Salut internet. Désolé de ce petit moment de silence. Les fêtes de fins d'années, la maladie et des *tousse tousse* de ruminations qui sont venues m'emmerder entre temps (que je te hais, sal-)... Enfin. On les surpasse comme on peut.

Ah, et je peux vous rassurer d'avance : NON, je n'arrêterais pas les fictions. Comme on dit "même si une série est terminée, elle existe toujours". Cela vaut autant pour les séries que les films et les jeux vidéo. Loin de moi l'idée d'arrêter d'écrire des histoires. J'aime ça, et je n'ai aucunement envie de m'arrêter !

Je pourrais gueuler pendant des jours et des jours cette phrase sur tous les toits à haute voix. N'ARRÊTEZ PAS LES FICTIONS PARCE QU'UNE SÉRIE EST TERMINÉE, M*RDE ! Cela en vaut de même pour les fanarts ! Vous aimez toujours faire ça ? Continuez ! Ne vous arrêtez pas à cause de ça !

... Excusez-moi, je me suis emportée.

Sur ce, bonne lecture.


Le noir. Puis la lumière.

Le Geek s'éveilla au fond d'une grande salle blanche, attaché pieds et poings liés à des chaînes sur le mur. C'était une salle de recherche ultra moderne, possédant les dernières technologies scientifiques et médicales, à en juger par les nombreux produits d'oxygénothérapie et, bien que difficile à percevoir, un robot Rosa de chirurgie mini-invasive créé par Medtech. Les désinfectants hygiéniques se faisaient sentir un peu partout dans la pièce.

"Quel endroit ignoble…" Murmura le gamer, en contemplant les moindres détails de sa geôle.

Sa tête était lourde, comme si on lui avait violemment frappé le crâne. Le Geek tenta de se remémorer de ce qui lui était arrivé… Et tout lui revint en tête rapidement. Il s'était fait enlevé par un groupe d'adultes, l'ayant endormi avec facilité malgré ses tentatives de fuite.

L'enfant remarqua qu'il n'y avait personne dans la pièce, pas même une présence cachée. Etait-il juste un otage pour amener le Prof jusqu'à cette base ? Ou est-ce que ses ravisseurs préparent de sombres projets pour lui ? Le Geek ne voulait pas le savoir. Il regarda ses chaînes aux poignets. De l'inox aussi solide que de l'acier. Impossible à détruire ou à dévisser du mur, même en tournant la main. Autrement dit, impossible de fuir.

Le Geek posa son regard en direction de la porte. Il y avait une baie vitrée pas très grande, mais suffisamment visible pour apercevoir le couloir. Par précaution, le gamer garda la tête baissée pour faire semblant d'être inconscient, mais maintenu sa vision vers la porte. Il vit des hommes tout vêtus de blanc circuler, portant les mêmes uniformes et des lunettes noires. Aucun doute pour lui : c'était des employés travaillant pour un supérieur. Chose notable : ils avaient l'air d'avoir tous 30 ans et leurs gestes et apparences physiques étaient étrangement similaires…

Après quelques minutes, la porte s'ouvrit. Un employé s'approcha de lui. Le Geek leva la tête pour le regarder. Bien qu'il se sente observé, il n'avait pas l'impression de percer un vrai « regard » derrière les sombres lunettes de l'adulte en face de lui.

"Tu es finalement éveillé. Déclara l'employé d'une voix monotone. On craignait d'avoir injecté un peu trop d'endorphine."

Le Geek demeurait muet. Un silence s'installa.

"… Vous avez l'intention de me tuer ? Demanda finalement le jeune garçon.

- Le chef veut te garder vivant.

- Quel intérêt avez-vous pour moi ?"

De nouveau, il y eut un silence. Un long silence… Conscient qu'il n'aurait pas de réponse, le Geek se contenta de baisser le regard, le visage vide d'émotions. L'employé reprit la parole.

"Tu possèdes un jeu d'acteur exceptionnel, et c'est tout à ton honneur."

Le petit gamer écarquilla les yeux. Cet homme avait lu en lui sans même qu'il n'ait prononcé un mot.

