Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : J'utilise les noms d'Harold et de Raiponce. J'adore « Hiccup » mais j'exècre « Rapunzel » à un tel point que la version française gagne haut la main.

J'utilise aussi le nom d'Harold Horrib'Haddoc, même si je préfère Horrendous. La raison apparaîtra vers le chapitre 4 (normalement).

Note 2 : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Note 3 : J'utilise Severus Snape au lieu du francisé Severus Rogue pour conserver l'allitération en « s » de l'original.

Merci à Aangelik pour sa correction et un grand merci à Emmawh, Aangelik, Deadlyfury, Philou, Plume1304 et Were-Wouf pour leur review !

Philou : Voici un bonus et la suite arrive lundi !

Ce bonus prend place environ une semaine après la Répartition.

Et maintenant, place à la fiction !

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Bonus n° 2 : Chouettes postales

Le hibou fit un rase-motte au-dessus du petit lac avant de rentrer par la fenêtre grande ouverte de la cuisine. D'une manière parfaitement contrôlée, digne du messager de grande classe qu'il était, il se posa sur la table. Table sur laquelle se trouvait une carafe d'eau non répertoriée que le volatile se prit en plein bec. Pour la classe, on repassera.

La jeune femme qui avait posé le récipient là quelques minutes plus tôt répara le verre qui s'était brisé au sol, avant de s'occuper du pauvre oiseau quelque peu sonné. D'un geste délicat, elle détacha la lettre accrochée à sa patte, puis déposa sous son bec abîmé un bol d'eau et un autre où trônaient des restes frais de la veille.

Un doux sourire prit naissance sur les lèvres de la jeune femme, qui ne prit pas une seconde pour décacheter la lettre une fois qu'elle eut lu le nom de l'expéditeur.

« Chers Maman et Papy,

J'espère que vous allez bien. Moi, ça va. J'ai été réparti à Serpentard et j'y ai rencontré quelqu'un de génial. Il s'appelle Marius.

Les cours sont un peu ennuyeux. Je déteste la métamorphose. C'est super compliqué et j'arrive jamais à réaliser le sort. Par contre, j'aime beaucoup les potions, même si le prof fait peur. Il me fait penser au vieux Kozmotis(1) qui habite près de chez Sandy.

Bunny se plaît bien dans les cachots. Même s'il a pris l'habitude de s'échapper même quand je n'oublie pas de fermer le verrou. Je comprends toujours pas comment il fait pour l'ouvrir.

Je vous enverrai une autre lettre bientôt.

On se voit à Noël,

Jack. »

« - North ! s'écria la jeune femme

- Qu'est-ce qu'il se passa, Tatiana ? répondit le vieil homme.

- Je t'ai déjà dit de m'appeler Tooth. Est-ce que je t'appelle Nicholas, moi ? Bref, on a reçu une lettre de Jack !

- Il a fait exploser l'école, c'est ça ? »

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Dubhar(2) tourna à droite au carrefour. Puis, elle monta les escaliers sans prendre la peine d'utiliser les marches. Enfin, elle se retrouva face à une porte ouverte sur une pièce dans laquelle elle s'engouffra sans hésiter un instant.

Tranquillement, elle prit place sur le fauteuil, attendant que l'occupant principal du bureau la remarque. Ce qui prit environ trente minutes, au vu de l'application avec laquelle le géant roux dormait sur les dossiers dont il devait s'occuper.

Lasse d'attendre, Dubhar finit par s'approcher de l'homme, plus précisément de son oreille qu'elle… pinça violemment à l'aide de son bec acéré.

Fergus sursauta tout en criant. Il eut plusieurs gestes désordonnés, avant de se rendre compte que son agresseur n'était nul autre que la chouette rayée de sa fille. Fille qui avait mis pas moins de deux semaines avant de lui envoyer se fichu volatile.

Volatile qui était maintenant posé sur le bureau, tendant sa patte où était attachée une lettre, comme si elle n'avait jamais cherché à porter atteinte à l'intégrité physique de son oreille. Fergus fusilla l'oiseau du regard pendant un moment. Moment que choisit Élinor pour rentrer dans le bureau.

« - Que faites-vous, Fergus ?

- Ah, Élinor. Figurez-vous que l'oiseau de notre fille refuse de me laisser finir l'important travail que j'ai à faire, dit-il avant de détacher la lettre.

- Important travail qui nécessite apparemment que vous dormiez sur vos dossiers, au vu de la trace de feuille qui s'étend sur votre joue. Franchement, Fergus, vous devriez prendre votre rôle de Lord Dunbroch un peu plus au sérieux. Bon, donnez-moi cette lettre. »

« Père, Mère.

Je vous envoie cette lettre pour vous dire que j'ai été répartie à Gryffondor. J'ai été un peu déçue de n'avoir qu'à porter un vieux chapeau pour être répartie.

