Hey, hey, hey!

Comme promis, voilà la suite, assez rapidement... Et sans plus de préambule, je vous laisse profiter...

ATTENTION, LEMON !

E.N.J.O.Y


#7

La sensation des lèvres de Sherlock sur les siennes rendait John fou. Il l'avait tellement attendu, tellement désiré que maintenant qu'il l'obtenait enfin, il se sentait sombrer dans une douce torpeur. Le parfum du détective l'entourait, ses mains fraîches encadraient son visage, Sherlock était là, Sherlock était partout autour du médecin, enfin.

Soudain, un doute le saisi et il le repoussa brutalement, mettant fin à leur baiser. Le détective ouvrit les yeux, le front plissé par l'incompréhension de ce geste tandis que son vis-à- vis haletait.

« -Tu... Tu ne peux pas... C'est par pitié que tu fais ça, murmura John en baissant les yeux.

-John, souffla le brun en relevant son visage d'un geste tendre. Depuis notre toute première enquête, depuis tout ce temps, j'attendais que tu acceptes enfin de t'intéresser à moi.

-Tu... Depuis l'étude en rose ? »

Le détective hocha doucement la tête et ajouta avec un sourire rêveur :

« Depuis que tu as descendu ce chauffeur de taxi avec un sang froid exceptionnel de l'immeuble d'en face... Ça m'a beaucoup impressionné, et j'ai définitivement craqué à ce moment là, bien que j'ai remarqué plus tôt ton physique assez avantageux et ta simplicité naturelle... Tout en refusant d'accepter cette attirance, parce que j'étais persuadé que jamais tu ne t'intéresserais à moi. »

John rougit sous le compliment et balbutia que pourtant, comparé au détective, il n'avait rien d'exceptionnel. Sherlock poussa une sorte de feulement irrité et désigna d'un geste vague le blond.

« -John, regardes-toi un peu ! Tu es beau... Ne fais pas ton modeste, s'il te plaît.

-Mais tu t'es volatilisé...

-Pour te protéger. Et parce que je pensais n'avoir aucune chance avec toi. J'ai préférer fuir, te laisser la possibilité de refaire ta vie avec une jeune femme, d'avoir des enfants, un chien, ce genre de chose qu'un homme normal doit avoir... »

John eut un petit rire devant la conception caricaturale de la vie ''normale'' de Sherlock et murmura qu'il ne voudrait jamais d'une vie comme cela, qu'il n'en voulait plus depuis qu'il l'avait rencontré. Un sourire ravi éclaira le visage du détective qui prit les mains du blond.

« Je ne t'abandonnerai plus jamais » promit-il en les embrassant doucement.

John rougit de nouveau et balbutia qu'il était rassuré dans ce cas, avant de se redresser doucement et d'embrasser Sherlock avec tendresse. Celui-ci sourit et enlaça son amant avec force, approfondissant leur baiser. John se sentait heureux, profondément heureux tandis que ses mains s'égaraient dans les boucles brunes de Sherlock, le faisant soupirer de plaisir. Leur baiser se faisait plus osé, leurs gestes plus sensuels, leurs corps se pressant un peu plus l'un contre l'autre quand une exclamation surprise les interrompit soudain :

« -Oh !, lâcha John en se détachant vivement de Sherlock qui se contenta d'afficher un sourire ravi devant l'air éberlué de Madame Hudson.

-Madame Hudson, la salua-t-il d'un ton poli en hochant la tête sans se départir de son sourire.

-Sherlock ! Vous êtes de retour ! S'exclama la logeuse avec un grand sourire.

-Pour de bon, cette fois, assura le détective avant de lancer un petit regard dans la direction de John qui était rouge cerise et fixait ses pieds.

-Bien, bien, bien, chatonna la vieille femme. Et bien je vais vous laisser vous... retrouver alors ! Je vais aller au cinéma. Bonne soirée ! » ajouta-t-elle avec un clin d'œil avant de filer.

Ils l'entendirent descendre les escaliers puis sortir en chantonnant. Une fois que la porte d'entrée eut claqué, John redressa la tête et se passa les mains sur le visage avec un soupir. Sherlock, qui venait de s'affaler sur le canapé après avoir négligemment jeté son trench au sol, le regarda en souriant :

« -Un problème, John ?

-Je... Elle...

-Elle pense que nous sommes ensemble depuis un moment, tu sais. Ne t'en fais pas pour elle...

-Alors, c'est ça ?

-Quoi donc ? Demanda Sherlock en se redressant.

-Nous sommes ensemble ?

