Titre : Compte à rebours

Auteur : Le retour de celui que vous n'attendiez pas !!

Disclaimer : Uniquement, et malheureusement, à kishimoto… sauf le script !!

Résumé : Un compte à rebours est lancé, comment va-t-il se finir ?

Couple : ahem… allez ! Je vous aide : ça commence par « sasu » et ça se termine par « naru »

Note : Ne faites pas attention aux multiples fautes sinon vous n'aurez pas fini...

Note2 : Le SPOIL a anciennement commencé et je ne pense pas qu'il revienne avant un moment mais vu qu'on ne sait jamais il vaudrait mieux faire attention pour ceux qui ne veulent pas en subir les conséquences, je conseil donc d'être vigilent ! De même je rappelle que cette fic est un sasunaru, donc un yaoi, donc elle comporte des relations (enfin, pour ce qu'il y a pour le moment) homosexuel, soit entre homme… oui, sexuel, je ne traduis pas, homo, « soi-même », « identique », donc homme et homme… je dis bravo à ceux qui ont lu cette connerie jusqu'au bout !

Note3 : Bon… excusez-moi un peu, ça risque de pas être grandiose –'… mais comprenez-moi ! Un long temps comme ça sans écrire et ça rouille …

/Pensées Sasuke/

Pensées Naruto

Kyuubi

Jour 7

Je pourrais…

Ils avaient finis, allongés sur l'herbe dévastée. C'est son dernier souvenir, ce court instant où ses yeux sont restés ouvert. L'immense explosion, un choc, puis rien… maintenant, le noir.

Il se relève en sursaut, les yeux écarquillés, légèrement haletant. Soulevant de ses mains les quelques draps fins le recouvrant, fermant doucement ses paupières en soupirant. Comment avait-il put arriver ici ? Dans cette pièce qu'il… qu'il connaissait ? Rouvrant les yeux, les posant sur chaque détail de la, semblait-il, chambre, il se surprit à reconnaître les lieux. Lorsque son regard se posa sur le cadre simple reposant sur le meuble de bois, il esquissa un léger un sourire, s'extirpant d'un geste des draps. Le soleil n'avait pas encore percé, la lumière de la lune éclairait la pièce alors qu'au loin les bleus de nuit flirtaient avec les couleurs du jour. Il prit la photo délicatement, ne pouvant plus, non, n'osant plus abaisser ses paupières. D'un léger geste, il repoussa la poussière qui recouvrait la fine plaquette transparente, caressant de ses doigts le visage qu'il avait ancré au fond de lui, qu'il avait imprimé sur son âme, ce visage qui avait décidé de partir, loin, très loin, à la poursuite d'un fantôme. Ce visage qui ne lui avait offert que de rare sourire… si rare… mais seulement à lui. Oui… seulement à lui qui avait sut le retrouver, errant, cherchant cette même ombre qui le poussait à repartir… dût moins… c'était sans doute ça. Il reposa la photo sur le meuble, sans faire de bruit, refoulant ce nœud qui se tissait au creux de sa gorge, serrant le poing, et frappant le vide en rageant d'avoir encore perdu. La tête baissée, se morfondant sur sa « défaite », il remarqua un détail qui lui avait, jusqu'alors, échappé… il ne portait plus que son sympathique boxer d'un orange vif. Ses joues se teintant d'une rouge vif, il essaya de se remémorer comment il avait put atterrir dans cette maison, mais rien n'y fait, il n'y avait belle et bien qu'une solution…

Sa… Sasuke m'a déshabillé !!

