Rho lala ! Si ce n'est pas malheureux, toute une semaine pour écrire un chapitre ! Bon, j'ai une excuse... hem hem *sort ses papiers* Voilà, on m'accuse donc d'être en retard ? Bien, dans ce cas, je vais exposer les faits : tout premièrement, l'inspiration ne me venait décidemment pas. Secondement, j'ai eu beaucoup de travail et dernièrement j'ai eu quelques petits problèmes techniques concernant un certain ordinateur qui ne voulait pas s'allumer que je ne nommerais pas - MON ORDINATEUR ! - et donc voilà.

Bien heureusement, mon second ordinateur - eh oui, j'en ai deux, le vieux truc pourri qui ne veut pas s'allumer et le petit ordi portable tout petit qui met deux secondes à me charger un truc lourd... breeeef ! Vous devez lui rendre grâce, c'est grâce à lui que ce chapitre est écrit. M'enfin, tout de même ! J'ai eu un cruel manque d'inspiration. Mais heureusement, j'ai eu la merveilleuse idée de relire mes précédents chapitres et - le truc qui a fait "tic" - vos reviews ! Donc, me revoilà charger à bloc pour peut-être un second chapitre dans le week-end ! Qu'en pensez-vous, hum ?

Bien, en tout cas, j'ai été, comme d'habitude, très flattée et honorée par vos commentaires et je vous remercie tous : Breaksama, Lamy, Rose-Eliade, Lacie, SweetDreams-Madness (oui, moi aussi, je n'arrive pas à caser le truc bizarre et malformé nommé Isla Yura, elle fait du harcèlement à Oz ! Le pauvre... je me pendrais avec un truc pareil aux basques... un machin traître en plus ! Mais c'était à prévoir... enfin bref, je m'égare !) !

Voici la suite !

DISCLAIMER : Jun MOCHIZUKI *se prosterne humblement à la Reim - toutes mes plus plates excuses ! XD* et l'histoire est de moi !

RATING : T

TA-DAAAM !


Une nouvelle fois, Gilbert se retrouvait à guetter au-dehors, accoudé à la fenêtre, une cigarette à la main. Mais cette fois, c'était volontairement qu'il n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Après leur petite escapade à la plage, ils étaient tous rentrés indemnes et sans aucun anicroche. Après ceci, donc, Break et Reim avaient assurés qu'ils voulaient inspecter les environs et trouvaient suspect le manque d'inactivité. Un peu soupçonneux tout de même, Gilbert avait tout de même accepté et ils étaient partis depuis plus de deux heures maintenant. Il commençait sérieusement à s'inquiéter.

Mais le fait qu'il soit seul ici pour veiller sur Alice, Oz et Sharon était un poids assez conséquent dans la balance. Ce qui faisait qu'il doutait depuis trois bons quarts d'heure à aller les chercher.

Il tira une dernière bouffée de sa cigarette avant de l'écraser et de la jeter, puis il se leva et secoua Alice, qui dormait profondément. Même s'il dut insister, la brunette finit par se réveiller et ouvrir des yeux furieux. Alors le brun lui expliqua qu'elle devrait prendre soin d'Oz et de Sharon le temps qu'il aille voir si "le binoclard et le clown", comme elle le disait si bien, étaient hors de danger. Il précisa que si quelque chose se passait, elle devrait réveiller Oz et le laisser faire, maintenant que Raven était impuissant pour empêcher ses pouvoirs de se libérer.

Une fois cela fait, il se dirigea vers la porte et sortit, prenant bien soin de la refermer derrière lui.

Enfin, il observa les alentours et put discerner de faibles gémissements. Soudainement inquiet, il se hâta à grands pas vers la source du bruit.

Après plusieurs minutes de course effrénée, il toucha au but.

C'était une petite cabane un peu vieillotte, faiblement éclairée du clair de lune, ses planches grinçants quand le vent s'engouffrait au travers.

Sans réfléchir, il dégaina son arme et poussa la porte, pointant le revolver sur les deux formes au fond.

Il en lâcha son arme et ouvrit grand la bouche. Bégayant, il rougit et referma vivement la porte, s'y adossant en soupirant. C'était incroyable... et horriblement embarrassant.

Il venait de surprendre Break et Reim, amoureusement enlacés contre le fond de la cabane, se caressant mutuellement, s'embrassant doucement.

Il papillonna, encore un peu rouge, puis finit par demander :

- Est-ce que vous pourriez sortir deux minutes ?