Je me suis donc retrouvée avec nos cousins, les Weasley. Ils sont actuellement quatre à Poudlard, et tous à Gryffondor. Ils m'apportent beaucoup d'aide pour ce qui est de me retrouver dans le château.

Je m'en sors très bien en métamorphose. Notre professeur, Mrs Mcgonagall est même animagus.

Nous nous reverrons à Noël,

Mérida. »

Élinor replia la lettre qu'elle avait lu à voix haute.

« - J'aurai espéré qu'elle se lie quelque peu à des gens importants. Les Weasley sont peut-être des cousins, mais ils ne sont guère intéressants.

- Voyons, ma chère. Elle a encore sept ans pour faire des rencontres. Laissez-lui le temps.

- Je pense qu'il n'y a rien d'autre à faire, de toute façon. »

Sur ces mots, elle repartit s'occuper des triplés qu'elle avait laissé sous la surveillance de leur gardienne. Mieux valait y retourner avant que la pauvre femme n'essaye de se jeter par une fenêtre. Ou d'y faire passer un des trois petits diables.

De son côté, Fergus relut la lettre. Sa petite fille avait bien grandi. Une vraie Dunbroch, une Gryffondor. Il avait hâte d'être à Noël.

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« Plus jamais », se dit-elle. La prochaine fois que ce gringalet l'approcherait, elle lui ferait sa fête. À la base, cela devait être une mission comme les autres. Mais voilà. Elle se retrouvait maintenant à chercher un certain « Gueulfort », tout en étant poursuivie par une horde de reptiles volants et agressifs.

D'un mouvement mille fois répété, elle entama une descente. Le bâtiment qu'elle voyait là devait probablement être « la forge » dont le gamin aux yeux verts lui avait parlé. Même si le concept de « métallurgie » restait assez vague pour elle.

Continuant sa descente, elle entra par la porte grande ouverte, toujours suivie par les mini-reptiles. Qui se dépêchèrent de s'enfuir quand ils remarquèrent l'arbalète pointée vers eux par un homme blond.

Dès que les dragons, des terreurs terribles, furent partis, l'homme se tourna vers la nouvelle arrivante.

« - Le p'tit Harold nous envoie enfin une lettre, hein ? J'espère que t'as pas eu trop d'problèmes pour arriver ici, ma grande », dit-il à la chouette avant de détacher la lettre ficelée à sa patte.

Sans demander son reste, le volatile fila dès le papier décroché. « Plus jamais. Sérieusement. », pensa-t-elle. Il y a des endroits qui ne sont pas fait pour une pauvre chouette comme elle. Elle comprenait mieux pourquoi Ouo'hou, le hibou qui avait dû porter sa lettre d'inscription au gamin qui l'avait envoyée ici, avait fui loin de la volière dès qu'il avait vu le Poufsouffle arriver.

De son côté, l'homme blond, ledit Gueulfort, se dépêcha de déposer la hache qu'il était en train d'aiguiser, puis se dirigea vers le haut du village.

Sur le chemin, il admira toute la misère de Beurk. La maison des Hofferson étaient en train d'être reconstruite, pour la troisième fois. Heureusement que la vente de dragons en pièces détachées était rentable, sans quoi nombre de Tueurs seraient déjà à la rue.

Sur son chemin, il croisa le vieux Mildiou, en train de raconter aux enfants tout le mal que représentaient les dragons. Il s'arrêta un moment pour parler avec Varech, un jeune garçon qui ne ferait jamais un bon Chasseur, mais qui pourrait peut-être être un bon apprenti. Enfin, une quinzaine de minutes après avoir quitté son atelier, il arriva chez le chef du village, Stoïk.

« - Gueulfort ? s'étonna ce dernier. Qu'est-ce qui t'a fait te perdre aussi loin de ta précieuse forge ?

- Une lettre. Le gamin nous envoie de ses nouvelles.

- Vrai ? Montre-moi ça », dit Stoïk en arrachant presque la lettre des mains de son ami.

« Cher Papa (et Gueulfort),

J'espère que vous allez bien. Et que vous n'avez pas perdu de membres supplémentaires depuis mon départ.

Ici, ça va. J'ai été réparti à Poufsouffle. Les autres gens de mon année sont très gentils et les plus âgés nous apprennent comment ne pas nous perdre dans le château.

D'ailleurs, j'ai découvert la Bibliothèque. Elle est immense. Je crois que je n'aurai jamais le temps de tout lire avant la fin de mes 7 années.

