MEMOIRE

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Résumé général : Pourchassé par une mystérieuse organisation, Naruto Uzumaki ouvre enfin les yeux sur ce qui est réellement important. Rattrapée par son sombre passé, Temari No Sabaku ne peut plus fuir ses responsabilités. Le soi-disant « monde parfait » de Sakura Haruno vole en éclat, mais à partir de maintenant elle ne sera plus seule. Quant à Hinata Hyuuga, elle meurt pour mieux renaître.

Genres : UA Psychologie Amour/Amitié Drame

Personnages principaux : Hinata, Naruto, Temari et Sakura.

Statut : Une vingtaine de chapitres et une dizaine d'OS sont prévus.

Disclaimer : Les personnages de Naruto ne m'appartiennent malheureusement pas, ils sont la création et la propriété de Masashi Kishimoto : je ne fais que m'amuser avec !

Mot d'auteur : Il faut faire gaffe aux dates dans cet OS pour ne pas être perdu ! Je réponds aux reviews à la fin, bonne lecture


"Le temps est notre pire ennemi."

OS N°2 : Fragments de vies.

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1 -Tayuya au pays des serpents.

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Point Of View Tayuya Yokozawa

Collège d'Oto, le vendredi 30 mars 2001 à 13h05.

« Tu es à moi. Tu étais, tu es et tu seras éternellement à moi, Tayuya. Comme toutes les autres. Tu es mienne au point que le jour où je mourrais, tu mourras avec moi, susurre-t-il de sa voix sifflante et effrayante avant de nous faire basculer sur un matelas sale. »

J'ouvre les yeux, papillonnant doucement des paupières. Après quelques instants, mon regard s'habitue à la lumière du jour et se perd dans la contemplation du cerisier en fleur sous lequel je me trouve. Mes problèmes sont tels qu'ils me poursuivent jusque dans mes songes, faisant d'eux des cauchemars. J'essaye de ne pas y penser, me concentrant sur les rayons du soleil qui semblent avoir un mal fou à filtrer entre les branches, mais la réalité me rattrape rapidement quand je me souviens, dans les moindres détails, de ma soirée d'hier.

Je veux fondre en larme, pleurer comme une merde et me maudire de m'être volontairement fourrée dans de tels ennuis, mais je ne fais rien de tout ça. Seul un soupir dépité franchit la barrière de mes lèvres. C'est un murmure familier me fait sortir de mes pensées. Je tourne donc légèrement mon visage vers le profil de Karin qui discute avec une personne que je ne peux voir, mais le timbre de voix m'indique qu'il s'agit d'un mec. Je sens la main de mon amie dans mes cheveux, les caressant frénétiquement.

« Hé ! Calmos, je n'suis pas un clebs, je marmonne en relevant mon buste. »

Je passe une main dans mes longs cheveux, en profite pour retirer quelques pétales de cerisier qui s'y sont glissées, puis m'étire pour faire craquer mes articulations.

« Bon, moi j'y vais. »

Je remarque enfin Juugo. Ça doit être avec lui que mon amie parle depuis tout à l'heure. Il s'abaisse vers elle et embrasse furtivement ses lèvres avant de se relever, de me faire un signe de la main et de partir.

« J'ai dormi longtemps ? je baille à m'en décrocher la mâchoire.

- Trois quarts d'heures. »

Bordel, j'ai l'impression de ne pas avoir dormis du tout. En levant mon regard cerné vers Karin, je me rends compte qu'elle me fixe d'un air bizarre, une ride au milieu du front. Je la connais assez pour savoir qu'elle arbore un visage inquiet.

« Tu étais de service hier, c'est ça. »

C'est plus une affirmation qu'une question. Cependant, je fais mine de l'ignorer, ne voulant pas m'aventurer sur cette pente glissante. Rien de bon ne peut sortir de cette conversation, qu'elle abandonne. Vraiment. Parce qu'à ce petit jeu-là, la plus forte de nous deux c'est moi.