Il put entendre des grognements et des froissements, juste avant que Break ne sorte, suivit de Reim, qui, lui, était au moins aussi rouge qu'une pivoine. Break n'exprimait rien, sinon un air particulièrement furieux. Il croisa ses bras et observa le Nightray de son œil furibard ou, appelé plus couramment, le regard qui tue.

Gêné, Gil passa une main tremblante dans ses cheveux.

- Je suis désolé, je ne voulais pas... briser votre intimité... mais je m'inquiétais, bégaya t-il.

Reim toussota légèrement, visiblement aussi embarrassé que Gilbert. Break semblait plutôt frustré de s'être fait interrompre.

- Bon, rentrons, de toute façon, tout le monde dort, finit pas déclarer Break, boudeur.

Ils se mirent donc en marche, se dirigeant vers le chalet, Gilbert menant la marche, faisant semblant de ne pas voir les mains discrètement enlacées des deux amants, ni même le doux baiser qu'ils échangèrent. Il promena son regard sur l'étendue sablonneuse, baignant dans la lumière argentée de l'orbe lumineuse flottant silencieusement au-dessus d'eux. Tout de même, il ne pouvait s'empêcher de cogiter à propos du couple un peu inattendu. C'était tout récent, vu la façon dont ils flirtaient. Quel en avait été le déclic ? Tout simplement des années à s'aimer en secret ? Heu... mais à quoi pensait-il ?

Il soupira, repassant une main lasse dans sa tignasse ondulée.

Voilà que Break se mettait en couple avec quelqu'un. Imprévu et surtout, surprenant. Mais enfin, tout le monde avait bien le droit d'aimer quelqu'un. Non ?

Peut-être qu'au fond, il n'en avait pas le droit. Il voyait bien la terreur et la culpabilité brûler dans l'œil de sang de l'albinos.

Il détourna la tête. De toute façon, il n'avait pas le droit de le juger. Lui aussi était tourmenté.

Il ignorait encore quel rôle exactement avait-il joué lors de la tragédie de Sablier. Il savait que Jack et Glen avait grand à voir là-dedans, il savait également que lui aussi était important.

Mais le pire devait être Oz. Avait-il réellement envie de le protéger ? Avait-il réellement besoin de lui ?

Et Alice ? Pourquoi se sentait-il incapable de l'abattre ? Quels sentiments exactement ressentait-il ?

Tandis que le pauvre Nightray se posait ces questions indiscrètes, les amants marchaient silencieusement, main dans la main, se jetant des regards encore chargés de désir. Une légère lueur de rouge s'était étalée sur les joues de Reim.

Dis-moi, je ne l'ai pas contaminé ?

Nan, chuis trop faiblard encore.

Hum...

Hum quoi ?

Je me demandais... quand est-ce que je deviendrais un virus ambulant ?

Voyons... je dirais que ça ne va pas tarder. Si tu veux toujours me trucider, dépêche-toi.

Figure-toi que je ne sais pas du tout comment je vais faire pour le masquer aux autres... il va falloir que je m'isole.

Ne te fais pas d'idées.

Heu... de quoi ?

Le fait que tu sois enfin dans les bras de son cher et tendre. Profites-en bien, ça ne va pas durer.

Pourquoi ?

C'est juste une illusion. Tu vas être une réelle menace pour sa vie. Tu le sais et pourtant, tu fais comme si tu l'ignorais.

Tu ne peux pas comprendre ! C'est trop douloureux...

Les yeux brillants, Reim détourna légèrement sa tête de celle de son amant.

Douloureux ?

Je l'aime !

Non, sans blague ? Epargne-moi tes chichis.

Franchement, je me demande bien pourquoi je te dis tout ça, tu n'en as strictement rien à faire.

Exact.

Reim poussa un profond soupir et l'albinos lui lança un regard inquiet, qu'il balaya par un sourire rassurant.

Hypocrite.

Un sourire effrayant et deux yeux d'un vert éclatant se détachèrent dans l'esprit du brun. Il secoua la tête.

Tu vois ? Je ne vais pas tarder à m'occuper de ton cas, aussi désespérant soit-il.

Tu n'as pas le droit de me priver de lui...

Si tu le dis.

Pourquoi ne puis-je pas t'attendrir ?

Parce que je ne ressens aucun sentiment.

A partir de cette phrase, Reim ne chercha plus à discuter, il se concentra juste sur les derniers moments qu'il lui restait avec son Xerxes, qui, quant à lui, éprouvait au moins une aussi grande contradiction que lui.