-Oui, si tu tiens à l'officialiser, nous sommes ensemble... »

À ces mots, le visage de John s'éclaira d'un sourire presque enfantin qui fit battre le cœur du détective un peu plus fort. Il se leva et retourna près du médecin d'une démarche féline avant de lui caresser le visage du bout des doigts et de murmurer :

« -Arrête de faire ton mignon pour m'attirer...

-Je ne fais pas... »

La bouche de Sherlock s'écrasant sur la sienne le fit taire et il se plongea avec délice dans ce nouveau baiser, sentant son corps se coller à celui du détective avec fièvre. Ses mains s'agrippaient aux boucles brunes tandis que Sherlock passait les siennes sous son pull, venant caresser son ventre, retraçant avec délice ses muscles fermes, et faisant frissonner l'ancien soldat tout entier. Il poussa un grognement de bien-être et ses mains descendirent vers la chemise du détective, qu'elles commencèrent à défaire lentement, bouton après bouton.

Le contact volatile des doigts de John contre sa peau rendait Sherlock fou et son cerveau d'habitude si prompt à réagir et si vif tombait peu à peu dans une douce torpeur qui n'était pas si désagréable. La bouche du médecin vint piquer de baisers sa gorge et il laissa échapper un léger gémissement. Le dernier bouton de sa chemise venait de céder, et celle-ci tomba sur le sol dans un bruissement feutré, dévoilant son torse pâle et fin. John marqua un temps d'arrêt dans ses baisers et contempla Sherlock en se mordillant la lèvre inférieure. Ses doigts effleurèrent le buste du détective qui frémit en fermant les yeux.

« Peut-être devrions-nous monter dans ta chambre » murmura-t-il d'une voix légèrement voilée.

John hocha vivement la tête et avant que Sherlock n'ait pu faire un geste, il le souleva avec facilité et se dirigea vers l'étage. Les bras autour de son cou, Sherlock riait doucement tout en mordillant son oreille.

Arrivés dans la chambre, il le déposa avec douceur sur son lit, ôta son pull qui commençait à lui tenir beaucoup trop chaud, et grimpa au dessus de lui, un genou de chaque côté des hanches fines du détective. Ce dernier replia un bras sur ses yeux, les joues rougissantes et le souffle court tandis que John reprenait son exploration. Il embrassa doucement les deux tétons du détective qui gémit doucement avant de se mettre à les mordiller tout en faisant courir ses mains sur le corps pâle de son amant. Le détective se tordait de plaisir sous lui et John vint l'embrasser.

« Tu sais, souffla-t-il soudain en stoppant son baiser, durant mes études de médecines, j'ai suivis des cours sur le corps, les nerfs et les points sensibles de l'homme... »

Seul un grognement étouffé lui parvint en guise de réponse et sans se démonter, John passa une main dans le dos du détective, tâtonna un instant avant de trouver ce qu'il cherchait et d'appuyer doucement dessus. Le corps de Sherlock se tendit soudain vers l'avant et il poussa un gémissement rauque. Il jeta un regard surpris au médecin qui sourit d'un air suffisant.

« Encore... » supplia-t-il en haletant.

Et le médecin ne se fit pas prier. Il embrassa Sherlock avec force tandis que sa main venait presser un nouveau point sensible, faisant de nouveau se cambrer le détective, dont l'érection commençait à se faire sentir contre la cuisse gauche de John, qui commença à défaire la ceinture du brun tout en continuant à appuyer de sa main libre sur divers autres points sensibles. Il lui retira rapidement son pantalon, découvrant un boxer gris déjà tendu par l'excitation de son amant qui gémissait en accrochant ses cheveux. Sa main vint se poser sur le sexe de Sherlock quand celui-ci se redressa soudain et le repoussa gentiment mais fermement.

« Pas... Tout de suite, haleta-t-il avec difficulté. Je ne te... Laisserai pas mener le jeu tout le long... »

John sourit et se laissa allonger sur le dos, tandis que Sherlock grimpait sur lui. Le détective admira son torse musclé d'un air appréciateur avant de se concentrer sur son pantalon, au travers duquel on apercevait l'érection du médecin. Le détective posa une main dessus, faisant sursauter John qui se mordit la lèvre. Il le déshabilla rapidement, les mains tremblantes d'envie, et contempla sa virilité fièrement tendue avec un sourire satisfait avant de la prendre en main et de commencer à le masturber lentement. John ferma les yeux, la tête enfouie dans les coussins et poussa un cri lorsque les lèvres de son amant vinrent se poser sur son sexe. Sherlock suçait à la perfection, c'était indéniable, et très vite John dut le repousser, le souffle court et les joues rouges, au plus grand plaisir et à la plus grande fierté de Sherlock.

