autre à se respecter, s'estimer et même s'apprécier.
Un soir, particulièrement froid, Charles quitta son lit et descendit à la cave. Il trouva Erik blottit contre le mur, recroqueviller sur lui-même, transit de froid. C'est ainsi que Charles voulait le traiter ? Le brun usa de sa télépathie pour commander ce gros balourd de Logan. Son bras droit en petit tenue porta donc Erik dans les étages et l'allongea dans la chambre d'amis avant de retourner dormir sans se rendre compte de rien. Charles installa le plus confortablement Erik. Il rabattit les couvertures et resta avec lui. Il voulait être là quand il se réveillerait. Il voulait lui montrer, qu'il avait confiance…
Erik s'étira au chaud… il ouvrit les yeux d'un coup. Il n'était plus attaché, il n'avait plus froid et oh bordel il était dans un lit ! Comment était-il arrivé ici ?!
- Bonjour l'ami, sourit Charles à sa droite.
- Qu'est-ce que cela signifie ?
Charles rougit un peu, mal à l'aise.
- Voilà, je… je pense qu'il est temps que tu ne vive plus dans cette cave…
Erik fronça les sourcils.
- Je pense également, qu'il est temps que tu partes…
- Pardon ?! s'étrangla Erik en se redressant.
- Oui… Je vais te rendre tes pouvoirs et te laisser partir.
- Je pourrais me venger et tuer tout le monde ici…
- Je ne crois pas.
- Parce que tu vas encore me contrôler ?
- Non… parce que j'ai confiance en toi…
Erik avait confiance en Charles également. Ils se regardèrent. Charles voyait le visage d'Erik, pour la première fois dans la lumière du jour. Il ne portait plus aucune trace de blessure. Il était magnifique, viril, dur et magnétique. Charles éprouva un vrai pincement au cœur à l'idée de le laisser partir. Erik était devenu sa bulle d'oxygène. Sa pause avec ses journées infernales, où il devait diriger la vie d'employés véreux, décidé de la mise à mort d'ennemis du clan... Oui, Erik allait lui manquer terriblement. Mais il n'allait pas le garder captif à jamais.
Erik considéra Charles avec un œil nouveau. Il le voyait comme il devait être : un homme mûr. Un homme beau aux traits régulier doux et aux expressions souvent tristes et taciturnes.
- Quand vas-tu me « libérer » ?
- Tout de suite… quand tu veux…
Le brun avait une boule dans la gorge. Savoir qu'Erik allait partir, là… tout de suite…
- Je t'ai préparé des habits. Là, sur la chaise. La salle de bain est à droite… prends ton temps. Moi je vais aller dans mon bureau. Mes hommes de mains vont tous s'assoupir au moment où tu quitteras cette chambre. Tu auras tout le temps qu'il te faut pour… t'enfuir.
- M'enfuir ?
- Oui.
Charles sentait sa faiblesse remonter peu à peu, des larmes n'allaient pas tarder à poindre. Il se leva, Erik lui attrapa la main.
- Je n'ai pas oublié, je te rends tes pouvoirs Erik.
Soudain, c'est comme si Erik arrivait à mieux respirer, à mieux bouger, à vivre pleinement. Il se sentait neuf, heureux. Il testa son don en soulevant un vase en argent. Il sourit, Charles le regarda faire.
- Adieu mon ami.
Le brun s'écarta, Erik saisit à nouveau sa main, laissant le vase s'écraser sur la moquette. Erik tira sur le bras de Charles.
- Attends…
- Il n'y a rien de plus à se dire je crois.
- Attends…
- Quoi ?
Ils étaient si proche l'un et l'autre, qu'ils chuchotaient pour parler. Ils se regardaient. Charles était bouleversé, Erik ému.
- Attends encore un peu avec moi…
- … c'est trop dur Erik…
- Lorsque je passerais cette porte, on ne se reverra probablement jamais plus…
- Tais-toi, je ne peux pas supporter que…
- Laisse-moi parler…
Leurs bouches se frôlaient presque. L'haleine chaude d'Erik percutait celle plus tiède de Charles. Le cœur du plus jeune cognait à toute allure, il semblait se douter que quelque chose allait se produire, quelque chose qui nécessitait qu'il s'emballe.