On se voit à Noël,

Harold

PS : Renvoyez-moi une lettre, histoire que je sache que la mienne est bien arrivée. J'espère que la chouette ne s'est pas faite manger sur le chemin… »

Quand il eut fini la lettre, Stoïk la passa à son ami, qui la parcouru rapidement. Gueulfort, comme à son habitude quand il s'agissait des deux Haddock, lâcha un soupir.

« - J'ai jamais vu une lettre contenant aussi peu d'informations.

- Moi non plus. Il ne dit même pas s'il s'est fait des amis ou s'il s'en sort en cours. Gueulfort, tu crois que j'ai bien fait de le laisser partir à Poudlard ? J'aurais pu faire comme les Jorgenson, lui apprendre par moi-même.

- Tu te rappelles la fois où tu as essayé d'apprendre à Harold comment pêcher ? Je pense que vous auriez fini par vous entretuer. Poudlard lui fera du bien. Plus de bien que de rester ici, en tout cas.

- Si tu le dis…

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Une barrière. On lui avait fait traverser une barrière. Elle détestait cela. Elle avait toujours l'impression de traverser une chute d'eau glacée. C'est pour cette raison qu'elle se cachait toujours au fond de la volière. Mais cette fichue gamine lui avait trouvé un air « trop malheureux » alors lui avait refilé une lettre pour sa mère. Résultat, elle avait du non seulement traverser les barrières de Poudlard, mais aussi celles de cette maison. Foi de Ouhouh-Ouh, fière membre de la race des chouettes à joues blanches, elle allait faire regretter son idée de barrières au destinataire de la lettre.

Tout à sa colère, la chouette entra dans la maison, puis, suivant son instinct, se dirigea vers le sous-sol. Elle arriva enfin près de celle à qui elle devait délivrer la lettre. Au bout de dix minutes sans être remarquée, le volatile, relativement agacé, lança un puissant « OUHOUH ».

Chose qu'elle aurait peut-être due s'abstenir de faire. Surprise, Gothel, car c'était bien elle la destinataire, dégaina sa baguette et assomma l'oiseau d'un Stupéfix bien placé. Une fois qu'elle eut identifié son agresseur, elle le ramassa du bout des doigts.

« - Qu'est-ce que tu viens faire là, toi ? »

Toujours figée par le sort, la chouette ne put que fusiller du regard la potionniste. Insensible aux menaces de mort que promettait le regard de l'oiseau, Gothel détacha la lettre de sa patte, avant de la désencorceler. Sans demander son reste, la chouette fila le plus loin possible de cette maison de fous.

« - De qui est-ce que cela peut-il bien venir ? Il ne me semble pas attendre une commande ou quoi que ce soit, marmonna la sorcière, en retournant l'enveloppe. Raiponce ? Je lui avais pourtant dit d'utiliser le miroir ! »

Gothel décacheta l'enveloppe, posant les yeux sur l'écriture penchée de sa fille.

« Bonjour Mère !

J'espère que vous allez bien. Je sais que je devais utiliser le miroir, mais je vous assure que j'ai essayé, plusieurs fois, même. Comme vous ne répondiez pas, j'ai envoyé cette lettre. J'espère d'ailleurs que la chouette n'a pas eu de problèmes pour arriver. Elle avait l'air si désespérée de ne pas avoir de courrier à porter que je l'ai choisie tout de suite. Vous auriez dû voir comme elle était contente, elle n'arrêtait pas de battre des ailes.

Le Choixpeau m'a répartie à Serdaigle. Les gens y sont très sympathiques et le Château est génial. Il y a tant de choses à découvrir.

D'ailleurs, en parlant de découvertes, il s'avère que si j'aime les potions, mais j'adore encore plus la métamorphose. Transformer quelque chose en autre chose, je trouve ça passionnant. Même si on ne fait que changer des allumettes en aiguilles, ces temps-ci.

Je suis sûre que vous vous le demandez, alors je suis heureuse de vous dire que Pascal se porte très bien. Il adore escalader les murs de mon dortoir et jouer à cache-cache dans la Salle Commune. Et puis, il y a plein d'insectes pour les manger, dans le château.

J'ai hâte de vous revoir à Noël.

Je vous aime,

Raiponce. »

Gothel serra la lettre contre sa poitrine, tout en se promettant à elle-même de garder son miroir près d'elle, dorénavant.

« - Ma petite fille chérie, murmura-t-elle. Reviens-moi vite. »

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(1) Kozmotis est le nom humain de Pitch

(2) Dubhar signifie ombre en Gaélique écossais.

Et voilà, un deuxième bonus de fait.

À la base, ces lettres et réactions prenaient place dans le chapitre 5, qui arrivera lundi. Seulement, après l'avoir écrit en entier, j'ai trouvé ce chapitre franchement nul, alors je lui ai offert un lifting complet, après lequel je ne savais plus placer ces extraits. J'en ai donc fait un bonus.

A lundi !

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