Arriva le moment que John redoutait, soit le moment où ses connaissances n'étaient plus qu'entièrement théoriques. Timidement, il demanda à Sherlock s'ils avaient du lubrifiant. Ce dernier haussa les épaules et attrapa la main du médecin avant de se mettre à sucer langoureusement ses doigts. Comprenant ce qu'il était en train de faire, John rougit. Il récupéra sa main quelques secondes plus tard et la dirigea prudemment entre les cuisses de Sherlock, qui s'était allongé sur le dos, frissonnant d'appréhension. Doucement, John glissa un doigt dans son intimité, qui provoqua un long gémissement de la part du détective tandis que son bassin se levait inconsciemment. Rassuré, John poussa son doigt un peu plus loin et commença à mettre en pratique toutes les connaissances médicales qu'il avait sur le sujet. Très vite, un deuxième doigt rejoignit le premier tandis que Sherlock gémissait de plus en plus fort, la tête renversée en arrière, les yeux fermés, ses mains se serrant convulsivement dans le dos de John. Enfin, le médecin trouva ce qu'il cherchait : une petite protubérance qu'il fit glisser entre ses doigt. Sherlock se redressa brutalement en poussant un cri d'extase, les mains crispées sur les épaules de l'ancien soldat qui souriait, ravi. Les hanches du brun ondulaient sous les assauts de son amant et John se mordait les lèvres pour garder le contrôle de lui-même tant la tentation était forte. A ce moment précis, Sherlock était une invitation à la débauche.

Alors qu'il se penchait vers lui pour l'embrasser, le détective l'agrippa à la nuque et demanda d'une voix rendue rauque par le plaisir :

« John, prends-moi... »

Le blond hocha la tête et se redressa pour attraper un préservatif dans le tiroir de sa table de nuit, qu'il déchira avec les dents avant de l'enfiler sur son sexe qui pulsait avec force. Sherlock le regarda faire, haletant de désir, et remonta ses genoux contre son torse sous le regard étonné de John.

« -Tu es sûr que..?

-Oui, le coupa son amant. Comme ça. »

John hocha de nouveau la tête et s'allongea un peu plus au dessus de Sherlock, en appui sur ses avant-bras pour ne pas l'écraser. Il dirigea son sexe vers son intimité et entra lentement en lui afin de lui permettre de s'habituer, retenant un cri de plaisir. Il était si étroit ! Se retenir était une vraie torture, mais heureusement pour lui, le détective se mit à bouger doucement le bassin, lui donnant le feu vert pour continuer.

Avant, arrière, avant, arrière... Comment un mouvement si simple pouvait faire autant de bien, John l'ignorait, mais chacun de ces mouvements était accueilli par un gémissement de plaisir de Sherlock, poussant le blond à continuer, encore et encore, toujours plus vite et fort. Leurs respirations n'étaient plus que des halètements saccadés et les cuisses que Sherlock avait enroulées autour des hanches de John se serraient convulsivement autour de lui tandis que le visage du détective se tordait de plaisir. Plaisir qui atteignit peu à peu son paroxysme, les plongeant tous les deux dans un orgasme violent qui les laissa en sueur et essoufflés.

Ils restèrent un moment là, l'un dans l'autre, front contre front, à reprendre leur souffle, puis John se retira délicatement, se laissant tomber sur le côté, épuisé. Sherlock vint se blottir contre lui avec un soupir de bien-être et murmura :

« Je savais que tu étais un amant fougueux, John. »

L'intéressé sourit doucement et enfouit sa tête dans les boucles brunes de son amant sans répondre, s'enivrant de son odeur en silence.

« -A quoi penses-tu ? Demanda le détective.

-Même dans mes rêves les plus fous, ce n'était pas aussi bon que ça... »

Sherlock rougit à ces mots et se blottit un peu plus contre le torse du blond.

« -Tu m'as manqué, John.

-Tu m'as manqué aussi... Je t'aime. »

Sherlock rougit et un sourire étira ses lèvres fines tandis qu'il enfouissait un peu plus sa tête contre le torse de son amant. Ils restèrent un moment silencieux, John caressant tendrement le dos du brun du bout des doigts, puis Sherlock murmura :

« Ça te dirait de voyager un peu ? »


Tadaaaam !

Alors vous en pensez quoi? :D

Bon, je pense que le prochain chapitre clora cette histoire, malgré les supplications de ma Bêta, je n'ai pas d'autres idées pour la suite, cette fiction étant à mes yeux centrée sur le retour de Sherlock et l'état mental de John... Tout finirait donc sur un Happy End au prochain chapitre...

Love,

Kyllia.