Arrête de te plaindre et pries pour qu'il ai regardé en dessous…

Mais… je…

La vie est dure dans le corps d'un imbécile qui ne sait pas ce qu'il veut…

Préférant laisser son démon se plaindre seul, tentant, tant bien que mal, de calmer ses rougeurs, il reprit doucement son calme, prévoyant de descendre. Il se tourna vers la porte, tendant lentement le bras vers la poignée… après tout, il n'était pas chez lui, et puis… il n'était pas vraiment prêt à le revoir. Baissant la tête à nouveau, il prit la poignée au creux de sa paume et la tourna, ouvrant brusquement le pan de bois le séparant du couloir. Le petit blond s'avança sans bruit sur le parquet lisse, jetant un regard furtif de chaque côté avant de reprendre sa marche silencieuse. Au fur et à mesure qu'il avançait, les derniers jours repassaient dans sa tête. Qu'avait-il été capable de faire ? Avait-il réussit à trouver une faille pour le ramener ? Avait-il sut lui avouer ce petit quelque chose au fond de lui qui lui murmurait à chaque seconde les « trop tard » de désespoir et les « vas-y » qui passaient inaperçus. Tâtonnant les murs pour avancer, titubant légèrement dans le noir, un équilibre peu fiable, il arriva enfin à l'escalier, posant délicatement un pied sur la marche supérieur, se crispant à l'instant où il l'entendit grincer. Comment pouvait-il vivre dans une maison à ce point délabrée ? Il descendit d'une nouvelle marche, serrant les dents, les yeux fermés à se les crever, frissonnant en entendant ce nouveau grincement aigue qui traversait les murs. Une légère peur le prit au ventre. Et s'il avait entendus ? Et s'il venait le voir, dans les escaliers et surtout, dans la tenue dans laquelle il était… certes, la tenue importait peu, c'est surtout l'état dans lequel il était. Après tout, pourquoi s'inquiéter… il n'avait rien à attendre, rien à espérer, même pas de quoi croire… laissant échapper un soupir, il reprit sa descente, sentant ce même frisson le parcourir à chaque grincement. Malgré tout ce qu'il pouvait penser, malgré tout ce qu'il pouvait imaginer… rien, il garderait toujours un peu d'espoir. Mais enfin, tout était fini. Il avait enfin pus poser son pied sur le rez-de-chaussée, apaisé. Il jeta un regard vif dans toutes les directions, s'assurant que son rival ne soit pas déjà réveillé, après tout, il avait bien dût se recoucher après… mais pourquoi pas dans son lit ? Pourquoi lui avoir laissé cette place… à lui ? Peine perdue, il n'arriverait pas à trouver la réponse, pas sans penser à cette histoire peu probable mais qu'il espérait toujours. Reprenant sa marche, à pas lent, discret, légèrement courbé, tout était raison de sursaut, y compris sa propre ombre, comme s'il s'était retrouvé dans une maison hantée… mais en pire. Franchissant les portes une à une, se faufilant dans les ténèbres à tâtons, en alerte, il s'attendait à quelque chose… oui, mais quoi ? C'est alors que, plongée dans ses pensées, il arriva dans la pièce légèrement éclairée par les rayons du soleil naissant. Ecarquillant les yeux, il ne put retenir le léger sourire qui vint se glisser sur son visage. Le voir, endormis, paisible… c'est touchant non ? Quelques pas étouffés et il s'assit sur la table basse non loin, ne réussissant à détacher son regard de cette personne si différent une fois dans les bras de Morphée. Quelques mèches ébène retombaient sur son visage tandis que, brisant ce mur de glace entre lui et les autres, son visage respirait, serein, un air doux, un air chaud, un air… heureux ? Non… cela faisait depuis trop longtemps qu'il n'avait plus été capable de cela, hormis durant des combats, mais ces sourires n'étaient que pur excitation, rien de véritable… peut-être faisait-il un beau rêve… un rêve dont il était absent. Si seulement il connaissait ses rêves à lui… il le fuirait, sans doute. Après tout, ce n'est pas naturel non ? Il n'a pas à lui faire porter le poids de son démon avec lui, y ajoutant la peine de la différence. Mais, sans vraiment l'avoir remarqué, il avait lentement glissé sa main dans ses cheveux, la retirant d'un geste vif, rougissant légèrement. Il devait partir. Il ne devait pas rester près de lui… mais pourquoi vouloir l'empêcher de partir s'il ne veut pas pouvoir le voir ? Trop de questions. Il se leva, jeta un dernier regard à son compagnon, attrapant ses affaires qui traînaient au pied du canapé et, après s'être rhabillé, partit, tel une ombre, un vent discret et fin qui nous apaise sans que l'on s'en rende compte… et à qui on ne répond pas « merci »…