En effet, le Geek n'était pas amnésique. Sa mémoire n'a pas été altérée après avoir bu l'eau de Jouvence du Prof. Son apparence avait rajeunie, mais il n'y eut aucune conséquence sur son cerveau. Le comportement infantile et innocent que le gamer avait démontré à son aîné n'était que comédie… Exactement ce qu'il faisait lors du tournage d'un épisode de SLG. Ayant toujours vécu dans le faux-semblant, c'était facile pour le Geek de prétendre avoir 'perdu temporairement la mémoire' pour que le Prof ne s'en aille pas. C'était un mensonge, un mensonge que le jeune garçon avait choisi d'interpréter pour ne pas être abandonné à la solitude.

Le Geek esquissa un sourire moqueur, aucunement effrayé, et répondit simplement :

"Au contraire, je suis un piètre acteur."

L'employé se contenta de l'observer, avant d'être interpellé par un appel émit de son oreillette. Il répondit à son interlocuteur, puis se dirigea vers la porte. Il sortit sans dire un mot, laissant le Geek de nouveau seul dans cette grande salle de recherche. Le petit garçon se retenu de sangloter et baissa la tête, laissant ses larmes couler le long de ses joues. Son cœur se serrait dans sa poitrine, submergé par la tristesse…


La pleine lune resplendissait dans le ciel.

Le Prof arriva à sa destination : le Laboratoire A113. Un immense complexe technologique d'apparence géométrique et froide, très sobre et épurée. Des bunkers blancs réservés aux employés entouraient la base. Le scientifique gara sa voiture à distance du repaire, rangea ses armes et les munitions dans les poches de sa blouse et prit en main le fusil Winchester. Il se faufila ensuite derrière un bunker, affût au moindre danger. Comment allait-il entrer ?

En observant les employés qui allaient et venaient des bunkers au bâtiment central, Le Prof aperçut une carte pendue à leur cou, celle-ci permettant d'ouvrir la porte principale. L'homme de science attendit qu'il n'y ait personne aux alentours pour sortir de sa cachette. En arrivant devant un bunker plus grand que les autres, il nota qu'il ne fallait pas une carte mais la reconnaissance d'empreinte digitale pour entrer. Le Prof sortit un gant de protection de son invention, construit en fibres organiques qui copie les empreintes digitales sur les écrans de reconnaissance. Le tour marche, et le savant rentra dans le sas.

Par chance, il n'y avait personne à l'intérieur. Le bunker était lumineux, possédant une table de recherches, plusieurs expérimentations en attentes et mises sous scellées et un meuble à livres conservant bouquins et dossiers. Le Prof prit les notes les plus récentes et les consulta avec attention.

"Classe des employés :

- A : directeurs d'opérations, accès aux salles privées du Laboratoire et aux données confidentielles des dossiers de la fondation.

- B : Membres polyvalents pouvant travailler dans n'importe quelle section du Laboratoire.

- C : Section médicale et informatique. Chargé d'aider et soigner les employés.

- D : Repérages et travail en extérieur.

Chaque employé possède un badge avec la lettre de leur classe et un numéro."

"Notes 001 : Le Directeur a demandé à tous les employés de classe A et B de contrôler et protéger les recherches du Laboratoire. Les employés de classe C et D sont chargés de trouver de nouveaux membres.

Notes 002 : Des résultats importants ont été relevés, mais leurs apparitions sont trop faibles pour être une certitude. Le Directeur doit être informé.

Notes 013 : Un membre potentiel a été décelée à la ville de ******. L'observation à distance du sujet doit être effectuée. Aucune interaction pouvant nuire au sujet n'est autorisée.

Notes 014 : Le Directeur est satisfait des opérations.

Notes 037 : Quelque chose d'étrange est apparu lors d'une expérience sur un sujet. Des souvenirs ont été 'modifiés' en fonction des zones examinés et opérées dans le cerveau. On ignore si son inconscient a joué un rôle dans cet évènement.

Notes 044 : On est arrivé à trouver dans le cerveau ce qui constitue ce que l'on appelle 'les goûts', 'les opinions' et 'l'appréciation' d'une 'œuvre' ou d'une 'personne'.

Notes 073 : Des sujets potentiels sont nécessaires pour confirmer nos hypothèses."