Je me relève nonchalamment, époussète ma jupe plissée de collégienne et remonte mes chaussettes jusqu'au-dessus de mes mollets.

« Il a abusé de toi jusqu'à quelle heure pour que tu sois crevée comme ça, Tayuya ? »

Touchée. J'attrape mon sac et remets la lanière sur mon épaule. Si je ne l'arrête pas, elle ne va pas lâcher l'affaire...

« Fous-moi la paix, Karin. Parce que moi aussi j'peux jouer à ce petit jeu des questions, genre : à quel moment tu comptes dire à Juugo que toi aussi tu t'fais sauter par le serpent tous les jeudis et vendredis de chaque fin de mois ? »

Coulée. Prise de cours, elle détourne son regard carmin, mal à l'aise.

« C'est bien ce que j'pensais, dis-je satisfaite de l'avoir fait taire. »

Sans plus de cérémonie, je lui tourne le dos et prends la direction de ma salle de cours.

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13h25.

« Yokozawa Tayuya. »

Je lève le bras pour signaler ma présence puis m'affale un peu plus sur ma table. Je dois lutter pour ne pas fermer les yeux, pourtant ce n'est pas l'envie qui me manque, mais si je me laisse aller à mon sommeil maintenant, je vais le payer très chère. En effet, cela fait plusieurs semaines que je sèche régulièrement les cours, ne prenant pas la peine de les rattraper et je suis dans le collimateur de plusieurs enseignants. Le moindre autre écart peut me coûter ma place dans ce collège. Cependant, malgré toute ma volonté, je finis par fermer petit à petit mes paupières et m'assoupis en un éclair.

Tayuya... [...] Ta-Tayuya ! [...] Hum, Tayuyaaa [...] Je vais ve...

C'est un stylo enfoncé dans mes côtes qui me réveille en sursaut. Sous la surprise et la douleur, je pousse un long hurlement :

« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! »

Je me sens conne. Très conne, même. Tous ces regards rivés sur moi ne me disent rien qui vaille. Mon professeur semble fulminer et je sais que c'est ma fin quand il me pointe du doigt pour m'indiquer la porte. Voilà, je viens de signer mon arrêt de mort. Ma mère va me tuer putain.

Je me dirige vers la sortie, non sans lancer un mauvais regard à mon voisin Kiminaro, celui qui m'a réveillé. Il va voir celui-là, s'il croit que je vais laisser passer ça...

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16h38.

A cause de cet imbécile de Kiminaro et de son stylos de malheur, je dois rendre une visite, tout sauf courtoise, à mon principal qui se fait un plaisir de téléphoner à Madame Yokozawa pour l'informer du comportement "déplacé et surtout inadmissible" qu'a eu sa fille. Mais à mon plus grand étonnement, je n'ai droit qu'à quatre heures de colle dont deux le jour même de 16h à 18h, histoire de me faire bien chier. Néanmoins, il y a un avantage : ça repousse la confrontation avec ma mère...

En cette fin d'après-midi, il n'y a personne dans la permanence. Personne à par moi et la pion de garde un peu trop corpulente à mon goût. Je pense très sincèrement que la chaise ne résistera pas bien longtemps face cet amas de graisse, mais ce n'est que mon humble avis. D'ailleurs il me semble avoir entendu un craquement. Là, je me trouve assise à une table au premier rang à la regarder dans le blanc des yeux. C'est qu'elle ne veut pas lâcher l'affaire la garce ! Cette tension me tord les boyaux. Il faut que je m'éclipse d'ici et vite ou je vais devenir folle. Je prétexte donc une urgence.