Encore plongé dans ce rêve qui lui avait arraché un sourire, il avec sentit ce corps proche du sien, cette main le frôlant, le touchant, mais, sans doute n'était-ce que son rêve. Un rêve comme il n'en avait plus fait… un véritable rêve. Ouvrant doucement les yeux, immobile, le regard fixé sur le plafond d'un blanc immaculé. Son visage retrouvant cette expression morne et las, il ne savait pas véritablement quoi penser. Pourquoi cherchait-il à partir déjà ? Rechercher ce frère qui n'a d'yeux que pour la mort ? Rechercher la force, la puissance, tout ce que le tiers poursuit ? Ou tout simplement le fuir ? Laissant échapper un soupir, refermant ses paupières, préférant se replonger dans l'obscurité de ses nuits antérieures. Le temps est long. Les jours passent mais la date tant attendus ne semble pas se rapprocher. Il devient de plus en plus dur de s'imaginer vivre ou même mourir. Refermant ses poing, les serrant aussi fort qu'il le peut, il s'imagine son compagnon, sommeillant, dans sa chambre. Si proche de lui et pourtant si… inextensible. Mais l'heure n'est pas à l'apitoiement, il peut se réveiller à tout instant et, peut-être, le voir ainsi. Se redressant doucement avant de s'installer en position assise sur le canapé, il rouvre les yeux, lentement, prenant soin de ne croiser aucune source de lumière. Son regard posé sur ses mains désormais entrouverte. Ce qu'il a fait. Après le choc, ils se sont tout deux retrouvés projeté contre un arbre, détruisant un bon nombre par la suite avant de finalement s'écraser contre le dernier et glisser jusqu'au sol. Un instant d'obscurité, puis un réveil, en pleine nuit. Ce sentiment, cette sensation de peut-être l'avoir achevé, il courut comme il put jusqu'au corps, endormis, de son ami. L'un comme l'autre n'avait subit que peu de dommage, protéger par leur « seconde enveloppe ». Il se surprit à sourire à cet instant avant de le ramener chez lui, de le déshabiller, délicatement pour ne pas le réveiller, rougissant, honteux.

/Je suis honteux…/

Profiter d'un instant de faiblesse, glisser ses mains sur son corps, tout ses souvenirs ancrée dans sa mémoire, ses sens en éveillent. Il se rappelait de chaque sensation, frémissant à la simple idée que c'était bien lui qui était tombé… aussi bas. Il se prit la tête dans ses mains, retenant ses larmes. Plus le temps passe, plus cette idée de fuir deviens forte. Il doit partir. Il ne doit pas rester et lui faire du mal, le dégoûter le voir s'éloigner, mais ce même temps n'est pas à ça. Se levant, enfonçant ses mains au fond de ses poches, il redresse la tête, esquissant ce léger sourire moqueur qui lui redonnait ce masque de glace. Marchant lentement, le brun s'avançait dans sa propre demeure, montant ces marches en laissant de côtés son idée de mort, se contentant de chercher ce qu'il pourrait bien lui dire. Continuant sa marche dans le couloir, il s'arrêta devant la porte, en manque de mots, d'idée… et puis… qu'allait-il lui dire pour sa tenue ?... Et puis, pourquoi se casser la tête ? Il donna un coup de pied dans la porte ce qui eut pour effet de l'ouvrir… brusquement, avant de lancer un « Debout baka ! » qui résonna dans la pièce vide tandis qu'il gardait ses yeux posés sur le lit vide. C'est vrai que les vêtements du blond n'étaient plus là lorsqu'il s'était réveillé. Retrouvant son visage impassible, après un cours instant d'incompréhension, il entreprit de manger, après tout, il fallait bien qu'il tienne jusqu'à ce jour, son idée d'en finir avant était mauvaise… il allait sans doute en souffrir et, qu'importe si lui souffrait jour après jour, son petit idiot de blond ne devait pas verser une larme. Oui, « petit idiot de blond », il commençait à se l'approprier. S'approchant des fourneaux, il mit le feu en route et chercha quoi se faire à manger lorsqu'il entendit quelqu'un s'acharner sur sa pauvre porte en bois. Courant jusqu'à l'entrée, il ouvrit la porte pour se retrouver devant une blonde aux cheveux long qui continuait de frapper frénétiquement dans le vide, une fleur à la main. Il lui fallut un temps pour qu'elle réalise que la dite porte avait été ouverte…

-Ah ! Sasuke !