- Charles…
La voix d'Erik n'avait rien à voir avec ce dont Charles pouvait se rappeler. Là, elle était douce, suave, chaude. Le brun ferma les yeux, deux larmes glissèrent. Erik fut touché. Charles pleurait leur séparation. Erik serra les dents. Il ne pensait pas que le quitter fut si difficile. Il ne trouvait plus les mots. Il devait dire quelque chose. Vite !
Son corps s'exprima pour lui, avec ses pouces il balaya les larmes du brun, de ses lèvres il recueillit le sel des sillons, léchant les cils perlés de Charles. Leurs yeux se retrouvèrent. Erik n'avait plus de doute. Il déposa ses lèvres, sans brutalité cette fois-ci, sur celles de Charles. Entre larmes et douceur, ils s'embrassèrent tendrement. Charles avait le goût d'un après-midi d'été, c'était enivrant, délicat, attirant. Pour le brun ce baiser lui donnait la vie, il se sentait vivant, il se sentait fort dans ce bouche à bouche sensuel. Charles ouvrit ses lèvres, sa langue invita celle d'Erik. Ce baiser n'avait rien à voir avec ce qu'ils avaient échangé lors de leur rencontre. Là, il était beau, fort, douloureux et chargé d'émotion. Plus ils laissaient leur corps s'exprimer, moins ils désiraient se séparer, pourtant… il le fallait. Ils ne surent pas qui mit fin au baiser. Mais Erik resta planté au milieu du lit, tandis que Charles quittait la chambre. La porte se referma sans bruit et le blond caressa ses lèvres.
Charles s'enferma dans son bureau et éclata en sanglot, tombant à genoux. Il venait de vivre son plus parfait et merveilleux baiser. Il venait de vivre une extase dont il serait privé à jamais. Il perdait un ami, un amant ? Il perdait tout… quand il sentit le cerveau d'Erik partir de la propriété Charles se laissa aller sur le parquet serra les poings. Il avait envie de hurler de rage. Il avait vraiment tout perdu.
Les jours se transformèrent en semaines, les semaines en mois et l'été laissa place à l'hiver. Le soir de Noël, Charles était assis devant son échiquier, dans son salon, les invités s'amusaient et riaient dans la salle de réception. Lui n'avait pas le cœur à la fête, il ne l'avait plus depuis trop longtemps. Raven lui avait reproché d'être trop sérieux. Peut-être… pourtant il avait de quoi être heureux ce soir. Sa sœur venait d'épouser Hank et tous les deux allaient quitter Londres, la mafia et partait s'installer aux Etats-Unis… Charles avait pu sauver sa sœur de ce monde infernal. Il était heureux. Il ne la verrait plus beaucoup, mais cela valait mieux… beaucoup mieux comme ça… Charles jouait avec son verre de whisky, le regard tourné sur le damier du plateau de jeu. Il jouait les blancs, contre un adversaire noir invisible. Charles soupira et vida d'un trait le fond de son verre. Dans la pièce d'à côté, on commençait à s'offrir des cadeaux. Charles avait tout ce dont on pouvait rêver, maison, voiture, vêtements, monstre, livres, puissances… pourtant… le souvenir d'Erik ne le quittait pas, jamais et il portait cela comme un espoir, comme une victoire, comme le plus beau souvenir de sa vie. Il n'avait jamais eu de nouvelle de lui. Rien. Jamais. Peut-être avait-il été tué ? Ou envoyé par sa confrérie à l'autre bout du monde pour exécuter n'importe quel idiot…
- Charles, tu viens ? demanda Raven sublime dans sa robe blanche et moulante.
Elle se tenait dans l'embrasure de la porte. Charles leva le nez et lui adressa un sourire tendre.
- J'arrive.