Chaque moment, chaque soupir, chaque sourire qu'il lui arrachait était trop injuste. Il ne méritait pas son affection, ni son amour. Il ne méritait pas Reim. Pas après tout le mal qu'il avait fait. Pas après tout ce qu'il avait fait endurer à la petite Sinclair, qui, elle, était si innocente, si douce. Reim la lui rappelait sans cesse.

La douleur le vrillait dans tout son être.

Il serra la mâchoire, s'empêchant de pleurer une nouvelle fois, comme il s'était si pitoyablement mit à le en plein ébats. Reim avait tenté de le consoler, mais il n'avait pas pu s'arrêter...

C'était seulement à partir du moment où Reim lui avait chuchoté "je t'aime" qu'il s'était effondré sous ses belles murailles de force et d'indifférence. Il avait éclaté en sanglots.

Premièrement parce qu'il savait qu'il ne méritait pas Reim, il savait aussi que bientôt, il finirait par mourir et qu'il le fairait souffrir, tout Miss Sharon. Il ne voulait pas que Reim s'attache à lui, qu'il l'aime. Mais voilà, lui aussi l'aimait. Et on en arrivait au second point : il était incapable d'être réceptif à ses sentiments, même s'il en éprouvait de semblables. Il se sentait incapable de murmurer ces petits mots à Reim. Et, la pire chose : il se sentait incapable de le rendre heureux.

Voilà, il en était incapable.

Incapable de l'aimer correctement, de prendre soin de lui, de le réconforter, de le protéger.

Et il n'avait pas le droit d'être heureux, c'est tout.

Il ne méritait pas ce bonheur. Et il ne devait pas rendre son Reim et Miss Sharon si malheureux.

Mais... au fond de lui, c'était son Reim. Son Reim à lui, celui qu'il aimait plus que tout, qu'il chérissait, celui qui avait su l'apaiser et prendre soin de lui quand bien même il l'insultait et le rabaissait.

Il avait déjà tout tenté pour l'éloigner de lui.

Mais Reim s'était accroché à lui comme un naufragé à une bouée. Il avait prit soin de lui, l'avait protégé, ce que lui était incapable de faire.

Pendant toutes ces années, il avait été son meilleur ami, l'être le plus proche de lui, celui à qui il disait ce qu'il jugeait Miss Sharon incapable d'entendre. Il lui assurait n'avoir pas peur de son jugement, mais en réalité, il était terrifié à l'idée qu'il puisse, le détester, le haïr.

Incapable...

Il n'était qu'un incapable.

Un meurtrier, un incapable, il ne faisait que faire souffrir son entourage.

Une larme roula sur sa joue, qu'il essuya discrètement du revers de sa manche. Il était incapable d'arrêter de souffrir lui-même.

Que pouvait-il faire contre tout ça ?

Il ne méritait que de subir.

Il méritait de mourir.

Comme il avait tué toutes ces personnes innocentes.

Mais alors qu'il se sentait trembler sous toutes ces plaintes muettes, tel l'animal prit au piège perdu dans la forêt, la main chaude et réconfortante de Reim caressa sa joue glacée et ses lèvres pleines et brûlantes vinrent se poser doucement sur les siennes, si froides.

- Mon Reim, murmura t-il contre sa joue.

Il le sentit frissonner et son amant lui offrit un sourire éclatant. Les lèvres de glace de l'albinos se mirent à trembler et, pour se consoler, il l'embrassa doucement, se délectant de son odeur de cannelle et de sa peau si douce et chaude. Il plongea son unique œil dans ceux si beaux de Reim. Qu'est-ce qu'il aimait ses yeux, sa peau, son odeur...

Il se dégagea de son étreinte chaleureuse quand il sentit le regard de Gilbert se poser sur eux. Il avait cette culpabilité qui revenait à la charge à chaque fois qu'il sortait de l'étreinte hypnotisante de son amant.

Pourtant, enfoui au plus profond de son âme, si ténébreuse soit-elle, il ne pouvait s'empêcher de penser :

Je t'en supplie, mon Reim, aime-moi...

Presque envoûté, Xerxes frotta son nez contre le sien avant que la voix chargée de gêne de Gilbert ne leur dise qu'il fallait "peut-être rentrer un jour ou l'autre". Ils se remirent en marche, chacun s'adonnant à ses sombres secrets.


Une silhouette se profila dans l'encadrement de la porte et Alice bondit sur ses pieds, prête à riposter, la main posée sur l'épaule d'Oz.

La porte s'ouvrit doucement, presque en grinçant.