-Bonne déduction, se contenta-il de répondre d'un air sarcastique.

-Tiens bah, tant que je t'ai sous la main ! QUI OSE T'OFFRIR UNE FLEUR ?!!

En effet, Ino tenait belle et bien une fleur. Il pensait que c'était elle qui venait la lui offrir, mais, vraisemblablement, elle n'y était pour rien. Se retournant, posant son regard sur la fleur qu'il avait trouvé sur son palier la veille, il prit la fleur que son admiratrice tenait dans ses mains et ferma la porte d'un coup sec, s'adossant à celle-ci. Qui pouvait donc bien lui offrir des fleurs ? Il sentit un léger tremblement, mais compris bien vite qu'il s'agissait d'une certaine folle blonde qui s'acharnait à nouveau sur la porte, lui hurlant d'ouvrir et lui dire qui s'était, mais surtout, ajoutant un détail que l'Uchiwa ne manqua pas de soulever…

-Depuis hier on me vole des fleurs !! On les prend durant la nuit et on dépose l'argent sur le comptoir, mais ça s'appelle quand même du vol ! Dis-moi qui sait que je te débarrasse de cette folle furieuse qui se fou des commerçants !

Il avait surement dût s'arrêter à « comptoir » car, ne prêtant plus attention aux hurlements venant de l'extérieur, il s'approcha du vase de la veille et y déposa la fleur, la contemplant quelques secondes… pourquoi lui ? Se retournant, il se dirigea à nouveau vers la source du bruit, ouvrant la porte, passant à côté d'elle sans se soucier de sa présence, son regard dans l'ombre, l'impassibilité lisible sur les quelques traits visible de son visage, il marche dans la rue sous le soleil qui l'auréole de chaleur… d'une chaleur qui ne l'atteint plus. Relevant la tête, les mains à nouveau dans ses poches, il marchait, semblait-il, paisiblement, alors que, au fond de lui, il ne pouvait pas s'empêcher de repenser à ce qu'il avait fait. Peut-être était-il partit parce que, justement, il l'avait dégoûté… après tout, ça ne doit pas être si commun un ami qui en déshabille un autre… même pour le coucher. Derrière lui, toujours subjugué par la réouverture de la porte qui datait, désormais, d'il y a quelques minutes, la fleuriste restait, immobile, devant l'entrée. Finissant par se réveiller, elle secoua vigoureusement la tête avant de courir rejoindre son « Sasuke-kun » en hurlant ce même prénom avant de lui attraper le bras, un grand sourire aux lèvres. Ce dernier ne réagit pas, se contentant de marcher, impassible, on aurait put dire que son visage avait été photographié et recoller par-dessus. Elle tenta toute ce qu'elle put pour essayer de lui arracher un sourire… un sourire dont elle pourrait se vanter, qu'il n'aurait offert qu'à elle, mais rien n'y fait. Qui plus ai, une certaine fleure de cerisier arriva à une vitesse hallucinante, hurlant également son prénom avant de s'accrocher au bras libre, tirant la langue à sa « rivale »…

/J'en-ai-marre…/

Après une bataille enfantine, ne lâchant pas ses bras, pour les demoiselles, et une « ballade en amoureux » forcé pour un pauvre Uchiwa délaisser à son triste sort. N'espérant plus pouvoir passer le reste de la journée tranquillement, il désespérait en marchant. La journée passa ainsi, les heures s'écoulant, devant supporter deux poids qui ne voulaient pas le lâcher, devant même se faire nourrir par 'une d'elle, aucune ne voulant lâcher l'un de ses bras pour le laisser manger. Le soleil, au loin, commençait déjà à disparaître lorsque l'une d'elle lui lâcha le bras, le regardant avec un grand sourire avant de poser ses yeux sur sa concurrente, laissant échapper un léger rire…

-De toute façons… quoique tu fasses, il ne t'aimera pas, alors je te le laisse le temps d'une heure…