Il se leva, avança sa reine à découvert, reposa son verre vide et prit la main de sa sœur pour se rendre au cœur de l'agitation. En fin de soirée, lorsque tout le monde fut parti, que les jeunes mariés c'étaient enfermé à l'étage, que Logan ivre mort roupillait dans les escaliers et que les âmes de la maison s'endormirent, Charles regagna son petit salon. Le feu mourrait dans la cheminée. Il l'attisa un peu à l'aide d'un tisonnier, tout en dénouant son nœud papillon. Il ouvrit quelques boutons de son col et noya son regard dans les flammes. Non, il ne se sentait pas heureux… Charles se dirigea vers son échiquier, il y avait laissé son verre, et il voulait s'en servir un dernier avant de monter se coucher. Son cœur s'arrêta net. Sa reine n'était plus là, à sa place le cavalier noir trônait !
Charles se retourna. Un esprit était en éveil dans son dos. Il était là ! Sublime en costume noir, ses cheveux blonds coiffé en arrière, un sourire en coin au bord des lèvres. La gorge de Charles était sèche. Il n'en croyait pas ses yeux.
- Bonsoir Charles.
- … Erik…
Le blond s'avança, le brun était cloué sur place.
- Tu es là ? Tu es vraiment là ?
- Ce n'est pas moi le télépathe de nous deux…
Leurs mains se touchèrent. Charles rougit et sourit tout à la fois, son cœur battait à tout rompre. Erik avait son corps bourré d'adrénaline. Il était face à Charles. L'homme, qui le hantait depuis des mois. Ses yeux bleus, sa bouche, son odeur, il l'emportait partout où il allait. Il n'avait pas pu l'oublier, malgré tout… Erik avait traversé le monde pour passer à autre chose, cependant après des semaines de pérégrinations de rencontres nocturnes… rien ne pouvait effacer de sa mémoire l'empreinte des lèvres du brun sur les siennes. Personne n'avait pu remplacer son odeur, ni sa douceur, encore moins sa compagnie. Erik avait dû se rendre à l'évidence, il était tombé amoureux. Il était bêtement tombé fou amoureux de ce type inaccessible. Alors, cette nuit… cette nuit, il se rendait, cette nuit, il allait tout lui avouer, cette nuit, il le voulait.
Charles plongeait son regard dans le bleu-gris d'Erik et il comprit. Il sut à quel point Erik c'était senti seul, alors qu'il était entouré, à quel point il n'avait pas pu être rassasié, lors de banqué, ni réchauffé, dans un lit en bonne compagnie. Charles était bouleversé. Il était face à un homme qui venait sur le terrain ennemis, c'était comme s'il lui offrait sa tête. Le désir qui perçait au travers du regard d'Erik gonflait le cœur de Charles.
- Charles…
- Je sais…
- Mais tu…
- Je sais…
- Cependant on ne peut…
- Je sais…
- Mais tu es…
- Oui.
Charles monta sur sa demi-pointe, sans quitter Erik du regard, de peur qu'il ne s'évapore, tel un mirage cruel. Leurs lèvres se retrouvèrent. Charles gémit de bonheur. Erik s'accapara le visage de son amant, de ses mains. Ils fermèrent les yeux en retrouvant le parfum de l'autre, sa chaleur et sa douceur. La main d'Erik descendit sur la gorge du brun et caressa sa nuque. Charles frissonna. Sentir sa peau être explorée par Erik, c'était si divin ! Rapidement le baiser ne suffisait plus. Il leur fallait plus. Charles prit la main d'Erik dans la sienne et le guida à pas de loup à l'étage. Ils s'enfermèrent dans sa chambre. Erik déboutonna le reste de la chemise de Charles et couvrit son torse de baisers. Le brun se laissait faire, sa chemise ouverte glissa de ses épaules au sol, dans un froissement de tissu presque imperceptible. Charles retira la veste d'Erik, et son pull, mordillant à la base de son cou tout en passant ses ongles sur son dos. Erik grogna doucement de plaisir. Ces instants-là, ils les avaient rêvés, espérés. Il n'avait pas trop su à quoi s'attendre, après tout Charles aurait tout aussi bien lui demander de partir, l'ignorer, ou le faire tuer… cependant son Charles était resté le même homme intègre et bon. De toute son âme de voyou, il avait prié pour que leurs retrouvailles se déroulent bien ! En sentant la langue du télépathe glisser sur ses muscles jusqu'à son nombril, là, il sut que cela dépassait tout ceux à quoi il aspirait !