« Un problème de fille, je mens pour faire plus crédible. »

Je me lève, prête à me diriger vers l'extérieure, cependant sa réponse me dissuade de faire tout autre mouvement :

« Tu ne verras donc aucun inconvénient à ce que tu me ramène une preuve ? Je veux un tampon usagé ou une serviette usagée…ouverte. »

Je lâche un rire nerveux tout en me rasseyant correctement à ma place, sans faire de chichis. Finalement, je vais éviter de bouger. Plus glauque comme pion, tu meurs. J'ai encore plus envie de vomir maintenant. Aller, encore une heure et quinze minutes. Courage !

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18H00.

Je soupir de soulagement alors que la sonnerie de dix-huit heures cesse son vacarme. Je me mets à courir dans les couloirs comme une dératée, ne voulant absolument pas me retrouver en compagnie de l'autre cinglée une minute de plus et voulant aussi avoir le bus de 18H05. J'allais descendre le grand escalier menant au hall d'entrée, quand j'ai trébuché lamentablement. J'ai l'impression que l'action se passe au ralentit. Ce n'est qu'à la dernière seconde que j'ai aperçus une chose encombrant le passage, et évidemment je me suis prise les pieds dedans. Extérieurement, ma chute dût être d'un comique hilarant pour un quelconque spectateur, mais pour moi qui l'a vécu, ça a été tout autre.

J'ai cru que j'allais mourir quand j'ai basculé dans le vide la tête la première, heureusement pour moi j'ai tout fait tout pour protéger mon visage quitte à lâcher mon sac avec toutes les choses fragiles qu'il contenait et me protéger de mes bras qui ont percuté le fer dans un craquement sinistre. Ensuite j'ai fait ce que communément on appelle une roulade avant (ou salto inachevé pour les pro) qui a semblé me briser littéralement la colonne vertébrale. J'ai enchaîné avec quelques roulé/boulé, même quand j'ai finis l'escalier, me tordant la cheville, par la même occasion. Pour finir, mon front a brutalement fait la rencontre du mur perpendiculaire à la pente que je viens de dégringoler.

Je suis sonnée sur le coup, dans le brouillard sans pour autant être assommée. Je ne sais pas combien de temps s'écoulent entre le moment de ma gamelle et celui où j'entends des pas précipités dans les escaliers. Je relève mon buste et passe une main dans mes cheveux, le vue floue et le crâne douloureux. Tous les os de mon corps sont comme brisés.

« T'as cassé Laurène ! s'écrit une voix hystérique.

- Qui ça ? je marmonne difficilement.

- Ma guitare, bordel ! »

On dirait qu'il va s'arracher les cheveux le mec, ce n'est juste pas croyable ! Je veux me lever mais une onde de douleur se propage à une vitesse phénoménale dans tout mon corps et m'empêche de faire le moindre autre effort. En m'entendant gémir, il semble soudainement se préoccuper de ma personne et en voyant que je ne peux pas bouger de moi-même, un sourire carnassier étire ses lèvres glossées de bleu.

« 200€
- Quoi ?

- Laurène coûtait 200€,

- Ouais et alors ? T'as cru quoi, que j'étais Crésus ?

- Je m'en doute et c'est pour cela que je ne t'accompagnerais à l'hospice qu'à une condition...

- Laquelle ? je grogne en essayant de masque mon désespoir soudain. »

C'est qu'elle coûte chère c'te Laurène à deux balles. Ma mère va me découper en rondelle et mettre les morceaux à brûler si je dois réellement la repayer.

« Que tu te rachète en devenant mon larbin. »

C'est ainsi qu'a débuté ma relation avec ce connard de Sakon Hiraga, pour le pire comme le pire !

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Appartement Hiraga-Yokozawa, le lundi 20 juin 2011 à 12h35.

« Tayuya, grouille-toi bordel ! On a deux heures de routes devant nous là ! »

J'ignore l'appel désespérément impatient de mon compagnon et continue à observer la photo vieillie par les années. Elle a été prise dix ans plus tôt à l'anniversaire de Karin. Je remarque qu'à ce moment-là, ma meilleure amie Kin Tsuchi est toujours parmi nous, souriante, et j'en veux encore plus au serpent de me l'avoir enlevée.