Une fois entrebâillée, B-Rabbit put apercevoir deux yeux vairons qui scintillaient dans l'obscurité.


Ils étaient presque arrivés lorsqu'un violent mal de crâne vrilla la tête de Reim, qui gémit en se la tenant à deux mains. Aussitôt, l'albinos l'attira à lui pour lui demander ce qui n'allait pas, tandis que Gilbert revenait sur ses pas pour questionner lui-aussi le serviteur des Barma.

Il leur répondit que c'était juste un petit mal de tête.

- Mais alors un petit mal de tête sacrément fulgurant, lui fit remarquer Break, ironique.

Reim grogna et sentit sa tête tourner. Il se soutint tant bien que mal aux épaules de son amant, tandis que le rire du Sobrangarow résonnait dans son esprit, le faisant affreusement trembler. On aurait dit qu'il était prit de convulsions.

Il lâcha un hurlement, qui transperça ses deux amis.

Tous deux se lançaient des regards inquiets et impuissants.

Les vagues de souffrance recommençaient à doubler, quand il sentit d'horribles remontées acides. Il repoussa vivement l'albinos et tomba à quatre pattes pour vomir un liquide verdâtre et visqueux.

Horrifié, Gilbert et Break étaient restés immobiles.

Il est contaminé... pensa Break, le regard vide.

Il s'agenouilla à ses côtés et le tint contre lui, tandis que Reim laissait échapper de gros sanglots. Il le berça doucement, vide de toutes expressions, de tous sentiments.

- Ecarte-toi de lui ! s'écria Gilbert. C'est un contaminé !

Mais Xerxes n'esquissa pas un seul geste pour reculer, il continuait juste de le bercer contre lui, le regard perdu au loin, toujours impassible.

- Tu as entendu ? répéta Gilbert, menaçant.

- Va t-en, Xerx, hoqueta Reim, tentant de le repousser.

Mais, contre toute logique, l'albinos posa ses lèvres glacées sur le front brûlant de son amant.

- Chut, ce n'est pas ta faute, tu n'y peux rien, ce n'est pas ta faute, tu n'y peux rien, répétait-il, comme une litanie.

- Xerx...

- Break, pousse-toi de là !

Alors l'albinos leva la tête vers le Nightray, une traînée de larmes brillante traçant un sillon sur sa joue, et répondit simplement d'une voix brisée :

- Il est juste un peu malade, c'est tout...

Pétrifié, Gilbert n'osa même pas le contredire. Il ne l'écouterait pas. Il savait ce que ça faisait de savoir que l'être que vous aimiez le plus allait sûrement mourir. Il savait que Break ne l'écouterait parce qu'il n'en avait pas envie. Parce qu'il ne voulait admettre la vérité. Pour lui, il était juste malade. Il savait pertinemment que Break était devenu fou face à ce à quoi il ne pouvait rien. Il avait eu exactement la même réaction pour Oz. L'abstraction, l'isolement, le renfermement sur soi-même, niant tous les faits. Il s'était réfugié dans un autre monde.

Il ferma les yeux et posa une main sur l'épaule de l'albinos.

- Viens, on va l'emmenez à l'intérieur pour le soignez, d'accord ? proposa t-il doucement.

Break renifla et aida Reim à se relever, suivant le Nightray en claudicant légèrement. Reim, quant à lui, avait un regard fuyant et savait sans même demander à quiconque que son amant était brisé.

Gilbert poussa la porte et se figea.

- Vince ? s'exclama t-il, incrédule.

Le blond sourit et étreignit chaleureusement son frère, juste avant de remarquer l'état lamentable de Reim. Il fronça les sourcils et plaqua une main sur son front, juste avant d'avoir un rictus. Il mit la main sur son revolver, mais Break poussa un cri de rage et le plaqua au mur.

- Touchez un seul de ses cheveux et je vous jure de vous brûler vif !

Vincent eut un reniflement dédaigneux et se dégagea brutalement, sortant tout de même son revolver et le pointant sur Reim.

- Il menace mon frère. Et tout ce qui menace mon frère doit être exterminé.

Break lâcha un étrange son, presque comme un chien qui grogne. Il s'interposa entre les deux, bras écartés, le fusillant du regard.

- Vous ne le toucherez pas.

- Je te tuerais s'il le faut, chapelier. Ecarte-toi, maintenant.

- Osez tirer, le défia Break.

- Tout ce qui menace mon frère doit être exterminé.

Et il appuya sur la détente.


Alors ? Pressé d'avoir la suite ?

*Rire sadique*