La dite rivale, Sakura, relâcha le brun, se remémorant ce que lui avait dit son compagnon. Même si elle l'aimait, elle avait promis d'aider quelqu'un d'autre à le connaître, à le découvrir. Baissant la tête, laissant croire à son amie qu'elle avait gagnée. Profitant de l'instant de liberté, le brun se mit à courir du mieux qu'il pouvait, loin, très loin des deux furies qui, dès qu'elles le virent partir, se mirent à sa poursuite. Se frayant un chemin entre les nombreux passants, il réussit finalement à les semer, s'adossant au mur d'une maison, fermant légèrement les yeux le temps de reprendre son souffle. D'entres les bruits de pas, l'un d'eux se rapprochait doucement de lui, s'accompagnant bien vite d'une voix qu'il reconnut assez vite. Cette voix, ce ton assuré mais pourtant si léger…

-Sasuke… fais vite…

-Shikamaru ?

Il releva doucement les paupières pour voir le dit Shikamaru, lui lançant un regard morne. Il n'eut pas le temps de lui poser une question, de l'empêcher de partir, ce dernier avait déjà disparut. Surpris, il ne savait pas vraiment comment prendre sa phrase. Abaissant sa tête et son regard sur sa main, il la scruta de longue secondes, cherchant à comprendre, que devait-il faire vite ? Rapprochant sa main de son visage, il se masqua le visage de celle-ci, se plongeant à nouveau dans ses pensées. Que cherchait-il à lui faire comprendre ? Que savait-il ? Pourquoi cette larme coulait doucement le long de son visage lorsqu'il réécoutait encore et encore ses quelques mots qu'il avait dit, revoyant sans cesse le visage de ce petit blondinet dans sa tête. Essuyant d'un revers de main cette goutte translucide qui le caressait délicatement, rejetant toutes pensées le concernant, l'oublier, l'espace d'un instant… et il sait très bien ce qu'il devait faire pour ça. Reprenant sa course, croisant ses deux fans durant son marathon contre le temps, la tête basse, les yeux fermés, il courait, le plus vite, le plus loin possible, la journée avait passé, la lune elle-même, atteindrait bientôt son zénith. Pourquoi avait-il fallut qu'il se trouve à l'opposer de chez lui ? Pourquoi avait-il fallut qu'il passe la journée avec elles, sans le voir… quoique… il était mieux qu'il ne le voit pas. Il devait retrouver ce petit quelque chose qui avait su l'apaiser… tant pis si cela devait lui faire du mal, il devait passer par là pour tenir, tenir au moins jusqu'à son départ. Rentrant en trombe chez lui, ne prenant pas le soin de fermer la porte, il continuait de courir, sentant qu'il avait percuté quelque chose de son coude, il ne cessa pas sa course, serrant ses poing en montant les escaliers, son pied s'enfonçant dans l'une des marches…

/Chier !/

Il entendit un objet se briser au rez-de-chaussée, peu importe. Retirant sa jambe du trou qui s'était formé sous son poids, il reprit sa course et pénétra dans sa chambre, ouvrant le tiroir du seul meuble de la pièce, affolé, tremblant. Tenant du bout de ses doigts l'objet, il le serra dans sa main, soupirant en sentant ce contact, ce froid et cette chaleur qui se mêlait, cette douleur qui lui faisait oublier un instant son visage, et ce sang qui glissait le long de sa paume. Il ferma les yeux pour ne pas le voir, ne pas voir à quoi il en était réduit. Une goutte écarlate glisse puis loin que ses jumelles, cherchant à descendre toujours plus bas, elle se détache du corps usé et perdu de son possesseur, abordant une longue et lourde chute, se rapprochant peu à peu du sol, de plus en plus vite, toujours, jusqu'au moment où elle…