« Kin est morte, annonce platement Karin d'une voix éteinte. »

L'annonce laisse un horrible blanc dans toute la salle.

« Elle a découvert qu'elle était à nouveau enceinte, mais cette fois-ci elle avait largement passé le cap des 14 semaines... L'intervention s'est mal passée : elle est morte suite à plusieurs complications. »

C'est à cause de lui. Je viens de perdre une amie. Ma meilleure amie. Ce déchet allait le payer !

« Putain de merde à chier ! Je t'ordonne de me rejoindre dans la voiture, femme ! Ou j'me barre sans toi ! s'exclame la voix lointaine de Sakon. »

Je soupire fortement, m'empêchant de penser à la façon dont j'ai vengé mon amie. Cette nuit-là va me hanter jusqu'à la fin de mes jours, mais ça en vaut la peine. Je me relève pour aller rejoindre l'homme le plus insupportable du monde et l'embrasse goulûment pour me faire pardonner.

« Allons faire la fête du siècle aux côtés de notre Karin adorée ! »

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2 -Quand le feu brise la glace.

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Point Of View Tenten Hyuuga

Collège de Konoha, le 12 novembre 2005 à 11h34.

J'observe la salle de classe et tombe sur le dos de Lee à quelques tables de là où je me trouve. Je veux l'interpeller pour lui demander de me sortir de ce merdier, mais le regard sévère du professeur Hatake me défend de faire quoi que ce soit. Vaincue, je me retourne à nouveau vers mon partenaire pour les deux semaines à venir. Voyant que lui aussi regarde ailleurs, je commence à me balancer sur ma chaise, les yeux rivés vers le plafond. Une dizaine de secondes s'écoulent avant que je ne pousse un long soupir, ennuyée. Il compte parler ou il attend qu'il neige ?

Stressée, mes doigts tapotent la surface en bois de mes ongles quasi inexistant. Et alors que je vais pousser un énième soupir, un cahier Oxford me broie les doigts et je n'ai pas le temps de me plaindre que la voix de mon vis à vis se fait entendre :

« Alors déjà, cesses ce bruit désagréable, ça me gonfle. Et puis une chaise ça a quatre pieds pas deux, croit-il bon de me préciser. Je sais que tu ne m'apprécie pas beaucoup et ne t'inquiète pas : c'est réciproque. Mais là, on nous a collé ensemble pour ce devoir de Sciences, alors va falloir te bouger un peu. Tu collectionnes peut-être les mauvaises notes, mais pas moi. »

Mais c'est quoi ce petit prétentieux doublé d'un emmerdeur qui me fait office de binôme, là ? Et puis cette voix haut-perchée, il se croit où lui ?

« C'est quoi ton prénom déjà ..? jelui demande en plissant les yeux sous la colère.

- Neji.

- Hyuuga, hein ? je marmonne en me rappelant que Naruto lui a tenu tête un jour et que ça s'est très mal passé pour mon frère de coeur.Moi c'est Tenten, petit imbécile et je n'aime pas la manière hautaine que tu prends quand tu m'parle alors tu vas te calmer. T'as raison, ça ne m'enchante guère d'être avec toi sur ce devoir mais ce n'est pas ça qui va faire que je vais te parler comme une merde. Contrairement à ce que tu peux croire, mes notes vont bien, merci. Et puis la prochaine fois que tu m'frappe, j'te castre, c'est clair ? »

C'était il y a six ans qu'ils échangeaient leur premier dialogue enflammé, s'engueulant pour un rien...

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Appartement de Hyuuga, le 20 juin 2011 à 13h45.

Nous sommes couchés sur le canapé du salon et une phrase me démange les lèvres, n'y tenant plus je me lance.

« Neji ? je l'appelle.

- Hum ? »

Il a du mal, mais détache quand même son regard de l'écran plat.

« Je t'aime.

- Hum.

- ...

- ...