Charles était à genoux face à Erik. Ses mains retiraient doucement la ceinture en cuir. Leurs yeux ne se quittaient pas. Charles avait les joues rouges, Erik du mal à respirer. Les doigts du brun défaisaient un à un les boutons du pantalon, avant de le descendre jusqu'aux chevilles, emportant avec le sous-vêtement. Charles se mordit la lèvre du bas et son corps s'embrasa. Le membre du blond était de loin… ce que Charles avait vu de plus gros et long et… excitant… oui, très excitant… Non pas que Charles ait souvent couché avec des hommes… jamais pour être franc… mais là, en étant témoin du désir grandissant d'Erik, le brun n'avait plus qu'une seule envie : répondre à ses attentes. Le télépathe savait exactement ce qui ferait plaisir au blond. Charles déposa sa langue à la base du sexe tendu d'Erik. Il gronda de satisfaction, tandis que la langue de Charles remontait doucement. La saveur n'avait rien à voir avec ce que le brun avait déjà pu expérimenter avec une femme. Non, rien, mais c'était aussi et sûrement ceux pourquoi il en voulait encore et toujours plus ! Sa langue montait et descendait de plus en plus vite sur le membre chaud et viril. Avec ses lèvres il enserra le gland rouge vif, un gémissement grave déchira la tranquillité de sa chambre. Erik haletait en se mordant le poing fermé. Charles suçait le sommet de sa queue, le dégustant avidement et se donnait tout à sa tâche. Le brun s'agrippa aux fesses d'Erik, deux lobes fermes et frémissants, pour mieux se maintenir tandis qu'il avalait tout le membre d'Erik. Il dû incliner la tête pour que son sexe puisse entrer sans l'étouffer. C'était si bon d'entendre gémir Erik que le brun ne s'arrêta pas là. Il débuta un mouvement de va et vient sur la verge en massant les fesses d'Erik. Le blond tremblait. D'une main il releva les mèches de cheveux qui barraient le visage de Charles. Il était si érotique, si doué…
- Charles… Je ne vais pas tenir longtemps si tu…. Continue…
Le brun retira ses lèvres du sexe d'Erik dans un bruit de succion obscène. Le blond attrapa Charles par les épaules et le poussa sur le lit. Il ne se contrôlait plus. Il lui arracha le pantalon et tout ce qui allait avec. Il se débarrassa de ce qui l'entravait encore. Le brun bandait fortement, il était rouge et si beau. Erik s'allongea sur lui et l'embrassa à pleine bouche. Sur ses lèvres, il sentait le sel de son sexe, mais il s'en moquait. C'était excitant, cette bouche –là, l'avait presque fait jouir !
Leurs érections se touchèrent et Charles poussa un gémissement plus fort que les autres. Erik se frotta contre lui. Ils s'embrassaient, se regardaient, s'excitaient. Le télépathe lisait en Erik le plaisir qu'il avait à le toucher, il en tremblait.
- Prends-moi, susurra-t-il en croquant doucement le lobe de l'oreille droite d'Erik.
Les yeux bleu-gris interrogèrent ceux couleur océan.
- Je vais te faire mal…
- Si tu ne le fais pas, je ne pourrais jamais te pardonner.
- Charles…
La langue d'Erik traça un chemin de sa bouche sur sa poitrine, jusqu'à son sexe. Charles gémit encore plus fort tandis qu'Erik commençait une fellation bestiale. Tout en le suçant, Erik introduisit un doigt dans l'intimité de son amant.