Le Prof lâcha les notes, effrayé par ce qu'il venait de lire. Manipuler le cerveau ? Mais dans quel but ? Peu importe ce qu'il en était, il ne devait pas laisser ces sombres desseins se réaliser. La porte s'ouvrit soudain, laissant entrer un employé de classe B. Les deux hommes se firent face, mais le Prof se reprit rapidement, jeta son Winchester, prit son couteau d'une main et menaça l'homme aux lunettes noires en lui collant son arme à la gorge, le tenant par le col de l'autre main. L'employé ne réagit pas, le visage vide et nullement apeuré. Cela enrageait le scientifique, mais il ne perdit pas son sang-froid, tenant fermement son couteau.

"… Je ne te le demanderais qu'une seule fois. Où avez-vous enfermé ma famille ?

- Je ne dirais rien.

- Vous travaillez pour 'lui', n'est-ce pas ? C'est lui qui vous a assigné à enlever Seth.

- … Probablement.

- Vous n'avez pas intérêt à avoir touché à un seul de leurs cheveux… Sinon, je ne retiendrais plus mes coups.

- Un être aussi faible que toi ne peut rien accomplir."

C'en fut trop pour le Prof, et trancha violemment la gorge de son adversaire. Des gouttes s'écoulèrent de la plaie, mais cela ne ressemblait pas à du sang… C'était collant et visqueux, contrairement à de l'hémoglobine. Une odeur forte s'infiltra rapidement dans les narines du châtain. En regardant la lame de son couteau, le Prof constata que le liquide qui en découlait était d'un noir profond. A ce moment-là, il comprit : il s'agissait de pétrole. Cet homme n'était pas un être humain, mais un robot.

Le scientifique profita de la blessure de l'androïde pour récupérer son fusil et lui tirer une balle en plein visage, visant l'emplacement de son cerveau. L'employé s'effondra au sol, ne bougeant plus. Le Prof reprit son souffle, et essuya sa joue gauche de tâches de pétrole. Il regarda la carcasse mécanique à terre, gisant dans une grande flaque noire. Jamais il n'aurait cru devoir tirer sur la gâchette d'une arme à feu un jour… Seulement, l'acte était commit. Ses mains étaient souillées. Mais il ne se laissa pas emporter par ses émotions. Il prit la carte d'accès de l'employé.

Le temps lui était compté. Le Geek était en danger, lui ainsi que les autres membres de sa famille.

À peine il entra dans la base centrale que deux employés l'aperçurent, tous deux de classe D. Le Prof fonça sur eux et leur explosa le cœur avec son Winchester. Le bruit des tirs résonna dans les couloirs et attira énormément d'androïdes, mais cela n'intimida pas le scientifique châtain. Il leur frappa violemment la tête avec sa crosse ou leur détruit la moitié du visage avec les balles de son fusil.

Au fur et à mesure qu'il s'aventurait dans le laboratoire, les androïdes se firent plus nombreux et plus fourbes, réussissant à lui infliger de légères blessures. Toutefois, le Prof redoubla d'efforts pour se sortir de cet assaut et découvrit avec surprise que le SEI accélérait la guérison de son corps, en plus de réveiller son potentiel caché. Cependant, ce 'don' n'était pas infaillible et ses munitions n'étaient pas infinies. Le binoclard décida de détourner l'attention des employés en leur balançant une petite bombe lacrymogène, qu'il avait 'emprunté' dans la chambre du Patron, disparaissant derrière la fumée et s'enfuyant vers les escaliers pour monter à l'étage.

En reprenant son souffle, le Prof vit qu'une salle était ouverte. Il y entra, curieux, et vit des documents éparpillés sur une table. De nombreux noms étaient marqués dessus, qu'il en déduit avoir servi de sujets. Mais alors qu'il s'apprêtait à lire les derniers prénoms, des pas s'approchent près de sa cachette. Il n'eut le temps de se cacher et dégaina son Winchester vers la porte, le doigt accroché à la gâchette, prêt à tirer. Les pas ne ressemblaient pas à la démarche des androïdes, lourde et mécanique.

Soudain, une silhouette se dessina autour du cadre de la porte… Et à ce moment-là, le Prof écarquilla les yeux en découvrant l'identité de la personne apparue dans la pièce. Une personne d'apparence frêle, aux longs cheveux noirs de jais, aux yeux noisettes, vêtue de la même manière que l'adulte châtain à lunettes, arborant un sourire qui lui était familier… Très familier.

"Tu es…"


Suspens ! Les théories sont ouvertes !