- Je viens de te dire je t'aime, dis-je consternée de sa réaction.

- Ouais, et moi j'ai répondu "hum." genre "oui, j'ai entendu." »

Et il se détourne pour continuer à regarder son film, me laissant fulminer. Un coup d'œil et je remarque ses jambes écartés. J'étends les miennes et mes pieds viennent se heurter violemment à ses bijoux de famille. Dans une longue plainte, il siffle un « Bordel ! » qu'il tente d'étouffer.

« J'entends pas, je minaude en arborant un sourire sadique. »

Voyant qu'il ne dit rien, souffrant en silence, j'appuis un peu plus fort sur la bosse de son jean et réussis à obtenir un « ARGH, moi aussi, je t'aime ! ».

Satisfaite, je me rassois correctement sur le divan et me remets à lire mon magazine people. Au bout d'un moment je l'entends marmonner :

« Et je fais quoi moi, maintenant que j'suis excité ?

- Quel dommage de ne pas pouvoir avoir de rapport sexuel franchement, je soupire faussement déçue. Mais pour mon bien et celui du bébé, il vaut mieux ne pas trop me secouer où il pourrait débarquer plus tôt que prévue… »

Devant sa mine déconfite, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire.

... depuis ça n'a pas changé.

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3 - La Belle et le Bipolaire.

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Point Of View Karin

Maison Rose, le vendredi 23 juin 2006 à 11h23

« S'il te plait, reste. »

C'est les seuls mots que je suis capable de murmurer alors que Juugo termine silencieusement de faire sa valise. Le roux se retourne lentement, sans doute surpris de m'entendre parler après trois jours de mutisme. A son regard, je devine aisément qu'il s'est attendu à de la haine, à de la colère, à des cris ou même à des coups, mais surement pas à ce que je le supplie presque de rester. Ce serait me mentir si je dis que je n'ai pas flairé son départ depuis des mois, mais ce serait aussi me mentir de me dire que je n'ai pas non plus espéré que pour une misérable fois dans sa vie, je passerais en priorité. Parce qu'il passe toujours en premier dans la mienne et j'ai osé penser que la réciproque s'appliquait dans notre relation. Jusqu'à l'annonce de son départ pour le cabinet de son avocat d'oncle en Amérique, il y a trois jours maintenant.

Jusqu'à maintenant, j'ai pensé que l'on se disait tout, mais je me suis apparemment trompée. Quelle débile je dois faire à présent en lui demandant naïvement d'abandonner ce voyage et de rester au Japon avec moi, alors que je sais très bien la réponse qu'il va me donner. Notre relation, il n'y a que moi qui la prends au sérieux et ça commence sérieusement à m'agacer.

« Je suis désolé, mais ce projet est tout pour moi.

- Et moi Juugo, je suis quoi pour toi ?

- Toi... »

Il fait longuement rouler ce pronom sur sa langue, baladant son regard partout dans la pièce en évitant soigneusement le mien. Je suis suspendue à ses lèvres, sachant pertinemment que tout ce que l'on a vécu et traversé jusque-là dépend de ce qu'il va dire, maintenant.

« Je te kiff, bébé. N'en doute jamais, mais il faut que tu me laisses partir. Si tu m'aimes, tu me laisseras partir, me dit-il en me baisant le front. »

Et comme une conne, je l'aime alors que l'ai laissé me tourner le dos et sortir de notre chambre.

A l'aéroport d'Oto le 24 juin 2006 à 08h03.

« Je te kiff, bébé. Prend soin de toi, me sourit un grand roux alors qu'il se dirige vers les portes automatiques de l'aéroport

.- Moi aussi, je... te kiff, je marmonne au seul homme que je ne cesserais jamais d'aimer.
- Je veux que tu sois heureuse poupée, mais promet-moi que tu m'attendras pour cela, me demande-t-il en se retournant, de grosses lunettes noires cachant ses grands yeux noisette que j'apprécie tant.
- Je te le promets, bébé. »

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Dans la voiture de Suigetsu, le lundi 20 juin 2011 à 4h55.