Un claquement, il dessine le couloir du regard avant de refermer la porte derrière lui. S'avançant lentement, sans un bruit, il voit le vase, brisé, sur le sol, deux fleurs gisant dans l'eau, entre les bouts de porcelaine. Il les prend dans sa main et les dépose sur la table avant de faire glisser sa main sur l'eau, la dispersant, son regard azur perdu dans le liquide mort. Se redressant, il reprend sa marche lente, discrète, tout ce qui se trouve sur un chemin bien visible est renversé, qu'est-ce qui s'est passé ? Posant sa main contre le mur, il monte les marches, ne quittant des yeux le trou dans l'une des marches, prêtant attention au moindre bruit. Les marches se suivent, il continu, sentant son cœur battre toujours plus vite… mais qu'est-ce qu'il a bien pus se passer ? Dans le couloir, il lui suffit de quelques pas avant de se retrouver devant la porte. Il lui suffirait de la pousser, mais c'est dur, il redoute ce qui l'attend. Son sourire disparut, les yeux bercés d'ennuis et de morosité, il soupir longuement, écoutant les halètements qui englobe le silence. Posant sa main sur le pan de bois, il s'apprête à pousser ce barrage qui les sépare…

Fixant sa blessure, respirant difficilement, il suit du coin de l'œil les gouttes qui s'écoulent, le vidant peu à peu de ce liquide vital tiré du fond de sa chair. Sa fait mal, mais c'est le prix à payer. Le prix qu'il doit payer pour oublier. Le bras devant lui, l'autre, le long de son corps, tenant la lame tâchée de sang, il décrispe ses doigts en relevant la tête, quelques larmes perlant au coin de ses yeux tandis qu'un sourire naît, masquant un rire moqueur qu'il s'offre. Son arme, glissant de ses doigts, chute, tout comme ses larmes du cœur, tout comme ses larmes de sang, elle tombe avant de percuter le sol dans un bruit métallique, aigue, transperçant le silence qui s'était installé depuis… depuis que ces bras avaient entourés sa taille, depuis que cette tête s'était collée contre son dos, depuis que cette porte s'était ouverte…

/Je ne suis bon à rien… je ne peux rien t'offrir à part de la haine, du dégoût, un rejet, et voilà que tu viens encore à moi… encore à ce moment fatidique où je réussis à te fuir dans la douleur. Tu sais, je n'ai pas si mal, je n'ai pas aussi mal que de te savoir contre moi en sachant que je ne pourrais jamais te rendre tes sentiments… car les miens sont plus fort… je suis désolé Naruto… finalement, je suis faible…/

J'ai peur… pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi veux-tu partir alors que… nan, je n'ai pas droit de t'aimer, je dois juste… je ne sais même pas, mais s'il te plaît, oublis tout ça, oublis, s'il te plaît, lis en moi comme cette fois là, lis en moi et écoute ce que je pense, ce que j'imagine… je t'offre mes rêves, mon temps, ma joie, tout, absolument tout, mais s'il te plaît Sasuke… arrêtes de te faire du mal… tu me fais bien plus mal encore. Je devrais pouvoir t'aider, mais j'en suis incapable… incapable de te comprendre… je suis désolé… vraiment désolé Sasuke… finalement, tu as raison, je suis belle et bien faible…

Mais ?

Sa main, étreignant son autre, s'était glissée le long de son bras, se peignant de ce rouge si noir, refermant sa poigne sur la blessure, l'empêchant de continuer de couler. L'Uchiwa avait sécher ses larmes, il ne devait pas se montrer faible devant lui, mais son compagnon, lui, avait finit par craquer. L'empêchant de se vider de cette liqueur de vie, tremblant, sa tête reposant contre son dos, ses sanglots devenant de plus en plus fort. Il ne pouvait rien faire d'autre… rien d'autre que pleurer et l'en empêcher. Ce dernier, baissant la tête, honteux, fermant les yeux, posa son autre main sur la sienne. Il aurait pu, au lieu de la poser dessus, la prendre et la repousser, laisser son sang couler, encore, toujours, en finir, comme cette fois… mais aujourd'hui était différent. La journée avait passée, un faux sourire naissant au souvenir de ce qui s'était passé. Ironique. Il avait commencé avec lui, l'avait fuit, mais le retrouvait en fin de journée, ou en fin de vie peut-être… s'il n'était pas intervenus. Mais… sentir cette min contre son poignet, mais également sous la sienne, cette chaleur. Il aurait voulu le repousser, mais il n'en était pas capable… c'est si dur de l'entendre pleurer…

-Sasuke… pourquoi ?