- Han ! s'écria Charles en plongeant ses doigts dans les cheveux du blond.
Dieu, qu'il était étroit ! Erik allait devoir y mettre les formes pour réussir à le pénétrer sans que cela soit une torture pour Charles. Avec douceur et sensualité Erik continua de lécher la hampe durcit de Charles, tout en passant un deuxième doigt. Le brun gémissait de plus en plus fort, se crispant autour des doigts d'Erik et savourant la caresse buccale. Charles se cambra au passager du troisième doigt. Il cessa parfaitement de bouger, essayant de s'habituer à cet étirement. Il ne voulait pas renoncer, il voulait Erik en lui. Une larme glissa. Erik continua de lui donner une fellation incroyable, tout en prenant bien soin de ne pas le faire jouir. Quant enfin Charles se détendit autour de ses doigts, Erik su que c'était bon.
- Oui, c'est bon… han… viens…
Erik releva la tête et remonta embrasser Charles, bouche à bouche, il lui souleva les hanches, guida son sexe palpitant contre l'anneau de chair. Charles et Erik se regardaient, s'embrassaient. Ils y allèrent doucement. Erik poussa son sexe dans l'antre de Charles, celui-ci l'accepta en gémissant. Charles se sentait fendu en deux, pourtant, pour rien au monde, il ne voulait qu'Erik s'arrête. Il respira fortement. Erik l'embrassait encore et encore. Charles donna le premier coup, Erik suivit. Il frappa au fond de Charles, en cet endroit si sensible dès le premier mouvement de bassin. Charles poussa un cri et planta ses ongles dans son dos. Le blond était fasciné par la beauté qui émanait du brun. Il était magnifique, ses yeux criaient de plaisir, sa bouche appelait au baiser et ses gémissements en redemandaient, encore et encore. Erik accéléra, Charles ondulait sous lui. Les lèvres soudées à celles d'Erik. Il puisait en lui cette force, cette passion.
- Erik ! exultait Charles le corps traversé de plaisir.
Le sang d'Erik lui battait aux tempes. Il vivait cet instant avec tant d'intensité que ces mouvements de va-et-vient devinrent de plus en plus chaotique. Erik glissait sa langue le plus profondément dans la bouche du brun, savourant les parfums qu'il y trouvait. Charles se laissait totalement aller, il se tenait à Erik, comme si sa vie en dépendait. Poitrine contre poitrine, ils luttaient dans ce combat érotique. Leurs corps en feu, ils donnaient tout pour l'autre. La main droite d'Erik lâcha le front de Charles pour enserrer son sexe. Il rugit de plaisir. Le télépathe jouit en quelques coups de bassin et caresses supplémentaire. Il tremblait si fort, son corps convulsant autour de la verge d'Erik. Le blond grogna et son sexe éclata à son tour. Il avait frappé le point sensible, celui caché aux creux du corps de son amant. La sensation était si intense. Erik jouissait d'un orgasme puissant, dévastateur… il était comblé… comblé comme jamais. Charles était heureux, lourd, poisseux, souriant et épuisé. Erik l'embrassa du bout des lèvres alors qu'il se retirait. Il s'allongea contre Charles. Tous deux fixait le plafond. Le brun avait les paupières lourdes, le blond, était si parfaitement réveillé qu'il aurait pu vivre cent ans comme ça. Il venait de vivre un moment parfait. Charles souriait, il était bercé par les pensées délicieuses d'Erik. Il s'installa contre son épaule, se repaissant de son odeur après le sexe.
- Restes, soupira Charles en s'endormant.
Erik tourna son visage vers le brun. Il sommeillait. Il était encore plus beau, ses joues encore rouge, sa bouche si désirable, ses cils, long, fins…
Il était amoureux.
Fou amoureux.
Il avait beau le nier, c'était pourtant la stricte vérité. Il était amoureux de son pire ennemi. Cette vérité était tout aussi déchirante que la première. Il ne pouvait pas rester, comme il ne pouvait pas le quitter. Le cœur fendu en deux.