Suigetsu dort paisiblement contre ma poitrine, un sourire béat accroché aux lèvres. La position très inconfortable que nous avons ne me gêne pas le moins du monde. J'suis pleinement rassasiée et heureuse. A ce moment précis, je réalise que pour la première fois en cinq ans, je ne me sens pas coupable de tromperie. Pour la première fois en cinq ans, Juugo n'occupe plus mon esprit lorsque je baisais avec quelqu'un. En fait, pour la première fois en cinq ans, j'ai fait l'amour avec quelqu'un d'autre que lui. Pour la première fois en cinq ans, j'entrevois la possibilité d'être heureuse avec quelqu'un d'autre que mon amour d'adolescente.

Je ferme fortement les paupières pour ne laisser échapper aucune larmes et m'excuse intérieurement auprès de Juugo qui a tardé à me revenir, car il est trop tard : le débile que j'entoure de mes bras s'est imposé dans mon coeur sans crier garde.

« Ne m'abandonne pas toi aussi, je susure à l'intention de mon débile voleur de coeur en déposant un baiser tremblant sur son front tiède. »


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07/10/2015 - 20h10. Bonsoir ~ :) !

Ce second OS n'est pas très intéressant, je le concède. Surtout qu'à la base il devait rester centrer sur le TayuSakon, mais j'ai soudainement eu envie d'écrire sur les rencontres/séparations des couples qui seront très brièvement abordés dans la fiction (d'où le sentiment d'inachever concernant la première partie de l'OS).

Le TayuSakon ne sera pas abordé en profondeur dans la fiction, j'en ferais juste allusion lorsque je traiterais sur le passé de Karin. Le NejiTen ne sera traité en profondeur que dans le second tome, donc jusque là vous n'aurez droit qu'à quelques bouts de chapitres qui leur seront consacrés (visite de Tenten à Naruto, évocation de l'accouchement de madame Hyuuga, visite de Neji à Hinata..).

Je vous laisse cependant réfléchir à ce qu'il pourrait arriver au JuugKarin (rabibochement ou séparation définitive ?) en sachant que je trouve ce couple vraiment très beau et que je ne sais pas exactement quoi faire avec eux. Laissez Karin tomber pleinement amoureuse de Suig ou la faire revenir vers son amour de toujours ..?

On se retrouve mercredi prochain avec le retour d'Hinata mais si vous êtes,comme moi, en manque de Naruhina, sachez que le 6ième chapitre ne sera pratiquement que sur ça !

REPONSE AUX NON-LOGES :

Tenshi : Ahahahah on est deux alors pour ce qui est de Sakura. Je ne l'apprécie pas des masses dans le manga (sauf dans The Last en entremetteuse !) mais très exploitable dans les fanfics. Je vais lui faire ouvrir un peu les yeux parce qu'elle est du genre très centrée sur elle-même quitte à blesser les gens, et c'est saoulant. Ne t'inquiète pas pour Hinata, elle revient la semaine prochaine ! Merci de m'avoir prévenue pour les mots oubliés, je vais aller corriger tout ça et éviter que ça se reproduise, bises ;)

Guest : T'inquiète pas, on a tous une vie à l'extérieure qui fait qu'on doit parfois se priver de certaines choses (comme regarder des séries jusqu'à pas d'heure T^T). Je suis contente que le discours de Naruto t'ai touché. Je veux vraiment pas tomber dans les clichés donc j'essaye d'être un minimum réaliste dans les propos de mes personnages. Car dans la vraie vie on réfléchit rarement à ce que l'on va dire surtout quand on est blessé dans notre fierté. On veut blesser en retour quitte à être cruel et c'est ça que je voulais que Naruto exprime : la cruauté. Merci pour tout et mercredi prochain donc :)

Merci d'avoir lu, Bises