Entre deux sanglots, l'espace d'un soupir… de deux. Le brun, fermant les yeux, ne trouva quoi répondre. Préférant laisser le silence lui offrir la réponse qu'il n'oserait jamais lui donner. C'est dur d'avouer… avouer se blesser, se soumettre à la douleur, simplement pour oublier, oui, oublier cette personne qui se trouvait plus que présente à cet instant. Il n'osa pas tourner la tête, par peur de croiser son regard, de perdre ce masque à l'instant même où il le verrait pleurer. Ce n'était pas dans ses habitudes de perdre… tout comme ce n'était pas dans les siennes de pleurer, peut-être est-ce pour cela qu'il avait put tenir jusqu'à aujourd'hui. L'horloge s'approche de la fin, les minutes s'écoulent dans le silence le plus lourd qu'ils aient connus, les sanglots ayant cessé, les yeux rouges d'avoir pleurer, la chaleur de leurs corps l'un contre l'autre, mais, l'un comme l'autre, profitant de l'idée solitaire d'aimer… d'espérer être aimé.

/Mais c'est…/

impossible…

Défaisant lentement son étreinte, ne desserrant pas sa poigne sur la blessure de son… « ami ». S'assurant qu'il ne fuirait pas, jamais. Il le contourna, plongeant son regard dans le sien, l'espace d'un instant, juste assez pour se comprendre, juste assez pour savoir ce que l'un et l'autre pensait de cela. Une désolation, un apitoiement… et ce silence qui ne voulait pas les lâcher. Même leurs soupirs se fondaient dans cet instant sans sons, sans bruits, sans vie… chacun, baissant la tête, ne savait que dire. Leur mains, toujours l'une sur l'autre, la dernière serrant son poignet, seul une traînait dans le vide, immobile, inutile, ils n'avaient pas besoin de plus. Puis, relevant la tête, ce regard suppliant et remplis d'une douleur qui se trouvait plus loin que le corps, la voix tremblante…

-S'il te plaît… arrêtes…

Il détourna le regard, honteux, toujours…

-Je…

-Nan… je… je sais… Sasuke….

Le brun, hésitant, le regarda à nouveau, se demandant qu'est-ce qu'il allait pouvoir lui demander, un boule ancré dans sa gorge alors que son cher blond, celui qu'il revoyait sans cesse, celui qui, au final, l'avait poussé jusque là… même s'il s'en voulait plus qu'il ne lui en voulait… cette personne, si importante à ses yeux, reprit, doucement, d'une voix discrète…

-Je… je peux habiter chez toi ?

La cloche sonne minuit...

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Shield : LE RETOUR !!! MY COME BACK !!!!!!

Ero-Shield : OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS !!!

Shield : A BAT CEUX QUI NE ME LISENT PAS XD !!!!!

Mari : Ils ratent quelque chose…

akemi : Carrément…

Ero-shield : Moi je m'en fou, il a retrouvé le sourire, je vais pouvoir le déprimer à nouveau n.n

Shield : Vil personnage u.u

Kyuubi : Meuh non…

Ero-shield : Sensei !!!

Kyuubi : Couché !

Shield : Je remercis les… 4 personnes en tout (ou moins) qui ont continué à reviewé malgré tout XD (enfin, surtout Maeve n.n, les autres sont arrivés après (mais je vous remercie quand même n.n))

Chibi-shield : Je… je re… je redis ?

Shield : Bah… vas-y…

Chibi-shield : Le… leproblèmedesreviewsaétéréglévouspouvezdonctousreviewermaintenant !!

Shield : Quelqu'un la refait ?

Sasuke : S'il vous plaît, sortez-moi de là TwT

Naruto : Mon pauvre Sasu-chan TwT

Shield : Roh ! Arrêté de vous plaindre ! On va rigoler dans le prochain n.n

Ero-shield : Bon… tout le monde s'en fou mais je traduis Chibi-shield : le problème des reviews a été réglé, vous pouvez donc tous reviewer maintenant

Shield : Si bien sur vous en trouvez l'utilité n.n (il faudrait qu'ils inventent le système de « vu », qu'on sache combien de personnes regardent sans reviewer XD ! Ca serait marrant XD !)

Ero-shield : T'arrêtes de raconter ta vie…

Shield : Oui, promis TwT… Review !!!