Erik savait que ce n'était que pour une nuit. Il voulait le vivre au moins une fois. Emporter ce merveilleux souvenirs avec lui, peu importe où il irait maintenant qu'il avait connu la douceur des bras de Charles, plus rien ne pouvait l'atteindre. Il se leva sans bruit, s'arrachant à l'étreinte de son amant. Il ramassa ses habits éparpillés et commença à se vêtir. Il sursauta en sentant les bras de Charles l'entourer par la taille. Le brun collait sa tête contre son dos.
- Prends-moi avec toi… Ne me laisse pas…
Erik déglutit, c'était si dur d'entendre Charles lui parler sur ce ton.
- C'est… c'est impossible Charles, nous ne pouvons pas. On nous traquera, on nous tuera…
- Tu es le mutant le plus invulnérable du monde… jamais il ne pourra nous arriver quoi que ce soit et avec mes talents, personne ne nous retrouvera… partons… partons, ensemble, parce que si tu me quittes cette nuit… je n'y survivrais pas. Autant m'arracher le cœur de la poitrine.
Charles fit le tour du blond et se planta devant lui, ses yeux brillaient de larmes contenues.
- Erik… Je t'en prie essayons.
Le blond captura le visage de Charles, son regard oscillait entre ses yeux d'une tristesse inconsolable et ses lèvres tendues.
- Alors dis-le-moi.
- Quoi donc ?
- Ce pourquoi tu veux fuir avec moi. Dis-le.
- Erik. Je t'aime.
Ils s'embrassèrent.
- D'accord, partons.
Charles sourit. Ses larmes coulèrent, elles étaient de joie. Un bonheur sans fin s'ouvrait enfin. Il reprenait les commandes de sa vie. Il quittait cet enfer, il s'abandonnait à sa passion à Erik.
- Ne perdons pas de temps, habilles-toi, prends quelques affaires… Je vais maquiller ton départ en enlèvement.
L'adrénaline se répandit dans le corps de Charles.
Trente minutes plus tard, deux ombres furtives quittèrent le domaine des Xavier. Une heure passa avant qu'ils n'atteignent l'aéroport. Charles n'avait plus aucun remord, sa sœur était hors de portée pour le clan, elle était marié, enceinte mais cela elle l'ignorait encore, les femmes ne régnait pas dans la mafia. Le clan allait devoir se trouver un nouveau chef : Logan – Wolverine – en avait les épaules et la volonté. Charles quittai sa fortune, ses biens, ses habitues. Il le quittait pour l'aventure, l'amour. Il tenait la main d'Erik tandis que l'avion décollait. Charles se moquait bien de la destination, car maintenant peu importait où il irait, il serait avec Erik. Son bonheur était parfait. Erik lui n'en revenait pas du cadeau que venait de lui faire la vie. Lui qui n'avait jamais rien eut de valeur dans son existence… Il possédait tout désormais et ce tout se résumait à un homme : Charles Xavier.
Les deux hommes disparurent de la circulation, se faisant oublier. Raven, au matin même, su que son frère n'avait pas été enlevé. Non, pas un télépathe tel que lui… Elle savait même qu'il allait bien, qu'il était heureux, enfin, car sur son oreiller elle trouva une pièce d'échec : le roi blanc.
Fin
Merci encore à vous tous et toutes ! Laissez-moi un petit message! Dites-moi ce que vous pensez de cette histoire, dites-moi celles que vous avez préférées, et pourquoi ?! et qui sait... je pourrais développer celle qui aura eut le plus de suffrage !
Un petit mot pour ma femme, qui prend le temps de lire en avant-première toutes mes histoires, qui commente toujours et fait des remarques pertinentes ou que je ne voudrais pas entendre - mais qui sont nécessaires... -. Elle pousse à me surpasser et si je peux vous offrir de belles histoires c'est avant tout grâce à elle.
Merci beaucoup à vous qui me lisez ! :D
Passez un bon réveillon !
A TRÈS VITE !
